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Marois surprend Charest et Dumont

Pauline Marois, Jean Charest et Mario Dumont ont croisé le fer hier soir à Québec lors d’un débat télévisé très attendu, point culminant de la campagne électorale.
Photo : Agence Reuters
Pauline Marois, Jean Charest et Mario Dumont ont croisé le fer hier soir à Québec lors d’un débat télévisé très attendu, point culminant de la campagne électorale.
Québec — Les trois chefs de parti ont offert hier soir un débat passionné, parfois cacophonique et acrimonieux, qui a souvent tourné à la querelle de bilans en santé, en éducation et en économie. Pauline Marois a surpris par sa combativité, alors que Jean Charest s'est souvent retrouvé sur la défensive, entre autres choses en raison des attaques de Mario Dumont.

«Ça suffit, sa cassette!», a répété à de multiples reprises Pauline Marois, alors que Jean Charest a cherché plusieurs fois à rejeter sur elle la responsabilité des problèmes en santé, en éducation et en économie. «Je suis étonné d'entendre M. Charest, il est incapable de défendre son bilan», a-t-elle lancé à un moment, soulignant que le Parti libéral était au pouvoir depuis près de «six ans». Mme Marois a multiplié les petites phrases volées où elle épinglait ses adversaires — «La compassion, on repassera», «vous dites n'importe quoi!» — tout en soutenant qu'elle tentait de rester polie.

Jean Charest s'est présenté comme le meilleur capitaine pour tenir la barre dans la tempête économique à venir et a insisté inlassablement auprès de M. Dumont pour savoir où il amputerait le budget de l'État de deux milliards comme il l'a promis. M. Dumont a pour sa part tenté à plusieurs reprises de renvoyer les deux autres chefs dos à dos, mais, à certains moments, sur la culture notamment, il a fait front commun avec Pauline Marois.

Le débat s'est animé une première fois lorsque la question de la santé a été abordée. Mario Dumont a accusé Jean Charest de ne pas avoir respecté ses promesses de 2003 en matière de santé. Mais le chef libéral a rejeté la responsabilité des problèmes du réseau sur Mme Marois et sa décision de mettre à la retraite des milliers d'infirmières et de médecins, il y a dix ans. Selon le chef libéral, Mme Marois n'a pas conscience des torts qu'elle a causés au système de santé. «Vous êtes la personne la plus mal placée au Québec» pour dénoncer les ennuis du réseau, lui a dit M. Charest. La chef péquiste s'est fâchée, accusant M. Charest de mentir à la population. Mme Marois a qualifié le bilan libéral en santé de «fiasco». À un moment, le chef libéral a alors voulu prendre l'initiative en exposant les mesures qu'il propose aujourd'hui et en cessant de parler du passé, mais les deux autres chefs l'en ont empêché.

Dans ce segment comme à d'autres moments du débat, Mario Dumont a eu un peu de mal à prendre sa place. Sur la santé, il a affirmé que c'était «un gros travail de dire qui avait fait pire dans le passé». Il a exposé son option d'un système mixte, mais M. Charest lui a rétorqué qu'il manquait de médecins pour les mettre devant le dilemme de choisir entre le privé et le public.

Les pensions en danger

Dans le bloc sur l'économie, Mario Dumont a lancé une première salve au sujet de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Citant un article du Globe and Mail paru hier, qui affirme que la Caisse avait vendu à perte quelque 10 milliards d'actif pour refaire ses liquidités, Mario Dumont a brandi un spectre: «Les Québécois ont appris que leurs pensions étaient menacées», a-t-il déclaré.

Mme Marois a fait valoir que la situation exceptionnelle à laquelle fait face la Caisse exige que l'institution informe la population. «La Caisse doit opérer indépendamment de la politique», a répliqué M. Charest. Citant des experts, le chef libéral a souligné que la performance de la Caisse, elle, n'est pas jugée «sur dix jours, mais sur dix ans».

Jean Charest a vanté les gestes que son gouvernement a faits pour contrer le ralentissement économique, notamment les investissements dans les infrastructures. Il a d'ailleurs reproché aux deux autres de ne pas les avoir soutenus. Mario Dumont s'est dit inquiet du peu de pouvoir que le gouvernement du Québec peut avoir pour y faire face. «C'est pareil comme si, il arrive un ouragan et, moi, je suis le député et je me mets devant», a-t-il dit. «Les premiers 83 millions qu'on avait pour la crise financière, vous les avez mis dans les élections», a accusé M. Dumont, faisant référence au coût des élections.

Le chef adéquiste a dénoncé l'augmentation de la dette qui s'est produite sous le gouvernement libéral. Le chef adéquiste a surpris M. Charest en lui demandant d'évaluer la taille de la dette du Québec. Après avoir confondu 120 «millions» et 120 «milliards», Jean Charest a rappelé que le rapport entre la dette et le PIB avait baissé depuis 2003.

Prises de bec en éducation

La discussion sur le thème de l'éducation et de la famille a donné lieu à d'autres prises de bec bruyantes entre les belligérants.

M. Dumont a attaqué la réforme Marois, soutenant qu'elle avait sapé la culture de l'effort à l'école, et a reproché à M. Charest de n'avoir rien fait pour la corriger. Jean Charest a dénoncé la mise à la retraite de 1200 experts pour les élèves en difficulté du temps où Mme Marois était ministre. Cette dernière lui a reproché l'augmentation des frais de garde de 5 à 7 $. Lorsque Jean Charest a affirmé que M. Dumont souhaiterait réduire les allocations familiales pour financer son programme de 100 $ pour les frais de garde aux parents, le chef adéquiste a bondi: «Il a pris ça où?»

