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Étonnante Pauline

Michel David   26 novembre 2008  Québec
Les politiciens d'antan tentaient de déstabiliser leurs adversaires en leur demandant à brûle-pourpoint quel était le prix de la pinte de lait. Hier soir, Mario Dumont a pris Jean Charest complètement de court avec une question dont il n'avait pas le droit d'ignorer la réponse: à combien s'élève la dette du Québec? Le premier ministre était même très loin du compte.

Pour un homme qui se faisait fort de connaître ses dossiers sur le bout des doigts, surtout les dossiers économiques, l'erreur était pour le moins gênante et elle ne relevait pas simplement de l'anecdote. Des trois chefs de parti, M. Charest a sans doute été le moins convaincant, et ce n'est pas à cause de la cacophonie qu'il a déplorée.

Le premier ministre n'a peut-être pas été aussi mauvais qu'en 2007, mais son refus persistant de faire la lumière sur la mauvaise performance de la Caisse commence à l'embarrasser sérieusement.

À l'issue du débat, M. Charest semblait lui-même un peu fatigué de répéter sa cassette, au point d'avoir du mal à livrer de façon efficace les nouvelles petites phrases que lui avaient préparées ses adjoints. Quand «le statut» du Québec devient «la statue», il y a comme une impression d'immobilisme.

Il était prévisible que le premier ministre se retrouverait souvent pris entre deux feux, mais il ne s'attendait peut-être pas à une aussi bonne prestation de ses deux adversaires. Très détendue, Pauline Marois n'a pas semblé handicapée le moindrement par son manque d'expérience en matière de débat. La candeur de ses reparties était même assez rafraîchissante. «Monsieur Charest, vous dites vraiment n'importe quoi.» Compte tenu du peu d'attentes qu'elle avait créées, c'est elle qui a le plus agréablement surpris.

Après la campagne atroce qu'il a menée depuis deux semaines, plusieurs s'attendaient au pire de Mario Dumont. Au lieu de ses réflexions saugrenues sur la disparition de l'arbre de Noël, le chef de l'ADQ a fait preuve d'une retenue et d'un sérieux qu'il aurait eu grand intérêt à manifester au cours des 18 derniers mois.

Les stratèges libéraux craignaient de le voir sortir un lapin de son chapeau encore une fois, et M. Charest a semblé l'attendre toute la soirée. M. Dumont a plutôt présenté la «différence adéquiste» de façon tout à fait adéquate.

***

Avec 12 points d'avance à 12 jours du scrutin, M. Charest pouvait se contenter d'un match nul ou même d'une défaite honorable. La barre était nettement plus haute pour Mme Marois. Il ne s'agissait pas tant de conserver une chance théorique de coiffer son adversaire libéral au fil d'arrivée que préparer l'après-élection.

Si le PLQ l'emporte le 8 décembre, M. Charest deviendra le premier chef de parti depuis Maurice Duplessis à obtenir trois mandats d'affilée. L'exploit serait certes remarquable, mais il serait étonnant qu'il ait droit à un quatrième. Même s'il décide de passer la main avant les prochaines élections, celui ou celle qui sera chef du PQ dans quatre ans aura toutes les chances de devenir le prochain premier ministre. Le poste qu'occupe présentement Mme Marois sera donc l'objet de bien des convoitises.

La performance de la chef péquiste, après une campagne qui a été plutôt décevante jusqu'à présent, devrait améliorer ses chances d'avoir droit à un autre essai. M. Charest a été ravi de l'entendre dire qu'elle avait «les mains liées par le mouvement souverainiste», mais les militants péquistes ont certainement apprécié.

Rien ne peut jamais être tenu pour acquis au PQ. Même s'il récupère son statut d'opposition officielle, il demeure qu'il n'y a eu aucune progression dans les intentions de vote depuis le début de l'année. À son arrivée à la tête du PQ, Mme Marois s'imposait d'emblée comme la plus apte à occuper le poste de premier ministre. Dix-huit mois plus tard, elle a été complètement éclipsée par M. Charest. Après plus d'un quart de siècle de vie politique, il lui sera difficile de plaider que les Québécois n'ont pas eu le temps de la découvrir.

