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L'épreuve des faits - À combien s'élève la dette du Québec?

Alexandre Shields   27 novembre 2008  Québec
Ils prétendent: Au cours du débat des chefs de mardi soir, le leader adéquiste Mario Dumont a tenté de déstabiliser son adversaire libéral en le pressant de dire à quel montant s'élève la dette du Québec. Jean Charest a alors répondu que celle-ci se chiffre à «plus de 120 milliards». Or, pour M. Dumont, il faudrait plutôt parler d'un montant de 148 milliards.

Les faits disent:

En décembre 2007, le gouvernement a instauré une réforme majeure de ses conventions comptables, une réforme qui a fait en sorte qu'on inclut désormais les entités des réseaux de la santé et des services sociaux et de l'éducation. En vertu de ce nouveau mode de calcul, on a introduit la notion de «dette brute».

Selon la définition qu'en donnent les documents gouvernementaux, «la dette brute correspond à la somme de la dette directe, excluant les emprunts effectués par anticipation et les gains ou pertes de change reportés, de la dette pour financer les réseaux de la santé et des services sociaux et de l'éducation, de la dette pour financer les travaux d'organismes municipaux et du passif net au titre des régimes de retraite auquel s'ajoutent les avantages sociaux futurs». Le solde du Fonds des générations est soustrait de cette somme.

Le montant évoqué par le chef de l'Action démocratique provient justement de cette «dette brute». Dans les minutes suivant la fin du débat des chefs, le porte-parole de sa formation en matière de finances, Gilles Taillon, a d'ailleurs indiqué par voie de communiqué que celle-ci a été évaluée dans les Comptes publics 2007-2008 à 148 milliards de dollars au 31 mars 2008. Il a du même souffle dénoncé le gouvernement libéral, qui «a lui-même tenu à ne plus retenir la dette totale comme étant une indication de l'endettement réel du gouvernement québécois».

En fait, Québec se réfère, depuis la fin de 2007, à un chiffre qui représente la «dette totale pour les fins de la Loi sur la réduction de la dette et instituant le Fonds des générations». En date du 31 mars dernier, elle s'élevait donc à 124,5 milliards, soit 41,6 % du PIB. Pour obtenir ce montant, on prend la dette brute, de laquelle on soustrait la dette de Financement-Québec, celle de la Corporation d'hébergement du Québec, celle de la Société québécoise d'assainissement des eaux et le «passif net au titre des avantages sociaux futurs».

M. Charest a dû défendre ses chiffres en entrevue au Réseau de l'information hier matin. «Il y a deux façons de calculer la dette. Si vous voulez calculer la dette, il faut tenir compte des actifs, ce n'est pas uniquement l'argent qu'on doit, c'est également les actifs contre la dette. Et quand on déduit les actifs contre la dette, c'est 120 milliards.» Ces actifs sont entre autres associés aux dettes contractées par les hôpitaux et les commissions scolaires.

Tout en convenant que la dette s'accroît, M. Charest a rappelé que le rapport entre celle-ci et le PIB de la province diminue. Selon le plus récent budget libéral, elle devrait atteindre 127,4 milliards l'an prochain, l'équivalent de 41,2 % du PIB. Le poids de la dette doit progressivement reculer, pour représenter 25 % du PIB en 2026, si tout va bien.






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  • Marius St-Amand
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 07h48
    La dette du Québec
    « Comme comptable professionnel,
    c'est vrai qu'il y a 2 façons de calculer la dette.

    Le vérificateur général du Qc devrait émettre son opinion là dessus, de façon à ce que tout le monde parle le même langage. »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 08h33
    la dette d'un Américain: 175,000 usd
    « A 124 milliards, la dette d'un Québécois est de 16,000$

    La dette américaine est rendue à 11,000 milliards, soit 36,000 usd per capita. Mais selon ce documentaire qui pourrait gagner un Oscar, la dette réelle serait de 53,000 milliards, soit 175,000$ per capita.

    Est-ce qu'on pourrait changer de record? Surtout que lorsqu'on calcule la valeur d'Hydro, évaluée selon Dumont à 130 milliards, il n'y a plus de dette

    http://www.iousathemovie.com/ »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 10h42
    Expliquer plus clairement
    « J'ai regretté lors du débat des chefs que M. Charest ne sache pas expliquer plus clairemnt la notion de ratio de la dette sur les actifs et le ratio sur le PIB.
    À mettre l'endettement pour les infrastructures et les biens publics dans le déficit et en faisant du déficit zéro une religion, on empêche les gouverments de servir l'intérêt du public. Dans le privé, une dette pour investir enrichit, n'appauvrit pas. M. Dumont ne semble pas comprendre.
    Daniel Beaudry »

  • Normand Chaput
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 11h18
    cette fois Charest a raison
    « A chaque élection on nous dit que le nouveau candidat va faire le ménage et que la situation est pire que le gouvernement sortant veut bien nous le dire. Supposons que la santé financière de la Caisse de dépôts est désespérante? Un autre gouvernement aurait-il fait mieux dans les circonstances? Les libéraux ont-ils pris de l'argent dans la caisse? Je pense que non et cette dette de 120 ou 140 milliards n'a toujours pas été toute dépensée en six ans. On ne peut imputer au premier ministre, dans toute son insignifiance (qui soit-il) d'être responsable de la situation mondiale. Tant qu'on ne m'apportera pas de preuve de malversations politiques, à quoi sert-il de savoir le montant exact de la dette? Ce sont des gros chiffres certes. C'est impressionnant mais après? Le coup de la Brinks, on nous l'a déjà fait »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 12h52
    Monsieur Charest n'en a pas parlé.
    « Toutes les conventions collectives seront échues en 2010.