En dialoguant avec Mario Dumont, Pauline Marois y est allée d'une tirade explosive, affirmant que les interventions de l'ancien ministre Pierre Reid au sujet de la réforme avaient mis le Québec «à feu et à sang». M. Dumont lui demandait de reconnaître que la disparition des bulletins chiffrés et du concept de redoublement avait nui à l'éducation des jeunes. Mme Marois a indiqué que la réforme avait de bonnes bases, mais que le «bateau a perdu son capitaine en cours de route».

Mme Marois a accusé M. Charest de n'avoir rien fait pour régler les problèmes de décrochage scolaire. Quand le débat s'est de nouveau enflammé, la chef du PQ a lancé un «je suis un peu fatiguée, là» destiné aux propos de Jean Charest, mais récupéré au vol par ses adversaires qui y ont vu une admission cocasse de ses prétendus ennuis de santé.

La constitution, un monstre?

Dans le dernier bloc intitulé Le Québec de demain, les trois chefs ont discuté avec vigueur sur le rapatriement des pouvoirs en culture, Pauline Marois et Marois Dumont réclamant des changements constitutionnels, Jean Charest proposant une entente administrative avec Ottawa.

«C'est possible sans drame de faire des amendements constitutionnels», a assuré Mme Marois, qui s'est citée en exemple avec l'amendement constitutionnel qu'elle a négocié pour déconfessionnaliser les commissions scolaires. «Elle veut ajouter à une crise financière une crise constitutionnelle», a répondu M. Charest qui a déploré que la chef péquiste veuille un référendum sur ce sujet en cas d'échec des négociations. «M. Charest est le roi des référendums, a fait remarquer Mme Marois. Il en a fait 89 dans le cadre des défusions municipales, donc il ne doit pas avoir peur de cet outil démocratique par excellence.»

En conclusion, Jean Charest a réfuté que «tout ce qui va mal» est de sa faute alors que «tout ce qui va bien» est attribuable à d'autres, comme ses adversaires l'ont laissé entendre. Mme Marois a pour sa part mis en relief son expérience pour «traverser la tempête» économique à venir. «Je l'ai déjà fait dans le passé, et le Québec s'en est bien sorti», a-t-elle dit en concluant qu'elle ferait avancer le Québec vers un statut souverain, un thème sur lequel elle est rarement revenue. M. Dumont s'est quant à lui présenté comme la solution de remplacement à «la valse de milliards de promesses».






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  • Odette Lamarche
    Abonnée
    mercredi 26 novembre 2008 02h39
    Enfin, un vrai débat!
    « On ne voit pas tous de la même manière. C'est pour cela qu'
    existent les élections .
    Le débat m'a appris, non seulement sur les intentions, les bilans, les rêves et les tromperies, mais sur qui dit vrai et qui dit faux.
    Comme la majorité, je crois, des Québécois (et Québécoises, s'il faut absolument préciser...) je suis passblement dégoûtée d'appremdre qu'on nous ment sur l'avoir et qu'on dissimule à propos de notre avenir.
    M. Charest nous a, une fois de plus ce soir, démontré qu'il peut être entêté et refuser de se rendre au bon sens qui prescrit, exceptionnellement et dans le cadre d'une campagne électorale, de dire ce que, manifestement, il sait. C'est très grave. Mme Marois l'a souligné en répliquant, poliment, que le premier minstre manque de confiance dans l'intellignece de ses compatriotes.
    Toutefois, c'est longtemps plus tard que sa ministre, Mme Courchesne, n'a pu dissimuler davantage: martelant que dévoiler les chiffres que tous attendent de la Caisse de dépôt, serait de positionner notre bas de laine collectif en fort mauvaise posture pour assurer des rendements. Il n'y a pas trente-six façons de le dire mais, au moins, ce faisant, M. Charest aurait pu maintenir son avance.
    Je doute maintensnt qu'il forme un gouvernement majoritaire.
    Je doute même que les Québécois et Québécoises élisent un gouvernement dont le chef s'enfarge, en plus, dans le montant de la dette. »

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 05h12
    Marois Dumont
    « lapsus freudien ? néanmoins, on sait même sans le lire pour qui cet article est écrit ; oui, quelle surprise de voir Mdm. MAROIS au débat »

  • André Brière
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 07h28
    Mme Marois
    « Pourquoi ne pas lui laisser la chance de redresser la situation anémique actuelle. 'L'économie' Charet(te) a fait un bien mauvais choix de slogan, car Marois a été ministre des finances et ramener le QC au déficit 0.

    Depuis 2003 Charet n'a pas tenus ses promesses et il veut nous faire croire que maintenat il va lancer ses G$ promis en campagne ? Elle est ou la joke.

    André »

