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Dumont veut mettre un terme à l'aide sociale comme «mode de vie»

Antoine Robitaille   21 novembre 2008  Québec
Pierreville — Obliger 70 000 assistés sociaux parmi les 136 000 «aptes au travail» à retourner sur le marché de l'emploi en quatre ans: tel est l'objectif que Mario Dumont a promis d'atteindre s'il est élu le 8 octobre. Le but est de faire en sorte que «l'aide sociale comme mode de vie, c'est fini», a clamé le chef adéquiste hier, qui s'est attiré les foudres de Québec solidaire et des groupes de défense des assistés sociaux.

La conférence de presse avait lieu dans le hangar d'une entreprise qui a du mal à pourvoir les postes qu'elle ouvre, Camions Thibault, spécialisée dans la modification de véhicules d'urgence. Discutant avec le chef adéquiste pendant la visite des ateliers de l'entreprise, le président, Carl Thibault, a eu ce commentaire: «On le sait tous, la oisiveté [sic], c'est la mère des vices.»

Rappelant une autre maxime bien connue, «aide-toi et le ciel t'aidera», M. Dumont a soutenu que, «dans le Québec de l'ADQ, c'est "aide-toi et le Québec t'aidera". Lève-toi le matin», a-t-il lancé, rappelant qu'il souhaitait aussi le retour à la «culture de l'effort» dans ce domaine, comme en éducation.

Mais comment s'y prendre? L'ADQ ferait signer aux personnes aptes au travail un «contrat prestataire-État», signature conditionnelle pour recevoir toute prestation. Le contrat énoncerait clairement «qu'il s'agit d'une aide temporaire» et décrira «la marche à suivre pour réintégrer le marché du travail». La violation du contrat entraînerait des pénalités.

Parallèlement, l'État mettrait sur pied un programme de formation s'inspirant de la formule du compagnonnage. L'entreprise ou l'établissement qui accepterait de recevoir un prestataire recevrait une allocation annuelle de 3000 $.

Selon le porte-parole adéquiste en matière de solidarité sociale, Éric Dorion, il s'agit là d'établir un programme d'«accompagnement» et non pas de «dévalorisation» et de «démotivation». «C'est à l'État de travailler avec les individus pour parfaire ce qu'ils n'ont pas eu la chance de développer» [sic], a déclaré cet ancien président du centre d'aide et de soutien à la réadaptation De l'autre côté de l'ombre, en Mauricie. Selon lui, au bout d'un an, le prestataire aurait gagné «estime», «confiance», et développé «le goût du travail». L'ADQ estime que 10 000 prestataires de l'aide sociale coûtent à l'État 72 millions de dollars. La mesure proposée coûterait 30 millions. En bout de course, les économies seraient de 42 millions dès la première année, puisqu'on vise, dès l'an 1, à retourner 10 000 assistés au boulot.

En 2006, un rapport interne du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale indiquait qu'environ 10 % seulement des prestataires de la catégorie «aptes au travail» étaient véritablement en mesure de travailler. Lorsque ces chiffres ont été rappelés au chef adéquiste hier après-midi à Magog, ce dernier a rétorqué: «En 2007, on nous avait servi la même salade», expliquant qu'il rejetait totalement les méthodes et les conclusions de ce rapport, soulignant en outre que, si ce rapport était «vrai, alors pourquoi le même ministère a un budget [de quelque 200 millions] pour inciter à l'intégration au marché du travail»? À ses yeux, la majeure partie de ces gens ont «la santé», ont «toutes les conditions pour retourner» travailler, a-t-il dit avant de nuancer: «On ne nie pas que, dans leur vie, dans leur parcours, il a pu y avoir des chaos, des difficultés personnelles, d'où cette année d'intégration que nous proposons.»

«C'est révoltant», a rétorqué François Saillant, candidat de Québec solidaire dans Rosemont, qui voit dans le projet de M. Dumont un «sommet de bassesse» dans la manière «d'alimenter les préjugés».

