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La culture au Québec, pouvoirs et budgets

Pauline Marois veut rapatrier tout le secteur, y compris les 300 millions qu'Ottawa y consacre

Guillaume Bourgault-Côté   21 novembre 2008  Québec
Lecture hommage des Belles-soeurs, de Michel Tremblay, dirigée par Denise Filiatrault, d’après une idée de Monique Giroux, avec des personnalités publiques, dont Louise Beaudoin, au centre.
Lecture hommage des Belles-soeurs, de Michel Tremblay, dirigée par Denise Filiatrault, d’après une idée de Monique Giroux, avec des personnalités publiques, dont Louise Beaudoin, au centre.
Par tous les moyens possibles — ce qui pourrait aller jusqu'au référendum —, Pauline Marois veut rapatrier d'Ottawa la totalité des pouvoirs en matière de culture ainsi que les sommes d'argent qui y sont rattachées. Le PQ promet aussi aux artistes québécois de compenser le financement aboli cet été par le gouvernement fédéral et de réécrire la loi 101.

«Arrêtez de mettre vos gros sabots dans nos affaires, de couper des sommes à nos créateurs», a lancé hier Mme Marois, plantée au milieu d'un bunker antinucléaire... qui constitue le décor de la production théâtrale qui occupe actuellement la scène du théâtre La Licorne, où avait lieu la conférence de presse.

Un gouvernement péquiste tentera ainsi coûte que coûte de rapatrier d'Ottawa l'ensemble des pouvoirs et du financement en matière de culture et de communication. Cela veut dire que Québec espère aller chercher les quelque 300 millions que le fédéral investit actuellement dans la culture au Québec par l'intermédiaire d'organismes comme Téléfilm Canada, Patrimoine Canada, l'Office national du film, le CRTC ou le Conseil des arts du Canada. Ce faisant, le PQ calcule que le gouvernement pourrait aussi faire des «économies de chevauchement» de près de 20 millions.

Pauline Marois a été claire hier matin: cette forme de souveraineté culturelle, elle la veut à tout prix. «Nous allons déposer un projet d'amendement pour nous permettre de rapatrier nos pouvoirs et nos ressources. Nous allons faire voter ce projet et nous irons vers un amendement constitutionnel s'il le faut.»

Interrogée pour savoir ce qu'elle fera si cette avenue ne fonctionne pas — Stephen Harper a déjà fermé la porte à une revendication semblable de Jean Charest lors de la dernière campagne fédérale —, Mme Marois a répondu que le gouvernement fédéral «acceptera les conséquences de ses actes. Il vivra avec». Cela pourrait-il aller jusqu'au référendum? «Nous allons prendre les moyens qu'il faut pour aller chercher nos pouvoirs en matière de culture et l'argent qui vient avec. Ce n'est pas une autre nation qui va décider pour nous dans le coeur de ce que nous sommes», a dit la chef du PQ.

Au printemps dernier, le gouvernement Charest avait envoyé une lettre demandant aussi à Ottawa le rapatriement des pouvoirs en culture et en communication. Elle est restée sans réponse. Hier, le porte-parole du premier ministre Harper a indiqué au Devoir que «le gouvernement du Canada a des responsabilités à assumer en matière de culture et il va continuer à le faire».

Selon Pauline Marois, la différence entre le PQ et le PLQ sur cette question tient à la ferme volonté de son parti de régler la question. «C'est clair que nous n'accepterons plus que le fédéral décide à notre place.»

Carte importante

Le rapatriement des pouvoirs culturels constitue donc la pierre d'assise du programme du PQ, dévoilé hier à Montréal, en matière d'identité et de culture. Une étape importante pour le parti. Selon notre sondage publié mercredi, 54 % des gens estiment en effet que Pauline Marois est la personne la mieux placée pour promouvoir ce sujet. C'est la seule catégorie dans laquelle elle devance Jean Charest.

Si M. Charest a annoncé cette semaine son intention d'abolir la TVQ sur les produits culturels québécois, Mme Marois privilégie pour sa part l'aide directe aux artistes. Elle estime que la mesure sur la TVQ, «pas inintéressante en soi», sera compliquée à administrer et n'aidera pas nécessairement les artistes.