  • Lord André
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 07h40
    Rien appris de nouveau
    « Un prof n'accepterait pas une telle indiscipline dans sa classe de 5ième année.
    Couper la parole, jusqu'à tout dernièrement, c'était encore de l'impolitesse! Alors, Madame Marois...!
    Cette dernière était gonflée à bloc par ses conseillers, bien évidemment, elle ne pouvait attendre son tour, tenait absolument à jouer toutes ses cartes. Par conséquent, elle jouait plus souvent qu'à son tour, ce qui s'appelle TRICHER!
    Pourquoi les jeunes se désintéressent-ils de la politique? La réponse est là!
    Est-ce qu'un tel débat nous apprend quelque chose de nouveau? Non! Tout a déjà été dit dans les médias! Une autre perte de temps et d'argent!
    Une formule de débat à rejeter totalement! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 07h53
    La Bérézina totale.
    « J'ai vu un débat style combat d'animaux politiques (non des coqs seulement mais des coqs et une poule), et on n'était pas dans la ferme des animaux d'Orwell hélas, où les petites bêtes avaient trois minutes pur se mordre chacune à leur tout. M Bureau, accroché à son bureau journalistique, souriait à qui mieux mieux en se délectant de l'inanité de la chose. Bouvard et Pécuchet sont de vrais monstres politiques à côté. Après on dira qu'il faut valoriser notre éducation nationale, ça peut se comprendre. Nous sommes loin de ce qui se fait ailleurs mais alors très loin. Madame Marois était comme une petite retraitée impolie, de celle qui ne laisse personne passer à la porte de la boulangerie, en somme une personne très ordinaire, une sorte de Joe le plumber féminin, qui ne sait pas grand chose de la politique mais tout du venin de serpent de concierge. On comprend qu'elle ne puisse pas parler de souveraineté et dans ce sens on se demande pourquoi elle est là si ce n'est pas une préoccupation première que d'avoir un pays libre et souverain. Dumont, rien à dire, il est bête. Charest, encore moins car il est innocent, c'est pourquoi il ment. Bref, 25 minutes ont suffit pour ne plus se compromettre avec cette pollution active et malsaine causée par ces politiques immatures qui fait craindre en la qualité des l'éducation pour nous offrir des hommes ou des femmes historique pour être à la hauteur de l'histoire contemporaine.
    C'est un débat qui est un très mauvais exemple pour la jeunesse puisqu'il était celui du n'importe quoi, sans idées, sans visions, sans structures, sans avenir. On se demande pourquoi ils sont là. Les jeunes qui étaient avec moi on cru à une blague. On leur dit d'être exigeants pour leurs études, là on leur montre des individus qui se parlent comme s'ils étaient chiffonniers. C'est un constat, nous avons peut-être des politiques que nous méritons alors ne nous en faisons pas l'avenir c'est l'espoir qu'un jour tout ceci changera. Je n'ai jamais aimé les matches de boxes (entendez boîtes) à rats... Ce n'est pas un journaliste qu'il aurait fallu mettre mais un avocat car ce non-débat ressemblait plus à une querelle de famille près du divorce. La honte. On comprend pourquoi ils ne vouaient surtout pas s'attabler avec les Verts et Québec Solidaire. Cela aurait été la Bérézina totale. »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 08h40
    cassette ou réalité ?
    « Quand M.Charest répète toutes les gaffes énormes qu'a comise Mme Marois lorsqu'elle fut au pouvoir , Mme Marois au lieu de répondre dit que M.Charest sort sa cassette....mais ces faits ont bien eu lieu et nous en payons encore le prix...manque de personnel dans le réseau de la santé, réforme farfelue de l'éducation...épuisement du personnel..

    M.Dumont a systématiquement refusé de dire ou il allait couper 2 milliards...et que sa privatisation d'Hydro Québec allait faire grimper la facture des contribuables..

    M.Charest possédait bien ses dossiers et a énuméré toutes les choses qu'il a eu du fédéral sans ouvrir le panier de crabe de la constitution....Il a énuméré toutes les actions prises par son gouvernement qui furent aussi soulignées par le Mouvement Desjardins et autres spéialistes (baisse d'impôt, infrastructure..) qui font que nous faisons mieux face à la crise...Il a énuméré ses décisons qui ont favorisé la famille et ont été applaudies par les gens du milieux...

    Je ne suis pas un grand admirateur de M.Charest, mais c'est sûrement le candidat le plus crédible pour faire face à la crise économique. »

  • Ben Tanné
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 08h49
    Franchement !
    « Un premier ministre qui ne connait pas le total de la dette et qui, de surcroit, prétend être le meilleur pour gérer l'économie.

    http://www.youtube.com/watch?v=OAtzD8k9328 »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 08h52
    Dumont a fait un blanchissage.
    « "«C'est possible sans drame de faire des amendements constitutionnels», a assuré Mme Marois, qui s'est citée en exemple avec l'amendement constitutionnel qu'elle a négocié pour déconfessionnaliser les commissions scolaires."

    Biensûr que c'est possible lorsqu'il s'agit de réduire les droits et libertés des Québécois ! Le fédéral sera toujours partenaire avec ça, pas de problème.

    Dumont a impressionné et fait mentir l'image que tentent de lui donner les médias.

    Marois et Charest ont confirmé, malgré eux, qu'ils ont travaillé en tandem pour la démolition du régime de santé, de l'éducation et de la Caisse de Dépôt. Ne manquait juste leur tandem dans l'affaire Norbourg. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 08h54
    Calculateur, sans spontanéité Charest sa preuve d`omission
    « Charest a raté l`occasion de ce débat pour faire la preuve de sa bonne volonté de diriger le peuple québécois. Sa cassette ne porte plus l`effet désiré. Il doit être responsable des actes de son gouvernement de puis 2003 mais il se dénie cette opportunité. Il parle mais n`écoute plus les intervenants. Ne faudrait pas se surprendre qu`il devienne arrogant avec le peuple quand il a une majorité. Il faudrait lui interdire cette possibilité le 8 décembre. »

  • Laurent Lemieux
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 08h54
    Bof
    « C'est la formule 110% de la politique, et ça continue ce matin à RHR »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 09h19
    Bravo Mme Marois!
    « Bravo Mme Marois!

    Il faut hurler avec les loups. Eux ne s'en privent pas.

    Enfin Mme Marois enfile ses gants de boxe, même si cela lui répugne.

