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Québec solidaire taxerait davantage pour financer son projet de société

Fabien Deglise   25 novembre 2008  Québec
Plus de taxes, moins de déductions fiscales et un nouveau palier d'imposition pour les particuliers. Québec solidaire (QS) a dévoilé hier le chemin financier qu'il souhaite emprunter pour concrétiser son projet de société. Un projet qui, au total, coûterait 10 milliards sur sept ans aux contribuables, soit, à titre comparatif, dix fois plus que ce que prévoit le cadre financier des libéraux — sur cinq ans dans leur cas — présenté en fin de semaine.

Préparé «avec énormément de sérieux» afin de répondre aux gens «qui se questionnent sur notre capacité à être réalistes», a dit Françoise David, le cadre financier de QS prévoit une augmentation importante des revenus de l'État par l'entremises de nouvelles mesures fiscales touchant autant les particuliers que les entreprises.

En vrac, le parti de gauche souhaite par exemple resserrer les déductions offertes aux entrepreneurs, ramener l'impôt sur le revenu passif des entreprises au niveau de 2007, imposer pleinement le gain en capital ou encore «taxer les dividendes des futures holdings», a expliqué la porte-parole en compagnie de la deuxième tête de la formation politique, Amir Khadir, lors d'une conférence de presse tenue hier à Montréal.

QS veut également financer ses dépenses en nationalisant l'industrie pharmaceutique du Québec (pour un milliard de revenu sur cinq ans), en taxant l'eau, les mines et autres ressources naturelles (815 millions), en créant une TVQ à géométrie variable plus élevée pour les produits de luxe et polluants (745 millions) mais aussi en allant chercher 1,3 milliard de plus dans les poches des contribuables en ajoutant «un palier d'imposition» pour les ménages gagnant plus de 84 000$ par année. Entre autres choses.

Imaginé pour «construire une nouvelle économie au service des gens», a souligné M. Khadir, ce cadre financier vise aussi à mener à terme les grands projets de QS qui s'engage à augmenter l'aide sociale, à étendre la durée des vacances, à augmenter le nombre de congés et à refinancer les organismes communautaires. Les solidaires veulent aussi consacrer 1,6 milliard sur cinq ans pour «éliminer les lois antisyndicales du gouvernement Charest», 2,2 milliards pour accroître le financement du système de santé, 650 millions pour la gratuité scolaire ou encore cinq millions pour que les musées soient tous gratuits le dimanche.

Par ailleurs, avant d'en arriver là, QS a l'intention d'engager plus de deux milliards pour aider la province à sortir de la crise, lors de ses deux premières années au pouvoir. Financé par une redevance sur l'eau, par le «Fonds des générations« et le «Fonds d'urgence des exercices financiers précédents», peut-on lire dans le document de six pages qui expose le cadre financier de QS, ce plan de crise comprend, par exemple, le développement du transport en commun, le soutien à l'économie sociale ou encore la création de 38 000 nouvelles places en CPE.

En 2007, le parti de Françoise David et Amir Khadir avait chiffré ses promesses électorales à 6,2 milliards de dollars. À la même époque, les engagements de l'Action démocratique du Québec (ADQ) atteignaient, eux, 1,7 milliard et le projet électoral péquiste s'affichait pour sa part à 3,5 milliards.
 
 
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  • Jonathan Vallée Payette
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 01h00
    Nationaliser l'industrie pharmaceutique...
    M. Deglise s'est sans doute mal informé...

    Pharma-Québec n'est pas la nationalisation pure et simple de l'industrie pharmaceutique québécoise...

    Québec solidaire créera une régie publique d'achats groupés de médicaments génériques et brevetés, de production de médicaments génériques et de développement de nouvelles molécules, donc de nouveaux traitements.

    QS se base sur le modèle néo-zélandais de Pharmac. Pharma-Québec pourrait parvenir à casser les prix de 50 % à 90 % comme a réussi à le faire l'entreprise néo-zélandaise
    Pharmac fondée en 1993, qui fonctionne par appel d'offres et qui a éliminé le marketing excessif des sociétés pharmaceutiques. En 2005, les médicaments
    génériques se vendaient 77 % moins chers en Nouvelle-Zélande qu'au Canada...

    Cette entreprise publique tirera avantage de son rôle de principal acheteur, en plus de générer des économies pour le gouvernement du Québec et de briser le monopole détenu par les multinationales sur le domaine de la santé. Comme producteur de médicaments génériques, Pharma-Québec s'inspirera de différents pays qui ont établi une politique publique de production de médicaments génériques pour réduire les coûts liés au traitement de certaines maladies
    particulièrement coûteuses.

