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Élections du 8 décembre - La vraie couleur des chefs

Bernard Descôteaux   22 novembre 2008  Québec
Nous ne sommes qu'à mi-campagne des élections du 8 décembre et les jeux, si l'on se fie aux résultats des sondages, pourraient déjà être faits. Méfions-nous toutefois des jugements hâtifs, car il nous reste d'ici le jour du scrutin à aller au fond des choses, les chefs de parti s'étant surtout comportés jusqu'ici en illusionnistes qui multiplient les promesses aux allures miraculeuses.

Le thème imposé à cette campagne électorale par le premier ministre Jean Charest est l'économie. Dans un contexte de récession appréhendée, il va de soi qu'il faut se demander lequel des trois grands partis qui s'affrontent peut le mieux conduire le navire. Pour cela, il faut connaître les mesures de soutien à l'économie envisagées et le plan financier proposé.

Or, depuis le déclenchement de ces élections, on assiste à un déploiement quotidien de promesses dont l'addition donne le vertige. Un jour, c'est pour les garderies; un autre, pour les régions, puis pour les artistes et les parents qui veulent avoir recours à la procréation assistée, sans oublier la construction à Québec d'un nouveau Colisée. Toutes des promesses vertueuses qui sont applaudies par ceux à qui elles s'adressent. Toutes des promesses que l'on peut penser voir se réaliser puisqu'elles sont souvent identiques d'un parti à l'autre. Toutes des promesses qui, assure-t-on, vont créer de l'emploi et soutenir l'activité économique.

Combien cela coûtera-t-il? Hier, la chef péquiste, Pauline Marois, qui présentait le cadre financier de son programme, les chiffrait à 1,7 milliard. Aujourd'hui, le premier ministre Jean Charest dévoile le sien. L'exercice est intéressant, mais il a ses limites. Tous les cadres financiers reposent sur des hypothèses de croissance des revenus de l'État qui sont elles-mêmes basées sur des hypothèses de croissance de l'économie. La vérité est que personne ne peut prédire avec certitude jusqu'à quel point le ralentissement économique prévu se transformera en récession, ni quelle en sera la sévérité. On a vu la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, revoir juste avant le déclenchement des élections ses prévisions de croissance à la baisse, révision que plusieurs économistes ont jugées trop optimistes.

De quoi demain sera-t-il fait? La seule chose certaine dans le contexte actuel, c'est qu'il n'y a rien de certain, au point où les Charest, Marois et Dumont accompagnent leurs promesses d'une précaution oratoire: on le fera si tout va bien! Et on jure que tout sera fait pour éviter les hausses de tarifs, d'impôts et de taxes. Quant au déficit budgétaire, il est illusoire de penser l'éviter.

Pourquoi donc multiplier les promesses si on n'est pas certain de les tenir? Les chefs de parti le font pour capter l'attention des électeurs, mais aussi pour que ceux-ci ne scrutent pas trop attentivement la capacité de chacun des partis à tenir le gouvernail. En cette matière, le premier ministre Charest, fort habilement, a évité jusqu'ici l'exercice de reddition de comptes qui revient au gouvernement sortant, réussissant à détourner l'attention sur la gestion de son adversaire péquiste lorsque celle-ci était ministre de la Santé et de l'Éducation dans les gouvernements Bouchard et Landry.

Pauline Marois serait-elle la mauvaise gestionnaire que nous décrit Jean Charest? Elle ne mérite certainement pas une note parfaite, mais pas au point d'en faire une dernière de classe. On peut dire la même chose du premier ministre. Il est d'ailleurs le premier à reconnaître, quoique à demi-mot, avoir fait des erreurs au cours de son premier mandat. De fait, si Jean Charest n'avait pas été entouré de quelques bons ministres, Philippe Couillard à la Santé et Monique Jérôme-Forget aux Finances, son premier mandat aurait été globalement un échec.

De ses erreurs, Jean Charest a certainement appris, tout comme Pauline Marois. Cela l'a amené à gouverner avec une extrême prudence au cours de son deuxième mandat — on pourrait même dire qu'il n'a pas gouverné tant il n'a pas pris de décisions, pensons aux rapports Castonguay sur le rôle du privé en santé et Montmarquette sur la tarification des services publics, qu'il a mis au rancart.

L'homme a apparemment changé, se faisant progressiste et défenseur des «valeurs» québécoises. Ce changement est toutefois trop récent pour qu'on ne se demande pas s'il ne s'est pas fait caméléon, se fondant à la couleur de son environnement. Au lendemain des élections, cette nouvelle couleur tiendra-t-elle? D'ici la fin de la campagne, M. Charest doit apporter une réponse convaincante, tout comme Pauline Marois doit montrer qu'elle a, elle aussi, appris de ses erreurs. Autant les partis doivent dire clairement la destination qu'ils proposent aux Québécois, autant leurs chefs doivent démontrer qu'ils sauront les conduire à bon port. Ce devrait être là l'enjeu principal du débat des chefs de mardi.
 
 
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  • Denis Beaulé
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 07h19
    Les feux de paille de la décennie
    Il y a très exactement 11 mois, Michel David écrivait ici au tout début de sa chronique, sous le titre «L'homme de l'année»: «Quoi qu'on puisse penser de Mario Dumont, il est certainement celui qui a eu le plus d'impact sur la dynamique politique québécoise au cours de l'année qui s'achève.» Et il concluait comme suit à la toute fin: «L'important n'est déjà plus de savoir qui a été la personnalité de 2007, mais qui sera celle de 2008.» Et comment!

    André Boisclair et Mario Dumont auront certes été les deux plus beaux feux de paille de la décennie en politique québécoise. Et ce bien davantage en raison de l'aptitude d'une partie significative du peuple à s'illusionner ou à se laisser séduire par «n'importe qu[o]i» qu'en raison des atouts mêmes réels de ces deux personnes, qui n'ont pas changé.

    p.s. R'marqué que 'Mario' n'existe déjà même plus en votre commentaire ci-dessus, M. le directeur ?