En ce sens, le PQ s'est engagé à compenser les pertes subies par l'abolition des programmes culturels par Ottawa cet été. Le parti met ainsi environ 15 millions sur la table pour aider la diffusion internationale, la relève et la formation — trois secteurs fortement affectés par les suppressions. Comme les libéraux, le PQ s'engage à hausser de 10 millions le budget de la SODEC, dont 1,5 million sera réservé au budget des jeunes créateurs. Entre autres, le parti désire aussi systématiser la participation des étudiants du primaire et du secondaire à au moins une activité culturelle par année. Cette mesure coûtera 2,5 millions.

Le programme péquiste comprend également l'intention d'adopter une politique d'aide à l'exportation des oeuvres culturelles produites au Québec, la modernisation de la Loi sur les biens culturels et le maintien d'un budget culturel équivalent à 1 % du budget global du Québec.

Sur la question linguistique, un gouvernement Marois adoptera une nouvelle Charte québécoise de la langue française. On veut mettre en place des mesures spécifiques pour franciser les entreprises et les commerces de moins de 50 employés. Des mesures fiscales incitatives seront créées. Mme Marois a indiqué vouloir privilégier une francisation sur une «base volontaire», mais elle n'a pas exclu que des mesures coercitives puissent être adoptées. La nouvelle loi 101 assurera notamment l'utilisation du français dans les relations entre l'État et les citoyens ainsi qu'un meilleur appui à la francisation des immigrants dès leur arrivée au Québec.

Bon, mais...

Le président de Culture Montréal, Simon Brault, a bien accueilli l'ensemble de la plateforme péquiste en matière de culture. «Il y a des mesures structurantes intéressantes», a-t-il dit lorsque joint par téléphone. Mais le PQ fait fausse route en ce qui concerne sa revendication principale, pense-t-il. «Le rapatriement des pouvoirs depuis Ottawa, ce n'est pas très concret et immédiat. Ça relève plus de la politique-fiction. Pendant ce temps, ça n'apporte rien au milieu culturel comme aide.»

Le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) porte essentiellement le même jugement que Culture Montréal. Relevant que toute négociation fédérale-provinciale prend du temps, le porte-parole Bastien Gilbert indique qu'il aurait mieux valu suggérer des mesures qui peuvent être appliquées dès maintenant.

***

Avec la collaboration d'Alec Castonguay
 
 
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  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 04h08
    Plus compliqué q'une aide directe aux artistes ????
    Si M. Charest a annoncé cette semaine son intention d'abolir la TVQ sur les produits culturels québécois, Mme Marois privilégie pour sa part l'aide directe aux artistes. Elle estime que la mesure sur la TVQ, «pas inintéressante en soi», sera compliquée à administrer et n'aidera pas nécessairement les artistes.

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 04h10
    Bye Bye Québec
    Prends ta dette aussi.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 06h07
    La culture
    Aussi importante que soit la culture, madame Marois sait que ce n'est pas le principal souci des Québecois en ces temps économiques difficiles que nous vivons. Nous sommes dans une période où le gouvernement fédéral doit faire preuve de puissance et de leadership. Quand la maison brûle, ce n'est pas le temps d'arroser le cabanon.Madame Marois a la tête dans les nuages. elle est même prête à soumettre ses exigences aux québecois par voie de référendum. J'espère q'elle saura remettre les pieds sur terre. Il faut qu'elle soit désespérée pour faire autant de bruit avec si peu. Elle espère peut-être rallier les purs et durs qui l'ont délaissée depuis qu'elle a remis le référendum au placard. Une raison de plus pour ne pas appuyer ce Parti de pelleteux de nuages.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 07h57
    @ M. Paul Lafrance
    C'est dans les temps difficiles que l'art et la culture sont importants pour consoler de la situation économique qui doit être corrigée. L'un ne va pas sans l'autre M. Lafrance, vous qui avez un nom qui aurait prêté à promouvoir les arts et la langue française qu'à toujours taper sur les séparatissss comme vos amis Trudeau, Chrétien et Charest, tous des fédéralistes dans un Canada uni où le français se perd.