***

Les projections mathématiques effectuées par la firme HKDP à partir des derniers sondages de Crop et de Léger Marketing, qui créditent tous les deux l'ADQ de 12 % des intentions de vote, n'accordent qu'un seul siège à l'ADQ et ce n'est pas Rivière-du-Loup, mais plutôt Chutes-de-la-Chaudière.

Après l'avoir soutenu envers et contre tout depuis 14 ans, il serait néanmoins étonnant que les électeurs de Rivière-du-Loup prennent sur eux de donner son congé à Mario Dumont. Sa bonne performance d'hier ne suffira pas à renverser une tendance aussi lourdement défavorable à l'ADQ, mais s'il décide de passer à autre chose, il pourra au moins se consoler à l'idée qu'il a terminé sur une bonne note.

***

mdavid@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Michel Chayer
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 01h49
    La Sainte Trinité
    « Bah ! En guise de débat contradictoire, on a surtout eu droit à la même litanie de voeux pieux et de généralités éculées.

    Moi, au lieu d'une mise en scène orchestrée par des agences publicitaires, j'aurais surtout été curieux d'entendre «l'étonnante» Françoise David donner la réplique.

    Mais, il n'a pas été permis à cette dernière de confronter les trois autres chefs devant la caméra ; au lieu de discuter, on musèle...

    À l'évidence, puisque les dés sont pipés, je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais me donner la peine de me rendre au bureau de scrutin.

    En définitive : élections, piège à cons. »

  • André Bussière
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 02h12
    Étonnante... et honnête en plus
    « Une campagne électorale c'est 2 choses:
    1: On fait le bilan du gouvernement sortant.
    2: On fait des engagements pour corriger ce qui n'a pas marché et on présente nos orientations pour l'avenir.

    Dans le débat de ce soir, c'est Mme Marois qui a donné le ton en questionnant le premier ministre sortant sur le BILAN DE SON GOUVERNEMENT.
    Des fiascos partout: en économie, en santé, le CHUM à Mtl, le décrochage scolaire et les changements d'orientation de la CAISSE DE DÉPOT ET PLACEMENT.
    Parlant d'avenir, le PM a souvent parlé de son PLAN NORD et des mines à développer. Très vague et vide de concret, 3 500 mégawatt à produire sur une période non définie...
    Le premier ministre a développé dans cette campagne une attitude qui devient fort agaçante et qui revient souvent: C'EST LA FAUTE À TOUT LE MONDE SAUF LUI...
    C'EST LA FAUTE À PAULINE MAROIS...
    Mme Marois a avoué a une personne du public qu'il n'y avait pas d'engagement pour répondre aux besoins précis qu'il venait de soulever.
    C'est très rafraichissant d'entendre une politicienne dire la VÉRITÉ VRAIE!!!
    Quand au PM, il a carrément menti à la face d'un million de personne au sujet des révélation d'un journal de Toronto. (Même la CDP l'a confirmé aujourd'hui qu'elle avait du liquider des milliards de placements pour faire face à ses besoins en liquidité.

    Oui, MME MAROIS, A DONNÉ LE TON !!! ET PROUVÉ SON HONNÊTETÉ INTELLECTUELLE.
    La vérité revient toujours faire surface... et nous frappe en pleine figure... MÊME QUAND ON EST PREMIER MINISTRE.

    ANDRÉ BUSSIÈRE, B.S.A.
    MTL
    busand2003@hotmail.com »

  • André Brière
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 07h06
    Qui peut faire pire
    « Charet(te) a anoncer et garocher des promesses qui ne se sont pas martérialiser, santé, économie, éducation, CHUM, infrastructres, mensonges sur la caisse de Dépot, bilan du gouvernement (Forget vs le vérificateur général.

    Est-ce que les démissions des ministres des finances et de la santé vous allument une lumière ???. Charet est une marionette qui pense etre le roi, big f...g deal.