    Elle a détruit les cassettes éculées de M. Charest! »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 09h25
    Un mauvais débat!
    « Un débat cacophonique peu intéressant, sans élévation. Jean Charest aurait pu se montrer davantage homme d'État en parlant de la la Caisse de dépôt. Il aurait dû être plus rassurant pour la population. Mais l'homme est ce qu'il est, soit un bon politicien provincial, pas plus. Quant à Mario Dumont, il est toujours aussi démagogue avec ces cigarettes de contrebande; bien navrant et dangereux, l'homme de Cacouna. Quant à Pauline Marois, elle faisait souvent mère supérieure indignée et elle s'est empêtrée dans ses histoires de référendum; cela ne faisait pas bien sérieux. En résumé: un débat qui ne passera pas à l'histoire. Que le 8 décembre vienne au plus vite! De toute façon, les jeux me semblent déjà faits. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 09h38
    Aau sujet du poids démographique du Québec aux Communes
    « La dernière question portait sur le poids démographique du Québec aux Communes, une question importante si le Québec reste dans le Canada, mais que les 3 candidats ont éludé (Dumont a parlé natalité!!!). Le problème est le suivant: on calcule sur la base des habitants plutot que sur la base des électeurs, ce qui désavantage le Québec.
    Les petites provinces sont surreprésentées et les provinces de grande immigration sont avantagées, fait que le Québec est doublement cocu.

    A la dernière élection, le Canada comptait 23,401,604 électeurs et le Québec 5,924,244. Les électeurs québécois, qui font 25,33% de l'électorat canadien, n'ont droit qu'à 24,3% des sièges au Parlement canadien (75/308).

    Il y a un comté au Québec pour 78,989 électeurs contre un comté pour 75,010 électeurs dans le ROC. Un vote dans le ROC vaut donc 5,3% de plus qu'un vote au Québec.
    Une représentation équitable donnerait 78 députés au Québec et 230 au ROC plutot que les 233 actuels.

    C'est d'autant plus insultant que le Québec, qui est reconnu comme nation, devrait être au contraire surreprésenté aux Communes plutôt que sous-représenté (l'entente de Charlottetown prévoyait que le Québec aurait une garantie de 25% des sièges)

    La Nouvelle-Écosse (717,783 électeurs, 11 députés) a un député pour 65,253 électeurs. Le Manitoba (822,006; 14) a un député pour 58,714 électeurs, le N-B (585,798; 10 députés) un pour 58,579, Terre-Neuve (406,246, 7 députés) un par 58,035, la Saskatchewan (704,783; 14 députés) un pour 50,332 et l'IPE (106,787, 4 députés) un pour 26,696 électeurs. Le Yukon (22,789 électeurs) a un député, tout comme les TNO (28,162) et le Nanuvut (16,330).

    Un vote en Nouvelle-Écosse vaut donc 21% de plus qu'au Québec, au Manitoba c'est 34%, au NB 35%, à TN 36% et en Saskatchewan 57%. Ca grimpe à 280% dans les TNO, 294% à l'IPE, 329% au Yukon et au Nanuvut 483%. Vs avez bien lu: un vote au Nanuvut vaut presque 5 fois un vote au Québec. D'ailleurs Leona Aglukkaq y a été élue pour les Conservateurs avec 2806 votes, alors que son collègue Maxime Bernier obtenait 31,883 dans la Beauce. On est dans la république de bananes où le un homme, un vote n'a plus aucun sens.

    Or cette sous-représentation québécoise va s'accentuer à la prochaine élection puisqu'on va ajouter des sièges en Alberta, en CB et en Ontario, mais aucun au Québec.Vs devez faire quelque chose pour arrêter cette hémorragie politique faisant valoir le sous-représentation des électeurs québécois (Ottawa nous la joue par la population. Comme ces 3 provinces recoivent plus d'immigrants leur population grossit plus rapidement que la notre. Ce qu'il faut plaider c'est le nombre d'électeurs, de "Canadiens" donc, et non la population qui avantage les 3 provinces qui reçoivent beaucoup d'immigrants)
    http://enr.elections.ca/National_f.aspx »

  • Marc Desnoyers
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 09h46
    Mme Marois l'emporte haut la main, Dumont impressionne
    « Le seul qui n'a pas impressionné personne hier, c'est Jean Charest. Pauline Marois était visiblement d'attaque et très bien préparée, elle a talonné le PM toute la soirée.

    Mario Dumont aussi était en forme.

    Nous assisterons à une remontée des appuis respectifs du PQ et de l'ADQ et d'une baisse correspondante chez les appuis au PLQ.

    Un gouvernement du PLQ majoritaire? Oubliez-ça, pas après ce débat. »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 09h46
    Mr Charest enfin démasqué.....
    « On a pu voir un Jean Charest pris les culottes à terre, un petit garçon pris la main dans le sac a biscuits, hésitant, trompeur, hautin et suffisant.Et au contraire du monsieur qui prétend que Marion à fait un blanchissage eh bien moi j'y ai plutôt vu une horrible répétition de la soirée du hockey de l'autre soir, eh oui !Il a enfilé un but dans son propre filet!
    Ne reste plus que Q.S Les Verts et le P.Q
    p.s ne jouez pas le jeu de Mr Charest en n'allant pas voter, allez voter et votez tout sauf Libéral »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 10h12
    Who's next ?
    « L'industrie forestière est en crise, monsieur Charest, fataliste, accuse le contexte mondial défavorable. C'est pas de sa faute; conclusion, il n'agira pas.

    C'est pas moi, c'est les autres.

    Les problèmes persistent en santé. C'est pas moi, c'est les autres.

    Les problèmes persistent en éducation. C'est pas moi, c'est les autres.

    L'économie et la Caisse de Dépôt. C'est pas moi, c'est les autres.

    Qui d'autre accuser ?

    Monsieur Dumont, lui, va plus loin encore. Pour lui, rien n'est bon, tout est à refaire, à reconstruire. Tous les fonctionnaires et politiciens québécois qui se sont succédés dans l'état depuis 40 ans sont des imbéciles incompétents et lui, il va tout reconstruire ça Super Mario.