  • Eric Demers
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 08h34
    QS taxerait d'avantage...
    Bravo! Magnifique article!
    Votre mauvaise foi y est exposée avec une transparence et une impudeur qui vous honore. Vous mettez l'emphase sur la hausse de taxes en minimisant le fait que cette hausse est exclusivement réservée au plus nanti, qui ont, eux, les moyens d'une contribution LÉGÈREMENT plus élevée. Brillant!!

    Enfouir, sous un tas de verbiage, la taxe sur le capital, simple volonté de taxer les parasites de la finance et cela en faveur d'un fardeau fiscal rééquilibré en faveur des travailleurs, démontre votre savoir-faire journalistique.

    Sortir l'épouvantail de la nationalisation est la cerise sur le sundae de votre grande oeuvre! Pharma Québec est un projet qui vise simplement à bénéficier du pouvoir d'achat de l'état pour réduire les coûts de l'assurance médicament. Difficile de s'opposer à cela! Vous trouvez habilement un moyen... Vous travestissez les faits!
    Si la tendance se maintient, je continuerai à lire de moins en moins Le Devoir!

  • Jonathan Vallée Payette
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 08h35
    Un titre assez morne
    "Québec solidaire taxerait davantage pour financer son projet de société"...

    c'est tout ? Est-ce un de ces clichés redondants que l'on balance à QS comme ça, bêtement ?

    L'article ne fait pas mention, ne serait-ce qu'une seule fois, de l'évasion fiscale. QS compte aller y chercher, dans un premier temps, 500 millions. M. Deglise écarte complètement cette proposition.

    Par un seul mot sur la proposition audacieuse de "soutenir les coopératives de travail qui reprennent des entreprises
    qui délocalisent". Pas un seul mot sur la proposition (contraire au titre monolithique de l'article) de "augmenter la liste de produits exemptés de TVQ".

    J'invite les lecteurs et lectrices à consulter le cadre financier de QS au http://quebecsolidaire.net/files/QS2008-Cadre_fina . Ils et elles seront passablement mieux informé-es que s'ils et elle ne s'en tiennent qu'à cet article...

  • andré michaud
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 08h52
    Taxer taxer taxer
    La solution de Québec Soltaire...taxer taxer taxer...ceux qui travaillent ou produisent de la richese...pour augmenter les assistés sociaux aptes au travail qui nous parasitent!!!
    Belle mentalité!!

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 09h21
    Avec QS, à bas ceux et celles qui travaillent...
    Toujours la même rengaine marxiste-machin-truc chez les bien-pensants du QS: si tu as le malheur d'avoir étudié longtemps, de travailler fort et de recevoir des revenus en conséquence, on te puni par la taxation. Par contre, si tu végètes, si c'est l'État qui te fait vivre, on t'en promet encore plus.

    Pas étonnant qu'à peine 3.5% de la population vote pour ces huluberlus.

  • Marc Desnoyers
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 10h09
    Toujours la même recette communiste : taxer, taxer, taxer...
    Bravo pour votre article! Il est temps que la complaisance médiatique à l'endroit de Québec Soviétique cesse! Il faut appeler un chat un chat : pendant une crise économique, la dernière chose dont le Québec a besoin ce sont de nouvelles taxes et impôts pour financer un gigantesque projet de BS mur à mur!!!

    Toujours aussi pelleteux de nuages, ces communistes!

  • François M. Taisne
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 11h10
    QS
    On comprend pourquoi QS est appuyé par tout ce que le Québec compte d'assistés sociaux, d'illétrés, de marginaux.
    Voilà un programme politique taillé à la mesure de ceux ayant un QI (Quotient intellectuel) de moins 40. Et je suis généreux.

  • Anthony Gifuni
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 11h17
    Avec QS, à bas les commentaires vides à la M. Descôteaux
    M. Descôteaux,

    Je trouve assez ironique qu'Amir Khadir cadre exactement dans l'exemple de personne (étudie longtemps, travaille fort) qui selon vous seraient les malheureuses victimes du programme de QS. Peut-être que si au lieu de faire des commentaires vides asaisonés de sophismes et que vous feriez appel à votre capacité à vous informer et à raisonner critiquement, vous seriez plus en mesure de comprendre l'essence des positions de QS et le motif des gens qui travaillent fort et qui ont étudié longtemps à les supporter.

  • Jonathan Guay A.
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 11h41
    Ce système monétaire nous tue / Zeitgeist Addendum
    Encore une fois, ce système monétaire noue divise pour mieux règner et nous étouffer.

    Je vous suggère à tous de voir le film Zeitgeist Addendum afin d'y voir plus clair.