    André Brière »

  • Robert fillion
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 07h24
    Monsieur Cassette
    « Pour une premier ministre qui fait la priorité l'économie qui n'est même pas capable de répondre à une question aussi élémentaire pour un premier ministre que de donner le montant de la dette du Québec, faut le faire. Ceci démontre bien la profondeur de son argumentaire, tout simplement parce que la réponse n'était pas inscrit dans sa cassette. Mme Marois a démontré à la face du Québec qu'elle avait quelque chose dans le ventre et que M. Charest n'est que qu'un produit de consommation cosmétique et superficiel. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 08h01
    C'était un match?
    « Puis nul en plus. Chavais pas que c'était du sort. Zut alors. On parle de performance non d'idées,bon je comprends maintenant pourquoi c'est du sport. Madame Marois "d'avoir droit à un autre essai." pourra tout de même se présenter au prochain match. Pourtant je ne suis pas à la page sportive là???? C'est vrai, on est au Québec. »

  • Hubert Grégoire
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 08h07
    L'environnement, grand perdant du débat
    « Aucun mot sur l'environnement. Aucun. Ce débat des chefs aurait pu avoir lieu dans les années 80, n'eut été du chamaillage incessant entre Mme Marois et M. Charest pour savoir qui avait fait pire dans le passé. Les trois chefs sont vraiment prisonniers de leurs carcans respectifs.
    Pourtant, la crise économique ne serait pas si menaçante si l'environnement n'y était pas liée. Aux États-Unis, les trois grands de l'auto seraient en bien meilleure position pour affronter la "tempête" si au cours des dernières années, leurs ventes n'avaient pas périclité au profit de constructeurs plus "verts" qui proposent des petites voitures économiques ou des hybrides. La crise forestière serait également moins difficile si le bois n'était pas si petit et si loin dans le nord, même chose pour les pêches, etc.
    Même dans le bloc sur l'avenir du Québec, personne n'a parlé d'environnement! Incroyable! Et après, ils se demanderont pourquoi plusieurs québécois, plusieurs jeunes, ne sont pas allés voter... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 08h07
    Problème de caméra pour Pauline
    « Les diffuseurs ont commis une grave erreur en ne permettant pas à Pauline d'avoir accès à une caméra de face. Tout au long du débat elle était en oblique.

    -Pauline aurait dû dire que le siège à l'UNESCO c'est de la frime. Juste un fonfon

    -La dette nette du Québec est de 124 milliards

    -J'ai failli mettre la hache dans la télé à 10 heures moins cinq lorsqu'on leur a demandé c'était quoi le rêve québécois et que Pauline a dit que c'était son projet éducatif!!! Voici la chef du parti qui depuis 40 ans rêve de tranformer la province du Dominion britannique en un pays souverain et qui est incapable de parler dudit rêve! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 09h30
    Un parti à deux chefs comme QS
    « Le PQ et ADQ, chacun dans leur coin sont bancals, mais ensembles se complémentent très bien.

    Une union de ces deux-là serait un réel beau cadeau aux Québécois.

    Il n'y a rien comme un mariage pour rassembler les Québécois. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mercredi 26 novembre 2008 09h42
    cassettes
    « Bourassa a toujours gagné ses élections avec des cassettes et Pauline devra s'en contenter.
    Monologue est pour un autre..... »

  • Frans Van Dun
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 09h50
    Débat
    « L'animateur n'a pas été assez directif.

    Mario Dumont est un excellent ' débatteur ', il a démontré une nouvelle maturité, mais certaines idées farfelues éclipsent ses bonnes propositions. Ce qu'il a dit par exemple sur les commissions scolaires ne tient pas debout, mais ce qu'il a expliqué sur le parascolaire dans les écoles était extrêmement intéressant. Le parascoaire soutient le scolaire. Je l'ai expérimenté moi-même durant de longues années dans l'enseignement.

    Pauline Marois nous a permis de la découvrir comme personne, au-delà des clichés véhiculés par les média (snob, fatigue, etc.) C'est elle qui m'inspire le plus confiance. Son propos était plus honnête (pour certaines situations soumises par le public, elle n'avait rien dans son programme et elle l'a reconnu.)

    Monsieur Charest est un politicien professionnel. Ses arguments sont souvent basés sur une injection de tant et tant de millions,ce qui n'est jamais une garantie de réussite. Il m'a paru moins compétent en économie qu'il veut bien nous faire croire.

    Finalement, à la fin, il a manqué l'accent d'Obama. Personne ne nous fait suffisamment rêver, ni n'a sonné l'alerte sur l'état de détresse de la planète.

    La formule, mieux animée, m'a paru intéressante. Plus de spontanéité, moins de clichés. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 09h58
    @ M. Jacques Noel
    « M. Jacques Noel écrit : «Voici la chef du parti qui depuis 40 ans rêve de transformer la province du Dominion britannique en un pays souverain et qui est incapable de parler dudit rêve!»