    Ceux qui cherchent une explication à l'immobilisme la trouveront peut-être là. D'une part, des gens qui cherchent des coupables pour expliquer leur inaction et d'autre part, des gens qui veulent tout refaire tout le temps.

    Après le who's next, je dis what's next ? On recommence quoi, Mario. »

  • David Jacques
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 10h46
    Marois haut la main!
    « Elle m'a beaucoup impressionnée! Je l'aurais cru beaucoup plus hésitante et nerveuse. Dumont était parfois effacé, mais il a relativement bien performé. Comment peut-on sérieusement prétendre que Charest s'en est relativement bien sorti tel que l'affirment certains médias? Il a été ridiculisé. Il ne connait même pas le montant de la dette, mais a le culot de prétendre être le meilleur pour gérer l'économie! Le débat constituera un point tournant dans cette élection. La course sera beaucoup plus serrée et intéressante que prévue. »

  • Louis Normandeau
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 11h09
    Madame Marois ?
    « Je m'étonne qu'on donne autant de "points" à la prestation de Madame Marois. Selon moi, elle n'a dit que des insignifiances hier soir. Qu'elle soit agressive ou pas, cela m'inporte peu. Qu'elle manifeste son impatience à l'égard de Jean Charest, cela ne m'avance pas. Ce que j'attends c'est du contenu. Or, à cet égard, c'est le vide. Madame Marois n'inspire rien. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 11h36
    Marois : assez étonnante !
    « Pour une première participation au débat des chefs, je dois avouer que Madame Marois m'a surpris. Sans doute parce qu'on a souvent écrit qu'elle était plus ou moins bonne « debater », je m'attendais à entendre une politicienne souvent hésitante, mais ce fut plutôt le contraire. Bien préparée. elle est passée à l'attaque beaucoup plus souvent que je n'aurais pu l'imaginer.

    D'abord plutôt terne, Dumont a été assez bien articulé, surtout quand il a parlé de politique familiale.

    Quant à Charest, malgré certains bons arguments, il ne m'a guère convaincu de la nécessité de ces élections. D'ailleurs ses adversaires lui ont rappelé, hier, qu'ils lui avaient déjà offert, avant même qu'il ne déclenche celles-ci, leur collaboration pour faire face à la crise économique. De plus, cette manie de rejouer sa cassette contre Marois, comme s'il cherchait à faire oublier qu'il était au pouvoir depuis 5 ans et que, par conséquent, il n'avait aucun bilan à défendre ! »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 11h44
    @Brun Bernard
    « Si je vous comprend bien, entre un Dumont "bête" ou un Charest "innocent" on serait mieux de choisir la "boulangère"..... En passant, je vous ferai remarquer q'aux États-Unis, cette grande démocratie, les candidats républicain et démocrate refusent obstinément que les autres candidats à la présidence participent aux débats. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 11h50
    Déception entretenue
    « Charest fait la preuve que les québécois se font leurrer dans la tradition Libérale des Laurier, Saint-Laurent, Trudeau, Chrétien et Dion au fédéral. Au provincial le louvoiement des Taschereau, Godbout, Lesage, Bourassa et Charest se perpétue et tend à discréditer la volonté démocratique des québécois. Charest utilise des techniques de membre du Barreau en ne répondant pas aux questions. Il feint l`omission dans les faits et retourne une attaque par une autre du genre jésuite. À ce rythme-là les électeurs ne sont jamais mis au fait de la réalité. La réalité de Charest c`est de gagner une élection, un parlement majoritaire, et rien d`autre. À se faire berner les québécois auront élus un politicien cachottier qui n`aura plus aucune balise. Un pensez-y bien! »

  • Marc-André Mcsween
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 11h50
    Au secours!
    « Hier soir, nous avons eu droit à un débat des plus déterminants de notre histoire, vu le faible intérêt de la population envers la prochaine élection. On espérait ici redonner de l'entrain à cette campagne qui juste qu'ici se justifiait assez mal. Au lieu de quoi, on nous a servis ce qui cause justement ce manque d'intérêt commun: des chefs aux idées flous, qui évitent toutes questions de fonds pour s'en tenir à leurs discours "prémachés". Ce n'est pas étonnant que l'idée de l'indépendance semble aujourd'hui ne plus soulevé de grande passion. Former un pays avec de pareils clowns robotisés comme décideurs? Ouain, pas sur. J'ai toujours été et serai toujours indépendantiste, mais il reste encore beaucoup de gens à convaincre. Je rêve d'un pays, mais je ne suis pas assez naïf pour croire que Marois puisse réussir là ou Lévesque a échoué...
    Marcus »

  • Steve Fortin
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 12h15
    Pour les sceptiques, Mme Marois ne pouvait l'emporter...
    « Un certain pourcentage de l'électorat, petit et insignifiant, ne peut blairer Mme Marois, qu'importe la prestation ou les efforts qu'elle y met. Mysoginie? Vieux fond bleu réfractaire à tout ce qui ne cadre pas dans le vieux moule... Quand on est de ceux qui s'ennuient du vieux "Cheuf", ceux qui appuient sans vergogne les Harpeur et Arthur de ce monde, faut pas s'attendre à une évaluation objective de leur part!

    M. Charest, condescendant et suffisant comme seuls les sondage très ponctuels du matin peuvent l'ennorgueillir, fait fausse route en blamant tout, je dis bien TOUT, sur le dos des autres. Suroît, Orford, Rabaska, les fausses baisses d'impôt, les génuflexions systématiques devant Ottawa, les promesses brisées comme les garderies, les mensonges comme dans le cas de la CDPQ et le RQAP, les québécois ont-ils la mémoire si courte... 45 000 personnes dehors en plein hiver à peine 6 mois après l'élection de Charest en 2003 avec les pancartes "J'ai pas voté pour ça!", beaucoup étaient libérales... C'est ça le Charest majoritaire, un petit roitelet qui n'en faisait qu'à sa tête et savait faire l'unanimité contre lui...

