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Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Les jeux sont-ils faits ?

Kathleen Lévesque   19 novembre 2008  Québec
Pauline Marois et Mario Dumont auront fort à faire pour renverser la vapeur, puisque les Québécois ne sont pas attentifs au message des chefs.
Photo : Jacques Nadeau
Pauline Marois et Mario Dumont auront fort à faire pour renverser la vapeur, puisque les Québécois ne sont pas attentifs au message des chefs.
Deux semaines après le déclenchement des hostilités électorales, la campagne s'apparente à du bruit de fond. À peine un Québécois sur deux s'y intéresse, et ce sont les libéraux de Jean Charest qui en profitent.

C'est ce qui ressort d'un sondage Léger Marketing-Le Devoir réalisé entre vendredi et lundi dernier auprès de 1002 électeurs de la province. Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont ont beau multiplier les promesses, les poignées de mains, les discours partisans et critiquer leurs adversaires, ils ne semblent guère réussir à capter l'attention de l'électorat. Seulement 47 % des répondants se disent intéressés par la campagne électorale contre 51 % qui ne s'en soucient guère. C'est chez les électeurs favorables à l'Action démocratique du Québec que l'on exprime le moins d'intérêt pour les élections, et ce, dans une proportion de 59 %.

Si la population apparaît peu préoccupée par la campagne, elle en a toutefois une idée bien arrêtée. L'impression que les jeux sont déjà faits se dégage de ce coup de sonde. Trois Québécois sur quatre concèdent déjà la victoire aux libéraux. Seulement 14 % des répondants croient que le Parti québécois formera le gouvernement et 4 % prédisent que l'ADQ va gagner.

Si des élections avaient eu lieu en début de semaine, le Parti libéral du Québec aurait célébré la victoire. Le PLQ maintient son avance avec 44 % des intentions de vote, après répartition des indécis, contre 33 % pour le Parti québécois. L'ADQ se classe loin derrière avec 15 % d'appuis. Québec solidaire et le Parti vert demeurent dans la marge en récoltant chacun seulement 4 % des voix.

Libéraux et péquistes se font une lutte beaucoup plus serrée auprès de l'électorat francophone. Le PQ conserve une légère avance de deux points de pourcentage (39 % contre 37 %) sur le PLQ. Cet écart se situe toutefois dans la marge d'erreur du sondage (3,4 %, 19 fois sur 20).

Selon le sondeur Christian Bourque de chez Léger Marketing, l'équipe de Jean Charest ne peut toutefois pas sabler le champagne tout de suite. «Avoir onze points d'avance peut sembler insurmontable, mais, compte tenu du vote francophone, ce n'est pas un résultat si éclatant pour le PLQ», analyse-t-il en regard du manque d'intérêt flagrant de la population.

D'ailleurs, 37 % des électeurs pourraient choisir de ne pas se rendre aux urnes. Cette proportion atteint même 52 % chez les électeurs adéquistes. Dans l'ensemble, seulement 48 % des Québécois ayant le droit de vote se disent autant enclins à aller voter qu'aux élections de 2007.

Selon M. Bourque, il s'agit d'un terrain glissant pour les partis politiques en général, et les libéraux en particulier. «M. Charest ne doit pas se croiser les bras et croire que la victoire est à portée de main», souligne Christian Bourque.

Chose certaine, cela est de mauvais augure pour le taux de participation. Les partis auront fort à faire pour convaincre les électeurs de se déplacer. Mario Dumont semble déjà avoir flairé le problème puisqu'il a rapidement rappelé l'importance du scrutin pour tous les Québécois, alors que c'est habituellement un discours classique de fin de campagne.

Depuis dix ans, on note une tendance générale à la baisse du taux de participation aux élections générales. En 1998, 78,32 % des Québécois avaient exercé leur droit de vote. En 2003, le taux de participation était descendu à 70,42 %. Quatre ans plus tard, la participation moyenne se situait à 71,23 %.

«Traditionnellement, les libéraux bénéficient d'une prime à l'urne liée entre autres à la non-participation de certains groupes d'électeurs, comme les jeunes. Mais cette prime devrait être moins prononcée compte tenu du clivage beaucoup moins prononcé entre les libéraux et les péquistes», juge M. Bourque.