    Il y a des milliards qui seront engagés pour les médecins, infirmières, personnel de soutien, instituteurs, fonctionnaires gouvernementaux .

    Le problème des médecins, infirmières, radiologues, techniciens en imagerie médicale vont vouloir quitter le Québec pour aller en Ontario ou au Nouveau Brunswick où ils pourront obtenir à la fois salaire plus intéressant, conditions de travail adéquates, locaux mieux équipés etc. ou que le gouvernement leur octroie une bonne partie des salaires demandés.

    Quand vient même il y aurait plus de médecins qui vont sortir des universités, si ceux-ci s'en vont ailleurs, on va simplement avoir subventionné une bonne part de leurs études supérieures ( via les subventions aux universités) pour nous retrouver gros gens comme devant.

    Voici qu'un autre problème est en vue. Tous les fonctionnaires qui sont susceptibles de se mettre en grève pour obtenir un meilleur salaire feront que la fonction publique sera arrêtée jusqu'à ce qu'une loi spéciale soit adoptée ou qu'ils obtiennent les augmentations de salaire demandées.

    Ce n'est pas de bonne augure pour faire face à la crise. Heureusement qu'au fédéral il y a une certaine opposition et un gouvernement qui semble se tenir debout. C'est dans un cas semblable que je suis heureux qu'on soit encore dans la fédération canadienne. »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    jeudi 27 novembre 2008 12h52
    Gérer en bon père de fmille
    « Oui, vous avez raison: une dette pour investir n'appauvrit pas SAUF si vous laissez aller et n'entretenez pas adéquatement votre investissement et je parle ici, entre autres, des infrastructures qui ne sont pas finis de payer et qui tombent en morceaux à cause de la négligence quasi criminelle du gouvernement: l'entretien n'était pas rentable électoralement.....

    Nous avons oublié, collectivement, un principe: IL FAUT GÉRER EN BON PÈRE DE FAMILLE et c'est un principe qui a pris le bord depuis longtemps et nos enfants en paieront un prix énorme car c'est un héritage empoisonné: n'ergotons pas sur le montant réel, brut etc. mais cette dette est là et lorsque l'on regarde les autres provinces qui sont à zéro ou pratiquement à ZÉRO eh bien! j'ai honte.

    On peut faire dire ce que l'on veut aux chiffres mais à un certain moment la réalité frappe: on doit éponger nos dettes.
    Je parle ici comme une simple mère de famille. Il est vrai qu'il y a des tas de spécialistes et que mon diplôme de mère de famille ne vaut pas grand chose mais une chose est sûre: NOUS SOMMES DEVANT UN MARASME MONDIAL et des tas de spécialistes en ont été les architectes.

    Il est urgent de faire face: fini le nuage rose et revenons sur le plancher des vaches. Une chose est sûre: péquistes comme libéraux sont les responsables de cette monstruosité financière. »

  • Roger Bédard
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 13h32
    @ Jacques Noël
    « Où voulez-vous en venir, au fait ? »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 17h45
    La dette
    « Tout est relatif. Elle représente un pourcentage du produit intérieur brut. L'important, c'est qu'elle n'augmente pas en pourcentage. M.Charest nous a dit qu'elle avait baissé en pourcentage. Si tel est le cas, il garde le contrôle sur la dette. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 17h59
    @ Roger Bédard.
    « Si vous avez une maison de trois cent mille dollars et une hypothèque du même montant, vous n'avez pas de dette. C'est ce que M.Noêl voulait dire. »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 20h50
    Le coup de la Brinks??!
    « Monsieur Chaput demande des preuves de malversations dans le cas des mauvais placements de la Caisse de Dépot, moi je vois de très gros indicateurs de malversations. Il y a d'abord le rachat en bloc des fameux papiers commerciaux par la Caisse de Dépot, afin "d'aider l'économie". Ça veut dire que parceque la Caisse elle peut attendre pour le rendement, elle va donner du cash aux banques qui se sont laissées emportées dans la spéculation immobilière, dans l'espoir que plus tard ça remonte. Mais il n'y a absolument aucune garantie là-dessus. Ensuite, notre bon ami H-P Rousseau se retrouve tout à coup chez Powercorp pour sauver les meubles de son nouveau copain Paul Desmarais. Les meubles de la Caisse de Dépôt eux ne valent pas le coût d'être sauvés? La Caisse ne représente plus un défi parcequ'elle est rendue trop grosse? La Caisse puisqu'elle est trop puissante, n'est pas intéressante à gérer? Ce n'est pas du sport?

    Ça c'est un premier point qui me paraît très louche, le départ de Rousseau pour Power Corp, après nous avoir vanté les mérites de sauver l'économie avec le puissant outil qu'est la Caisse. Ensuite, bien le fait que notre bon premier ministre travaille lui aussi pour ce même Desmarais, par l'intermédiaire de son salaire de chef du parti libéral (75 000$/an depuis 10ans), il se soustrait à la loi sur le Lobbyisme de belle manière, et rend surtout des comptes à Monsieur x qui cotise abondamment à la caisse du parti libéral. Il paraît que l'arrière petit fils de monsieur Desmarais a lui-même cotisé au PLQ, même s'il est encore au berceau, c'est probablement de l'argent bien placé dira sa famille...

    Vous avez deux employés de Power corporation qui ont orienté les destinées de la Caisse par l'intermédiaire de leurs fonctions publiques. Il n'y a pas besoin de fusils pour voler quoi que ce soit, tout se fait au grand jour, et au grand dam de ceux qui s'informent. »

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