    Mais la grosse machine de La Presse et des Desmarais est bien rodée et l'appuie de toutes ses plumes... Jusqu'au contrôle de l'échantillonage des sondages et du pourcentage de la couverture dévolue à chaque parti... »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 12h18
    La victoire de Mme Marois
    « Charest et Dumont croyaient mettre facilement Mme Marois en boîte, mais ils n'ont pas réussi à la déstabiliser. Charest a continuellement blâmé le gouvernement précédent pour les maux du Québec, sans expliquer de façon convaincante pourquoi il n'avait pas rempli ses promesses. Les solutions farfelues et simplistes de Dumont n'ont pas contribué à le rendre crédible. La proposition de Mme Marois de rapatrier la responsabilité pour la culture par un amendement constitutionnel apportait une dimension rafraîchissante au débat, qui s'enlisait dans les répétitions. Mme Marois s'est révélée une fois de plus une excellente porte-parole du Parti québécois.
    Henri-B. Boivin »

  • Angelo Zenga
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 12h23
    Mme Marois PQ/Liberal M.Charest Liberal/PQ
    « Je crois que les attentes vis à vis Pauline Marois étaient si bases qu'une performance ordinaire aurait bien paru. Ce qui c'est avéré claire durant ce débat c'est le peu de différence qu'il y a entre Libéraux et Péquistes.Charest s'ext fait élire d'abords majoritairement, en 2003 en promettant qu'il allait s'occuper des soins à la santé. Or, aujoud'hui apres 5 ans au pouvoir peu a changer dans le reseau de la santé, et au lieu d'en prendre la responsabilté de n'avoir rien fait il blame les décisions anterieurs de gouvernements du PQ pour les probleme Quant à Monsieur Dumont il avait l'occasion de montrer qu'il offrait un vrai choix, mais il ne l'a pas fait. Domages »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 12h54
    Le débat
    « J'ai trouvé que madame Marois interrompait souvent.M.Dumont a fait mieux que ce à quoi je m'attendais.M.Charest n'a pas assez défendu ses atouts. Lorsque madame Marois lui a dit qu'il n'avait même pas construit un hôpital, il aurait dû faire valoir tous les investissements faits pour moderniser plusieurs hôpitaux, les travaux dans lesCLSC, etc. Quand à la caisse de dépôt, il aurait dû mettre au défi madame Marois de dire si elle rompra à la tradition de laisser la Caisse ne faire qu'un rapport annuel. Tout le monde sait que les pertes sur papier sont sensiblement les mêmes que celles des bourses canadiennes, américaines et autres. Pourquoi faire paniquer ceux qui ne connaissent pas les marchés boursiers. Une telle divulgation aurait comme conséquence de faire paniquer plusieurs investisseurs, ajoutant ainsi de nouvelles baisses sur les marchés. L'heure n'est pas à la panique, mais à l'action. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 13h05
    @ Hélène Paulette. Surtout pas...
    « la boulangère, non jamais. Hélas, nous avons aussi les autres. Je n'ai pas parlé des États-Unis mais entendons-nous, Obama dans le débat des "chefs" d'hier(on pourrait dire tout de même "responsables" des Partis politiques plutôt que chefs, non?)se serait farouchement ennuyé. À beaucoup de point de vue, les USA sont largement en avance sur nous alors que nous vivons juste à côté. Au niveau des groupes contestataires, l'Amérique pose problème pour cette expression, je suis d'accord avec vous. Le contraste est grand avec l'Europe. Surtout pas la boulangère, n'oubliez pas. »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 13h38
    Désolance , maternelle et utopie
    « Quel pauvre simulâcre d un débat inutile .Une aspirante chef de la province qui a eu toute la peine du monde à répondre à une question en anglais :Que fera t elle pour représenter le Québec en Amérique du nord ? Misérabilis . M.Charest avait la chance incroyable de clarifier la situation actuelle et il l a laisser passer comme un gamin .Désolant .M.Dumont est encore dans l adolescence ,quoiqu il a manifesté un désir de renouveau dans la politique québéquoise mais avec des idées un peu simplistes et utopiques . M.Bureau a manifestement perdu le contrôle du débat . Je me suis souvenu du dramaturge Mihel Tremblay dans les belles soeurs .Une véritable honte sur le Québec . »

  • Peter Langford
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 13h41
    Mauvise performanace, Mme. Marois
    « Est-ce quelqu'un a compté le nombre de fos que Mme. Marois a intérrompu M. Charest? Elle s'est montré très impolie. Moi, j'estime qu'elle a prononcé 'M. Charest' au moins cinq cents fois. M. Charest, quant à lui, était trop polie. Il serait difficile por moi d'envisager Mme. Marois comme Premier de notre province. Elle est trop bellicose et impolie. »

  • David Jacques
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 14h03
    À Guy Lemieux, assez avec l'anglais de Marois!
    « La majorité des dirigeants israéliens ne parlent que très peu l'anglais et cela n'empêche pas ce pays d'être le plus grand allié des États-Unis!! (et croyez moi, je le sais pour y avoir vécu 2 ans). Les présidents français ne parlent que peu anglais et que dire de Poutine, ex-président de la Russie!? À quoi croyez-vous que les interprètes servent? Le Québec a une langue officielle et c'est le français... C'est quoi ce réflexe de colinisés de demander à nos dirigeants de parler une langue étrangère? »