Reste que le PLQ se rapproche du score obtenu lors de son entrée au pouvoir en 2003. Les libéraux avaient alors récolté 46 % des suffrages, ce qui leur avait assuré un gouvernement majoritaire. Ils ne seraient plus qu'à trois points de pourcentage de ce résultat.

Mais c'est sans compter sur le fait que quatre électeurs sur dix pourraient changer d'avis d'ici au scrutin du 8 décembre. Le sondage Léger Marketing-Le Devoir a demandé aux électeurs si leur choix était définitif. Ainsi, 39 % des personnes interrogées affirment qu'elles pourraient revoir leur position contre 57 % pour qui rien ne peut ébranler leur choix politique. C'est particulièrement vrai pour les électeurs libéraux, dont le choix est définitif pour 66 % d'entre eux. Chez les péquistes, on retrouve 62 % de partisans dont le choix est arrêté. Les appuis de Mario Dumont semblent plus fragiles: un électeur sur deux dit qu'il pourrait changer d'avis.

Dans ce contexte, le débat des chefs de mardi prochain pourrait prendre une plus grande importance et donner l'impulsion qui semble manquer à la campagne, fait valoir M. Bourque. «Le débat est rarement un moment où les chefs réussissent à convertir les électeurs mais c'est souvent un moment de consolidation. Cette fois, M. Charest, qui a fait le plein des électeurs qui avaient opté pour l'ADQ en 2007, ne doit pas les laisser échapper alors que M. Dumont doit chercher à les ramener au bercail», a-t-il indiqué.

Jean Charest a clairement une longueur d'avance sur ses adversaires. Sa cote de popularité est meilleure (43 %) que celle de Pauline Marois (27 %) et Mario Dumont (13 %) (voir autre texte en page A 6). D'ailleurs, 64 % des Québécois souhaitent la réélection du chef libéral. De ce nombre, 34 % croient que Jean Charest mérite de diriger un gouvernement majoritaire alors que 30 % préféreraient qu'il soit minoritaire comme depuis 2007. Il s'en trouve 30 % chez les péquistes pour dire que M. Charest mérite d'être réélu à la tête d'un gouvernement minoritaire. Cette proportion augmente à 38 % chez les électeurs adéquistes.

«En somme, les gens veulent un autre gouvernement libéral avec Jean Charest et une opposition officielle dirigée par le PQ de Pauline Marois», résume Christian Bourque.






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Vos réactions

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  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 01h55
    La puissance des médias
    « La position pro libéraux du Devoir qui transpire de partout et celle de Gesca qui est plus subtile mais quand même évidente(désolé de mon ignorance de celle du Journal de Québec et Montréal et même des autres médias) influence clairement le vote, d'ailleurs, votre analyste en sous-traitance de la campagne, influence communication, l'a déjà bien démontré, le meilleur sondage pour déterminer le résultat du vote, c'est l'analyse du poids médias pour chaque chef de parti.


    Et pour cette campagne, le Devoir est nettement anti PQ et ADQ.

    Est-ce une coincidence si Parisella fait parti du CA du Devoir et qu'il est maintenant éditorialiste pour la campagne? Le conseiller de Jean Charest, pdg d'une compagnie de marketing, le faiseur d'image de Jean Charest qui fait parti du CA du Devoir.

    Ça ne sent pas bon. »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 02h07
    Désintérêt et participation électorale
    « Que se passe-t-il avec les élections? Rien d'extraordinaire, en fait. « Si la population apparaît peu préoccupée par la campagne, elle en a toutefois une idée bien arrêtée. L'impression que les jeux sont déjà faits se dégage de ce coup de sonde. Trois Québécois sur quatre concèdent déjà la victoire aux libéraux », nous dit Kathleen Lévesque dans son article. Mais c'est un thème que l'on retrouve depuis quelques temps déjà.

    En mars 2003, Élections Canada a publié un important dossier intitulé: Pourquoi la participation décline aux élections fédérales canadiennes : un nouveau sondage des non-votants, préparé par deux universitaires de l'Université Carleton d'Ottawa et de l'Université de Toronto.