    La fin est très proche. Soyez-en heureux et libre enfin.

    JGA

  • Patrick Lavoie
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 12h02
    Je suis essouflé...
    Je suis père de famille. J'ai deux enfants. 29ans. Je suis épuisé. Heureusement que j'ai mon café tout les jours pour me tenir éveillé. J'ai étudié pourtant, j'ai travaillé fort. Depuis que j'ai terminé l'école il y a 7 ans que je cours pour boucler mes fins de mois. À chaque mois. Pas un seul mois de répit. Pour payer mon prêt étudiant. Payer mon loyer. Payer mon local de travailleur autonome. Payer mon matériel. Payer... La vie est une course folle. Le système nous presse, jusqu'à la dernière goutte. Productif! Soyez productif! Toujours plus avec moins... Tout ça pour qui? Pour une compagnie de publicité qui se prend un max de profits. Qui me laisse des miettes. Jusqu'où ça doit aller? Jusqu'où vont-ils aller pour me convaincre que mon salut est dans mon travail? Que la vie sera pour plus tard. À ma retraite? Que je n'ai qu'à travailler encore plus fort pour me payer une Télé HD! Si je me divertis, plus de soucis? Si j'achète encore plus, plus de temps? Mon cas est semblable à beaucoup d'autres qui courent. Convaincus qu'il faut donner plus. Encore et encore. On y peut rien... La santé coûte de plus en plus cher. Il faut privatiser. Il va falloir que je paye ma santé maintenant. Dans ce système capitaliste où l'argent fait l'argent et le travail des miettes, vivre ne serait pas survivre? Qui a dit que l'on devait être au service de l'économie? Est-ce un nouveau dieu? Un autre dogme? Qui est responsable? L'humain? Ou les structure qu'il a créé? Nous sommes tous responsables. Nous devons contrôler l'économie. Nous devons contrôler nos vie. Ensemble. Il n'y a pas de liberté sans égalité. Mettre au pas l'industrie pharmaceutique n'est pas du communisme. Prendre en main le développement de l'énergie éolienne n'est pas idéaliste. Augmenter le salaire minimum pour que 40 heures de travail par semaine nous sortent la tête de l'eau, je n'ai pas l'impression que ça encourage les paresseux... Limiter les heures supplémentaires pour diminuer les coûts liés aux dépressions, aux accidents de travail et même aux déficits scolaires des enfants qui ne voient pas leurs parents parce qu'ils travaillent trop, ce n'est de l'idéologie. Centrer le système sur l'humain plutôt que sur l'augmentation de la croissance et la consommation. Faire un développement économique qui tient compte des richesses de nos milieux humides, de nos forêts, de nos rivières, des plantes, de cette nature qui nous rend des services qui valent des milliards! Jamais pris en compte par ces économistes dogmatiques de la croissances infinie. Voilà pourquoi je voterai Québec solidaire.

  • Pascal Riendeau
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 12h29
    Une erreur de taille
    Notez bien que le nouveau palier d'imposition pour les revenus supérieurs à 84000$ concerne les particuliers, et non les ménages, comme en fait mention l'article (les autres médias n'ont pas fait cette erreur).

    La droite crispée ferait bien d'aller relire un concept d'économie très éclairant à ce sujet, celui d'utilité marginale décroissante. Alors que le prélèvement supplémentaire d'impôt passera presque inaperçu pour la classe aisée, ce même prélèvement redistribué pourra changer une vie dans la classe moins fortunée. Mieux encore, même la classe aisée tirera bénéfice des projets collectifs ainsi financés. Voilà comment on fait pour créer de la richesse! Quelque chose que la droite semble avoir oublié...

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 12h30
    Facile d'être communiste quand on est riche.
    La famille David, après avoir profité des largesses du sénat fédéral canadien (arrière grand-père, grand-père, père, tous sénateurs, NOMMÉS) et ainsi avoir profité des avantages des liens avec l'élite anglaise occupante pour se hisser dans l'entreprenariat hautement subventionné et s'enrichir par l'évasion fiscale:

    "I created Mutual Films. We were distributing up to 40 films a year, everything from Truffaut to Serge Leone's movies. Then French-Canadian filmmakers came to us to finance and distribute their movies. I started taking executive producer credits.

    "I met Barbara Boyle and Bob Rehme who worked for Roger Corman. We started New World Mutual Films of Canada. Mutual Films being my company and New World being Roger Corman's company. We became the largest independent distributor in Canada. Tax shelters were flourishing in Canada. Hundreds of millions of dollars went into movies. There was more money than scripts." (Pierre David, frère de Françoise)

    Là on est assez gras et confortablement à l'abri pour imposer une forte taxation et un communisme aux autres !