M. Saillant souligne que le nombre de personnes dites aptes au travail est en constante diminution depuis dix ans, compte tenu de l'amélioration du marché de l'emploi. «Cela vient déboulonner le mythe des personnes qui en font un mode de vie.» Parmi les 136 000 personnes dites aptes, 16 % ont entre 50 et 55 ans, «ce qui n'intéresse pas beaucoup les employeurs». De plus, leur niveau de scolarité n'atteint pas la 5e secondaire dans 60 % des cas. Enfin, 12 % des ménages sont revendicateurs de statut ou sont de nouveaux arrivants depuis moins de trois ans. «Affirmer que l'aide sociale est un "mode de vie" est une grossièreté quand la prestation de base, qui est de 551 $ par mois, n'est même pas suffisante pour assurer la survie des personnes», a pesté M. Saillant.
 
 
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  • Frank Hebert
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 06h55
    A bas le BS
    Ce ne sont pas les récipiendaires de BS qui sont fautifs. C'est le système lui-même qui est fautif.
    Il faut mettre un terme à ce système bancal et humiliant.
    La solution : le REVENU DE CITOYENNETÉ ou SALAIRE MINIMUM GARANTI.

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 08h31
    Encore et toujours la même démagogie du leader adéquiste-créditiste!
    Comme je déteste la correctitude politique, je suis prêt à reconnaître qu'il y a des abus dans l'univers de l'aide sociale. Mais je me méfie de mesures extrémistes qui pourraient faire en sorte que le bébé soit emporté avec l'eau du bain. Il y a de nombreuses personnes qui, dans le contexte actuel, ont besoin, vraiment besoin, de l'aide sociale.

    Ce que je sais toutefois, c'est que certains politiciens opportunistes et démagogiques s'attaquent aux assistés sociaux en espérant recueillir ainsi les votes de petits travailleurs lassés et frustrés. Actuellement le torchon brûle pour le petit Mario, ce gamin éternel dont la petitesse ne cesse de s'agrandir. Alors, le gavroche immature se tourne vers la dénonciation des plus démunis en jouant sur les préjugés les plus retors.

    Si on veut un jour s'attaquer au système d'aide sociale, il va falloir garantir un revenu minimum pour tous les citoyens. En ce sens Frank Hebert y va d'une proposition qui mérite d'être explorée.

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 08h52
    «Mario Matamore Dumont»
    «Mario Matamore Dumont»

    Dans l'objectif à peine dissimulé de tenter de se faire du capital politique dans une campagne qui s'en va de toute évidence à la dérive, «Mario Matamore Dumont» a de nouveau flairé la bonne affaire, en frappant, comme à son habitude, à bras raccourcis les personnes les plus fragilisées de notre société.

    «Mario Despote Dumont», s'il souhaite tant l'assainissement des finances publiques du Québec devrait plutôt s'attaquer aux pires sangsues de l'État que sont les entreprises multinationales et multimilliardaires telles, les banques, les pétrolières et les entreprises pharmaceutiques et autres assistés sociaux de grands luxes, qui jouissent actuellement de subventions princières et d'exemptions immorales d'impôts et des faveurs éhontées du gouvernement.

    Un gouvernement, par ailleurs, dont le rôle fondamental et humanitaire consiste bien au contraire, à protéger les citoyens les plus vulnérables de notre société, et non celui d'entretenir l'hostilité d'une classe envers une autre, exactement comme il l'avait fait, lorsqu'il avait déclanché un véritable cahot social, lors du débats sur les accommodements raisonnables.


    - Mario Matamore Dumont ?

    - Un véritable danger publique celui-là ! ! !

    - Dehors le Matamore !


    ...et ça presse !!!




    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Site officiel : www.quebecsolidaire.net
    Courriel de Québec solidaire info@quebecsolidaire.net
    Programme : http://quebecsolidaire.net/engagements_2008
    Téléphone : (514) 278-9014

    Espace MSN : http://christianmontmarquette.spaces.msn.com
    Ancien site électoral : www.ufp-laporte.ca.tc

    Aussi, lire :

    «Quand j'ai rencontré Madame Marois... »
    http://www.ledevoir.com/2008/11/20/commentaires/08


    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Yvon Deschamps, Richard Desjardins, France Castel, Luck Mervil, Paul Amarani, Judi Richard, Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    vendredi 21 novembre 2008 08h52
    Attention monsieur Dumont !
    Monsieur Dumont crache sur les assités sociaux sans savoir de ce quoi il parle. Qu'il fasse attention c'est lui qui pourrait se retrouver sur l'assistance sociale un jour.