    Les auteurs ont posé aux participants à un sondage réalisé auprès de non-votants la question ouverte suivante: «Le taux de participation aux élections fédérales canadiennes diminue depuis les quelques dernières élections. Selon vous, pourquoi le taux de participation est il à la baisse?» Elle a obtenu des réponses diversifiées. «La majorité des Canadiens attribuent la baisse de la participation aux attitudes négatives du public vis-à-vis de la performance des politiciens et institutions politiques fédéraux », résument les auteurs.

    Et ils ajoutent un peu plus loin: «Jusqu'à un certain point, le malaise dont nous parlons peut résulter du sentiment généralisé que la participation politique est inutile.... Dans les réponses classées sous la rubrique «Inutilité», les répondants disaient qu'ils manquaient de choix et que leur vote ne changerait rien. «C'est toujours la même histoire», disaient certains. D'autres ont parlé de la «domination d'un parti», qui semblait exclure tout espoir de changement de gouvernement». Bien d'autres réponses s'ajoutent à celles-là, qui représentent toutefois chez les non-votants des pourcentages importants, 24,5 % (politiciens) et 14,5 % (inutilité).

    Le tableau portant sur les réponses aux principaux motifs d'abstention présente une distribution par groupes d'âge. Parmi les motifs invoqués, et il y en a plusieurs, on peut noter que chez les 25 à 44 ans, le vote inutile atteint 21,4 % et le manque de confiance envers les candidats, les partis ou les chefs atteint 30,7 %.

    Un autre sujet qui peut influer sur l'intérêt suscité par une élection et, par voie de conséquence sur la participation électorale, est celui des élections à date fixe ou dont la date est déterminée par «le fait du prince». Un paragraphe du mémoire de la CSN du 25 janvier 2006 sur La Réforme du mode de scrutin au Québec pose bien le problème: «Le moment du déclenchement des élections est un élément beaucoup trop important de la vie démocratique d'un peuple pour le laisser entre les mains d'une seule personne. On doit donc pouvoir le déterminer, de manière transparente, afin que toutes les citoyennes et tous les citoyens sachent que des élections ont lieu uniquement pour renouveler la confiance qu'ils ont envers leurs élu-es, et non pour réagir à des calculs tactiques commandés par la conjoncture ou par les sondages. »

    Dans un communiqué du 7 décembre 2005, intitulé Des élections à date fixe : une mesure clé pour diminuer le cynisme des électeurs et stimuler la participation électorale, l'IRPP (Institut de recherche en politiques publiques) fait état de l'étude du professeur de science politique à l'Université Laval, Henry Milner, d'après lequel «l'adoption d'élections à date fixe, serait une réforme qui s'inscrirait dans une stratégie visant à stimuler la participation électorale et à amoindrir le cynisme des électeurs».

    En effet, les dates fixes des élections établissent en quelque sorte un rendez-vous entre les élus et particulièrement le gouvernement, et l'électorat qui les a portés au pouvoir. Les électeurs peuvent s'y préparer et porter un jugement qui favorise ou défavorise les gouvernants en place. Le choix fait par un premier ministre entraîne de la suspicion de la part de citoyens qui y voient une manoeuvre partisane qui, pour certains, décrédibilise le gouvernement et suscite l'abstention électorale. La Colombie-Britannique et l'Ontario ont adopté des dates fixes. La Canada aussi, mais les dernières élections ont pourtant été le fait du prince, avec pour résultat la faible participation qui s'est manifestée, 59,1 %, la plus faible jamais enregistrée, qui traduisait le peu d'intérêt porté à cette élection.

    Même si une étude précise des motifs des abstentionnistes n'existe pas encore, les commentaires entendus à la télévision, à la radio, lus dans la presse écrite ou sur Internet nous en donnent un aperçu. Cette élection était perçue comme inutile et non fondée. L'argument du non-fonctionnement de la Chambre des communes manquait de crédibilité, puisque le gouvernement faisait état de son bilan positif. Le non-respect de l'engagement d'élections à date fixe a été soulevé. Les sondages donnaient finalement les résultats comme acquis d'avance. Et sans doute tous les arguments du sondage de 2000 se retrouvaient présents, à un degré ou à un autre. Autrement, le climat psychologique envers ces élections était négatif.

    Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n'est donc guère surprenant de retrouver au niveau provincial un climat pré-électoral semblable, même si le contexte est différent. Avec un mode de scrutin identique, des sondages montrant que la population ne tenait pas du tout à ces élections et des élections déclenchées par la volonté du premier ministre, on pourrait se retrouver avec un taux de participation très faible. À moins qu'une vision dynamique de changement, à la manière de celle des États-Unis, n'apparaître, qui changerait la donne et ferait la différence avec les élections fédérales. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 03h13
    Les Québécois ne voulaient pas de nouvelles élections !
    « Les données du présent sondage ne font que confirmer ce que l'on savait déjà. Les Québécois s'intéressent peu à présente campagne électorale car ils n'en voulaient pas.

    Ils étaient assez satisfaits d'avoir un gouvernement minoritaire dirigé par Charest. Seul changement : depuis que Dumont les a déçus, ils préfèrent nettement, depuis des mois, avoir le PQ comme opposition officielle.

    Reste à souhaiter maintenant que les électeurs, malgré leur manque d'enthousiasme, iront quand même voter en grand nombre ! »

  • Michel Coron
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 07h05
    Zéro de conduite
    « Est-ce St-Nicolas ? Est-ce le Père Noël ? Toujours est-il qu'entre deux publicités de 5 minutes, nos magiques donateurs ne cessent de déballer chacun son sac de cadeaux rapiécé sur fond de récession.
    Tout le monde le sait bien que ces promesses seront des promesses sans lendemain. Ce vers quoi se tournent les regards, c'est Wall Street.
    Bernanos disait: "Un vente d'affamé a plus besoin d'illusion que de pain".
    Qu'est-ce que le Québec dans cette tourmente ? L'électeur le sait bien qu'il n'y a rien à attendre d'indigents faiseurs de tours de passe-passe. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 19 novembre 2008 07h38
    Incongruité d'un résultat de ce sondage.
    « Il est indiqué dans ce sondage que : «Plus étonnant encore, le quart des électeurs péquistes se déclarent contre la souveraineté du Québec.»

    Étonnant, en effet, comment un péquiste peut être contre la souveraineté me semble incroyable autant qu'un libéral peut être souverainiste. Allô là, vous vous êtes trompés de partis ! ?

    Autrement, les chiffres de ce sondage sont bons, : 37 % de souverainistes vont à 33 % au PQ et à 4 % à Québec solidaire, 2 partis souverainistes.

