Dumont et Marois satisfaits, mais pas Charest
La formule a engendré des moments cacophoniques, dit le chef libéral
À peine sortis de l'arène dans laquelle ils venaient de se battre pendant deux heures, Pauline Marois et Mario Dumont ont indiqué avoir atteint leurs objectifs, hier. Jean Charest, lui, a paru moins enchanté par l'expérience.
Dans un court point de presse suivant immédiatement le débat, Pauline Marois a indiqué qu'elle «avait hâte [avant le débat] de pouvoir communiquer directement [s]on point de vue à la population», et qu'elle «espérait être arrivée» à mieux faire connaître son programme.
La chef du PQ s'est dite «déçue» que Jean Charest n'ait pas répondu à ses questions en refusant de dévoiler les états financiers de la Caisse de dépôt et placement. «Des Québécois sont inquiets, et M. Charest aurait dû pouvoir les éclairer. Il ne l'a pas fait.»
Selon elle, cela confirme «le fait qu'il a décidé d'aller en élection maintenant parce qu'il ne voulait pas faire le point sur la situation économique». Les Québécois jugeront cette décision, a-t-elle dit: «Dans les faits, il se retrouve ce soir devant un million de personnes, peut-être plus, et tout le monde va constater qu'il ne veut pas répondre. Il cache ce qu'il sait parce qu'il le sait.»
Sur le format du débat comme tel, Pauline Marois a avoué qu'il n'était pas facile d'éviter la cacophonie. «On est dedans, on a l'impression qu'on entend ce que l'autre nous dit, alors on se prépare à vérifier en même temps que l'autre intervient...» Mais elle a trouvé le ton «assez amical»... considérant la divergence des points de vue exprimés.
Mario Dumont, lui, a estimé que la campagne avait vraiment débuté hier soir. «Nos idées sont rendues à la population», a commenté le chef adéquiste tout de suite après le débat. Selon lui, Jean Charest repart de son côté «à la case départ» parce qu'il n'a pas été convaincant en économie, le thème central de sa campagne.
Tout comme Mme Marois n'a pas voulu indiquer si le débat marquait selon elle un «tournant» dans la campagne, le chef adéquiste n'a pas voulu mesurer l'impact de sa propre performance au débat. Son objectif numéro un, a-t-il dit, était de soumettre les idées de l'ADQ et de «présenter une vision différente» se distinguant de deux partis aux discours très «similaires». Et de laisser entendre qu'il avait pu convaincre «ceux qui partagent les idées» de son parti et «ceux qui veulent du changement».
Mario Dumont a dit avoir aussi été «frappé» du fait qu'en matière de santé et d'économie, Jean Charest n'ait présenté «ni bilan, ni propositions, ni idées». «En économie, il ne connaît même pas la dette du Québec, il n'est même pas capable de l'approximer de façon rigoureuse.»
Invité à commenter la cacophonie de l'ensemble, il a répondu en anglais que «la partie la plus chaotique» avait eu lieu quand les deux autres chefs se sont affrontés pour savoir «qui avait fait le pire dans le passé».
Charest critique
Jean Charest n'a pour sa part pas semblé enchanté par son expérience d'hier. Il a critiqué la formule retenue par le consortium des radiodiffuseurs. «Avouons que la formule était cacophonique à certains moments comme on l'avait prévu», a-t-il dit. «À l'avenir, on verra comment on le fait», ce débat, a-t-il laissé tomber.
Le chef libéral a fait observer qu'il a été la cible de ses deux adversaires à un point tel où pendant les échanges entre eux, «ils s'attaquaient à moi», a-t-il fait observer.
À un journaliste qui lui faisait remarquer qu'il a sorti la «cassette» pendant le débat, Jean Charest a souligné que «si je dis les mêmes choses, c'est aussi une question de constance».
