Sondage: Charest ne croit pas au désintérêt des électeurs
Photo : Pascal Ratthé
Jean Charest refuse de croire que les électeurs se désintéressent de la présente campagne électorale, et il prédit un taux de participation élevé le 8 décembre prochain.
Dans un sondage Léger Marketing-Le Devoir paru hier, 37 % des personnes interrogées se disent moins enclines à aller voter le 8 décembre que lors des élections de mars 2007.
«Je ne souscris pas à la prémisse de ce sondage qui conclut qu'il y a un désintéressement. Je ne crois pas ça. Les Québécois vont vouloir voter, ils vont vouloir s'exprimer, a dit Jean Charest. Il y aura une bonne participation.»
«Une campagne évolue dans le temps. Ce n'est pas le même intérêt le premier jour que la veille des élections. Ça va évoluer normalement», estime-t-il. Ses huit campagnes en 24 ans de vie politique lui ont enseigné que la question de l'intérêt des électeurs est un sujet qui est soulevé lors de toutes les élections.
Le chef libéral presse ses adversaires à se concentrer sur les enjeux, «à ne pas passer à côté de l'essentiel» qui est, à ses yeux — il le répète depuis le début de la campagne —, la situation économique.
Une stratégie libérale
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, juge très inquiétant le désintérêt de la population à l'endroit des élections québécoises. Depuis le premier jour de la campagne, il soutient que l'apathie électorale compte dans la stratégie libérale. «C'est une campagne qui vise à démobiliser les gens, c'est une campagne qui vise à convaincre les citoyens du Québec que "ça ne se réglera pas", que "ça ne peut pas se régler", que "ça va être pire l'année prochaine", et que "vous êtes mieux de vous y habituer".» Il compte lutter contre cette apathie dans les prochains jours «avec la dernière énergie».
Ce désintérêt des électeurs, c'est «le plus grand drame que je vois actuellement», a signalé la chef du Parti québécois, Pauline Marois. «Ça m'inquiète pas mal et c'est à Charest d'assumer cette responsabilité. Je ne lui pardonne pas d'avoir décidé d'aller en élections alors que les gens n'en veulent pas», a-t-elle déclaré.
Des regrets
Devant les chiffres du sondage qui indiquent que seulement 15 % des électeurs comptent voter pour lui, Mario Dumont a fait un avertissement: «Le parti qui fixe les objectifs de société, qui propose des changements au modèle, qui donne une voix à la classe moyenne et à la famille, c'est l'ADQ. Les gens doivent y penser maintenant parce que, sinon, ils vont le regretter après.»
Quant aux citoyens qui souhaitaient que le modèle québécois soit «modernisé», ils vont en pâtir: «S'ils ont trouvé que, dans les
18 derniers mois, [...] ça n'allait pas assez vite, pas assez bien à leur goût, bien si l'ADQ est affaiblie, ils vont s'ennuyer pas à peu près. Parce que les nouveaux débats, les nouvelles idées», il n'y en aura pas.
***
Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté
Dans un sondage Léger Marketing-Le Devoir paru hier, 37 % des personnes interrogées se disent moins enclines à aller voter le 8 décembre que lors des élections de mars 2007.
«Je ne souscris pas à la prémisse de ce sondage qui conclut qu'il y a un désintéressement. Je ne crois pas ça. Les Québécois vont vouloir voter, ils vont vouloir s'exprimer, a dit Jean Charest. Il y aura une bonne participation.»
«Une campagne évolue dans le temps. Ce n'est pas le même intérêt le premier jour que la veille des élections. Ça va évoluer normalement», estime-t-il. Ses huit campagnes en 24 ans de vie politique lui ont enseigné que la question de l'intérêt des électeurs est un sujet qui est soulevé lors de toutes les élections.
Le chef libéral presse ses adversaires à se concentrer sur les enjeux, «à ne pas passer à côté de l'essentiel» qui est, à ses yeux — il le répète depuis le début de la campagne —, la situation économique.
Une stratégie libérale
Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, juge très inquiétant le désintérêt de la population à l'endroit des élections québécoises. Depuis le premier jour de la campagne, il soutient que l'apathie électorale compte dans la stratégie libérale. «C'est une campagne qui vise à démobiliser les gens, c'est une campagne qui vise à convaincre les citoyens du Québec que "ça ne se réglera pas", que "ça ne peut pas se régler", que "ça va être pire l'année prochaine", et que "vous êtes mieux de vous y habituer".» Il compte lutter contre cette apathie dans les prochains jours «avec la dernière énergie».
Ce désintérêt des électeurs, c'est «le plus grand drame que je vois actuellement», a signalé la chef du Parti québécois, Pauline Marois. «Ça m'inquiète pas mal et c'est à Charest d'assumer cette responsabilité. Je ne lui pardonne pas d'avoir décidé d'aller en élections alors que les gens n'en veulent pas», a-t-elle déclaré.
Des regrets
Devant les chiffres du sondage qui indiquent que seulement 15 % des électeurs comptent voter pour lui, Mario Dumont a fait un avertissement: «Le parti qui fixe les objectifs de société, qui propose des changements au modèle, qui donne une voix à la classe moyenne et à la famille, c'est l'ADQ. Les gens doivent y penser maintenant parce que, sinon, ils vont le regretter après.»
Quant aux citoyens qui souhaitaient que le modèle québécois soit «modernisé», ils vont en pâtir: «S'ils ont trouvé que, dans les
18 derniers mois, [...] ça n'allait pas assez vite, pas assez bien à leur goût, bien si l'ADQ est affaiblie, ils vont s'ennuyer pas à peu près. Parce que les nouveaux débats, les nouvelles idées», il n'y en aura pas.
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Avec la collaboration de Guillaume Bourgault-Côté
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