    Sans savoir non plus que justement c'est souvent à cause de la mauvaise gestion des gouvernements qui par exemple refuse que des jeunes aillent à l'école s'ils sont démunis, c'est à dire s'ils reçoivent de l'aide social.C'est tellement ridicule, comment trouver un emploi s'ils ne peuvent s'instruire dans une société qui demande toujours plus de diplôme.

    Sans savoir que plusieurs n'arrivent pas à se trouver un emploi à Montréal parce qu'ils ne parlent pas anglais dans une province suposément francophone ! Qu'il s'achète un journal avec son gros salaire payé de nos taxes et impôts et qu'il regarde une section qu'il n'a jamais regardé, les offres d'emplois et qu'il essaie de trouver un emploi à Montréal ou il ne demande pas d'être parfaitement bilingue ??? Cependant on ne nous apprend pas l'anglais à l'école.

    Peut-être que maman et papa Dumont avait assez d'argent pour faire apprendre l'anglais à leur petit Mario chéri mais les parents sur l'aide sociale ont de la difficulté à faire manger leur enfant imaginer leur payé des cours d'anglais...

    Il faudrait premièrement régler l'anglisation de Montréal.

    Même pour les emplois au salaire minimum on exige le bilinguiste à Montréal ou alors l'anglais. Allez faire un tour dans les commerces de la rue Sainte-Catherine !

    Monsieur Dumont devrait faire attention car peut-être qu'aux prochaines élections, ils pourraient se retrouver au chômage et ensuite à l'aide sociale. Ira t-il lui travailler au salaire mininum ? Il aura peut-être des chances de se trouver un emploi au salaire minimum, il parle anglais.

    Il n'y a qu'au gouvernement qu'on engage des imcompétents, dans la vraie vie qu'en tu n'as pas les qualifications et que tu ne fais pas le travail pour lequel tu es payé, tu es congédié. Donc monsieur Dumont est très chanceux d'être au gouvernement car dans la vraie vie il serait sûrement au chômage...

    C'est pas que je suis une personne méchante, mais ça lui ferait du bien de tomber sur l'assistance sociale, il essayera de vivre avec environ $500/mois. Une passe d'autobus seulement pour aller se chercher un emploi en coûte $68/mois ! Ces gens là ne peuvent même pas se faire un CV, ils n'ont pas d'ordinateur !

    Oui, il faut les aider à s'émanciper et se sortir enfin du cercle vicieux des naissances et de la misère dans lequel ils vivent, mais ce n'est pas en les insultant, en les opprimant que ça peut se faire.

    Je trouve ça dégueulasse d'accusé les démunis de lâche ! Personnellement je trouve que c'est nos gouvernements qui vivent sur une autre planète et qui sont lâches.

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    vendredi 21 novembre 2008 08h59
    Quel visionnaire ce Mario tout de même...
    Rien de nouveau dans cette mesure, la même que celle d'Hamad, sauf pour le cadeau de 3000$ a la Petite Maudite Entreprise qui va se faire un plaisir de congédier après un an, sans pénalité, pour ensuite aller chercher un autre candidat au "cheap Labor"... Pour le BS, le meme cercle vicieux: travail subventionné/chômage/BS avec un peu plus d'endettement à la clé... Mais c'est tellement rentable politiquement le"BS-bashing"!

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 09h19
    Dumont, l'anti-ECR, impose sa morale!
    Selon Dumont (il y a certainement un Dumond quelque-part) 500$ par mois permet de vivre dans la oisiveté. En effet, avec si peu, il faut manger comme un oiseau, se vêtir comme un oiseau et se loger comme un oiseau.

    M. Dumont donnerait 3000$ par an à une entreprise pour qu'elle forme un jeune sur le BS pendant qu'un autre jeune qui travaille doit payer au minimum 11000$ pour se payer la même formation au collège.

    Donc, lorsque le jeune collégien diplômé ira se présenter à l'entreprise, la place sera déjà comblée par un BS et ce jeune se sera fait royalement enc...

    Même un jeune dont les parents ont les moyens de le garder à la maison, paye au minimum 5000$ par an pour aller se former au collège.

    Résultat; les BS prendront la place des collégiens. Les collégiens prendront la place des BS. Il sera préférable d'être sur le BS plutôt qu'au collège pour obtenir un emploi et donc les profs de collèges se retrouveront aussi sur le BS.

    Maintenant, examinons ce plan Dumont à Montréal où arrivent 90% des milliers d'immigrants et dont le taut de chômage atteint les 30% ! Ouille ! Mieux vaut ne même pas y penser !

