Québec solidaire taxerait davantage pour financer son projet de société
Plus de taxes, moins de déductions fiscales et un nouveau palier d'imposition pour les particuliers. Québec solidaire (QS) a dévoilé hier le chemin financier qu'il souhaite emprunter pour concrétiser son projet de société. Un projet qui, au total, coûterait 10 milliards sur sept ans aux contribuables, soit, à titre comparatif, dix fois plus que ce que prévoit le cadre financier des libéraux — sur cinq ans dans leur cas — présenté en fin de semaine.
Préparé «avec énormément de sérieux» afin de répondre aux gens «qui se questionnent sur notre capacité à être réalistes», a dit Françoise David, le cadre financier de QS prévoit une augmentation importante des revenus de l'État par l'entremises de nouvelles mesures fiscales touchant autant les particuliers que les entreprises.
En vrac, le parti de gauche souhaite par exemple resserrer les déductions offertes aux entrepreneurs, ramener l'impôt sur le revenu passif des entreprises au niveau de 2007, imposer pleinement le gain en capital ou encore «taxer les dividendes des futures holdings», a expliqué la porte-parole en compagnie de la deuxième tête de la formation politique, Amir Khadir, lors d'une conférence de presse tenue hier à Montréal.
QS veut également financer ses dépenses en nationalisant l'industrie pharmaceutique du Québec (pour un milliard de revenu sur cinq ans), en taxant l'eau, les mines et autres ressources naturelles (815 millions), en créant une TVQ à géométrie variable plus élevée pour les produits de luxe et polluants (745 millions) mais aussi en allant chercher 1,3 milliard de plus dans les poches des contribuables en ajoutant «un palier d'imposition» pour les ménages gagnant plus de 84 000$ par année. Entre autres choses.
Imaginé pour «construire une nouvelle économie au service des gens», a souligné M. Khadir, ce cadre financier vise aussi à mener à terme les grands projets de QS qui s'engage à augmenter l'aide sociale, à étendre la durée des vacances, à augmenter le nombre de congés et à refinancer les organismes communautaires. Les solidaires veulent aussi consacrer 1,6 milliard sur cinq ans pour «éliminer les lois antisyndicales du gouvernement Charest», 2,2 milliards pour accroître le financement du système de santé, 650 millions pour la gratuité scolaire ou encore cinq millions pour que les musées soient tous gratuits le dimanche.
Par ailleurs, avant d'en arriver là, QS a l'intention d'engager plus de deux milliards pour aider la province à sortir de la crise, lors de ses deux premières années au pouvoir. Financé par une redevance sur l'eau, par le «Fonds des générations« et le «Fonds d'urgence des exercices financiers précédents», peut-on lire dans le document de six pages qui expose le cadre financier de QS, ce plan de crise comprend, par exemple, le développement du transport en commun, le soutien à l'économie sociale ou encore la création de 38 000 nouvelles places en CPE.
En 2007, le parti de Françoise David et Amir Khadir avait chiffré ses promesses électorales à 6,2 milliards de dollars. À la même époque, les engagements de l'Action démocratique du Québec (ADQ) atteignaient, eux, 1,7 milliard et le projet électoral péquiste s'affichait pour sa part à 3,5 milliards.
Préparé «avec énormément de sérieux» afin de répondre aux gens «qui se questionnent sur notre capacité à être réalistes», a dit Françoise David, le cadre financier de QS prévoit une augmentation importante des revenus de l'État par l'entremises de nouvelles mesures fiscales touchant autant les particuliers que les entreprises.
En vrac, le parti de gauche souhaite par exemple resserrer les déductions offertes aux entrepreneurs, ramener l'impôt sur le revenu passif des entreprises au niveau de 2007, imposer pleinement le gain en capital ou encore «taxer les dividendes des futures holdings», a expliqué la porte-parole en compagnie de la deuxième tête de la formation politique, Amir Khadir, lors d'une conférence de presse tenue hier à Montréal.
QS veut également financer ses dépenses en nationalisant l'industrie pharmaceutique du Québec (pour un milliard de revenu sur cinq ans), en taxant l'eau, les mines et autres ressources naturelles (815 millions), en créant une TVQ à géométrie variable plus élevée pour les produits de luxe et polluants (745 millions) mais aussi en allant chercher 1,3 milliard de plus dans les poches des contribuables en ajoutant «un palier d'imposition» pour les ménages gagnant plus de 84 000$ par année. Entre autres choses.
Imaginé pour «construire une nouvelle économie au service des gens», a souligné M. Khadir, ce cadre financier vise aussi à mener à terme les grands projets de QS qui s'engage à augmenter l'aide sociale, à étendre la durée des vacances, à augmenter le nombre de congés et à refinancer les organismes communautaires. Les solidaires veulent aussi consacrer 1,6 milliard sur cinq ans pour «éliminer les lois antisyndicales du gouvernement Charest», 2,2 milliards pour accroître le financement du système de santé, 650 millions pour la gratuité scolaire ou encore cinq millions pour que les musées soient tous gratuits le dimanche.
Par ailleurs, avant d'en arriver là, QS a l'intention d'engager plus de deux milliards pour aider la province à sortir de la crise, lors de ses deux premières années au pouvoir. Financé par une redevance sur l'eau, par le «Fonds des générations« et le «Fonds d'urgence des exercices financiers précédents», peut-on lire dans le document de six pages qui expose le cadre financier de QS, ce plan de crise comprend, par exemple, le développement du transport en commun, le soutien à l'économie sociale ou encore la création de 38 000 nouvelles places en CPE.
En 2007, le parti de Françoise David et Amir Khadir avait chiffré ses promesses électorales à 6,2 milliards de dollars. À la même époque, les engagements de l'Action démocratique du Québec (ADQ) atteignaient, eux, 1,7 milliard et le projet électoral péquiste s'affichait pour sa part à 3,5 milliards.
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