    Elle en avait parlé comme il faut quelques minutes avant M. Noel. Pour le Québec, dans le Canada ou à l'extérieur, l'éducation sera une priorité...anyway.

    Un souverainiste devrait faire confiance à son chef comme un fédéraliste le fait. M. Charest n'y est pas allé d'une déclaration d'amour au fédéralisme et aux Rocheuses...lui et personne ne va le lui reprocher. Taper sur le chef est un passe-temps souverainiste. »

  • Pierre Villeneuve
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 10h31
    Des dés pipés?
    « Les dés ne seront pipés que si les citoyens ne se prévalent pas de leur droit de vote. Les «faiseurs d'images» et les «sondeurs» auront alors réussi a nous faire croire que notre vote n'a pas d'importance. Le vrai sondage devrait découler de la participation des citoyens. Comme le dirait Obama, si le changement ne vient pas que Québec, amenons le changement a Québec. »

  • Kris Richard
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 11h05
    La Vérité...Que Justice soit Faite
    « La Vérité sur la Caisse de Dépôt dépasse l'entendement des petits électeurs comme nous, car le Trésor Québécois appartient au Mouvement Desjardins et que Desjardins, qui n'est pas une Banque, a placé Notre Avoir National un peu partout dans le Marché Boursier de manières à faire fructifier les économies des Riches rendus encore plus riches avec tous les Budgets ACCORDés à Desjardins Via la commissure du Plan Diabolique de la Réingénierie Charest de ses PPP, FIER, MRC, CRE, CLD, etc..
    Mais Qui est Desjardins?
    Elle est là la Question pour savoir combien Jean Charest nous a vendu comme Province.
    Autrement dit, La Caisse de Dépôt s'est vu amputé de sa gestion de ses budgets car Charest en a donné les livres à Desjardins, pour sa reddition de comptes.
    Alors, tout ce qui nous reste à Faire est de reprendre notre Crédit en main en Etatisant Desjardins et ensuite, on pourra faire du Québec quelque chose de viable pour les futures générations!
    Kris Richard
    26/11/2008 »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 11h17
    Match nul?
    « Il est manifeste que c'est Pauline la gagnante.... Elle a su montrer qu'elle a bien l'étoffe pour gouverner le Québec. Ce dont je n'ai jamais douté d'ailleurs... Tout au cours de la campagne elle a su encaisser les coups-bas de la presse en toute dignité. Je pense à Obama qui tirait de l'arrière et a fait face à la campagne de dénigrement McCain-Palin en se maintenant au-dessus du débat..... »

  • G. Y. Allard
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 11h46
    parlons de la cassette
    « Madame Marois revient toujours sur la cassette qui la fatigue beaucoup. Oui, mais elle ne veut pas comprendre que le Passé est garant de l'Avenir: les problèmes en santé, elle en est la cause et les conséquences sont actuelles: les infirmières mises à la retraite n'auraient pas 70 ans, ceci a été prouvé: elles auraient pour plusieurs dans la jeune soixantaine. et la réforme en éducation: la cause apporte ses conséquences: elle a renvoyé des milliers de jeunes enseignantes expérimentées en laissant les écoles vides de toute cette expérience pour soutenir les jeunes enseignants qui commençaient.
    Il en est de même pour tout le règne des péquistes: bouchard, landry et marois. Assez c'est assez. Gaétan 34 »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 11h54
    Débat et cacophonie
    « La réaction au débat ne fut-elle pas surprenante? Cet exercice, d'habitude si ennuyeux, se déroula sur un mode, enlevé, passionné. Les trois adversaires, à la forme parfaite, faisait même oublier la formule du débat en le transformant en une conversation vive, alternativement amicale et méchante. Les moments qualifiés de cacophonie ajoutaient au côté théâtral qui frisait parfois le boulevard. Chacun avait sa marotte, une formule dont il usait trop souvent. Cependant, montrer ainsi les ficelles du spectacle le desservait un peu.
    Le spectateur érudit de politique n'a rien appris. Des thèmes importants comme celui de la vision du Québec ont été à peine effleurés ou se sont perdus dans des digressions secondaires. Le président du débat n'a pas toujours ramené les adversaires au sujet.
    Aux réactions, on a pu voir que l'ensemble des gens connaît bien peu les questions dont on discutait. Le spectateur moyen attendait qu'on l'instruise. Aussi n'a-t-il pu apprécier le côté spectacle où se situait la réussite du débat avec trois acteurs de haut niveau.
    Ce spectateur est-il vraiment le seul? Beaucoup de politiciens et de journalistes, aveuglés par l'immédiat, ignorent des textes essentiels ou font mine de ne pas les comprendre.
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 12h05
    Les lunettes roses de M. Charest?
    « Je viens de comprendre pourquoi M. Charest dit que tout va bien Madame la Marquise et que le Québec n'a rien ou peu à craindre....du marasme mondial: IL IGNORE le déficit du Québec! comme on a pu le voir et l'entendre lors du débat!