    Et pourquoi pas en remettre en allant jusqu'à se déclarer souverainiste québécois !

    Pas étonnant que Julius Grey (très polonais comme nom) les adore !

  • Bureau Louis
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 12h41
    Et la dette...
    Aucune suggestion pour réduire la dette. Le patient est en mort céréballe.

  • Frederic Fradette
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 12h56
    À tous les incultes qui écrivent ici
    Ceux qui chialent contre le principe de taxer pour financer des projets sont des idiots qui ne prennent même pas la peine d'aller lire le programme du parti et diffuse toutes sortes de niaiserie qui serait mieux adapté à l'époque duplessiste. Si vous préféré des partis qui promettent des Millions et des Milliards sans dire ou il vont prendre l'argent c'est votre choix, mais au moins avec Québec Solidaire on sait d'où viendrait l'argent. Avec les vienx partis peu importe qui est élu, une fois au pouvoir ils vont dire que finalement ils n'ont pas d'argent et il ne feront rien.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 14h38
    Avec Q.S, le bonheur est dans une seringue pleine
    Que fera un gouvernement Q.S lorsque des contribuables québécois exaspérés d'être à ce point taxés et imposés immigreront en Ontario, en Alberta ou aux É.U! Sans parler des entreprises.

    Il y a un fantasme dans Q.S, faire de l'État un bon parent, un bon père, une bonne mère. Mais l'État c'est une structure utile mais froide, administrative et organisatrice point.

    Le meilleur des mondes de Q.S, c'est ni plus ni moins qu'un rêve éveillé. C'est la prise du pouvoir sous forme de rêve, une sorte de happy end de la politique. Et tout comme pour le PQ, Q.S offre l'idée d'un bon gouvernement provincial mais sans véritable cadre réaliste.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 25 novembre 2008 15h16
    Les finances de Q.S
    Il y a des projets intéressants dans Q.S mais comment réussir dans le cadre nord américain à les financer messieurs, dames solidaristes?

    Quant aux individus méprisants et haineux qui traite les assistés sociaux de parasites, ce sont des nuls et des ignares en psychologie et en sociologie évidemment.

  • Daniel Di Raddo
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 17h03
    partialité permanente
    M. Deglise on devine à quelle chapelle vous loger. Pour l'objectivité, on repassera.

  • Pierre-Paul St-Onge
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 17h56
    Article réducteur
    Bonjour,

    Je suis particulièrement choqué par cet article réducteur. Québec solidaire propose une baisse de taxes sur les produits de première nécessité et vous n'en parlez pas. QS propose seulement une augmentation de taxes sur les produits de luxe. Si vous payez plus de taxe sur un Hummer, il est où le problème. QS propose une augmentation d'impôt seulement pour les ménages à revenu plus élevé. Il est où le problème. Une fiscalité équitable est la solution aux problèmes du financement des services publics plutôt que d'appauvrir la classe moyenne en leur faisant payer le moindre petit service public qu'ils ont besoin. Grosso modo, avec QS, la majorité des citoyens verront leur fardeau fiscal diminué. Il est où le problème. SVP donnez l'information juste.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 18h16
    Combien parmi eux ont déjà eu à se battre...
    Combien des supporteurs inconditionnels de Québec Solidaire ont déjà eu à se battre dans l'entreprise privée contre des entreprises hors Québec ainsi que contre des multinationales pour survivre ...et même devenir prospère ? Combien gagnent leur vie dans l'entreprise privée, hors de la sécurité et des monopoles des secteurs public et parapublic ? Si davantage de leaders idéologiques de QS connaissaient un tant soit peu les contraintes inhérentes à la compétition et aux lois qui régissent les marchés à l'échelle internationale, ils seraient moins prompts à vouloir taxer les entreprises à toutes les sauces et à cracher allègrement dessus.

    Il me semble qu'il y a un équilibre à rechercher entre des enjeux sociaux légitimes et des enjeux économiques (ou de création de richesse) tout aussi légitimes pour rester sur la carte, en tant que nation hors du tiers-monde ! Je veux bien appuyer un projet de Société qui protège les défavorisés et les moins bien nantis. Encore faut -il être économiquement capable de se le payer. Et, je suis convaincu que ce n'est pas en taxant, taxant et taxant qu'on réussira à créer de la richesse. D'autant plus que le Québec est reconnu pour la Société déjà la plus taxée en Amérique du Nord. Je ne connais qu'une recette pour s'en sortir : vouloir, prendre les moyens pour pouvoir, faire preuve d'imagination, agir et ...travailler, travailler, travailler. Où trouve-t-on ces dimensions dans le plan de QS?