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    samedi 22 novembre 2008 07h20
    Et le rapport Pronovost?
    Jean Charet fait preuve de pure hypocrisie: chasser le naturel, il revient au galop.
    Ce n'est pas moi qui ai inventé ce dicton.
    Quant à l'agriculture, allez lire l'excellent article de M. Alain Dubuc, de la Presse, intitulé: Histoire de cochons" et vous comprendrez que le contrôle de l'UPA dans la Financière n'a fait que creuser un cratère dans les finances publiques, donc le contribuable a à payer pour un secteur en complet déclin. C'est tout un avenir que l'on promet en laissant la chose aller sans aucune intervention. Pourtant le rapport Pronovost est clair: il faut revoir lès manières de faire en agriculture.

    Mais l'UPA est une vache sacrée du fameux modèle québécois et c'est grâce à ces vaches sacrées que l'on s'enligne à un déficit accumulé de DEUX CENT MILLIARDS DE DOLLARS!

    Quel bel héritage des libéraux et des péquistes.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 22 novembre 2008 09h15
    Selon nos politiciens la crise n'affectera pas le Québec ?
    Soit ils nous prennent vraiment pour des imbéciles ou soit ils sont vraiment imbéciles !

    Premièrement, présentement on n'est en début de crise économique donc le comportement à avoir est différent dans ce genre de période.

    Étant donné que l'économie du Canada est un copié collé de celle des États-Unis, on passe donc par les mêmes choses qu'eux mais à retardement, c'est à dire avec environ 6 mois de différences. Donc ce qui se passe, la situation qu'ils vivent présentement chez eux on la vivra dans environ 6 mois ici. D'un côté on n'a l'avantage de savoir 6 mois à l'avance ce qui nous attend.

    - À mon avis pendant une crise économique ou plusieurs perdront leur emplois, le chômage et l'aide sociale augmentera, il n'est pas une bonne idée d'augmenter les bouches à nourir. Il vaut mieux couper complètement l'immigration jusqu'à ce que la crise passe.

    - Secondo, Hydro Québec au lieu d'investir 1.9 milliard dans Gentilly devrait baisser ses tarifs aux citoyens seulement (non commercial, pour commencer)de 2 milliards afin de les aider à boucler leur fin de mois. Après tout Hydro ça appartient aux citoyens.

    - Garantir les prêts des banques accordés est une bien mauvaise idée ! Car ils prêteront à n'importe qui pour faire le maximum d'intérêts, ils s'en foutent qu'ils aient la capacité de payer ou pas le gouvernement payera si les emprunteurs ne payent pas. Et tout ce que le gouvernement aura à verser aux banques pour les mauvaises créances viennent des poches de qui ? Donc c'est les citoyens qui payeront encore pour ça ?

    - Passer une législation qui empêche les banques québécoises de faire faillite pendant la crise économique. Ils pourraient cepandant se mettre sur la protection pendant la crise si vraiment ils n'y arrivaient pas, le temps que la crise passe.

    - L'interdiction aux banques pendant la crise de saisir la propriété personnelle des particuliers acquise avant le début de la crise, s'ils éprouvent de la difficulté et que c'est cependant justifié, perte d'emploi, etc. qu'ils reportent leur mensualité la fin du terme (en ajoutant des mois supplémentaires)et réajuste les intérêts jusqu'à concurence de 6 mois maximum.

    - Couper toutes les dépenses du gouvernement en frais de commissons d'enquêtes, d'avocats, de consultants, de publicité et tout ce niaisage qui ne donne pas grand chose au bout du compte. Pouvez-vous me dire pourquoi Hydro dépenses des milliers de dollars en publicité, ils n'ont aucun compétiteur ? Ils veulent convaincre les citoyens de quoi au juste ? La publicité sert à vendre quelque chose...

    - Faire un prolongement spécial du nombres de semaines accordées pour l'assurance chômage.

    - Augmenter temporairement de $100/mois par enfant les allocations familliales pour les familles dont le revenu brut total est de $50K ou moins par an.

    - Faire faire des soumissions publiques pour remettre en bonne état, le pont Champlain, l'échangeur Turcot, le pont de Québec et de Trois-Rivières. Peut-être quelques réfections aussi sur les infrastructures routières en région ou il y a eu le plus grand nombre de perte d'emploi et commencer le travail le plus tôt possible.

    Cependant n'accorder aucun montant à des consultants ou ingénieurs indépendants. Pouvez-vous me dire à quoi nous sert de payer des centaines d'employés et d'ingénieurs au ministère des transport s'ils ne sont même pas capable d'ouvrir une soumission et font tout contracter ? Soit on congédie tout ce beau monde et que lorsqu'on n'a des travaux à faire faire on fait affaire avec des consultants ou soit ils font leur travail !

    De plus ça fait de nous prendre pour des caves avec le double et quelque fois le triple de dépassement de coût. Donc ça prendrait une clause spéciale dans les contrats que si jamais il y a par exemple, un dépassement de coût total de X montant, automatiquement on a le droit de canceller le contrat pour non respect de l'entente en ne payant que ce qui physiquement a été fait excluant, les études de marchés, les consultants, les ingénieurs ou autres et refaire une soumission pour la suite des travaux.

    Les contrats on peut les faire comme on veut c'est nous le client les contracteurs pour qui ça ne fera pas leur affaire n'ont qu'à ne pas soumissionner. Tous les employés devront être québécois sauf pour les cadres si l'entreprise est étrangère. On se fait tellement ''fourré'' au Québec, ils ne mériteraient que ça...On devrait donc aussi accepter que les entreprises étrangères soumissionnent à condition que tous les ouvriers embauchés soient québécois, bien sûr.

