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La campagne «Cora» de Pauline Marois

Guillaume Bourgault-Côté   21 novembre 2008  Québec
Pauline Marois a lancé hier un défi aux journalistes qui doutent de sa résistance physique: «Vous viendrez marcher avec moi, demain matin, à 5h30.» Dont acte: tout le monde sera là ce matin, aux aurores.

La question de la santé de la chef péquiste alimente les rumeurs depuis quelques jours. Le Devoir en parlait mercredi: le rythme lent imposé à la campagne intrigue les observateurs. Il y a peu de rassemblements partisans, peu de très longues journées au programme, et la comparaison avec le rythme des autres caravanes est éloquent.

À cet égard, Mario Dumont a fait éclater de rire hier, à Magog, l'équipe qui le suit. Invité à commenter la situation au PQ, M. Dumont a indiqué que, «dans notre autobus, on appelle notre campagne la campagne Tim Horton. C'est ouvert 24 heures. Eux, c'est la campagne Cora: ça ferme après le dîner.»

«On dit ça pour rire, a ajouté le chef adéquiste. Mais on a assez de nos affaires. Nous, on travaille fort. On fait ce qu'on a à faire. Et on laisse les autres faire leur campagne et on laisse les gens en juger.»

Pauline Marois, elle, désespère de convaincre qu'elle est en pleine forme, malgré une opération suivant une appendicite cet automne. Hier matin, elle est revenue sur le sujet, estimant qu'elle est peut-être jugée plus sévèrement que ses collègues masculins du fait qu'elle est une femme. «Quand on est un peu décoiffées, on est fatiguées. Alors qu'un gars, c'est parce qu'il a travaillé fort. Il y a peut-être un peu de préjugés là-dedans, oui. Mais je suis en forme! Je fais ma campagne tambour battant, je commence à 5h30 et je termine à 21h.»

Hier soir, elle était sur le plateau de l'émission Tout le monde en parle. Elle a aussi enregistré plusieurs entrevues en après-midi.

***

Avec la collaboration d'Antoine Robitaille






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  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 07h36
    Hé Bé heu...
    « Quel sexisme de la part d'une femme! Avoir des cheveux décoiffés pour une femme peut aussi signifier qu'il y a beaucoup de vent, non? Comparer avec un gars qui travaille, c'est fascinant comme un responsable politique peut être si insignifiant. C,est par la teneur du parler qu'on en apprend beaucoup sur la capacité intellectuelle des gens. Là, c'est du genre, "il n'y a rien à entendre, passez votre chemin." Ça vole haut la manière de penser, d'exprimer un programme politique pour le bien des citoyens tout en tombant très bas. Comment fait-on de la politique en marchant? Le PQ pourrait peut-être réformer nos programmes d'éducation physique. »

  • Claude Smith
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 08h31
    Je dis ça pour rire
    « M. Dumont, si vous sentez obligé de rouler 24 heures sur 24 dans votre autobus, c'est peut-être que, dans les comtés comme le mien, l'ADQ semble fermé 24 heures sur 24. Deuxièmement, Il faut bien comprendre qu'on ne peut pas tous être des Super Mario. Enfin, faire du 24 sur 24 pour un père de famille, ce n'est pas un bien bel exemple de conciliation travail-famille. J'oubliais : J'espère que vous faites une petite sieste après dîner.

    Claude Smith
    claude-francoise@videotron.ca »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 09h00
    moi j'aurais ralenti encore plus
    « Au moins cela fait de la copie sans avoir à se mouiller. A ce que je sache, il n'y a jamais eu de véritable enquête sur l'efficacité de ces réunions de cuisine et ces visites d'usine. Le chef doi-il nécessairement faire le tour du Québec è pied pour espérer l'emporter? Une chance que nous ne sommes pas beaucoup. Imaginez s'ils se présentaient aux États, ils ne dormiraient plus pantoute. En tout cas, elle est mieux de pas venir sonner à ma porte à cinq heures et demie parce que je vais lui dire ma façon de penser. MOi j'ai plus l'impression que cela ressemble à un cirque ambulant. Mais encore là, je me suis trompé, c'est un théâtre de marionnettes »

  • De Chavigny Xavier
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 09h11
    Quel article passionnant !!!
    « Quel article passionnant !!!

    Je vois que même les journalistes ont autant de choses à dire que les candidats. Pour en être réduit à parler de la petite forme de Mme Marois, c'est qu'en effet, il n'y a rien à dire.

    Pour ma part je préfèrerais qu'on en reste à l'adage "quand on a rien à dire, on se tait !". En être rendu à comparer des caravanes électorales de candidats qui vont diriger la province à des Tim Hortons (ça s'écrit avec un "s" monsieur Bourgault-Côté) ou Cora, franchement, on est tombé bien bas ! D'autant plus quand la presse se fait le relais de ce genre d'ineptie ! »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 09h22
    Autre chose, s.v.p.
    « Pourquoi Madame Marois ne parle-t-elle pas de son Manifeste de deux pages...oups ! une page!...C'est un résumé d'un résumé qui résume presque tout: le vide ! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 09h34
    C'est ça le féminisme 2008 ?
    « Votez pour moi parce que je suis une femme.

    Si on me dit fatiguée c'est parce que je suis une femme.

    On me dit snob parce que je suis une femme.

    Si je gagne, je serai la première femme.

    Si je gagne pas, c'est parce que je suis une femme. »

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 12h45
    À M. Xavier de Chavigny
    « Vous avez tout à fait raison : ça c'est de la nouvelle!
    Au risque que mes petits copains qui me veillent au tournant du présent Forum retournent la pensée ci-dessous contre moi, j'ajouterais : « Ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il ne faut pas le faire savoir ».
    Certains journalistes sont très fort pour brasser parfois du vide. Pourquoi ne se concentrent-ils pas sur des sujets plus intéressants et instructifs que la forme physique et les cheveux au vent du chef péquiste? Nous y gagnerons tous... »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 13h14
    Comment nourrir l'apathie
    « Le Devoir lui même encourage l'apathie envers cette élection et j'ajouterais même au décrochage. Cet article est nul et semble propice à l'installation au pouvoir d'un parti unique: le Parti Libéral du Québec. Cinq ans de pouvoir pour les libéraux avec à la clé trois mandats consécutifs. Bravo Québec! Tant d'écrasement collectif mériterait de figurer dans le livre des records! »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 16h06
    Je n'en reviens tout simplement pas.
    « Ce matin, je lis dans LE DEVOIR, un court texte d'Adnrée Ferretti, militant indépendantiste depuis toujours

    (DE) Andrée Ferretti, Brigham, le 19 novembre 2008.

    Pour contribuer à la fin du rapt initial et durable du projet indépendantiste par le Parti québécois, parce que je suis indépendantiste, je voterai pour Québec solidaire, le 8 décembre.

    Est-ce à dire que Madame F. a compris, comme tant d'autres avant elles, que le PQ n'était plus indépendantiste et qu'il fallait enfin le larguer...et défendre autrement et ailleurs, la cause de l'indépendance natinale. Pour ceux qui en ont encore le courage !

    Elle parle rien de moins que du RAPT initial et durable de la cause indépendantiste. C'est à faire réfléchir... »

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