    Suite à ce sondage, si tous les Québécois, qui ne veulent pas revivre un gouvernement Charest majoritaire, votaient pour le candidat dans leurs comtés qui a plus de chances de battre le candidat Libéral très provincial, M. Charest ne serait peut-être pas majoritaire le 8 décembre prochain. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 07h59
    Voter ou ne pas voter, voilà la réponse.
    « Le fait de ne pas voter est un signe hautmeent politique pur certain. Certes, beaucoup ne vote pas par désintérêt et ça se comprend largement au vu des possibilités somme toute indigentes offertes par les 3 partis officiels (déjà dire les 3 partis officiels, c'est grave pour la représentation démocratique alors qu'il y a d'autres partis forces prêts à s'exprimer)mais aussi c,est un acte très politique qui se devrait d'être pensé tout simplement. la démocratie est le droit comme le devoir de voter ou de ne pas voter. S'il n'y a rien à l'horizon, c'est parfois un devoir de ne pas voter pour dire non à ces politiques non seulement aux partis.
    Encore une fois, merci à M Racle pour sa belle explicitation. »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 08h01
    Lecture différente des sondages
    « J'aimerais suggérer aux sondeurs et aux medias une autre façon de nous rendre les résultats d'un sondage. Quel est l'état du résultat pour l'île de Montréal seulement, puis l'état des résultats pour les régions? Car rendre un résultat global (province)quand nous savons très bien que le vote anglophones et allophones (tous les deux principalement concentrés sur l'île de Montréal) fausse l'image réel et influence indûment le vote dans les régions leur laissant croire que le résultat global est à l'image de leur région. Ce qui est souvent archi faux. Exemple, ici dans le comté de Champlain, la péquiste Noëlla Champagne a 20 points d'avance selon les sondages CROP et Léger Marketing sur le libéral transfuge et 22 points sur l'adéquiste. Si l'on regarde l'ensemble de la Mauricie L'étau se resserre mais le Parti Québécois domine confortablement les libéraux. »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 09h12
    Charest est le meilleur...
    « ...des 3...selon les sondages. Ce qui ne saurait, entre nous soit dit, être interprété comme un compliment vu le pédigrée des protagonistes en présence. Il n'y a pas de quoi pavoiser. Ce qui est triste dans tout ça c'est que cette mascarade d'élection ne tend qu'à officialiser le patronage à venir. «Le retour du pot de vin» pourrait-on titrer. Les copains attendent leur tour impatiemment et aimerait bien un retour sur leur ...investissement soit leur cotisation au parti. Ça ce n'est pas facile à faire au vu et au su de tout le monde quand on n'est pas majoritaire. Bref, Charest (comme les autres en fait) s'appartient-il? Ou est-il le pantin des payeurs à la caisse du parti? C'est monnaie courante de par le monde, mais ça se voit un peu plus ici qu'ailleurs parce qu'on ne se cache même pas de le faire tant on est certain que c'est pratique légitime que d'ouvertement récompenser ceux qui nous ont aidé à être élu. Je suis d'accord avec ça, on ne va pas faire travailler ses ennemis. Comment leur faire confiance? Mais par contre, là où je ne suis pas d'accord c'est de payer les yeux fermés 2 fois et plus ce que valent les biens et services achetés, ce, avec nos impôts.
    C'est là que j'ai un petit problème quel que soit le parti en place.
    De plus, pourquoi n'abolirait-on pas le gouvernement au Québec?
    Nous sommes au coeur de la «crise des crises» et ils ont abandonné le bateau sous prétexte de le sauver (dissolution du parlement). Ce faisant ils ont fait la preuve de leur inutilité puisque «tout va très bien» et peut être mieux que s'ils étaient là. Et pas un journaliste pour soulever cet aspect, naturellement. Quand on a tous un squelette dans le placard...on se fait oublier, bien content que les projecteurs soient braqués sur les autres. »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 09h19
    Les "top guns" de la communication
    « Mais ce que l'on constate depuis quelques temps au Québec c'est une descente vers la médiocrité. C'est comme si des règles invisibles dérèglent peu à peu notre tissus social, grugent nos énergies en des débats stériles qui ne vont jamais nulle part. La concentration des médias n'aident absolument pas à faire des auditeurs des électeurs avertis.

    Les «spindoctors» et autres «top guns» de la communication passés maîtres en emberlificotage, embauchés par des machines politiques argentés, quand ils ne travaillent pas dans l'ombre de leurs employeurs sont maintenant de toutes les tribunes, avec pour mission de piloter nos cerveaux à bon port. En cas de problème, ils ont pour tâche de désamorcer les crises éventuelles, neutraliser les mauvaises nouvelles qui peuvent nuire à leurs patrons embaucheurs.

    D'autres ont pour travail de renouveler l'image de leur chef pour qu'il passe mieux la rampe de la popularité quitte à refaire, en tout ou en partie, certains traits de caractère jugés, par eux, difficilement vendables. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 10h12
    L'argent ...
    « Le taux de participation à cette élection non désirée sera-t-il « anémique »? Si oui cela fera bien l'affaire du Parti libéral, qui a ses coffres bien garnis (4,9 millions $ fournis par qui ?).

    En effet, après avoir payé des poseurs de pancartes pour pavoiser à outrance tous les poteaux d'affiches de leurs candidats, le Parti libéral pourra le jour de l'élection, mais surtout durant les jours de vote anticipé, payer des taxis pour ratisser tous les centres d'accueil et amener les personnes âgées au bureau de scrutin pour les faire voter du bon bord!

    Ah !, l'argent ...

    Monsieur Charest, pour vous c'est NON!

    Le PQ entre en campagne fauché. Une campagne de financement se tiendra pendant les élections.

    Le parti de Jean Charest a des actifs de 4,9 millions $ (d'où viennent-ils ?)

