Les partis manquent de courage, selon les environnementalistes
Même si l'environnement occupe de plus en plus les débats politiques au Québec, les engagements que prennent les différents partis ne sont toujours pas à la hauteur, selon ce que révèlent les résultats d'un questionnaire distribué aux partis par une dizaine de groupes environnementaux.
«Ce qu'on constate comme résultat, c'est qu'on parle davantage d'environnement, mais au final les engagements ne sont pas encore à la hauteur, et ce, pour tous les partis», estime Mélissa Filion, porte-parole de Greenpeace et responsable de la Campagne forêt boréale.
Sur les 25 questions posées aux partis, seuls Québec solidaire et le Parti vert du Québec ont obtenu une note parfaite. Suivent au classement le Parti québécois (PQ), avec 16 engagements favorables à l'environnement, l'Action démocratique du Québec (ADQ), qui en compte huit, et le Parti libéral du Québec (PLQ), qui ferme la marche avec cinq réponses favorables.
Fait à noter, les partis étaient invités à répondre simplement par l'affirmative ou la négative, mis à part trois questions à développement, mais le PLQ n'a pas respecté cette consigne. Il est donc revenu aux groupes environnementaux de trancher les réponses du parti. Ce refus de se prononcer clairement démontre que le PLQ n'est pas prêt à prendre des
engagements concrets, selon Mme Filion.
La porte-parole de Greenpeace, organisme qui a participé à l'initiative, a également souligné que tous les partis s'étaient prêtés au jeu cette année, une amélioration selon elle, puisque l'ADQ avait refusé de répondre à ne serait-ce qu'une seule question lors de la dernière campagne électorale.
Déception cependant quant aux engagements environnementaux des trois principaux partis. Le PLQ, l'ADQ et le PQ ont tous les trois manqué de courage, selon les instigateurs du questionnaire, en refusant de s'engager sur sept enjeux cruciaux, notamment en ce qui concerne la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2 et la mise en place d'un moratoire sur l'exploitation de gaz naturel dans le golfe du Saint-Laurent.
Les trois partis ont également refusé de s'engager à doubler le financement du transport en commun ainsi qu'à augmenter celui du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs de 0,3 à 2 %.
«Il y a donc plusieurs enjeux environnementaux pour lesquels les trois principaux partis politiques qui ont siégé jusqu'à maintenant à l'Assemblée nationale font des choix qui ne feront pas progresser le Québec au niveau environnemental, et c'est très inquiétant», a déploré Mme Filion.
Les cinq partis interrogés se sont néanmoins prononcés à l'unanimité en faveur de l'implantation d'un programme obligatoire d'inspection et d'entretien des véhicules automobiles au Québec ainsi que pour l'adoption d'une loi anti-poursuite bâillon (SLAPP) dès le printemps 2009.
Le questionnaire environnemental portait sur les thèmes des changements climatiques, de l'énergie, de la qualité de l'air, de la gestion des matières résiduelles, de l'agriculture, du financement de l'environnement, de la conservation de la nature ainsi que de l'aménagement du territoire et l'aménagement forestier.
L'initiative a réuni, entre autres organismes, Greenpeace, Equiterre, la Coalition QuébecKyoto, la Fondation David Suzuki et ENvironnement JEUnesse.
«Ce qu'on constate comme résultat, c'est qu'on parle davantage d'environnement, mais au final les engagements ne sont pas encore à la hauteur, et ce, pour tous les partis», estime Mélissa Filion, porte-parole de Greenpeace et responsable de la Campagne forêt boréale.
Sur les 25 questions posées aux partis, seuls Québec solidaire et le Parti vert du Québec ont obtenu une note parfaite. Suivent au classement le Parti québécois (PQ), avec 16 engagements favorables à l'environnement, l'Action démocratique du Québec (ADQ), qui en compte huit, et le Parti libéral du Québec (PLQ), qui ferme la marche avec cinq réponses favorables.
Fait à noter, les partis étaient invités à répondre simplement par l'affirmative ou la négative, mis à part trois questions à développement, mais le PLQ n'a pas respecté cette consigne. Il est donc revenu aux groupes environnementaux de trancher les réponses du parti. Ce refus de se prononcer clairement démontre que le PLQ n'est pas prêt à prendre des
engagements concrets, selon Mme Filion.
La porte-parole de Greenpeace, organisme qui a participé à l'initiative, a également souligné que tous les partis s'étaient prêtés au jeu cette année, une amélioration selon elle, puisque l'ADQ avait refusé de répondre à ne serait-ce qu'une seule question lors de la dernière campagne électorale.
Déception cependant quant aux engagements environnementaux des trois principaux partis. Le PLQ, l'ADQ et le PQ ont tous les trois manqué de courage, selon les instigateurs du questionnaire, en refusant de s'engager sur sept enjeux cruciaux, notamment en ce qui concerne la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2 et la mise en place d'un moratoire sur l'exploitation de gaz naturel dans le golfe du Saint-Laurent.
Les trois partis ont également refusé de s'engager à doubler le financement du transport en commun ainsi qu'à augmenter celui du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs de 0,3 à 2 %.
«Il y a donc plusieurs enjeux environnementaux pour lesquels les trois principaux partis politiques qui ont siégé jusqu'à maintenant à l'Assemblée nationale font des choix qui ne feront pas progresser le Québec au niveau environnemental, et c'est très inquiétant», a déploré Mme Filion.
Les cinq partis interrogés se sont néanmoins prononcés à l'unanimité en faveur de l'implantation d'un programme obligatoire d'inspection et d'entretien des véhicules automobiles au Québec ainsi que pour l'adoption d'une loi anti-poursuite bâillon (SLAPP) dès le printemps 2009.
Le questionnaire environnemental portait sur les thèmes des changements climatiques, de l'énergie, de la qualité de l'air, de la gestion des matières résiduelles, de l'agriculture, du financement de l'environnement, de la conservation de la nature ainsi que de l'aménagement du territoire et l'aménagement forestier.
L'initiative a réuni, entre autres organismes, Greenpeace, Equiterre, la Coalition QuébecKyoto, la Fondation David Suzuki et ENvironnement JEUnesse.
Haut de la page