  • Mathieu Santerre
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 16h32
    Nous sommes déçus
    « Il est dommage que la sortie publique de l'AQRP sur la Caisse de dépôt et placement du Québec ait été mentionnée dans ce débat, au lieu de l'enjeu de la désindexation des régimes de retraite des secteurs public et parapublic. Devons-nous rappeler que cette problématique a eu pour conséquence de faire perdre 2 milliards de dollars à 187 000 personnes qui ont pris leur retraite entre 1983 et 2006, soit une moyenne de 10 000 $ par personne jusqu'à maintenant ? L'iniquité actuelle de ces régimes continuera d'ailleurs à appauvrir de façon encore plus importante quelque 700 000 personnes qui ont accompli des années de service pour le gouvernement entre 1982 et 1999. D'ici la fin de la campagne, nous invitons donc l'ensemble des partis politiques à prendre clairement position en faveur de la correction de la désindexation qui nous appauvrit injustement depuis plus de 25 ans. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 16h36
    Le débat: Charest encore mauvais acteur
    « Tout en tenant compte du jeu des médias à compresser par la durée et la forme, le débat, les chefs à simplifier leurs paroles sur les dossiers traités parce que mettant l'emphase aussi sur les échanges virils. On peut remarquer que Pauline Marois a bien fait et a été alerte précisément dans les échanges. Quant à Dumont, il a été le meilleur comme toujours portant néanmoins avec lui son déficit de crédibilité. Charest de son côté sur la défensive et hargneux tentant de se faire passer pour un superman de la politique tout en apparaissant comme un mauvais acteur.

    Un point important du débat. Charest n'a pas répondu sur la situation de la Caisse, il est resté silencieux s'en tenant à sa cassette de non ingérence. Son refus même en outre de tenter de toucher à la constitution canadienne en dit long sur la soumission politique du P.L.Q devant le gouvernement fédéral. Si certains critiquent le PQ d'être au mieux autonomiste et de ne plus être souverainiste, ce qui reste à prouver. Très certainement le Parti Libéral en 2008 n'a plus rien de nationaliste. La notion de fédéralisme renouvelé n'existe même plus au P.L.Q remplacé par le mantra des
    -ententes administratives-, c'est n'importe quoi!

    Le Parti Québécois de Marois tentera lui de repatrier la juridiction des compétences en culture qu'accapare Ottawa. Et avec Louise Beaudoin, le PQ devrait agir sur la francisation des immigrants non francophones.

    Avant et comme après le débat, certains feront la promotion du cynisme et de l'indifférence parce que Obama n'est pas un Québécois! Il faut faire la part des choses, les Américains ont attendus depuis Kennedy, 48 ans pour rencontrer un Président magnétique. Nous avons connus nous René Lévesque et dans une moindre mesure, Lucien Bouchard. Choisir par dépit, la logique du pire n'est pas non plus la solution. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 18h10
    Mauvaise formule, mauvais débat.
    « Imaginez que les diffuseurs ont dû se mettre à plusieurs pour, comme le veut l'expression classique: dessiner un cheval qui ressemble à un chameau.

    Une formule qui n'accordait qu'une petite minute à chaque chef de parti pour exposer sa philosophie et un progamme de gouvernement que le parti a mis des mois à préparer.

    Une formule qui n'a pas permis que les chefs de partis parlent d'environnement, de francophonie, de relations internationales, de sécurité dans les villes...

    Une formule qui a laissé les spectateurs attendre, ébahis, que la cacophonie cesse un moment pour reprendre le fil de la discussion. Il aurait mieux valu que cette cacophonie soit remplacée par des moments de publicité qui auraient permis d'aller faire un tour au frigo ou ailleurs...

    Espérons qu'on trouvera quelque chose de mieux la prochaine fois. »

  • Guy Lemieux
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 19h17
    @David Jacques , Assez avec la dette de Charest
    « Il est mieux d être colonisé que Colonisant . »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 20h01
    Quelles SUR-PRISES !
    « Bonjours honorables tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur Mme Pauline qui, semble-t-il, vient de sur-prendre les Charest et Dumont !

    Grand mercis pour ce Mot sur M Jean qui, semble-t-il, aurait pu sur-prendre les Dumont et Marois !

    Grands mercis pour ce Mot sur M Mario qui, semble-t-il, aurait pu sur-prendre les Marois et Charest !

    Grands mercis - pour ne pas conclure - pour ce Mot sur tout NOUSÖTE qui, semble-t-il, aurait aimé tant sur-prendre les Marois, Charest et Dumont que de se sur-prendre de les avoir ÉCOUTÉs, REGARDÉs ou ... de les avoir TROUVÉs, parfois, "drôles" ou "bizarres" !

    Quelles SUR-PRISES ! - 26 novembre 2008 - »