    Il est tout à fait normal, je crois, qu'en tant que période de crise économique on n'ait un déficit il faut seulement investir ce déficit à la bonne place. Ce n'est pas en prêtant à des entreprises qui ne sont pas en position d'emprunter et qui auront de fortes chances de faire faillite pendant les quelques années que dueront la crise. Tout cette argent sera donc brûler inutilement. Au moins si on investit dans les infra structures routières il nous restera quelque chose après la crise...

    - Interdiction aux banques et à la caisse de dépôt de faire du ''gambling'' c'est à dire de la spéculation sur les marchés financiers jusqu'à la fin de la crise moment ou il faudra légiférer là-dessus. Avec le peu de liquidité dont la caisse de dépôt possède, il n'est pas tant de prêter ''at large''. Pas de prêt, il faudrait qu'il tente d'aller chercher doucement le maximum de la liquidité, pour qu'en cas de besoin du gouvernement ça soit disponible. Et surtout pouvez-vous m'expliquer pourquoi la caisse de dépôt québécoise investie dans des entreprises étangères plus que dans les québécoises ??? Et comment ça elle faisait du gambling avec notre argent ? La situation présentente à la caisse de dépôt est dû aux dirigeants des 5 dernières années. C'est eux qui ont mis la caisse dans le trouble en gonfler ses rendements afin d'aller se chercher de grosses commissions. Ça mériterait presque des poursuites criminelles car en plus ils ont sacré leur camps juste avant que les conséquences de leur actes et que les problèmes commençent...

    De plus la caisse de dépôt m'appartient et appartient à tous les québécois et leur dirigeants refusent de nous montrer les livres sur simple demande ??? Une chance pour eux que je ne suis pas à la place de Charest, ils me les montreraient les livres assez vite...j'enverais même le vérificateur général pour faire enquête et comprendre vraiment ce qui s'y passe.

    Bien que je n'y es pas réffléchi longuement et que je n'ai pas tous les chiffres en main,tout ça serait un bon début.

    La crise économique mondiale était prévisible. Les spéculateurs ont exagérer et ont fait gonfler les prix artificiellement jusqu'à trois fois leur valeur réel ! Ce qui faisait gonfler par la même occasion les bonus des PDG, c'est presque criminel à mon avis...

    Quoi qu'il en soit, il fallait s'attendre à ce que ça redescendre un jour ou l'autre. Et on vit bien trop sur le crédit...on invente de l'argent qui n'existe pas en réalité.

    C'est le retour du balancier. Ça c'est la réalité, maintenant reste à bien ramer à travers tout ça. Cependant on n'a pas aucun chef qui peut le faire présentement au Québec. Ils ne sont que des marionnettes !!! Une chose est certaine étant donné la situation vaut mieux rester en gouvernement minoritaire. Au moins ça nous permet de faire tomber le gouvernement à n'importe qu'elle moment s'il abuse trop.

    Quoi qu'il en soit, pour revenir à l'immigration, après la crise, à mon avis, il faudrait tenir le même ratio par rapport à la population que la France, soit 20 000/an.

    Même peut-être un peu moins car la France qui a commencé son immigration massive environ 5 ans avant nous. Ce qui signifie que les problèmes d'intégration qu'éprouve la France on les vivra dans environ 5 ans ici si on continue de suivre cette ligne à la Bouchard Taylor, Julius Gray, QS, etc. Et la France avec ce ratio éprouve certains problèmes surtout avec les groupes religieux. Donc même peut-être 15 000/an. Toute leur "bulshit" qu'il manquera 700 000 personnes pour combler, etc. je n'y crois pas. Moi tout ce que je vois pour le moment c'est du chômage pour eux aussi.

    Et bien entendu il y aurait quelques conditions dont la première sera de parler obligatoirement français comme en France.

    Kebeca Liberata !
    Sylvie R. Tremblay

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 10h06
    Et si l'avenir était marqué au sceau de la «dépolitisation» généralisée
    Intéressant éditorial qui met bien en lumière les enjeux actuels.

    En ce qui me concerne, je me demande, pour la première fois de ma vie, si voter peut changer quelque chose. Je me rappelle qu'en 1962, lorsque l'élection était liée au grand René et à la nationalisation de l'électricité, j'avais presquement pleuré parce que je n'avais que 19 ans et qu'il fallait avoir 21 ans pour «conquérir» et »mériter» le droit de vote.

    Même si c'est en partie en train de devenir un cliché éculé et usé, je vais dire que l'apparente «grandeur» d'Obama et de son opposant fait en sorte que je trouve bien terne la campagne électorale qui nous tombe dessus sans justification valable et solide.

    Voter ou ne pas voter? C'est là la question que ma compagne et moi, nous nous posons. Si certains avaient l'obligeance de me présenter des arguments solides et structurés, je serais ravi de bien lire et bien «entendre» les propos. Pour le moment je suis désemparé.

    Et le scrutin proportionnel? Et une modification de la carte électorale? Et une plus grande hauteur et grandeur chez les politiciens?


    JSB, sociologue des médias

  • Liliane Lefebvre
    Inscrite
    samedi 22 novembre 2008 10h17
    La vraie couleur des chefs
    C'est du pareil au même. Renouvellons-nous et votons pour les deux porte-parole de Québec Solidaire : madame Françoise David et monsieur Amir Khadir... juste pour voir...Merci

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 11h12
    La langue française
    L'enfant pauvre de cette campagne est la langue française et sa nécessaire protection au Québec, et en particulier à Montréal. Jean Charest n'est pas seulement un caméléon c'est aussi un petit cachetier.

    Jean Charest est financé et payé, en autre, par l'establishment anglophone, et l'establishment anglophone voudrait une liberté complète de la langue anglaise au Québec !!

    Les intentions de Jean Charest sont très simples. Ses intentions sont de faire du Québec une province bilingue, et une province égale aux autres provinces canadiennes.

