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Les raisins de la colère

Michel David   22 novembre 2008  Québec
En octobre 2003, le politologue Jean-Herman Guay avait créé toute une commotion au conseil national du PQ en déclarant qu'il pourrait bien avoir été le parti d'une seule génération. «Les raisins de la colère ont disparu», avait-il expliqué à 400 militants littéralement révulsés par ces propos dignes de Cassandre.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 03h47
    L'indispensable colère...
    « A-t-on besoin d'une plus brillante démonstration de la nécessité d'un apport important et dramatique, venu de l'extérieur, pour susciter la colère et mener à un réveil du mouvement souverainiste.

    Autrefois on croyait que la colère était mauvaise conseillère. Certains sont portés à dire le contraire, aujourd'hui.

    Dans ce contexte, on peut comprendre que Stephen Harper, en fin stratège, ait voulu éloigner les risques de tension en faisant reconnaître aux députés fédéraux, (tous les députés bloquistes compris), dans les deux langues officielles, que "les Québécois forment une nation dans un Canada uni".

    Il ne faudrait donc pas s'étonner que surviennent d'autres initiatives du même genre. »

  • Daniel Vézina
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 09h25
    La "vicieuse" sensation de confort...
    « Les jeunes d'aujourd'hui ne peuvent malheureusement pas comprendre. Mes parents sont de ceux qui devaient parler en anglais pour se faire servir chez Eaton au centre-ville, c'etait la regle du "Speak White". J'ai eu la chance d'etre "entre-deux" et de voir le francais eclore dans le paysage Quebecois suite a l'arrivee du PQ en 1976.

    Les jeunes aujourd'hui prennent le francais et ses minces percees comme acquis. C'est la nature humaine qui est ainsi.
    Lorsque l'anglais aura repris le terrain qui ne lui appartient pas, il faudra que cette generation se rende compte de l'erreur qu'ils sont en train de faire, que de banaliser le renforcement de leur langue...

    Merci M. John James Charest pour votre lent sabotage... »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 10h20
    Dans le fond...
    « Monsieur David,

    Dans le fond, vous écrivez noir sur blanc ce que de plus en plus de fiers souverainistes constatent à la dure.

    Les Québécois ont peut-être déjà été quelque chose comme un grand peuple, pour paraphraser René Lévesque. Cependant, force est d' admettre que les Québécois forment un peuple qui a dans ses gènes de trop nombreuses tares qui l'ont empêché et l'empêcheront toujours de demeurer un grand peuple. Pas besoin de chercher très loin. On a qu'à lire les propos de certains des correspondants fédérasses des chroniques du Devoir et de la Presse pour s'en rendre compte...

    Peuple à genoux qui attend docilement sa soumission ultime au conquérant, pieds et poings liés ! Bientôt, selon les conclusions que l'on peut tirer de votre chronique de ce matin, les Georges, les Étienne et les Raymonde de ce monde feront la fête et s'en donneront à coeur joie pour lécher allègrement les bottes (ou les souliers vernis, ça fait plus noble...) de leurs maîtres 'Canadian'. Bien sûr, sans aucune gêne et sans reproche car, lorsqu'on est devenu une majorité à s'écraser devant l'effort à consentir pour se tenir debout, on a nécessairement raison...

    Franchement dégoûtant, le sinistre tableau que vous dessinez ce matin, mais c'est malheureusement aussi cela la démocratie !!! »

  • Jacques Godin
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 10h34
    Les bases
    « Un pays doit se faire sur des bases solides et positives. S'il est fait sur la colère ses fondations seront friables et ce sera loupé.
    Jacques Godin »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 19h50
    M. Jean Desjardins se situe dans le camp des chialeurs...
    « On dirait qu'il y a des gens qui n'ont rien d'autre à faire que de chialer contre leurs semblables.

