Les grands chantiers devraient être confiés à des experts indépendants, selon Dumont
Québec — Il faut «sortir» la politique des grands projets, a clamé le chef adéquiste Mario Dumont hier. Pour ce faire, un gouvernement Dumont soumettrait tout projet de plus de 100 millions de dollars à un «comité ad hoc d'experts indépendants» sous l'autorité du Vérificateur général du Québec. De passage dans une maison pour personnes âgées en matinée, M. Dumont a dit que c'était là la condition pour «retrouver la confiance» des bâtisseurs du Québec qui ont fait, par exemple, de gigantesques barrages.
Aux yeux du chef adéquiste, la politique est intervenue trop fréquemment dans les grands projets comme le CHUM et le métro de Laval et a conduit à des «dérapages financiers». Par conséquent, les citoyens n'ont pas toujours les services auxquels ils devraient s'attendre pour l'argent qu'ils donnent, a affirmé M. Dumont.
La conférence avait lieu devant l'Hôtel-Dieu de Québec, où le gouvernement libéral souhaite construire un centre d'oncologie pour l'est du Québec. Mais au dire de M. Dumont, si rien n'est fait, «ce sera le prochain» grand dérapage.
Son critique en matière de santé, Éric Caire (La Peltrie), a condamné ce projet de rénovation et d'agrandissement de 785 millions d'un des plus vieux hôpitaux en Amérique du Nord (ses plus vieilles parties datent de 1639). Lors de la campagne électorale de mars 2007, le ministre de la Santé d'alors, Philippe Couillard, alors candidat dans Jean-Talon, avait estimé le projet de l'Hôtel-Dieu à environ 400 millions de dollars et avait soutenu que la construction allait débuter en 2008.
Le coefficient de difficulté de construire un tel centre d'oncologie dans un arrondissement historique est trop élevé, selon M. Caire. Le site est trop «enclavé» et difficile d'accès, a souligné le candidat étoile dans Chauveau, Gérard Deltell. Les candidats souhaiteraient que le projet soit déplacé dans le secteur d'Estimauville, où il pourrait être construit sur un terrain vacant. Aussi, «tout le monde sait que faire du neuf avec du vieux coûte plus cher que de tout simplement construire du neuf», a affirmé M. Caire.
«Ça arrive, en construction, des impondérables, mais il ne faut pas courir après les impondérables», a soutenu M. Dumont, commentant le projet de l'Hôtel-Dieu.
Selon M. Dumont, la formule du partenariat public-privé — par laquelle l'ancien ministre de la Santé Philippe Couillard voulait construire l'Hôtel-Dieu — n'est pas suffisante pour garantir que la politique n'influera pas sur la réalisation d'un projet d'envergure. Un comité d'experts est nécessaire, croit-il.
Les adéquistes ont rappelé leur position en ce qui concerne le projet du CHUM à Montréal, où l'on entend démolir l'hôpital Saint-Luc pour construire un mégahôpital de 1,5 milliard. Au début de la campagne, l'ADQ a imputé au choix du site les retards, les lenteurs et les dépassements de coûts qui, selon eux, entachent ce projet. Les adéquistes ont réclamé que le projet soit déplacé du centre-ville à Outremont afin, là aussi, de construire sur un terrain vacant. En 2005, un rapport de deux experts, Armand Couture et Guy Saint-Pierre, avait prévu toutes les avaries que connaît depuis le projet du CHUM, a soutenu M. Dumont.
Plus tôt en matinée, la députée péquiste Agnès Maltais avait soutenu que le projet de centre oncologique devrait se faire sur le site de l'Hôtel-Dieu, mais selon une formule traditionnelle et non selon un PPP. Elle a aussi dénoncé les coûts sans cesse croissants du projet.
Aux yeux du chef adéquiste, la politique est intervenue trop fréquemment dans les grands projets comme le CHUM et le métro de Laval et a conduit à des «dérapages financiers». Par conséquent, les citoyens n'ont pas toujours les services auxquels ils devraient s'attendre pour l'argent qu'ils donnent, a affirmé M. Dumont.
La conférence avait lieu devant l'Hôtel-Dieu de Québec, où le gouvernement libéral souhaite construire un centre d'oncologie pour l'est du Québec. Mais au dire de M. Dumont, si rien n'est fait, «ce sera le prochain» grand dérapage.
Son critique en matière de santé, Éric Caire (La Peltrie), a condamné ce projet de rénovation et d'agrandissement de 785 millions d'un des plus vieux hôpitaux en Amérique du Nord (ses plus vieilles parties datent de 1639). Lors de la campagne électorale de mars 2007, le ministre de la Santé d'alors, Philippe Couillard, alors candidat dans Jean-Talon, avait estimé le projet de l'Hôtel-Dieu à environ 400 millions de dollars et avait soutenu que la construction allait débuter en 2008.
Le coefficient de difficulté de construire un tel centre d'oncologie dans un arrondissement historique est trop élevé, selon M. Caire. Le site est trop «enclavé» et difficile d'accès, a souligné le candidat étoile dans Chauveau, Gérard Deltell. Les candidats souhaiteraient que le projet soit déplacé dans le secteur d'Estimauville, où il pourrait être construit sur un terrain vacant. Aussi, «tout le monde sait que faire du neuf avec du vieux coûte plus cher que de tout simplement construire du neuf», a affirmé M. Caire.
«Ça arrive, en construction, des impondérables, mais il ne faut pas courir après les impondérables», a soutenu M. Dumont, commentant le projet de l'Hôtel-Dieu.
Selon M. Dumont, la formule du partenariat public-privé — par laquelle l'ancien ministre de la Santé Philippe Couillard voulait construire l'Hôtel-Dieu — n'est pas suffisante pour garantir que la politique n'influera pas sur la réalisation d'un projet d'envergure. Un comité d'experts est nécessaire, croit-il.
Les adéquistes ont rappelé leur position en ce qui concerne le projet du CHUM à Montréal, où l'on entend démolir l'hôpital Saint-Luc pour construire un mégahôpital de 1,5 milliard. Au début de la campagne, l'ADQ a imputé au choix du site les retards, les lenteurs et les dépassements de coûts qui, selon eux, entachent ce projet. Les adéquistes ont réclamé que le projet soit déplacé du centre-ville à Outremont afin, là aussi, de construire sur un terrain vacant. En 2005, un rapport de deux experts, Armand Couture et Guy Saint-Pierre, avait prévu toutes les avaries que connaît depuis le projet du CHUM, a soutenu M. Dumont.
Plus tôt en matinée, la députée péquiste Agnès Maltais avait soutenu que le projet de centre oncologique devrait se faire sur le site de l'Hôtel-Dieu, mais selon une formule traditionnelle et non selon un PPP. Elle a aussi dénoncé les coûts sans cesse croissants du projet.
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