    Le problème avec ça, (évidemment, le problème est plus marqué dans certaines régions, comme: la grande région de Montréal, la région de Gatineau, les cantons de l'est, certaines régions en Gaspsie, etc.), c'est que de viser le bilinguisme, c'est obtenir un Québec unilingue à moyen terme.

    La meilleure preuve de ça, c'est que le Québec vise depuis 30 un Québec unilingue français et obtient aujourd'hui un Québec bilingue avec un 'tirant'' fort sur l'anglais. Une autre preuve, c'est qu'avant 1976, avant la loi 101, le Québec était à toute fin pratique anglophone. A Montréal avant 1976, presque tout l'affichage était en anglais, et presque tout se paissait en anglais ...

    Ça prend un très solide ''coup de barre'', et ce immédiatement, pour remettre la langue française sur les rails au Québec.

    Ça prend des politiques comme:

    - Toutes les raisons sociales doivent être en français seulement ou francisées.
    - Tout document de gouvernement ou d'institution publique en français seulement, ou bilingue avec prédominance du français, mais seulement si le client en fait expressément la demande. Et le client devra en faire expressément la demande à chaque fois. AUCUN document ( compte d'électricité, formulaire d'impôt, etc.) en anglais seulement.
    - Aucun message téléphonique avec l'option ''for english dial 9'' au début. Le client devra écouter tout le message en français, et à la fin seulement il aura l'option de réécouter le message en français ou bilingue.
    - Tout les '' www.?????.com '' au Québec, en français seulement. Et tous les sites internet en français seulement ou bilingue avec prédominance du français si le client en fait la demande. Et le client devra en faire la demande à chaque fois, si non, le site retombe automatiquement en français ...
    - Tout l'affichage intérieur et extérieur en français seulement.
    - Tout poste de radio servant d'ambiance dans les endroits publiques, ou sur les lieux de travail doivent être francophone.
    - Les postes de radio anglophone faisant de la propagande anti-francophone et anti-Québec, comme CJAD am, devront être fermé.
    - le Québec devra se désaffilier complètement du CRTC, et créer un CRTC québécois, qui aura comme mandat premier; la protection de la langue francaise.
    - Etc., Etc...

  • camelot
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 12h25
    Le guignol imposteur
    "L'homme a apparemment changé, se faisant progressiste et défenseur des «valeurs» québécoises" écrivez-vous. Quelle farce ! Comment un individu qui fait table rase de notre sociale-démocratie au bénéfice de ses amis capitalistes à outrance peut-il "défendre les intérêts québécois ? Il ne comprend rien aux Québécois. La longue liste de ses décisions outrancières contre notre patrimoine parle d'elle-même. Voilà encore une autre couleuvre que ses conseillers desmaraististes bien cachés,voudraient nous faire avaler. Il nous a livré pieds et poings liés au fédéral en lui laissant toute la place lors de notre 400è. La planète entière a été stupéfaite de constater l'absence de notre "nation" et surtout de son drapeau. Ils n'ont pas compris qu'en nous écrasant, c'est eux-mêmes qu'ils condamnent. Charest est un imposteur au service des "autres." Qu'il retourne chez eux.

    Jean-Marie Francoeur

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    samedi 22 novembre 2008 12h59
    Menteur, sophiste, caméléon et fumiste!
    Incapable de dire la vérité, un grand illusionniste que ce monsieur Charest. On va l'avoir pour quatre ans majoritaire ? On va tous le regretter amèrement. Je ne crois pas qu'il soit vraiment bon pour le Québec. Il sont, entre autre, a enclancher l'inutile et dangereuse réfection de la désuète centrale atomique Gentilly a coup de milliards , mais ils ont pas une cenne pour la population les pauvres les enfants les hopitaux..... Réveillez vous, exigez des politiciens et politiciennes la vérité.
    Navrant.

  • André Brière
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 13h08
    Charet(te) = mensonges
    Il est tellement un bon parlementaire avec beaucoup d'expérience qu'il endort tout le monde avec ses promesses non tenues parce qu'irréalisables. Rappelez-vous le débat des chefs avec Landry ou il affirmait qu'en un mois le problème de santé serait résolu.

    Plus de cinq ans après, la situation est pire, liste d'attente, engorgement des urgences etc... Bien sur ce n'est pas faute mais celle de Pauline, pourtant il est au pouvoir depuis 5 ans et il a eu amplement le temps pour régler le problème. Pourquoi pensez-vous que Couillard à démissionné, simplement parce-que ses idées/solutions ne passaient pas et tout était contrôler par Charet(te). Je ne laisserai jamais mon cheval tirer cette charette avec des roues à la Flintstone.

    Parlons $$ maintenant, pressé par l'opposition il a dévoilé des chiffres, la ministre des finances annonce un surplus de quelques 300M$ alors que le vérificateur général nous avait prédit un déficit de 3.5G$. Après l'annonce de Jérôme-Forget il réitère que le déficit sera de 3.9G$. Elle est la joke ? Ce n'est pas un mensonge éhonté ça ? Il prend les gens pour des imbéciles ?

    Pauline Marois a une très grande expérience ayant dirigé plusieurs ministères, santé, finances etc...Laissons lui la chance de se rattraper car pire que Charet(te) on ne peut trouver... HA... peut-être Vincent Lacroix..

    Persiste et signe. Et merci de me publier.

    André Brière

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 13h33
    Électeur, cherche parti...
    Je ne puis m'empêcher de reproduire, ici, la réflexion d'un de mes bons amis parue cette semaine dans la rubrique 'opinion du lecteur' de La Presse. Je crois que ce texte est atrocement d'actualité et qu'il pourrait servir de guide à l'un ou l'autre des trois chefs de parti invités en vue du débat de mardi prochain.

    Le texte s'intitule: "Électeur cherche parti". Le voici, reproduit intégralement.