    L'ADQ a un petit surplus.

    L'argent mène le monde ... et les élections!

    Voilà qui explique pourquoi chaque poteau ou presque porte une grosse affiche rouge aux couleurs du Parti Libéral, avec le OUI trompeur. Ça en devient écoeurant d'être inondé de la sorte par un parti jovialiste à l'excès.

    NON, Monsieur Charest, ce n'est pas oui ;

    Monsieur Charest, c'est NON! »

  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    mercredi 19 novembre 2008 10h21
    Entièrement d'accord avec Dominique Pageau
    « Je suis entièrement d'accord avec Dominique Pageau. La campagne est terminée et ce fut celle des médias. Tous les médias ont mené la barque de Jean Charest et ont coulé celle de Pauline Marois: photos ridicules, gros titres accusateurs ou ironiques, attaque massive des journalistes d'un même quotidien, reproduction dans quatre articles différents d'un même journal de la vidéo sur le snobisme de Madame Marois. On tape sur le clou et ça finit par rentrer. Bref, l'objectivité s'est perdue, le professionnalisme aussi. C'est triste, mais c'était à prévoir. Ne vous souvenez-vous pas du temps, pas si lointain, où les Libéraux étaient majoritaires ??? »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 10h21
    Comme Charest n'a rien fait
    « Ni de mal ni de bien, comment le juger?
    -Les autres parti sont contre quoi... si il a rien fait?
    -On en a marre de voté et que rien ne change, autant remettre ça pour 4 ans...
    -Si il y a 50% de participation ce sera beau... »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mercredi 19 novembre 2008 10h33
    @Michel Coron
    « La crise n'est-elle pas une bonne raison d'arreter l'hemorhagie de PPP? »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 10h46
    Le sondage reflète la réalité
    « Le dernier sondage confirme ce que l'on voit dans le paysage québécois. 1) les gens en ont marre des élections ; 2) l'opposition officielle n'est pas prête à prendre le pouvoir; 3) Le PQ est en déroute. Il s'est fait hara-kiri en cachant, une fois de plus, sa raison d'être.

    Les partis ne parlent pas de ce qu'ils veulent faire, ou si peu. Ils ne parlent que de ce que l'autre n'a pas réussi à faire tout en se gardant bien de dire ce qu'ils feraient s'ils étaient à la place de celui qui n'a pas réussi à réaliser ce qu'il avait promis.

    Madame Marois avait présenté un PLAN MAROIS en quelques points. Elle n'en parle jamais. Le plan est dans le tiroir du site Internet du parti. Jean Charest est quand même plus cohérent. Il parle d'économie. Il avait annoncé que ce serait le thème de la lutte électorale. Quant à Mario Dumont, il tire dans toutes les directions. C'est à se demander s'il a un programme électoral. Il avait fait adopté une vision autonomiste du Québec. Pourquoi n'en parle-t-il jamais? Est-ce que cette vision, si elle était présentée correctement, ne modifierait pas l'allure de cette campagne moche et qui va nulle part?

    Je pense que les deux partis d'opposition ont bien hâte que tout cela finisse. Le débat passé, les Québécois, iront à leurs emplettes de NOEL, et regarderont les résultats avec indifférence. En étant tout aussi désabusés qu'au début de la campagne électorale. Au Québec, on tue les idées. On vote contre quelque chose. Au fédéral, ça fait 15 ANS qu'on vote contre le gouvernement. En espérant qu'en n'étant pas au pouvoir, les choses changeront plus facilement. Le Québec est vraiment une société distincte, mais ne veut pas l'assumer en prenant les bonnes décisions.

    Si les débats télévisés - est-ce que ce sont débats ou des engueulades ? -vous fatiguent, plongez-vous dans UNE bonne lecture. Une suggestion pour y voir un peu plus clair: Michel D. Jacques, LA FATIGUE POLITIQUE DU QUÉBEC FRANÇAIS (Boréal). »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 11h17
    Bravo MM. Racle et Pageau
    « Je tiens à féliciter M. Gabriel Racle pour son EXCELLENT article creusant cet état de fait de la non-participation.
    Il nous décrit, sans pour autant dire que tout est dit, les causes possibles et logiques de l'absence de participation lors des journées de votation.
    Pourquoi donc tant de désintéressement, de dépolitisation?