    Il vit sur un petit nuage rose, sur une planète virtuelle rose! et les contingences du monde ordinaire ne l'effleurent pas mais là pas du tout et c'est ce que l'on a vu. »

  • Pierre-André Vaillancourt
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 12h15
    Match nul à La presse, un peu moins au Devoir...
    « C'est étonnant de voir le journaliste Marissal de La Presse dire que c'était la cacophonie et que ce fut un mach nul. On aura deviné qu'il tente de diminuer l'impact de ce débat pas nécessairement positif pour M. Charest.

    J'ai été étonné par la prestation de Mme Marrois, elle a été la meilleure des trois je crois, elle a montré l'étoffe d'une première ministre..

    Charest la cassette, sous le feu nourri des deux autres, a du défendre un bilan de 6 ans pas nécessairement très positif. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 12h22
    @Gilles Bousquet
    « Charest a parlé de son projet du nord, un projet du PQ qu'il a repris à sauce. Un projet stimulant, un projet d'avenir. On a toujours tourné le dos au grand nord, rêvant plutot des palmiers. Or notre avenir plus que jamais passe par le nord. Avec le réchauffement de la planète (on suppose que c'est vrai?) il va être plus facile d'exploiter les énormes richesses qui y dorment.

    Le projet du PQ depuis 40 ans c'est de donner un pays aux Tremblay d'Amérique. Des 4 grandes peuples qui ont colonisé le continent nous sommes les seuls restés sans pays. Le projet péquiste est de nous en donner enfin un. Or voici la gougoune IN-CA-PA-BLE d'en parler, incapable d'y appporter son coeur de femme, de mère et de québécoise. Incapable d'aller chercher l'auditeur. PITOYABLE.

    Cette année encore je vais me pincer le nez et aller voter PQ. Mais maudit que c'est dur. Maudit que je suis tanné des matantes Pauline. Maudit que je suis tanné de leur lâcheté. »

  • Thierry Rondeau
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 12h43
    Étonnante.....PENTOUTE !
    « Je ne suis pentoute étonné de la performance de madame Marois. Elle n'a fait que d'interrompre ses pairs en demandant à monsieur Bruneau de la laisser parler. Digne d'une péquiste qui ne sait faire valoir les autres sujets plus important que leur maudite indépendance. Liée disait-elle ? Un sujet est clair. Le fait indépendant ne changera pas la donné que le Québec serait le seul fait francophone en Amérique ; qu'elle sera sujette aux mêmes impondérables des cultures extérieures et par conséquent la culture n'ai pas une raison de faire une indépendance.

    C'est quand même madame Marois et monsieur Bouchard qui ont sabré le personnel de santé en 1997 ( plus de 6000 ), ont augmenté le nombres d'élèves par classe et qui a forcé les municipalités à fusionner afin de refondre la carte politique ( en vue d'un référendum sur le sujet de la souveraineté ). L' insulte aux québécois est réelle lorsqu'on nous enfonce dans la gorge que la souveraineté est la seule vision pour nous protégé du monde extérieure.

    La vraie raison existentielle du PQ est la maudite souveraineté. La vraie raison à opter pour cette direction souveraine serait que nous connaissions la guerre civile , que nous souffrions et que nos vies soient tuées. Hors la souffrance n'est pas celle que certains européens ont connu qui a enclenché leur indépendance ( Pays de l'Est ) . Je voterai donc Libéral en conséquence de la déconnection réelle et continuelle du Parti Québecois. Monsieur Charest à bien travaillé lors du dernier mandat , il a positionné le Québec et il a fait des mouvements futures afin que le Québec fasse partie de la globalisation notamment en signant des ententes sur la mobilité de la main d'oeuvre et en signant l'entente de libre échange latino-américain avec la Colombie ( cette semaine ). J'appui surtout un leader qui nous fera avancé et non reculé. Encore faut-il que les péquistes sortent leur tête de leur poutine , arrêtent de faire de la liche de mouche et comprendre qu'ailleurs l'histoire nous fait comprendre ce constat.