    "Depuis le déclenchement de la campagne électorale Québécoise, je cherche désespérément un parti politique auquel je peux accorder ma confiance. Celui-ci ne devra pas faire injure à mon intelligence et à mon sens des responsabilités. Avant de me promettre ce que je n'ai pas, il va plutôt s'atteler à ce qui ne marche pas. De plus, lorsqu'il lancera un nouveau programme financé par mes impôts, il devra s'assurer au préalable que toute la clientèle visée peut en bénéficier. Il devra se montrer préoccupé par la non performance du système de santé, d'éducation et de justice et se limiter à m'indiquer ses avenues de solution. Il occupera son temps à me préciser ses valeurs et son plan match plutôt que dénigrer celui de ses adversaires. Actuellement je peux juste espérer que ce parti naîtra en 2009. (Gilles Lacoste, Ste-Thérèse)"

    Faut se rendre à l'évidence que nos trois débateurs ont tout un 'virage à 180 degrés' à faire pour franchir seulement le quart du chemin à parcourir pour répondre au questionnement légitime de mon ami électeur orphelin...

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 14h18
    Réel parti pris
    Monsieur le rédacteur en chef ne souffle mot ni de Mario Dumont, ni des Françoise David et Amir Khadir, ni non plus de Scott McKay. Serait-il que monsieur Descôteaux, comme beaucoup d'autres commentateurs de la vie politique, veuille encourager le bipartisme pour le Québec ? Il y silences qui en disent plus long que de longs discours.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Michel Jean
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 16h30
    Élections du 8 décembre - La vraie couleur des chefs
    Pourquoi nos politiciens doivent-ils toujours promettre de nouveaux programmes alors qu'ils ont de la difficulté à administrer les programmes existants ? Pourquoi ne pas investir massivement dans le renouvellement de nos infrastructures trop souvent archaiques ? Parmis les sociétés occidentales, le Québec est une société pauvre. Le renouvellement des infrastructures municipales, médicales, d'éducation supérieure, technologiques et autres pourrait nous permettre de relever les défis du 21ième siècle. Sans changement de paradigme, la vague sur laquelle nous surfons finira par casser.... Les attitudes désolantes des politiciens, des corporations professionnelles, de nos centrales syndicales devront changer. Bref, c'est tout le contrat social de notre société qui devra changer face aux nouvelles réalités socio-économiques. C'est peut-être le défi auquel nous devrions nous attaquer.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 17h11
    À Madame Sylvie Tremblay
    Vous êtes surement très jeune Madame Tremblay. J'ai lu avec grand plaisir votre texte intitulé: '' Selon nos politiciens la crise n'affectera pas le Québec ?''. Je vous encourage à continuer, et à écrire souvent à cette tribune. Au Plaisir, JL

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    samedi 22 novembre 2008 17h17
    Recours pour invalider la loi électorale
    Réforme du mode de scrutin :
    La loi électorale du Québec devant les tribunaux !

    · La classe politique ne fait pas avancer la réforme du mode de scrutin malgré le fait que la population est clairement en faveur d'un changement du mode de votation.

    · Le recours juridique est le seul moyen d'imposer un échéancier incontournable pour la réforme du mode de scrutin. Ce n'est pas tant si mais quand, le Québec se dotera, comme la plupart des démocraties, d'un mode de scrutin juste et équitable, soit ; le mode de scrutin proportionnel.

    La Démocratie en cour :
    «Ne doutez jamais qu'un petit groupe de citoyens engagés et bien intentionnés puissent changer le monde. C'est historiquement la seule façon de le faire». Margaret Mead

    CANADA

    PROVINCE DE QUÉBEC COUR SUPÉRIEURE
    DISTRICT DE MONTRÉAL _____________________
    No : 500-17-019810-046
    Brian Gibb
    François Soucy
    Pierre Véronneau
    Patrick Daoust

    Demandeurs

    c.

    Le procureur général du Québec

    Et

    Le Directeur Général des Élections

    Défendeurs



    1. Le 7 septembre 2004, tel qu'il appert au dossier de la cour, les demandeurs ont fait signifier une requête amendée en jugement déclaratoire par laquelle ils demandent à la cour de déclarer inopérante la Loi électorale (L.R.Q,c.E-33) et de déclarer le jugement exécutoire nonobstant appel.



    2. Essentiellement, les demandeurs prétendent que le mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour contrevient aux articles 3 de la Charte canadienne des droits et libertés (partie 1 de la loi constitutionnelle de 1982 et 22 de la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q,c. C12 la charte québécoise).

    Pierre Véronneau :
    514 509-5732
    pierre.veronneau@videotron.ca

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 17h29
    À Monsieur Jean-Serge Baribeau
    Je vais vous donner la meilleure raison pour aller voter. Le succès du parti libéral du Québec est indirectement proportionel aux taux de paticipation des québécois au vote.

    Tout le monde sait, et le parti libéral, surtout, le sait très bien; moins qu'il va avoir de gens qui vont aller voter, plus qu'ils auront des chances de rentrer majoritaire.

    C'est une façon de penser des plus antidémocratique, mais, c'est un fait, et c'est un fait que le parti Libéral se fie énormément sur l'aphatie de l'électorat pour gagner.

    Un non vote, est un vote pour le parti libéral du Québec. C'est une évidence, et c'est même mathématique.

    Donc, a moins d'être 100% certain de voter libéral, allez voter, et ce même si vous votez finalement libéral ...

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 19h18
    l'insupportable comédie politique du chef libéral
    J.M.Francoeur a raison. Je suis allé à Québec cet été et le travail de dépolitisation qui a été fait avec le 400ème de Québec est pratiquement total. Par le type d'événements et par l'affichage, l'histoire de la fondation de Québec tout comme le bleu et le blanc du fleurdelysé québécois ont été passés sous silence. Cette opération très politique de réduction au silence de l'identité québécoise est le fruit d'une triple collaboration entre le gouvernement Harper, celui très provincial de Charest et l'administration municipale de Régis Lebeaume. Donc par effet de déduction, vous visez juste, monsieur Descôteaux, J.Charest s'est comporté en acteur de soutien dans le but de jouer le rôle d'un nationaliste face à Harper pendant la campagne fédérale.