  • Kris Richard
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 20h43
    Nation
    « Nation...J'invites tout le Monde à voter à cette élection passagère. Pourquoi déclencher des élections? La réponse est assez Large qu'elle en fait peur un peu dans la force de Vérité qui peut tuer son homme comme on dit de par chez nous au Québec. La Belle Province, celle que nos Gouvernements ont Vendu aux Riches du Monde de la Bourse et qui contrôlent les finances Publiques depuis que la Bête Desjardins fait SO SET FI CO PAIN avec les deniers du Peuple pour enorgueillir les Maires et Préfets de Comté qui s'honorent en famille avant de servir le Peuple.
    Donc nous devons voter unanimement pour le Parti Québécois, c'est Absolut et c'est à nous, les électeurs, de dire à son Chef, comment faire pour nous sortir de la Merde dans laquelle Jean Charest nous a plongé en appliquant déjà le cahier 2002 du Ministère de l'Education, car le sysnopsis de ce cahier a été utilisé pour que Desjardins entre dans les écoles pour mieux contrôler la future génération en imposant le Crédit au jeunes étudiants encore au primaire.
    Qui gère les Budgets des Commissions Scolaires?
    Desjardins.
    Qui est venu pondre dans l'Eglise?
    Desjardins qui ramasse la quête, l'aumône aux pauvres, les recettes des ventes des médailles, des lampions, etc...
    Les Eglises PPP de Desjardins, dans la Ville Desjardins, dans la MRC Desjardins, la Province Desjardins...
    Coudonc moé là, je serais tu en train d'accuser quelqu'un moé là?
    Depuis 5 ans, plusieurs lois Provinciales et Municipales ont été transformées pour avantager les Administrateurs des MRC, les Seigneuries de nos valeureux élus qui ne valent même pas un écu. Ilqs répondent tous aux Gros Gestionnaire de la Sous Etat qu'est la Caisse Populaire Desjardins.
    Bienvenu dans la fabuleuse histoire de la Ruche Desjardins, et que le prochain gouvernement Etatise Desjardins et nous allons Aider Patwons à ce que Justice soit Faite dans tous les Comtés.
    Heilles! On s"est fait VOLER notre Compagnie de la Baie d'Hudson en 2006 par le Réalisateur Juif Jerry Zucker et les Illuminatis se prépare à faire une Mégapole dans les Monts Otish!
    Parce que Charest a appliqué le Pacte Rural pour son crédit électoral en donnant l'argent économisé par les actions du Parti Québécois et avant de se faire élire Monsieur Bouchard nous avait dit que ce serait difficile, non?
    Puis avec l'avènement du Règne Charest, nous avons vu les CLE perdre leurs services publiques pour les offrir aux Agences de Placement Tutellés par Desjardins.
    Et les PPP commencèrent à gruger dans les budgets pour les Familles et les Pauvres afin de créer des Comités Municipaux en autant de comptes chez Desjardins.
    Desjardins gèrent nos églises catholiques depuis peu. Ce sont les Conseils de Ville qui se sont emparés des Fabriques.
    Donc l'Eglise Catholique du Québec est devenue du coup l'Eglise Cathodique des Maires des villes et villages du Québec qui répond au désastre des investissements des MRC pour le développement de leur Cocktail Dînatoire et fêtes mondaines.
    Dès qu'un Budget est annoncé par un Ministre, desjardins fait déjà des calculs pour fourrer un peu tout le monde en même temps en faisant transiger l'argent dans des corridors d'épargnes composés sur le crédit et le contrôle des gens dès le plus bas âges.
    le Peuple ce n' est pas Desjardins le Boss, ce sont les gens du Peuple qui fait un Peuple.
    Un seul Peuple Uni, dans la Paix du Seigneur Christ Ressuscité qui donne la main à Tous les autres Prophètes dans le Monde entier et qui répand la joie dans le Coeur des enfants.
    Donnons une chance à Madame Marois de démontrer sa Valeur et de tout lui donner notre Coeur à vouloir Bâtir Notre Belle Province à Notre Goût
    merci
    Kris Richard
    26/11/2008 »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 00h26
    Du Parisella
    « Monsieur Jean Charest semble copié la recette de Monsieur Robert Bourassa de 1985. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 27 novembre 2008 13h32
    Cassette ou réalité (bis)
    « Heureusement qu'il existe une cassette car on peut encore la faire jouer et rejouer pour se souvenir....! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 27 novembre 2008 14h19
    @R. St-Arnaud
    « On s'est également farci la cassette éculée de Pauline sur la souveraineté, imposée de force, on dirait!

    De plus, elle était tellement anxieuse de répondre à toutes les questions dont elle avait consigné les réponses sur son petit papier, qu'elle en devancait même le sujet; c'était tellement évident, elle n'écoutait rien elle était simplement à l'affût de la prochaine question pour pouvoir en rayer la réponse sur son petit papier. Même les piques de Mario Dumont, à son encontre, n'ont pas réussi à détourner son attention du texte concocté par ses sbires.

    Pôvre Pauline, je crois que son règne à la tête du PQ sera éphémère maintenant que la brebis a été envoyée au front! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 27 novembre 2008 14h41
    @Jacques Gagnon
    « Vous écrivez: "L'industrie forestière est en crise, monsieur Charest, fataliste, accuse le contexte mondial défavorable. C'est pas de sa faute; conclusion, il n'agira pas."

    Quelles sont les solutions proposées par les partis d'opposition pour contrer la crise de l'industrie financière et quelles mesures à pris le PQ, en cours de mandat, pour éviter que telle situation ne se produise, trop préoccupé qu'il était par l'atteinte du déficit zéro? On en constate les conséquences, là et ailleurs, maintenant. Vous aurez beau vous mettre des oeillières, la réalité ne se dément pas.

    Quel est l'utilité d'un gouvernement minoritaire si les partis d'opposition ne peuvent intervenir, trop occupés à tirer la couverte chacun de leur côté.

    Vivement un gouvernement majoritaire qui pourra gouverner et prendre des décisions sans se laisser intimider par la partisanerie et la mesquinerie des partis d'opposition! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 27 novembre 2008 16h03
    @David Jacques
    « "La majorité des dirigeants israéliens ne parlent que très peu l'anglais et cela n'empêche pas ce pays d'être le plus grand allié des États-Unis!! "

    Tous les pays auxquels vous faites référence ne sont pas en Amérique du Nord et par conséquent....pour ce qui est d'Israël, l'amérique est peuplé d'israëliens! Si tu n'es même pas capable de converser avec tes voisins et avec les citoyens anglophones de ton pays et de ta propre province alors là....pas fort, pas fort! »

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