    Thierry Lüttgen »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 13h07
    Pauline Marois manquerait de compassion
    « Le coup le plus bas porté par Jean Charest durant le débat a été à l'encontre de Pauline Marois, dont il s'est permis de mettre en doute la compassion pour les gens ordinaires. Toute l'arrogance du premier ministre libéral conservateur est apparue dans cette accusation.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 15h04
    @ Zach Gebello
    « Vous avez raison d'écrire : «Le PQ et ADQ, chacun dans leur coin sont bancals, mais ensembles se complémentent très bien.»

    Vu que les 2 chefs "PQ et ADQ" ne semblent pas prêts à former une coalition pour l'élection du 8 décembre, faudrait que les électeurs nationalistes québécois le fassent à leur place comme suit : Voter, dans son comté, pour le candidat qui a plus de chances de battre le candidat Libéral. On n'a qu'à consulter son journal local qui fait des sondages pour savoir qui il est. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 26 novembre 2008 15h15
    @ M. Jacques Noel
    « Quand on écrit : «Or voici la gougoune IN-CA-PA-BLE d'en parler, incapable d'y appporter son coeur de femme, de mère et de québécoise. Incapable d'aller chercher l'auditeur. PITOYABLE.» On tape sur sa chef moins de 2 semaines avant l'élection, ce qui me semble manquer d'art électoral.

    Mme Marois ne me semble pas du tout une gougoune, personne ne voulait se présenter contre elle quand M. Boisclair a démissionné. Où étaient les braves qui lui tapent dessus aujourd'hui ?

    On a plein de poètes et de chanteurs ou les 2 à la fois pour faire rêver du pays du Québec, laissons leur donc la place, ils devraient le faire bien mieux que nos politiciens qui ne le sont pas nécessairement. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 16h01
    @monsieur Lüttgen
    « On voit bien que le fait français est en danger avec vous monsieur Lüttgen.

    Cette «maudite» indépendance, comme vous répétez plusieurs fois, ce n'est pas un projet méprisable, c'est un projet grandiose pour les Québécois.

    Ceux qui en font la promotion ont beaucoup de mérite, dont celui, et non le moindre, de positionner plus favorablement les fédéralistes crédules qui, par leurs positions timorées, n'auraient jamais gagné quoi que ce soit.

    Votez Libéral, mais ayez la décence de respecter les autres et tâchez d'être moins servile et plus critique, votre ami Charest en a besoin. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 26 novembre 2008 17h18
    Très mauvaise formule.
    « Il n'était pas nécessaire de se mettre en quatre pour inventer une nouvelle formule de débats qui donne ce résultat.

    Une minute, en entrée d'émission, accordée à chaque chef de parti pour énoncer un programme politique, économique et social que les dirigeants et les militants ont mis des mois à façonner.

    Des répliques et des interruptions qui font durer pendant de longues minutes une cacophonie indescriptible.

    Un choix de thèmes qui laisse de côté l'environnement, la sécurité publique, les relations internationales, la francophonie...

    Une formule qui fait en sorte que le Premier ministre doit répondre au moins deux fois aux mêmes questions.

    J'espère qu'un jour quelqu'un réussira à pondre une meilleure formule que celle-là. »

  • Jean-François Caron
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 19h16
    Si les gens s'intéressait un peu plus
    « On a assité à un vrai show mais que de vérité dans cette soirée. Il faut être inquiet. Mme Marois a bien sonné l'alarme sur plusieurs méfaits du gouvernement Charest : santé, éducation et économie. Le beau discours de M Charest ne tient plus....mais plusieurs l'entende encore comme LA VÉRITÉ. Il est probablement trop tard pour éveiller la conscience poppulaire. Les quatre prochaines années sauront le dire et le Québec sera prêt à faire un choix. Nous avons à apprendre de nos voisins américain. »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 26 novembre 2008 22h28
    Lüttgen
    « Le bon jugement viendra peut-être un jour. Dans 4 ans vous serez rendu à prendre conscience que vous faite erreur. »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    jeudi 27 novembre 2008 09h59
    @Pierre Villeneuve
    « Encore faut-il avoir quelqu'un pour qui voter, quelqu'un qui partage les mêmes convictions que le voteur... c'est-là que l'action de voter prend son sens.