    Ça a l'air que vous aimez mieux que notre culture québécoise soit encouragée et financée par la majorité anglophone d'Ottawa à la place de la majorité francophone de Québec.

    Ça prendrait une vraie confédération canadienne où les États souverains se donnent des services communs à la place de Provinces "territoires conquis" qui sont sous l'autorité d'une fédération centralisatrice qui peut même invalider leurs lois.

    On pourrait alors avoir la double citoyenneté "québécoise-canadienne", mieux conserver une monnaie commune et certains autres services incluant la libre circulation des personnes et des marchandises etc. "Un genre de condo français à la place d'une commune anglicisante".

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 08h27
    Ah, la culture....
    Comme le veut l'adage:
    La culture c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale!!!!!!!!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 09h11
    Nos aspirations profondes
    Bravo à Mme Marois!

    La culture est de compétence provinciale, pas fédérale.

    Les vrais fédéralistes (pas les fédérasses qui sévissent sur les blogues avec leur àplatventrisme) devraient appuyer Mme Marois dans ce dossier.


    Peuple Québécois, assumons notre destin selon nos aspirations profondes dans un pays francophone, solidaire et indépendant.

    Et le 8 décembre, commençons par renvoyer John Charest à Ottawa, son vrai pays, ...

  • François M. Taisne
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 09h32
    La culture gérée par le P.Q.
    Le P.Q. a mis le bordel dans la santé; les résultats de la réforme de l'Éducation: c'est zéro.
    Mettez le P.Q. dans la culture, et la culture sera sur le cul...
    Je serai curieux de savoir si les artisans de Radio-canada accepterait d'être régis par le P.Q., les ayatolas de Souveraineté Québec en partnership avec les communistes!
    Loiselle avait raison: tous des lologues!

  • Wabush
    Abonnée
    vendredi 21 novembre 2008 10h23
    Qui se cache derrière Technical Strings ?
    Je lis les commentaires et cette non-signature m'agace. Prière de vous identifier correctement, comme les autres.

    Sylvie Brousseau,
    Île d'Orléans

  • Francois Piazza
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 10h33
    Il faut d'abord être soi avant de faire parti d'un tout par François Piazza
    Le mot Culture, surtout en Amérique du Nord, est un vague mais nécessaire, postulat.
    Car le sens qu'on lui donne diffère, surtout dans ses applications, selon les sociétés dans lesquelles elles se développent et s'exposent. Au Canada, il ne vient, dieu merci!, l'idée à personne, de dire aux Indiens ou aux Inuits, comment ou pourquoi ils doivent exprimer leur culture. On leur donne, dans les faits, des budgets, dont ils disposent à leur gré. Vus les résultats, ça leur réussie bien.
    Alors pourquoi ne pas faire la même chose en fonction des deux autres nations, française et anglaise ? Que le fédéral laisse chacune d'entre elles gérer sa part selon ses besoins et selon ses choix !
    La seule pertinence de son intervention ne peut se justifier que lorsque une expression de ces cultures - qui font partie,à juste raison, du générique « culture canadienne » - sont en représentation à l'étranger.
    Que chaque nation gère sa culture et la culture canadienne ne s'en tiendra pas plus mal. Au contraire !

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 10h57
    Les hors-Québec ont-ils droit à une reconnaissance culturelle?
    En prétendant vouloir ramener en exclusivité à la Province de Québec tous les fonds des programmes culturels pour les francophones, comme ceux du Conseil des Arts du Canada, on fait comme si il n'y avait pas de francophones à l'extérieur du Québec.
    Certes on a déjà dit que nous étions moribonds, mais il n'en reste pas moins que, des Acadiens aux Franco-colombiens en passant par les franco-ontariens, les franc-saskois, les franco-albertains et les émules de l'auteure célèbre de Saint-Boniface, Gabrielle Roy, nous existons ( et ce fort bien merci!) hors Québec, et grâce à ce même Conseil des Arts. Les péquistes du Québec n'ont absolument aucun droit à vouloir s'approprier nos droits à vivre en français pour justifier qu'ils méprisent visiblement nos foyers chantés par Lavallée!
    L' opportunisme bêtement électoral qui favorise les "pure laine" géographiques ne fait que la promotion des "pure haine", et ce, au nom de la culture francophone...
    Quel gâchis culturel!