    M. Desjardins, si, avec vos amis, vous vouliez vraiment convaincre vos concitoyens d'adopter vos idées, il faudrait bien que vous cessiez, un jour, de leur donner des coups de pieds dans le tibia, et de les traiter de tous les noms. Vous avez peut-être quelquechose d'intéressant à proposer. »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 20h44
    Bouillie pour non instruits--------------C.Pelchat.........tahcl@axion
    « Pour une fois,je serai presqu'entièrement en désaccord avec vous ,M.David.Pas sur la description des faits et gestes des partis politiques,mais sur les conclusions que vous en tirer.
    Un,laisser croire,même au DEVOIR.que Charest ou le parti libéral ont un bilan reluisant au chapître de l'économie,c,est rire des gens.Où étiez-vous ,M.David,lors des milliers de pertes d'emploi des cinq dernières années dans le textile,dans le domaine forestier et le domaine manufacturier ? Vous appellez ca du progrès économique !
    Dites-nous par n'importe quel indice économique le pourcentage d'enrichissement des Québecois depuis 2003 ? Demandez aux organismes qui luttent contre la pauvreté,aux soupes populaires,à Centraide,si la situation économique s'améliore pour la majorité des gens.Bien sûr,ceux qui sont au haut de l'échelle comme vous ne sentent pas beaucoup la détérioration énorme de la situation depuis cinq ans.Mais,moi,vivant dans un milieu modeste,je ne vois la situation du même oeil et mes sources d'information ne me rapporte pas le discours mielleux et faux du premier ministre sortant.
    Mais le plus grave c'est le ton de votre article.
    Vous laisser entendre,en ce qui concerne la souveraineté,que la situation politique du Québec ne ferait pas l'objet d'un
    grand mécontentement de la part du peeuple et que ce dernier ne se soucierait pas de la question nationale.Et c'est là que je vous attendais. Pourquoi le peuple ne réagit pas ? Justement,c'est que ses voies normales d'informations sont bloquées.Nos quotidiens,à divers degrés, sont vendus à la cause du peuple dominateur. Ca fait au moins dix ans,au Québec que les journaux ont cessé et fait cesser toute polémique au sujet de la situation anormale de notre nation.
    Nommez-moi un journal qui paie un seul journaliste qui prend fait et cause pour l'indépendance.Tous les journalistes mangent dans une auge bien remplie.Et qu'ils me crisse la paix avec leur sacro-sainte objectivité.Tous ce qu'ils font,c'est de ménager la chèver et le chou et retirer leur chèque de paie.Il n'y a pas un seul ``columnist``qui a le ``guts`` de se mettre au blanc et de défendre directement
    cette cause.C'est toujours par le biais.Et si d'aventure il y en a un qui écrit deux lignes qui sembleraient favoriser l'indépendance,il s'empresse dans les deux paragraphes suivants d'en écrire deux autres pour annuler ce qu'il avait écrit en bien auparavant.Je l'ai déjà écrit il y a longtemps,ce peuple fera son indépendance sans avoir eu le soutien de son élite.Il y a un certain mépris en haut lieu
    pour le peuple québecois.Ce n'est pas beau à voir !Aussitôt qu'ils croient avoir réussi ,les québecois qui ont monté en grade ou en succès,se détournent de leur concitoyens.De vraies résctions de républiques de bananes. Si nos quotidiens
    décidaient de sortir de la trahison et d'exposer quotidiennement les motifs de sortir de cette marre d'un océan à l'autre,il suffirait de 24 mois pour que le peuple lui-même exige un référendum.Mais le mépris n'aura qu'un temps.Et l'histoire ne s'arrêtera pas le 8 décembre prochain.L'histoire s'écrira et je ne voudrais pas que moi ou les miens fassent partie de ceux qui ont trahi.
    Nous avons essuyé quelques défaites,mais la guerre n'est pas terminée. QUI VIVRA VERRA.
    C.PELCHAT
    Lac-Mégantic »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 09h13
    Convaincre Georges, Étienne et Raymonde ?
    « Georgy Georges.

    Une fois de plus, vous êtes à côté de la plaque. Il ne sert à rien de tenter de convaincre des pleutres qui ont choisi non seulement de se ranger du côté du colonisateur, mais bien de combattre encore plus fort leurs compatriotes que le maître vous le demande. C'est ainsi que vous trahissez honteusement et à répétition vos compatriotes qui ont, eux, choisi de rester debout et de se battre pour conserver un tant soit peu de dignité. Ayez donc la décence de vous taire et de laisser à vos maîtres 'Canadians' le soin de faire eux-mêmes leur job. Bref, je ne m'attends aucunement à convaincre des indécrottables ! Désolé pour vos tibias. Assumez-vous !