Que Pauline Marois soit une femme n'a rien changé à la dynamique du débat, estime M. Charest. «Au Québec comme aux États-Unis, on ne choisit pas les chefs politiques parce qu'ils sont hommes ou femmes, ou noir ou blanc», a -t-il fait valoir, ajoutant que Barack Obama avait été élu président parce qu'il était le meilleur candidat.
Dans un court point de presse suivant immédiatement le débat, Pauline Marois a indiqué qu'elle «avait hâte [avant le débat] de pouvoir communiquer directement [s]on point de vue à la population», et qu'elle «espérait être arrivée» à mieux faire connaître son programme.
La chef du PQ s'est dite «déçue» que Jean Charest n'ait pas répondu à ses questions en refusant de dévoiler les états financiers de la Caisse de dépôt et placement. «Des Québécois sont inquiets, et M. Charest aurait dû pouvoir les éclairer. Il ne l'a pas fait.»
Selon elle, cela confirme «le fait qu'il a décidé d'aller en élection maintenant parce qu'il ne voulait pas faire le point sur la situation économique». Les Québécois jugeront cette décision, a-t-elle dit: «Dans les faits, il se retrouve ce soir devant un million de personnes, peut-être plus, et tout le monde va constater qu'il ne veut pas répondre. Il cache ce qu'il sait parce qu'il le sait.»
Sur le format du débat comme tel, Pauline Marois a avoué qu'il n'était pas facile d'éviter la cacophonie. «On est dedans, on a l'impression qu'on entend ce que l'autre nous dit, alors on se prépare à vérifier en même temps que l'autre intervient...» Mais elle a trouvé le ton «assez amical»... considérant la divergence des points de vue exprimés.
Mario Dumont, lui, a estimé que la campagne avait vraiment débuté hier soir. «Nos idées sont rendues à la population», a commenté le chef adéquiste tout de suite après le débat. Selon lui, Jean Charest repart de son côté «à la case départ» parce qu'il n'a pas été convaincant en économie, le thème central de sa campagne.
Tout comme Mme Marois n'a pas voulu indiquer si le débat marquait selon elle un «tournant» dans la campagne, le chef adéquiste n'a pas voulu mesurer l'impact de sa propre performance au débat. Son objectif numéro un, a-t-il dit, était de soumettre les idées de l'ADQ et de «présenter une vision différente» se distinguant de deux partis aux discours très «similaires». Et de laisser entendre qu'il avait pu convaincre «ceux qui partagent les idées» de son parti et «ceux qui veulent du changement».
Mario Dumont a dit avoir aussi été «frappé» du fait qu'en matière de santé et d'économie, Jean Charest n'ait présenté «ni bilan, ni propositions, ni idées». «En économie, il ne connaît même pas la dette du Québec, il n'est même pas capable de l'approximer de façon rigoureuse.»
Invité à commenter la cacophonie de l'ensemble, il a répondu en anglais que «la partie la plus chaotique» avait eu lieu quand les deux autres chefs se sont affrontés pour savoir «qui avait fait le pire dans le passé».
Charest critique
Jean Charest n'a pour sa part pas semblé enchanté par son expérience d'hier. Il a critiqué la formule retenue par le consortium des radiodiffuseurs. «Avouons que la formule était cacophonique à certains moments comme on l'avait prévu», a-t-il dit. «À l'avenir, on verra comment on le fait», ce débat, a-t-il laissé tomber.
Le chef libéral a fait observer qu'il a été la cible de ses deux adversaires à un point tel où pendant les échanges entre eux, «ils s'attaquaient à moi», a-t-il fait observer.
À un journaliste qui lui faisait remarquer qu'il a sorti la «cassette» pendant le débat, Jean Charest a souligné que «si je dis les mêmes choses, c'est aussi une question de constance».
Que Pauline Marois soit une femme n'a rien changé à la dynamique du débat, estime M. Charest. «Au Québec comme aux États-Unis, on ne choisit pas les chefs politiques parce qu'ils sont hommes ou femmes, ou noir ou blanc», a -t-il fait valoir, ajoutant que Barack Obama avait été élu président parce qu'il était le meilleur candidat.
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