    Combien l'État paye annuellement Mario Dumont pour simplement sortir des conneries pareilles ? Je suis convaincu que des jeunes sur le BS en ont de plus raisonnées et pratiques au millième du coût.

    Si l'État offrirait une éducation gratuite aux BS, il y aurait une file d'un kilomètre pour s'enregistrer. Non, l'éducation est accessible aujourd'hui, même aux BS. Ce sont les diplômes qui coûtent cher, pas l'éducation. C'est celà, le vrai plan.

    Dumont a certainement un diplôme. C'est pour ça qu'il ne sait pas.

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    vendredi 21 novembre 2008 09h22
    C'est ça que ça donne....
    C'est ça que ça donne les campagnes Tim Horton's : des beignes qui parlent comme des trous de beigne.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 09h36
    Le thème accrocheur des abus du B.S. !
    Beaucoup des gens aiment bien critiquer les assistés sociaux en disant que ceux-ci sont tous un peu paresseux et qu'ils vivent comme des pachas aux crochets de l'État.

    Et, vu les piètres résultats qu'obtient son parti dans les intentions de vote, il fallait s'attendre à ce qu'un politicien de droite comme Dumont dénonce à son tour ces « profiteurs » pour séduire l'électorat.

    Quel discours démagogique désolant ! Toujours plus facile de casser du sucre sur le dos des petits que sur celui des grandes entreprises lesquelles, très souvent, obtiennent de grosses subventions et ne paient jamais d'impôt !

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 10h21
    La politique Nazi des "bouches inutiles" et la lecture des statistiques d'aptitude au travail
    Le rapport interne faisant état de ce que seulement 10% des prestataires "aptes au travail" seraient effectivement aptes au travail me parait cyniquement exacte. Il faut savoir que les prestataires reconnus inaptes au travail de façon permanente bénéficient du programme de soutient financier qui leur donne près de 300$ de plus par mois dans le cas d'une personne SEULE SANS enfant. C'est donc une majoration substantielle de ses prestations. Sur les grands nombres, ça fait une méchante différence dans le budget de l'État. Alors, on se montre le plus sévère possible dans l'octroi de ce statut de manière à diminuer les coûts, et en particulier diminuer l'incitatif à rechercher ce statut. Par exemple, le médecin du Ministère contredira systématiquement le médecin du prestataire. S'il fallait que les 90% de prestataires "aptes au travail" (mais que la rapport considère en fait inaptes) soient reconnus inaptes, la facture serait salée. En outre, le montant de 835 $ par mois est peut-être "vivables" pour les gens aux aspirations limitées, ce qui pourrait effectivement encourrager l'aide sociale comme "mode de vie". Pensons à une personne s'estimant condamnée au salaire minimum et qui considère les dépenses occasionnées par un emploi et la recherche d'emplois. Pensons à la tenue vestimentaire, à la passe de bus, aux cotisations diverses, etc. Tout cela peut faire 200-250 $ par mois, donc il n'y a plus de gains matériels à travailler au salaire minimum. Il y a donc un incitatif très grand pour l'État à resserer le plus possible l'accès au statut de personne officiellement inapte au travail.

    Ensuite, considérons la variabilité du critère. L'État regarde la santé de la personne du point de vue de quelqu'un qui veut que cette personne travaille. Donc, si elle est capable d'effectuer certains travaux, même avec une efficacité limitée et quelques heures seulement par semaine, cette personne est, dans le fond, capable de travailler dans l'abstrait, c'est-à-dire qu'elle est capable de repayer une partie du soutient économique que la société lui octroi. Et effectivement, telle personne devrait, dans un monde idéal, avoir l'opportunité de travailler. Par contre, les employeurs regardent les choses du point de vue de quelqu'un qui recherche un employé efficace, compétent, qui renforcit la position de l'employeur dans un monde de plus en plus compétitif et globalisé (par exemple, les travailleurs chinois ou mexicains à 1$ de l'heure). C'est particulièrement vrai des emplois peu qualifiés et facilement exportables. Quand au services peu qualifié mais non exportables (ex: vendeuse chez Wal-Mart), bien de ces cas borderline officiellement aptes au travail présentent des difficulités et limitations sur le plan psychologiques, social ou culturel, qui sans en faire des fous ou des imbéciles totaux, loin de là, en font peut-être des gens qu'on estimes moins aptes à INTERAGIR AVEC LE PUBLIC, FONCTION ÉMINEMMENT DÉPENDANTE DES COMPÉTENCES SOCIALES ET D'UN SOLIDE ÉQUILIBRE PSYCHOLOGIQUE (pensons aux clients franchement désagréables). Bref, le point de vue de l'employeur est que ce candidat est inapte à travailler sur le marché du travail exigeant d'aujourd'hui.

