Débat des chefs - Le grain de sel de Françoise David
Québec — En réagissant au débat par écrit sur son site Web, Françoise David, la porte-parole de Québec solidaire (QS), a trouvé une formule incisive qui lui a permis d'avoir plus de droits de parole que tous les participants. Elle n'aurait en outre jamais été interrompue n'eussent été les problèmes techniques qui ont bloqué ses interventions pendant plus de 20 minutes.
Entre 20h40 et 21h10, Le Devoir a été incapable de lire les nouvelles réactions de Mme David lesquelles sont finalement apparues, par la suite, en rafale. Jointe peu après au téléphone, son attachée de presse, Charlotte Dussault, a confirmé le délai en laissant entendre que cela était peut-être dû au trafic sur le site.
La soirée avait pourtant bien commencé. «M. Charest égal à lui-même. Mme Marois sans substance. M. Dumont à droite toute!», a écrit la porte-parole de QS dans son premier commentaire tout juste après les discours de présentation des trois chefs. «Élections à date fixe, M. Dumont a bien raison, Québec solidaire propose la même chose», a-t-elle poursuivi à la suite d'une question du public sur le cynisme de la population envers la politique.
Tantôt pédagogique, tantôt plus agressive, Mme David s'est permis plus d'un commentaire incisif, comme cette intervention sur le thème de la criminalité. «Les plus grands criminels ne sont pas les pauvres, rappelez-vous la commission Gomery ou l'affaire Norbourg», a-t-elle écrit. «Les personnes assistées sociales vivent dans la pauvreté la plus abjecte et ne demandent qu'à s'en sortir.»
Et de moquer l'intervention de Jean Charest dans le dossier de la santé. «Profondément ironique de voir Charest défendre le système public alors qu'il privatise dans les faits.» Après avoir multiplié les propos sur le thème de la santé, la porte-parole de Québec solidaire, s'est montrée peu loquace sur le thème de l'économie avec à peine deux réactions en 20 minutes.
Brèves et peu approfondies, les interventions se sont succédé assez rapidement. Et ce, avec les conséquences que l'on peut imaginer sur la qualité du français. Ainsi, on ne comptait plus les erreurs dans cette réaction aux propos de Pauline Marois. «Non seulement elle a envoyé des miliers de médecin [sic] à la retraite et fermé des écoles d'infirmières. Il est vrai que ces décisions ont pavées [sic] la voie à Jean Charest pour privatiser le système de santé. Il s'est servi des maladresse [sic] péquistes pour discrédité [sic] le système public.»
QS semble avoir corrigé le tir en cours de débat puisque, durant la deuxième partie du débat, les réactions tardaient plus à venir, mais ne contenaient presque plus de fautes. Interrogé plus tôt sur ce péril linguistique, un porte-parole avait fait valoir qu'une certaine indulgence s'imposait à cet égard. «Ce sont les joies du direct. Dans le débat des chefs, ils vont faire des fautes de syntaxe. Il faudra donc nous pardonner deux ou trois coquilles», avait déclaré Francis Boucher.
Françoise David avait lancé sa stratégie Web près de quatre heures avant le début du débat. «On a voulu m'exclure du débat des chefs, je m'y invite», a lancé la porte-parole de Québec solidaire dans une capsule préenregistrée mise en ligne en après-midi.
La stratégie Web de Québec solidaire se déclinait en trois temps: la mise en ligne de discours en fin d'après-midi, les réactions écrites de la chef pendant le débat et, enfin, la mise en ligne d'un discours de clôture, lui aussi préenregistré.
Entre 20h40 et 21h10, Le Devoir a été incapable de lire les nouvelles réactions de Mme David lesquelles sont finalement apparues, par la suite, en rafale. Jointe peu après au téléphone, son attachée de presse, Charlotte Dussault, a confirmé le délai en laissant entendre que cela était peut-être dû au trafic sur le site.
La soirée avait pourtant bien commencé. «M. Charest égal à lui-même. Mme Marois sans substance. M. Dumont à droite toute!», a écrit la porte-parole de QS dans son premier commentaire tout juste après les discours de présentation des trois chefs. «Élections à date fixe, M. Dumont a bien raison, Québec solidaire propose la même chose», a-t-elle poursuivi à la suite d'une question du public sur le cynisme de la population envers la politique.
Tantôt pédagogique, tantôt plus agressive, Mme David s'est permis plus d'un commentaire incisif, comme cette intervention sur le thème de la criminalité. «Les plus grands criminels ne sont pas les pauvres, rappelez-vous la commission Gomery ou l'affaire Norbourg», a-t-elle écrit. «Les personnes assistées sociales vivent dans la pauvreté la plus abjecte et ne demandent qu'à s'en sortir.»
Et de moquer l'intervention de Jean Charest dans le dossier de la santé. «Profondément ironique de voir Charest défendre le système public alors qu'il privatise dans les faits.» Après avoir multiplié les propos sur le thème de la santé, la porte-parole de Québec solidaire, s'est montrée peu loquace sur le thème de l'économie avec à peine deux réactions en 20 minutes.
Brèves et peu approfondies, les interventions se sont succédé assez rapidement. Et ce, avec les conséquences que l'on peut imaginer sur la qualité du français. Ainsi, on ne comptait plus les erreurs dans cette réaction aux propos de Pauline Marois. «Non seulement elle a envoyé des miliers de médecin [sic] à la retraite et fermé des écoles d'infirmières. Il est vrai que ces décisions ont pavées [sic] la voie à Jean Charest pour privatiser le système de santé. Il s'est servi des maladresse [sic] péquistes pour discrédité [sic] le système public.»
QS semble avoir corrigé le tir en cours de débat puisque, durant la deuxième partie du débat, les réactions tardaient plus à venir, mais ne contenaient presque plus de fautes. Interrogé plus tôt sur ce péril linguistique, un porte-parole avait fait valoir qu'une certaine indulgence s'imposait à cet égard. «Ce sont les joies du direct. Dans le débat des chefs, ils vont faire des fautes de syntaxe. Il faudra donc nous pardonner deux ou trois coquilles», avait déclaré Francis Boucher.
Françoise David avait lancé sa stratégie Web près de quatre heures avant le début du débat. «On a voulu m'exclure du débat des chefs, je m'y invite», a lancé la porte-parole de Québec solidaire dans une capsule préenregistrée mise en ligne en après-midi.
La stratégie Web de Québec solidaire se déclinait en trois temps: la mise en ligne de discours en fin d'après-midi, les réactions écrites de la chef pendant le débat et, enfin, la mise en ligne d'un discours de clôture, lui aussi préenregistré.
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