    C'est une farce puisque cette volonté politique de défendre l'identité québécoise s'est révélé nulle pendant les célébrations officielles du 400ème, parce que seul le Moulin à images de Robert Lepage a su essentiellement donner un sens au 400ème anniversaire de Québec, première ville et berceau de l'Amérique française. Le créateur ici par sa réputation a pu mettre en valeur son talent.

    Et puis sous un autre registre, toutes ces nouvelles promesses durant la campagne actuelle de la part du pire premier ministre rencontré depuis J.J.Bertrand qui faits éprouvés s'est avéré incapable de mettre en application celles de 2003. Il faut bien dire que c'est plus que du cynisme c'est de la grossière indécence politique de la part du chef libéral.

    John James Charest est un acteur et rien d'autre.

    Par ailleurs. Après deux échecs électoraux majeurs de son parti, la cheffe du Parti Québécois est probablement consciente que la tolérance pour les politiciens qui ne respectent pas leurs engagements est égale à zéro. C'est pourquoi donc, si on tente de se donner une chance pour une alternance gouvernementale, il faut accorder celle que demande Pauline Marois.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 20h29
    à Monsieur Jean-Pierre Bouchard
    Bien oui Monsieur Bouchard. La propagande canadienne au Canada et au Québec depuis 1995 n'est pas une mince affaire. Les fédéralistes ont décidés d'investir très massivement $$$ et souvent illégalement dans le ''vive le Canada'', et croyez moi qu'ils ne négligent rien.

    Le 400 ième de Québec est un bel exemple, mais il y en a plein d'autres. Saviez vous que les fédéralistes subventionnent Québec Solitaire !!??!! Bien oui, pour diviser le vote des nationalistes, ils appuient QS. Pas bête comme astuce, quand on y pense ... Ça marché pour l'élection de John Charest aux dernières élections en tout cas ...

    John Charest a été placé là pour faire du Québec une province bilingue et une province comme les autres. Une province bilingue, est une province unilingue anglophone dans 15 ans!!!

    Québécois, le 1 et le 8 décembre, ALLEZ VOTER. Merde. ALLEZ VOTER. ALLEZ VOTER ...

  • roger montreal
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 00h25
    Un vent de changement avec une femme premier ministre serait bon pour le QUÉBEC
    CHAREST a été ,est, et sera toujours un petit politicien, tous les coups bas pour gagner.
    Mentir mentir, il en restera quelque chose, voila la devise de cet homme.
    Je ne peus comprendre les gens, qui ont vu cet homme, arrogant menteur qui n a jamais tenu ses promesses, depuis 2003, ils sont près a lui donner une majorité, plutôt oui de faire du vrai changement et élire une femme compétente qui a fait ses preuves dans beaucoup de ministères.
    Je crois que ce changement, ferait beaucoup de bien a la province, car oui quoi que l on dise, une femme a un autre approche pour gérer, AVEC MOIN D ARROGANCE QUE CE CHAREST .
    ROGER MONTREAL

  • Brun Bernard
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 08h16
    Non moi pas vouloir voter...
    ...pour des charlatans dont le peuple québécois a bien compris la nature. Faire comme certains, aller voter pour Marois, c'est ne rien comprendre à la vraie politique qui est celle de juger des projets non des humeurs. Autant rester avec celui qui de toutes façons va naviguer à vue, tant pis puisqu'il n'y a rien de mieux. La démocratie c'est montrer que les citoyens peuvent dire non à toute cette mascarade amatrice. On ne peut bêtement dire qu'il nous faut voter pour Marois, comme ça, comme si de rien n'était. Quelle indigence politique; quelle misère de ne rien comprendre et de vouloir à nouveau aller vers le trou. Citoyen, la révolte n'est pas un vain mot, elle est la première expression de notre mécontentement généralisé dans les toutes les couches de la société. Ne pas voter est un acte responsable non de mouton...En espérant que les moutons soient biologiques...

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 13h12
    @ André Brière
    Il faut ne pas avoir grand chose à dire pour faire des jeux de mots avec le nom d'une personne. Aimeriez vous qu'on vous appelle André Bière? Concernant le déficit, vous savez très bien qu'en des temps difficiles comme la conjoncture économique que l'on connaît, un gouvernement, de quelque Parti qu'il soit, se doit d'augmenter ou de devancer ses dépenses, afin de minimiser le plus possible l'impact du ralentissement. Or, la loi sur les déficits ne permet pas au gouvernement de planifier ses dépenses en fonction de la crise que nous traversons. C'est pourquoi le gouvernement Charest a voulu modifier cette loi de façon à mieux planifier ses interventions. Devant la volonté des Partis d'opposition de refuser de modifier la loi, il n'avait pas d'autre choix que de déclencher des élections. Or, depuis cette date, madame Marois a reconnu qu'il faut que la loi soit modifiée. M. Charest, si a loi avait été votée, aurait transféré une partie du déficit budgétaire sur la dette à long terme, et de cette façon, son budget aurait été équilibré.

  • Guy Fafard
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 13h33
    La maudite mode
    Certains réclament le vote proportionnel. Comme si cela règlerait tous les problèmes. Le jour où chacun des députés pourrait voter en chambre selon le mandat de ses électeur (sans être obligé de voter selon la ligne d'un parti politique), nous aurion une vrai représentivité par ceux-la.

    D'autre disent ne pas aller voter. La bonne idée pour que rien ne s'améliore. C'est vraiment inconséquent!