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    vendredi 21 novembre 2008 14h45
    S'imposer sur la culture et la situation de la nation
    Les mesures annoncées hier par Pauline Marois sont pertinentes, particulièrement celles concernant l'obligation d'arrêter l'anglicisation de Montréal. Sur une période de durée plus longue, les démarches pour octroyer à Québec tous les pouvoirs en terme de culture et de communications apparaissent pour plusieurs comme également indiscutables. Mais là ou il y a problème, c'est pourquoi le PQ n'a t'il pas marqué le pas au début de l'élection avec cette partie qu'on sait importante de son programme? Il faut Pauline Marois aller de l'avant et mettre en scène les meilleurs éléments du programme dont ces dernières mesures culturelles qui déterminent en bonne partie la raison d'exister du Parti Québécois.

    Un mot sur la TVQ retranchée des produits culturels québécois, l'électoralisme aveugle de Charest est tout à fait illimité et cynique d'autant que si élu, il prétextera de la crise économique pour annuler cette promesse infantile de père noël digne d'un cadeau de boîte de céréales!

    Un mot sur les réactions du Devoir, elles ne sont plus tellement crédibles en bonne partie, il y a beaucoup trop de spécialistes en diffamation qui font semblant de s'exprimer et qui se comportent comme des parasites de la communication. En les lisant péniblement quoique de moins en moins, deux catégories d'agitateurs se dégagent; ceux pour qui la politique ne sert plus à rien parce qu'elle serait totalement mais totalement contrôlée de l'extérieur par les multinationales, et puis ceux les pires qui se comportent comme si le PQ gouvernait encore le Québec et ce depuis 1994! Ils sont bien sûr pitoyables. On peut les soupçonner d'être en réalité que de vulgaires petits militants libéraux.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 17h11
    @ M. Bousquet
    A l'instar de tous les "illuminés" qui êtes en possession tranquille de la vérité et en réagissant plus vite que votre ombre aux propos de tout un chacun, votre "monde imaginaire" vous empêche de remarquer vos propres contradictions et solutions simplistes! Simplement à titre d'exemple et au risque de vous faire tomber des nues, "la promotion des arts et de la langue française" par l'entremise, entre autres, de Radio-Canada et de l'ONF (organismes "on ne peut plus "fédérats") a été la principale cause de l'émergence du Québec moderne! Pourquoi croyez-vous donc justement que Trudeau menaçait en 1980 de "fermer la boîte et d'y présenter en lieu et place "sa collection de vases chinois"?

    "Ca prendrait une vraie confédération canadienne...on pourrait avoir la double citoyenneté "québécoise-canadienne", mieux conserver une monnaie commune et certains autres services...un genre de "condo français". (!?!) "Cou'donc"! On part où on reste???
    Et, on pourrait ainsi questionner chaque jour la majorité de vos élucubrations à tel point que vous semblez être le seul à savoir où vous en êtes!

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 17h41
    À Paul Lafrance
    Je n'élaborerai pas pour vous donner de l'importance. Votre propos sent la merde, pardon, le vinaigre. Chier sur ses semblables ne les aide en rien. À moins qu'on ne souhaite les caler davantage.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 17h48
    Aux attaches techniques
    Allô, allô, attaches techniques. Combien reçois-tu pour dénigrer ainsi le désir des Québécois de ne pas être gouvernés par des représentants de l'Ontario ou de l'Alberta ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 01h30
    Sylvie Brousseau nous agacent
    Je lis les autres et vous m'agace. cette non-signature Prière de identifier correctement, comme les commentaires.

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 03h11
    Est-ce que l'artiste dirige la société ou la société dirige l'artiste ?
    Oui, dans le cas de HITLER l'artiste a dirigé la société mais dans un contexte tout-à-fait différent et avec un mépris inhumain.