    Je suis d'avis que le talon d'Achille de QS, malgré ses idées progressistes au plan social, est de toujours se mettre en porte-à-faux avec les soi-disant riches et l'entreprise privée. C'est ce qui m'amène à dire que ce parti ne réussira jamais à vraiment décoller dans notre contexte Nord-Américain et en 2008. Au mieux, il réussira à faire élire à répétition les tenants du statu quo perpétuel qu'ils honnissent tant en divisant le vote des francophones, soit : Jean Charest et le PLQ.

    Tout un succès dans la promotion de leur projet de Société ! Tout un pas en avant dans leurs visées souverainistes !

  • Galarneau2
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 19h43
    Pas de marge de maneuvre
    "Un projet qui, au total, coûterait 10 milliards sur sept ans aux contribuables, soit, à titre comparatif, dix fois plus que ce que prévoit le cadre financier des libéraux -- sur cinq ans dans leur cas -- présenté en fin de semaine."
    C'est tout à fait normal.Les autres partis n'ont aucune marge de maneuvre. Ils sont dans l'immobilisme. Le programme des autres partis: Réduire les impôts des entreprises (pour ce qui en reste)et des particuliers qui ont vraiment les moyens d'en payer plus. Donner des avantages fiscaux à de grandes entreprises. Augmenter les tarifs et en créer de nouveau. C'est toujours les mêmes qui paient.Il y a un réel déséquilibre fiscal entre les particuliers et les entreprises et seul Qs propose d'aller chercher de l'argent où il y en a. Et il y en a, après 16 ou 17 ans de croissance continu. Et ce qui est vrai aussi, M.Deglise n'est pas objectif et ne prend pas le temps de lire et d'analyser tous les documents qu'on peut trouver facilement à un clic de souris. Ce n'est pas la première fois que je le rappelle à l'ordre et lui demande d'être plus rigoureux.


  • Abonné
    mardi 25 novembre 2008 19h48
    Sauver les meubles ou sauver sa peau!
    En période de trouble économique les gouvernements ont une obligation morale envers leur commettants et la possibilité d'un certain impact sur l'économie. Charest, Dumont et Marois veulent sauver les meubles. Mais pas nécessairement les miens, plutôt ceux des conglomérat et des institution financières. QS lui, veut sauver ma peau et celle de ceux qui vont vraiment souffrir de cette crise, incluant aussi une partie de la classe moyenne.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 23h00
    Combien parmi eux ont déjà eu à se battre...
    Combien des supporteurs inconditionnels de Québec Solidaire ont déjà eu à se battre dans l'entreprise privée contre des entreprises hors Québec ainsi que contre des multinationales pour survivre ...et même devenir prospère ? Combien gagnent leur vie dans l'entreprise privée, hors de la sécurité et des monopoles des secteurs public et parapublic ? Si davantage de leaders idéologiques de QS connaissaient un tant soit peu les contraintes inhérentes à la compétition et aux lois qui régissent les marchés à l'échelle internationale, ils seraient moins prompts à vouloir taxer les entreprises à toutes les sauces et à cracher allègrement dessus.

    Il me semble qu'il y a un équilibre à rechercher entre des enjeux sociaux légitimes et des enjeux économiques (ou de création de richesse) tout aussi légitimes pour rester sur la carte, en tant que nation hors du tiers-monde ! Je veux bien appuyer un projet de Société qui protège les défavorisés et les moins bien nantis. Encore faut -il être économiquement capable de se le payer. Et, je suis convaincu que ce n'est pas en taxant, taxant et taxant qu'on réussira à créer de la richesse. D'autant plus que le Québec est reconnu pour la Société déjà la plus taxée en Amérique du Nord. Je ne connais qu'une recette pour s'en sortir : vouloir, prendre les moyens pour pouvoir, faire preuve d'imagination, agir et ...travailler, travailler, travailler. Où trouve-t-on ces dimensions dans le plan de QS?

    Je suis d'avis que le talon d'Achille de QS, malgré ses idées progressistes au plan social, est de toujours se mettre en porte-à-faux avec les soi-disant riches et l'entreprise privée. C'est ce qui m'amène à dire que ce parti ne réussira jamais à vraiment décoller dans notre contexte Nord-Américain et en 2008. Au mieux, il réussira à faire élire à répétition les tenants du statu quo perpétuel qu'ils honnissent tant en divisant le vote des francophones, soit : Jean Charest et le PLQ.

    Tout un succès dans la promotion de leur projet de Société ! Tout un pas en avant dans leurs visées souverainistes !

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