    Un proverbe dit que le ridicule tue. Oui il tue la démocratie. Le chef du PLQ annonce des programmes alors qu'il est dépassé par les événements de même que la chef du PQ. Ils n'ont pas su administrer avec sélérité les programmes existants. On entre dans une crise et le premier ministre déclare une élection alors qu'il avait l'appuis des deux partis d'opposition. C'est irrationnel.

    Nous avions un gouvernement minoritaire ce qui forcait le parti au pouvoir à écouter la population et malgré cela, par pure électoralisme, le premier ministre est passé outre.

    L'ADQ maintenent possède des prétendants valables. Les journalistes ne focalisent que sur Mario Domont et les erreurs qu'il a pu commettre. Ça c'est du journalisme qui éclaire. J'en suis ébahi.

    Votez, votez votez même si vous ne savez pas pourquoi; c'est mieux que ne rien faire; mais si vous réfléchissez c'est encore mieux.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 14h31
    @ M. Brun Bernard
    Ne pas voter n'a jamais été un geste responsable, c'est tout le contraire, pas plus pas moins.

    Vous n'êtes pas seul, Mme Mme Bazzo écrit qu'elle n'ira pas voter aussi faute de chefs de partis à sa hauteur. Certains intellectuels veulent aller de l'avant en s'abstenant. Belle amélioration qui va nous mener où selon vous ?

    Si vous n'êtes pas satisfait d'aucun parti, prenez le moins pire...au moins...genre, autrement la démocratie va aller chez le diable. Est-ce que vous préférez une dictature ?

  • Patrick Lavoie
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 15h09
    Électeur cherche parti...Trouvé!!!
    À tout ceux qui considèrent que les trois grands partis nous prennent pour des valises, qu'ils ne sont qu'opportunistes et démagogues, je vous annonce la venu d'un parti branché sur les enjeux réels québécois et mondiaux. Un parti qui a conscience enfin que l'humanité fonce droit sur un mur si elle ne change pas. Lisez http://quebecsolidaire.net/engagements_2008
    Vous serez emballés! Je vous jure!

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 15h30
    À Messieurs Lafond, Pagé, Dion pour l'implication contre l"abstention électorale
    Les abstentionnistes ou autoproclamés tels ne font que s'imaginer se procurer un pouvoir parce qu'en fait ils ne font qu'en s'abstenant que de donner différemment les clés du pouvoir à la machine électorale la plus forte que l'on sait libérale. Le financement populaire du Parti Libéral est bien plus faible qu'au Parti Québécois, ce sont les entreprises qui réussissent à contourner la loi du financement démocratique des partis et qui investissent en masse leurs dollars dans un seul et quasi unique parti: le PLQ. Que les adeptes raffinés du snobisme électoral -selon une formule ironique et pas méchante- s'abstiennent de le voir est ahurissant.

    Je vous connais abstentionnistes parce qu'il m'est arrivé d'être ouvert à cette tentation. Lecteur de livres critiques de sociétés très français, j'ai rêvé aussi de voir des partis au pouvoir réclamant la subversion transgressive des règles et des moeurs. Rapidement toutefois, j'ai su faire la part des choses entre la capacité plus facile de critiquer la société par la stricte pensée et la réalité sur le terrain. Toujours relativement ouvert aux schémas de pensée marxistes, post modernes ou psycho sociaux, je me m'interdit pas de voter pour un parti social démocrate qui défend non pas un nationalisme impérial mais celui d'une sauvegarde d'une nation minoritaire en Amérique du Nord.

    Un des arguments des dits philosophes de l'abstention est celui du système proportionnel qu'il faudrait implanter qui seul pourrait redonner du souffle au système politique. Attention là, ce système proportionnel si appliqué en intégralité crée aussi des problèmes. La représentation territoriale qui prend en compte le vote par régions et rangs de campagnes c'est aussi à la source quelque chose qui est fondamental. Seul un système proportionnel-territorial mixte pourrait possible faire l'affaire quoique sa mise en place demanderait une bonne expertise. Une chose ainsi est également vraie, la représentation par la stricte population et le pourcentage procuré au parti n'est pas dénuée de distorsions non plus. Trop avantager les grandes villes, ce n'est pas démocratique non plus.

    La preuve de l'absurdité de l'abstention c'est que sa logique ultime serait de fonder un parti de l'abstention mais on le sait tous c'est une impossibilité logique. Au téléjournal, si le 8 décembre, 58% seulement de Québécois se déplacent pour aller voter, après avoir mentionné brièvement cette statistique, nos bons journaliste radio canadiens n'en n'auront que pour la très médiatique victoire du PLQ qui alors aurait remporté 45% des suffrages populaires. Dans les statistiques officielles, celle du taux de participation sera toujours bien secondaire par rapport aux statistiques concernant les suffrages obtenus par les partis politiques.

    Autrement dit, pour les statistiques, les absents ont toujours tort, vous n'existez pas! Pendant des décennies, les Américains ont voté sans le vouloir pour les républicains cela leur a donné quoi? Ne fallait t'il pas voter en masse pour Gore en 2000 contre Bush, si fait l'élection et son résultat n'aurait pas été décidé par un juge républicain.

    Je soupçonne chez les abstentionnistes des tendances intégristes ou puristes qui n'ont rien avoir avec les impulsions anarchistes festives.

    Ne pas voter donc c'est voté sans s'en rendre compte.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 17h02
    @ Patrick Lavoie.
    J'aime votre réponse dans la mesure où, effectivement, vous démontrez que vous avez pris le temps de comprendre le fondement du texte de monsieur Lacoste. En effet, Québec Solidaire offre une vue social-démocrate rafraîchissante qui rejoint plusieurs enjeux importants de notre Société Québécoise et plusieurs dimensions que soulève mon ami électeur orphelin.