    Mais si vous insistez pour que j'use de mon droit de vote, je vais en usez doublement : le discours des candidats Marois et Charest étant essentiellement semblable -en termes de vacuité-, je vais donc fixer mon choix sur ces deux candidats à la fois ; ainsi, sur le bulletin de vote j'apposerai donc un X devant le patronyme de chacun des candidats de mon comté qui se présentent sous la bannière des deux chefs susnommés. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 27 novembre 2008 12h28
    Larrons en foire...
    « Dumont et Marois semblaient s'entendre comme "Larrons en foire". Pauline a dû lui promettre de le ménager s'il se retrouvait encore dans le poulailler...Même les critiques de Dumont envers Marois, semblaient enveloppées dans la soie.

    Pour ce qui est de Pauline, arrogante et vindicative, elle nous a fait la démonstration des nombreuses "montée de lait" auxquelles nous pourrons assister lorsqu'elle se retrouvera dans l'opposition officielle.

    Son petit laïus sur les bienfaits de la souveraineté ne nous a pas convaincu pas plus qu'elle ne semblait l'être elle-même de toute façon. Y a pas de quoi se pêter les bretelles en regard de sa performance lors du débat.

    Reprocher à Charest son inaction et son incurie pendant les 6 dernières années alors que le gouvernement liréral s'est échiné, avant tout, à recoller les pôts cassées. Tant d'insconscience et de cynisme devant l'ampleur des dégâts causés par le gouvernement péquiste précédent, n'étonnent plus personne, on dirait...! »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    jeudi 27 novembre 2008 18h07
    Ces canadiens-français(canadien en premier) - qui acceptent de mourir!
    « Bonjour,

    @Zach Gebello,
    C'est bien, mais c'est seulement une partie de la solution...
    *
    @Kris Richard : La Vérité...Que Justice soit Faite. Soyez plus clair s.v.p. Merci

    ***

    Charest est à l'image de Bourassa -- en plus de dire des niaiseries ( ex: jouer dans la caisse : dont aucun journaliste en dénonce l'enfantillage) - il ne répond jamais aux questions!

    Très très désagréable! Et il ose se prendre pour un chef d'État!

    À moins d'être un canadiens-français(canadien en premier) - qui accepte de disparaître ; de ne pas tenir à l'avenir de notre langue, de notre culture, donc de notre identité ; on a pas le choix de ne pas appuyer un parti indépendantiste : le PQ + QS + PI + Verts (qui doivent se regrouper impérativement sous un même chapeau).
    En attendant de se regrouper un jour(le plus tôt) pour notre plus grand bien, tous ces souverainistes doivent se partager des circonscriptions selon leur poids (et selon les meilleures chances de faire élire un parti ou l'autre de la coalition).


    Quand on est rendu -- en plus de couper dans les budgets à la francisation (qui retarde sciemment l'apprentissage du français, donc à l'intégration) -- à cacher pendant près de 2 ans des données statistiques essentielles sur le poids démographique de ces mêmes canadiens-Français....qui se taisent :
    alors que constater d'autre qu'ils acceptent de mourir!!!

    Il n'y pas pires aveugles que ceux qui ne veulent voir ce qui nous attend...

    C'est d'une tristesse infinie! »

  • Thierry Rondeau
    Inscrit
    samedi 17 janvier 2009 08h16
    @ MM Gagnon et Bordeleau
    « Vos réactions à mon commentaire sur le PQ est typique ; peu étonnante et si en lien du syndrome du " me-moi-je ". Les péquistes aiment ( comme vous d'ailleurs )à nous enfoncer dans la gorge votre " beau " projet de papier mâché d'indépendance que vous reclamez. Certe est-ce louable de défendre le " mâchouillé sans fondement " mais vous conviendrez qu'il faut avoir vécu ailleurs pour comprendre qu'il n'y aucune structure qui le supporte ; que vous ne souffrez pas dans cette communauté qui vous rend indigeste et qu'enfin nous ( les antis ! ) pouvons dire NON. Merci quand même de l'effort à me faire revenir péquiste, mais comme vous . Ce parti m'est indigeste. »

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