L'affaire de la Caisse de dépôt - Dumont revient sur l'épisode de la girouette
Scott-Jonction — Mario Dumont n'a toujours pas digéré l'épithète de «girouette» que lui a accolée Jean Charest il y a un an, lors d'un débat sur la Caisse de dépôt et placement (CDP), en chambre. Devant quelque 100 Beaucerons hier, M. Dumont a soutenu qu'à l'époque, au lieu «de faire des farces plates et de crier des noms aux autres à l'Assemblée nationale», Jean Charest aurait dû convoquer les dirigeants de la Caisse et leur demander des comptes. «S'il s'était occupé de l'épargne des Québécois. [...] Ce serait moins pire [sic] aujourd'hui», a-t-il pesté.
À l'automne 2007, les adéquistes s'intéressaient à la Caisse pour deux raisons. D'une part, ils se plaignaient que l'institution n'ait investi que 8 % de ses actifs dans les entreprises québécoises depuis que l'on avait changé sa mission. M. Charest avait alors traité le chef de l'opposition de «girouette», mot qui avait été banni du vocabulaire de l'Assemblée nationale par le président d'alors, Michel Bissonnette. (Ce dernier, un libéral, a vu sa relation avec le gouvernement s'envenimer à partir de cet épisode, ce qui a conduit à son départ cet été.)
C'est le mois suivant que M. Dumont a réclamé que la Caisse dévoile la taille de ses pertes dans l'affaire des papiers commerciaux. Il redoutait «la plus grosse perte financière de l'histoire de la Caisse de dépôt et placement du Québec», près de 4 milliards. (L'ADQ évoque aujourd'hui le chiffre de 30 milliards.)
En commission parlementaire, le président d'alors de la CDP, Henri-Paul Rousseau (il a démissionné ce printemps) s'était voulu rassurant, estimant les pertes de la CDP dans les papiers commerciaux à quelque 500 millions. En chambre, M. Charest, triomphant, se moqua encore du chef de l'opposition officielle, qualifiant ses allégations de «pétards mouillés». Il poursuivit: «Aujourd'hui, va-t-il encore prétendre que c'est vrai, alors qu'encore une fois il s'est planté? Encore une fois, il annonçait la catastrophe», a lancé le premier ministre en qualifiant M. Dumont tour à tour d'«incendiaire», d'«alarmiste qui, de manière inutile et irresponsable», a abordé cette question-là.
Avec une pointe d'amertume, hier, M. Dumont a affirmé que «dans ce dossier-là, [...] l'opposition adéquiste a fait son travail complètement, parfaitement... on a eu raison sur tous les points». Il soutient que le «seul drame» pour les Québécois, c'est que l'ADQ n'ait pas été écoutée par le gouvernement.
Séries
Le chef adéquiste a comparé hier la première partie de la campagne à une «saison régulière», alors que celle qui suivra le débat de demain s'apparentera aux «séries éliminatoires». Il a soutenu que l'ADQ mènerait bataille contre ce qu'il a appelé le couple «Charest-Marois», qui ont des programmes semblables en santé, pour les familles, pour les écoles et quant à l'augmentation de la dette et le retour aux déficits. Il a dépeint ce «couple royal» comme dansant la «valse des milliards», coupé du peuple, fréquentant les «riches et célèbres».
M. Dumont ne parle plus de former le prochain gouvernement. À la fin de son discours hier en Beauce, il a demandé que le 8 décembre, le Québec se donne «des députés adéquistes qui tous les matins vont travailler pour la population» Un de ses plus anciens députés, Janvier Grondin, élu dans Beauce-Nord a pour sa part lancé: «Moi, ça fait six ans que je suis dans l'opposition, je m'arrange très bien avec ça et je peux vous dire une chose, les citoyens de Beauce-nord n'ont jamais été pénalisés à cause de ça.»
À l'automne 2007, les adéquistes s'intéressaient à la Caisse pour deux raisons. D'une part, ils se plaignaient que l'institution n'ait investi que 8 % de ses actifs dans les entreprises québécoises depuis que l'on avait changé sa mission. M. Charest avait alors traité le chef de l'opposition de «girouette», mot qui avait été banni du vocabulaire de l'Assemblée nationale par le président d'alors, Michel Bissonnette. (Ce dernier, un libéral, a vu sa relation avec le gouvernement s'envenimer à partir de cet épisode, ce qui a conduit à son départ cet été.)
C'est le mois suivant que M. Dumont a réclamé que la Caisse dévoile la taille de ses pertes dans l'affaire des papiers commerciaux. Il redoutait «la plus grosse perte financière de l'histoire de la Caisse de dépôt et placement du Québec», près de 4 milliards. (L'ADQ évoque aujourd'hui le chiffre de 30 milliards.)
En commission parlementaire, le président d'alors de la CDP, Henri-Paul Rousseau (il a démissionné ce printemps) s'était voulu rassurant, estimant les pertes de la CDP dans les papiers commerciaux à quelque 500 millions. En chambre, M. Charest, triomphant, se moqua encore du chef de l'opposition officielle, qualifiant ses allégations de «pétards mouillés». Il poursuivit: «Aujourd'hui, va-t-il encore prétendre que c'est vrai, alors qu'encore une fois il s'est planté? Encore une fois, il annonçait la catastrophe», a lancé le premier ministre en qualifiant M. Dumont tour à tour d'«incendiaire», d'«alarmiste qui, de manière inutile et irresponsable», a abordé cette question-là.
Avec une pointe d'amertume, hier, M. Dumont a affirmé que «dans ce dossier-là, [...] l'opposition adéquiste a fait son travail complètement, parfaitement... on a eu raison sur tous les points». Il soutient que le «seul drame» pour les Québécois, c'est que l'ADQ n'ait pas été écoutée par le gouvernement.
Séries
Le chef adéquiste a comparé hier la première partie de la campagne à une «saison régulière», alors que celle qui suivra le débat de demain s'apparentera aux «séries éliminatoires». Il a soutenu que l'ADQ mènerait bataille contre ce qu'il a appelé le couple «Charest-Marois», qui ont des programmes semblables en santé, pour les familles, pour les écoles et quant à l'augmentation de la dette et le retour aux déficits. Il a dépeint ce «couple royal» comme dansant la «valse des milliards», coupé du peuple, fréquentant les «riches et célèbres».
M. Dumont ne parle plus de former le prochain gouvernement. À la fin de son discours hier en Beauce, il a demandé que le 8 décembre, le Québec se donne «des députés adéquistes qui tous les matins vont travailler pour la population» Un de ses plus anciens députés, Janvier Grondin, élu dans Beauce-Nord a pour sa part lancé: «Moi, ça fait six ans que je suis dans l'opposition, je m'arrange très bien avec ça et je peux vous dire une chose, les citoyens de Beauce-nord n'ont jamais été pénalisés à cause de ça.»
- » girouette,
- Québec (province),
- Jean Charest,
- élection,
- parti politique,
- Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ)
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