    Cependant, et c'est là le gros HIC, en ce qui a trait à la chose économique, Québec Solidaire est dans le champ gauche pour ne pas dire dans les estrades de gauche. En effet, ce n'est pas en empêchant la richesse de se créer et en tirant à boulets rouges sur tout ce qui s'apparente au secteur privé qu'on règlera les problèmes de la pauvreté, du chômage, du décrochage scolaire, de la Santé, de l'Éducation, de la répartition de la richesse, de la prospérité du Québec, etc. À cet égard, QS se place dans une position idéologique qui l'empêchera irrémédiablement de 'livrer la marchandise' dans notre contexte Nord-Américain.

    De plus, en se définissant comme un parti politique en compétition avec le Parti Québécois (seule alternative plausible, présentement), Québec Solidaire devient le partenaire implicite du PLQ en divisant le vote francophone et en favorisant à répétition la réélection de Jean Charest et du PLQ en un gouvernement majoritaire et arrogant. Vous conviendrez que c'est ce qui peut arriver de pire pour la nation Québécoise, à moyen terme ! Et je ne parle pas ici d'économie. En bref, Québec solidaire se met naïvement en contradiction avec la praticabilité de ses idées directrices et se comporte finalement pas mieux que les autres partis. Présenter une vision et un projet de Société qu'on ne peut économiquement se payer n'est certainement pas une solution valable pour les Québécois, y compris pour Québec Solidaire!

    Ainsi, désolé monsieur Lavoie mais QS, dans sa forme actuelle, n'est pas le parti que recherche mon ami électeur orphelin, dans les circonstances... Par ailleurs, si QS se définissait comme un 'mouvement rassembleur' qui ferait pression sur les partis politiques qui gouvernent le Québec, ce serait une toute autre affaire et les adhésions fuseraient de toutes parts. J'en suis certain et j'en ferais probablement parti...

    À titre d'exemple, avez-vous déjà songé à l'impact extraordinaire sur la Société Québécoise qu'aurait eu le manifeste des 'Solidaires' si celui-ci, au lieu de se placer en porte-à-faux contre le manifeste de 'Lucides', avait plutôt repris une partie des idées directrices du manifeste des Lucides pour les replacer dans une vision intégrant mieux et davantage la dimension sociale ? Rien n'aurait empêché également d'y intégrer d'autres dimensions absentes du manifeste des Lucides... D'ailleurs, c'est le sens profond que je perçois dans le cri du coeur de mon ami électeur orphelin eu égard à la nécessité de retrouver une table qui nous ferait sortir des ornières des slogans partisans et des polarisations inutiles, présentement. Nos partis politiques susceptibles de gouverner nous amènent nulle part, convenons-en ! À quand un parti politique qui refuserait la polarisation bébêtes des idées qui émergent des différents secteurs de la Société et qui se donnerait pour mandat de les intégrer au mieux ? À quand un parti politique qui agirait dans les véritables intérêts des Québécois, sans faux-fuyants, de manière limpide et, finalement, qui gouvernerait au mieux sans avoir constamment à l'esprit de se faire réélire ...sous de fausses représentations !

    C'est cette petite lueur, au bout du tunnel, qui nous fait cruellement défaut, présentement.

    Au plaisir de vous lire à nouveau.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 18h09
    @ M Bousquet.
    Justement, d'apres un tas d'analyses historiques pointues datant du 19 ieme siecle et jusqu'a maintenant, la dictature, nous y sommes. Nous sommes dans le monde de la mediacratie, d'une dictature autre avec un esprit different mais tout de meme dictature (medecine, son cholesterol/sucre/sante//exercice/hypertension/pollution/ terrorisme/misere/racisme, tout ceci et encore, c'est bon pour les medias. Le smedias creent l'evenement. Staline creait l'evenement. C'est metaphorique mais dictature du proletariat, des marchands comme a Venise ou Florence???). Ne pas voter devrait devenir un refus de ne pas se compromettre avec ce qui est deja la, bien institutionnellement installe comme le commerce et le marche international. On nous fait lire des centaines de papier sur la crise et on lit un tout petit papier comme ca en passant avec photos en plus sur l'inauguration d'un Hotel a Dubai qui a coute plus que les feux d'articifices chinois, 20 millions de dollard avec robert de Niro et centaines autres people. La democratie est geree dans ces spheres de "bonne concience" et apres on nous demande d'agir pour eux au sein d'une dictocratie mediatique? Je n'ai rien ' faire l'. C'est pourquoi PQ et al (ali)c'est le meme manque pour restaurer le politique pour moi, le citoyen. Pas voter devra devenir une prise de force pour demontrer que la democratie, c'est comme le commerce, on veut le choix. Pour l'instant ca ne suit pas.
    La liberte ne souffe pas la mediocrie en politique car elle peut etre mise en question justement laite politique. Pour l'heure, ca roule, il n'est pas question de faire des barricades. Je vis dans un monde ou on a tout ce qui est pris ailleurs au prix de guerre,misere, mort, honte, lachete, arroganced enotre culture. Alors, je peux dormir tranquille, on gaspille la terre et la vie pour moi. Dictature, moi j<aime pas non plus. Mais bon.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 25 novembre 2008 10h02
    Québec solidaire
    Allez, un peu de courage, votons Québec solidaire et tassons les fumistes PQ et l'ADQ des bancs de l'opposition officielle.

  • Chryst
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 17h59
    La vraie couleur de J Charest
    Refiler les dossiers chauds à ses ministres et lourds de conséquences pour l'avenir du Québec. Incapable de vision, cela mérite-t-il d'avoir la confiance du public ?

    Le printemps le dira mais il sera peut-être un peu tard.

    Les gouvernements auront laissez passer les crises comme si de rien n'était, alors que de nouvelles technologies des plus performantes existaient pour de nombreux domaines. C'est un vrai scandale, si l'on savait.

    Les postes, de nature politique, sont plus importants que ceux des travailleurs de la forêt et de la pérennité de cette dernière.

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