    Vous, qui vous définissez comme un non-chialeur, c'est quand la dernière fois que vous avez trouvé quelque chose de constructif dans les propos, idées ou projets de quelqu'un (politicien ou électeur) qui ne partageait pas votre option constitutionnelle. Je vous ai lancé ce défi dans une chronique récente et votre réponse se fait toujours attendre... Pour quelqu'un qui prétend apporter quelque chose au débat, vous conviendrez que votre obsession pour la forme et les phrases sibyllines ainsi que votre manque de courage pour reconnaître quoi que ce soit de correct ailleurs que chez vos maîtres font dur.

    Le problème, avec des fédérasses comme vous, c'est que pour défendre votre option, vous êtes prêt à perdre tout sens critique par rapport aux leaders politiques de votre option et ce, y compris pour l'ensemble des dimensions connexes qui n'ont rien à voir avec votre choix d'être colonisé. Les prises de position occasionnelles divergentes de leurs leaders, des partisans souverainistes, les font peut-être paraître pour des chialeurs à vos oreilles, mais sachez que cela contribue à approfondir les idées et à faire avancer la réflexion ...au risque d'échapper le pouvoir pour le pouvoir !

    Dans mon livre à moi, cela s'appelle le jeu démocratique. Il semble bien que vous en ayez perdu les règles dans votre cheminement vers la soumission... »

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 11h15
    M. Jean Desjardins n'a donc rien d'intéressant à proposer
    « Si M.Desjardins avait quelque chose d'autre que des injures à lancer à la tête de ceux qui ne pensent pas comme lui, on pourraît discuter intelligemment. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 13h08
    @ Georgy Georges...
    « Si je comprends bien, vous discutez intelligemment... En bref, c'est l'opinion de votre opinion.

    Eh bien ! Bravo. Vous avez vraiment tout compris...

    10-4 »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 24 novembre 2008 11h48
    Les p'tits raisins de la colère (@Jean Desjardins)
    « C'est sûr que quelqu'un qui n'est pas capable de s'assumer doit se sentir écrasé par le poids de ses propres mots et de ses convictions politiques rétrogrades.

    Pour ma part, je me sens très à l'aise dans ce grand Canada, mon Pays "coast to coast", dans lequel je me tiens fièrement debout, au garde-à-vous pour ainsi dire, le fanion du Canada à la main! »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 24 novembre 2008 12h11
    @C. Pelchat
    « "L'histoire s'écrira et je ne voudrais pas que moi ou les miens fassent partie de ceux qui ont trahi.
    Nous avons essuyé quelques défaites,mais la guerre n'est pas terminée. QUI VIVRA VERRA."

    Ben ma foi! Quel propos délirants! Les ti-jos-la-terreur semblent proliférer dans ce parti. A quand la renaissance du FLQ, les bombes, les enlèvements, etc. Un petit Al Quaïda Québécois, tant qu'à faire.

    Ce n'est jamais par la violence que l'on obtient quelque chose, sauf la soumission bien sûr, de gré ou de force, comme vous semblez vouloir l'exiger et menacer les québécois qui ne sont pas sur la même longueur d'onde que vous. Si ça continue, on se dirige vers un vrai goulag, comme en Russie, sous le régime de Staline et autres illuminés de son espèce.

    Tant qu'à devoir pratiquer la soumission, coûte que coûte, j'aime autant choisir moi-même mes allégeances. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mardi 25 novembre 2008 16h28
    Le réveil ...
    « Est-ce parce que nos enfants ont été tellement gâtés qu'ils accordent si peu d'importance à leur identité dont fait partie leur langue maternelle ?

    Est-ce là un effet pervers de la mondialisation ? Je serais curieux de connaître leurs opinions sur le sujet de l'identité s'ils apprenaient que, demain matin, le Québec pouvait se démarquer mondialement et être un chef de file dans de nombreux domaines impliquant les nouvelles technologies de l'informatique associées au GPS. »

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