    Tacitement, une politique qui nie cette réalité mène à une politique des "bouches inutiles". Alors, me dira-t-on, pourquoi avoir un programme plus généreux pour les personnes inaptes au travail de façon permanente ? Eh bien, parce que le droit international prévoit que de ne pas en avoir un serait une violation des droits de la personne entrainant un blâme envers l'État québécois. Alors, si un personne est à ce point malade que même un ministère de mauvaise foi doit se rendre à l'évidence, il faut lui octroyer des moyens décents de subsistence pour préserver la réputation du pays. Mais si l'état de la personne peut être nié avec une certaine crédibilité, ce qui est le cas d'une personne pouvant en théorie travailler mais incapable de satisfaire aux exigences d'un marché du travail devenu implacable, alors on se complait dans l'hypocrisie pour lui appliquer la politique de la bouche inutile sous couvert de "l'inciter à retourner travailler", négligeant par convenance que cette personne ne conserverait jamais son emploi à moins que son salaire soit pour la plus grande part subventionné par un programme gouvernemental. Or, ces programmes ne dure que quelques mois. En plus, souvent tel programme ne sera pas renouvellée parce que l'employeur, ne voulant pas admettre qu'il ne veut la personne que si elle est subventionnée (ce serait admettre sa mauvaise foi car l'entente stipule normalement que l'employeur conservera l'employé si celui-ci s'acquitte de son travail correctement), trouvera une raison défavorable à l'employé-prestataire. Peut-être la personne travaille-t-elle mal en équipe, peut-être s'entend-elle mal avec ses collègues (normal, puisque la compétition créée par une personne subventionnée à 75% est souvent source de ressentiement chez les collègues), peut-être qu'elle semble ne pas prendre son travail au sérieux ou vraiment vouloir travailler (stéréotype facile avec les assistés-sociaux), peut-être a-t-elle été rude avec un cleint, etc, etc. Le Ministère et les néo-libéraux de droite ne peuvent être naifs pour ignorer cela. Il y a donc là un hypocrisie systémique pour dissimuler une politique de la bouche inutile sous couvert de responsabilisation de la bouche inutile à devenir utile.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 10h53
    Un concept qu'il faut étudier
    M. Dumont, votre idée a un certain mérite mais pas toujours réalisable dans certaines régions ou les offres d'emplois ne sont pas suffisantes.

    Une chose qu'il faut regarder c'est aussi le but premier de l'aide social. L'aide social n'est pas un outil pour garantir un revenue minimal, ou un revenue citoyen comme certain le voudrait. L'assistance sociale est un moyen de dernier recours pour aider temporairement les gens dans le besoin à passer au travers d'une période difficile. Cette un geste de solidarité social.
    Le gouvernement a deux devoir dans ce cas, un celui de gestionnaire prudent qui l'oblige à garder les couts au minimum et le deuxième celui d'aider les personnes dans le besoin.

    1. Que tous les bénéficiaires qui sont physiquement capable de le faire, soient requis à tous les mois d'aller cueillir leur allocation à un endroit précis dans leur région ou quartier. Et pour éviter la trop grande congestion, la distribution serait étalée dans le mois. - ÉCONOMIE
    2. Le montant serait placé dans un compte au nom de la personne et il y aurait accès avec une carte genre carte débit. La carte ne permettrait que des achats chez des détaillants spécifiques qui ont un contrat avec le gouvernement ce qui assurerait des économies pour le gouvernement et un contrôle su ce qui est possible d'acheter avec ces argents. ÉCONOMIE
    3. Il ne serait pas possible d'acheter des boissons alcooliques, des cigarettes, des loteries, des objets de luxe des DVD, CD, des billets de cinéma et autres. Et comme ces fonds ne sont pas en argent liquide, le bénéficiaire ne pourra pas aussi s'acheter des drogues. AIDE PLUS BEFFICACE ET CIBLÉ
    4. Bref ces argent servirait pour ce qu'ils sont prévu c.-à-d. une aide.
    5. Aussi ce système pourrait aussi servir comme supplément de revenu pour les mères monoparental ou les familles à faible revenue qui travail, mais n'arrive pas à boucler les fin de mois. Alors cette carte donnerait accès à des articles pour enfants seulement. L'aide pourrait être ciblé et plus adéquate. UNE AIDE PLUS GÉNÉREUSE ET DISPNNIBLE
    6. Certain s'objecterons en disant que les assisté sociaux devrait pouvoir disposer à leur guise de ces argents, c'est faux car ce n'est pas le fruit de leur labeur. Mais aussi le système devrait pouvoir leur permettre de travailler et gagner un certain montant d'argent par mois sans aucun impact sur leur prestation. Et ces argents serviraient au luxe de la vie, câble, cigarette, bière loterie etc.
    7. Ces mesure devrait permettre au gouvernement d'épargner plusieurs millions et ces argent pourrait aider plus de personnes.