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 03h47
    die Anonymität selon la stimulante Deutsches Universalwörterbuch
    (bildungsspr.): das <b>Nichtbekanntsein</b>, Nichtgenanntsein; Namenlosigkeit: die Anonymität wahren, aufgeben.

    fin définition

    Je me demande comment les FRANÇAISs se sont retrouvés à côté du plus annale peuple de l'histoire humaine - sans sans conflit c'est certain. Ils arrivent en Amérique et se trouve dans une marée de "Hullo, how are ya?"

    Et si dans l'histoire les Allemands habitaient l'Hexagone à la place des Françaiss et les Françaiss habitaient les Bundesländer à la place des Allemands comment serait-elle différente ?

    Au temps des dinosaures, est-ce que le Français se demandait : comment le dragon va-t-il me manger ? et si le dragon pensait que je suis trop petit pour manger ? et si le dragon pensait que je pense que je suis trop petit pour lui à manger ?

    Est-ce que l'Allemand se constatait : ce dragon a 4,0 pieds. ce dragon est 2,45 mètres de taille. ce dragon est 1,23 mètre de large. ce dragon a 20,33333 dents.

    http://technicalstringsinternational.blogspot.com/

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 06h51
    @ Roland Berger
    La vérité choque, n'est-ce-pas? Vous me faites penser à Attila le Hun, qui faisait tuer le messager qui lui apportait des mauvaises nouvelles.Pour en finir avec la pauvreté de la langue, nous ne sommes pas sortis du bois. En effet, la plupart des enseignants du français ont été formés sous la 'réforme' et par le fait même, n'ont pas une compétence suffisante pour l'enseigner. Quand l'enseignant nous parle en 'quand qu'on', en 'ça l'a', en 'le monde sont,en'ça va-t-être, comment voulez vous que nos enfants apprennent? J'ai même entendu 'ça paraîtrera pas'.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 22 novembre 2008 16h06
    @ M. Pierre Samuel
    Vous me demandez : «"Cou'donc"! On part où on reste???»

    On reste mais on fait chambre à part pour ne pas trop se faire avoir. On ne peut quand même pas déménager le Québec dans l'Atlantique.

    Même si vous me traitez d'illuminé, je ne vous retournerai pas d'insultes parce que j'aime mieux développer mon point poliment.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 22 novembre 2008 18h57
    Sortir le Canada du Québec
    Il devient de plus en plus urgent de sortir le Canada du Québec ...

    Que le fédéral se retire des champs de compétence provinciale et qu'il transfère des point d'impôt au Québec. On doit revenir à l'esprit du fédéralisme, et s'éloigner de l'impérialisme d'Ottawa.

    Par toutes sortes de moyens, les pseudo-fédéralistes à Ottawa ne cessent d'étendre leurs tentacules étouffantes dans les champs de compétence du Québec. Il ne s'agit pas de sortir le Québec du Canada, il s'agit de sortir le Canada du Québec. Que le Canada enlève ses grosses pattes dans nos affaires!

    Le Québec, 22e économie mondiale (quant au PIB par habitant, classement de 2006), est capable de s'occuper de SES affaires.

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 15h21
    Si ce CANADA est un octopus...
    la proie s'échappe pas souvent au prédateur. Soyons pas si dramatique. On croyerait que ce OTTAWA qui n'est pourtant qu'un ville est le 'be all and end all' québecois. Aussi, comment un terme raciste comme 'québecois de souche' s'est-t-il retrouvé courament parmi le lexicon québecois me demande-moi.

  • Dr. Dr. ULRICH
    Inscrit
    dimanche 23 novembre 2008 15h42
    Arrogance culturelle
    qui ainsi définisse la francophonie.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 18h43
    M. Bousquet: Un minimum de cohérence...
    "On reste mais on fait chambre à part pour ne pas trop se faire avoir." Arrêtez de jouer sur les mots, cher Monsieur!
    Vous êtes "indépendantiste" ou non? Une porte ne peut être ouverte ou fermée...Si vous êtes conséquent avec vous-même la meilleure façon de ne pas "se faire avoir" c'est de quitter et non de demeurer dans "l'antichambre canadienne"!
    Avoir réponse à tout, comme vous le faites régulièrement demanderait pour le moins un minimum de cohérence!

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