    Un autre système devrait être crée pour ceux qui ont un handicape sévère et permanent les empêchant de travailler et gagner un revenue. Et seul un médecin approuvé par cet organisme peu jugé du dossier médical.
    Toute personne qui est prestataire du de l'aide social doit aussi participer à des programmes de scolarisation et de recherche d'emplois. Aussi l'assisté social doit refaire une demande d'admission au programme à intervalles régulier. Et lors de l'évaluation du renouvellement de sa demande on tiendra compte de sa participation au programme d'aide à la réinsertion au travail. Car il ne faut pas perpétuer l'aide social.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 11h16
    Prise 2.
    Dans mon texte précédent je disais de choses mais je resterai avec la dernière, que sont donc les 88% de gens qui sont aux BS si les 12% autres sont issus de l'immigration? J'envoie le tut à nos autres camardes...pour info et statistiques.

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    vendredi 21 novembre 2008 11h31
    Proposition bancale
    Ainsi, l'ADQ ferait signer aux personnes aptes au travail un «contrat prestataire-État», signature conditionnelle pour recevoir toute prestation. La violation du contrat entraînerait des pénalités.

    L'ADQ verserait ensuite aux entreprises « acceptant» un prestataire en compagnonnage une allocation annuelle de 3000$. Apparemment sans «contrat prestataire-État», ni pénalité en cas de violation de contrat. Poutant, l'entreprise ne devrait-elle pas s'engager à embaucher le prestataire en binne et due forme après avoir profité des 3000 $?

    Sinon, l'État ne fera que fournir du « cheap labour » aux entreprises.

    Beau projet!

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    vendredi 21 novembre 2008 12h13
    Pour rendre votre "système" encore plus performant M.Archambault
    Je suggère de parquer tous les assistés sociaux dans un même endroit, par région naturellement, ce qui augmenterait encore plus l'efficacité et amoindrirait encore les coûts. Tout autour pourraient s'installer des PME pour les employer ou leur vendre de quoi subsister... Au besoin, on ajoutera quelques barbelés pour leur sécurité.

  • Jerome St-Amand
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 12h20
    Un peu de courage Monsieur Dumont
    Monsieur Dumont,

    Les BS sont un grain de sel dans l'engrenage économique du Québec. Ces dépenses d'aide social ne sont que de simples poussières.

    Si vous avez un peu de courage pour l'économie d'argent, attaquez-vous plutôt aux multinationales des pharmaceutiques et des pétrolières qui, depuis des décennies, s'enrichissent sur le dos de nos maladies et de nos déplacements.

    Vous aurez l'air en ce sens un peu plus rigoureux dans votre logique monétaire. Malheureusement, vous n'aurezx pas mon vote.

    vive notre pays

    jerome st-amand

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    vendredi 21 novembre 2008 15h55
    Manipulateur
    Il joue encore avec les préjugés encore bien ancrés dans la société.
    Il oublie aussi que plusieurs personnes ne sont pas là par choix.
    Quand une mère monoparentale sans pension alimentaire a le choix entre un salaire de cheap labor et s'occuper de son enfant à temps plein mettons que le calcul se fait assez vite pour les "avantages sociaux". Ils sont maigres mais au moins il y a une certaine sécurité de base pour l'enfant. Qu'il propose d'augmenter le salaire minimum serait déjà plus intéressant et permettrait à plusieurs de retourner sur le marché du travail et que les éléments soient mis en place aussi. (Garderies, horaires décents et conditions de travail respectueuses).Mais pour suivre les lois du marché dans le contexte de la mondialisation, il faut des salaires minimes pour assurer la "bonne marche " de l'économie. Qui a vraiment le goût de suivre une formation même subventionnée pour avoir un emploi sous-payé par la suite et souvent précaire. Il faut aider, je suis d'accord, mais pas à n'importe quel prix et surtout pas avec des conditions aussi drastiques que celles dictées par Dumont. On est en soit-disant démocratie pas dans une dictature.

  • Patrick Asselin
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 18h28
    MR. Dumont, vous aurez peut-être recours au BS après l'élection !
    Savez-vous pourquoi Jean Charest est si populaire par les temps qui courent ? Parce qu'il a compris que le Québec se gouverne à gauche. Les Américains l'ont compris eux aussi le 4 novembre dernier. Donner aux riches et prendre aux pauvres, c'est dépassé. Le monde a changé récemment, le saviez-vous ? Dehors Bush, dehors Harper et ... dehors Dumont!

  • Marco 52
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 18h46
    Aucune compassion de la part de Dumont- par Marc E.
    J'ai lu l'article sur les attitudes de Mr Dumont dans les dossier de l'aide sociale, et ca me décourage. Des fous aigris , ignorants, et méprisants comme Dumont ne comprenne rien de notre misère (je suis assisté social).Ca me décourage... et ca me révolte en meme temps. Fichez nous la paix , les Adéquistes, avec votre idéologie du Travail, Famille, Patrie! On s'en moque!

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    vendredi 21 novembre 2008 20h14
    @Rodolphe Bourgeoys
    Bien dit! Votre analyse est tout à fait juste.

  • Diouf Frank
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 20h19
    Une nouvelle chasse au sorcières pour pas cher...
    En pleine dégringolade économique, lancer cette idée, c'est montrer un engouement insatiable pour la chasse au sorcière. Quand ce n'est pas les jeunes délinquants ce sont les assistés sociaux. Je suis très curieux de savoir quelle sera la prochaine chasse aux sorcières de l'ADQ.

  • Montrealais Commun
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 23h57
    Dumont a raison..dans quelle planète vivez-vous M. Marc E. ??
    Je n'irai pas par 5 chemins.

    Je ne peux plus tolérer des commentaires aussi imbéciles comme celui de Marc E !! C'est justement le travail et l'État les piliers économiques qui soutiennent le système de contention social pour les plus démunis. D'où sorte l'argent pour votre chèque M. Marc E.? Pensez-y 2 secondes... Je suis loin d'être adéquiste mais une graine de bon sens me suffit pour réagir vivement à vos pénibles propos ''on s'en fiche''. Si vous avez écrit cela en plein exercice de votre intelligence, j'en conclus que vous êtes un vrai tata... (un vrai des vrais)

    Réveillez-vous les amis ! Dans un contexte mondial de compétition féroce, nous avons besoins des gens qui adhérent aux valeurs tels que travail, respect, innovation, effort, éducation... les grandes gueules irresponsables comme celle de M. Marc E. feraient très bien de remettre en question ses idées démodées sur les gens qui signalent les excès d'un système de contention sociale perfectible. Moi, M. Marc E., je ne m'en fiche pas du fait que je travaille très fort pour entretenir des gens qui n'assument pas ses responsabilités d'adultes (bien entendu j'exclus femmes monoparentales, etc.)

    Donc, tout le monde au travail pour faire grandir notre Québec ! Sinon, on deviendra de plus en plus pauvres et les personnes qui ont vraiment besoin de l'aide sociale vont continuer d'augmenter.

    un montréalais ordinaire

  • jack roy
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 12h52
    BS
    Il y en a ici qui disent qui sont sur le BS.

    Comment faites-vous pour avoir un ordinateur avec un pauvre 500$ comme vous dites??
    Tu oublies tous les services connexes gratuits qui vont avec comme les dents, les lunettes,etc.


    Il prend des Mexicains pour faire travailler dans les champs.
    Alors pourquoi pas vous les BS?

    Le Plan de Mario Dumont vous offre un job en entreprise et vous refusez??

    C'est qu'il a raison à voir les commentaires ici.

    Secouez-vous le popotin et allez travailler comme tous ceux qui le font.

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