    L'idée de l'élection à date fixe semble une excellente solution à ce grave problème.

    Pour redonner le goût à la politique et surtout pour ragaillardir notre démocratie en perte de vitesse, il y a aussi ce quatrième pouvoir désolant.
    Si nos journalistes poussaient un peu plus le débat vers une plus grande profondeur, au lieu de s'attarder aux éternels sondages, aux belles images ainsi qu'aux inévitables crocs-en-jambe, sans oublier les slogans poétiques et les calembours puérils, peut-être que la population franchirait le degré de politisation imposé par les animateurs de radio poubelles.

    Il n'y a pas que les radios poubelles, il y a aussi les journaux poubelles.
    Il est bien difficile de trouver de la profondeur et un discours « surprenant » à travers les nombreuses chroniques et couvertures de conférence de presse, là où la moindre grimace est rapportée et où la nouvelle ne dépasse pas souvent (j'oserais dire: jamais) la grimace.

    Il est désolant (et d'une certaine façon, rassurant) de constater que les meilleurs articles ne sont pas le lot des journalistes « professionnels » du Devoir. Les commentaires recèlent souvent, bien souvent hélas, bien plus de fond que les écrits superficiels et clichés de ceux qui ont ce quatrième pouvoir entre les mains.

    Le constat de M. Pageau est très pertinent.

    Le journalisme est un métier qui consiste à présenter la réalité et à confronter les paroles pour que le lecteur puisse tirer ses propres conclusions.

    C'est un métier bien difficile. Il s'agit de présenter les faits sans les colorer par son opinion ni ses convictions.

    ***************

    Pour ceux qui sont blasés par la politique et qui se disent que tout est corrompu et que les politiciens sont tous pareils, je vous propose d'essayer de voter massivement.
    Oui, sortez de chez vous malgré votre défaitisme devant la possibilité de changement et ayez l'audace de voter pour un parti nouveau, un parti battu d'avance dans votre opinion. Opinion, en bonne partie, imposée par les médias.
    Oui, n'annulez pas votre vote, servez-vous de votre pouvoir pour mêler les cartes et voter massivement pour ces fous, ces idéalistes, ces irréalistes, ces gogauchistes, ces socialistes et tout ce que vous voulez. Bref, votez pour ces possibles empêcheurs de tourner en rond, oui votez pour les solitaires Québec Solidaire.
    Pourquoi pas?

    Vous connaissez les libéraux, leurs intérêts.
    Vous connaissez les péquistes qui tournent en rond depuis un moment à ne pas savoir où trop se brancher, à gauche, à droite, au centre, au Québec indépendant avec le Canada.
    Vous connaissez la puérilité, l'incapacité d'être adulte de celui qui cherche le bon filon électoral dans le fond des poubelles des radios du même nom.
    Vous connaissez bien ce roi du calembour et de la chansonnette.

    Mais vous ne connaissez pas ces fous de Québec Solidaire.
    Peut-être aurions-nous avantage à mieux les connaître, à mieux les écouter et même à les essayer.
    Il ne faut pas avoir peur du changement.
    Qui ne risque rien n'a rien et jusqu'à maintenant, au Québec, le risque...
    On a l'air d'une bande de poules mouillées. On gueule fort, mais on fait dans son froc juste à l'idée d'essayer.

    Voyons, faisons rougir les sondeurs et les grands analystes de sondage et sortons massivement voter pour Québec Solidaire.

    Bon, on va encore me traiter d'idiot, de naïf et d'épais!
    Et on va encore se retrouver avec Charest et le même cirque parlementaire.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Jean-Guy Gagné
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 11h53
    Nestor le fédéraliste
    « La campagne électorale n'est pas terminée et Nestor Turcotte devrait modérer ses propos. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    mercredi 19 novembre 2008 12h05
    merci
    « Enfin la fin de Batman Mario. Merci mon Dieu! »

  • Normand Thouin
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 12h24
    Encore la faute des journalistes et journeaux !
    « Les péquistes sont indécrottables dans leur obessesion de voir des complots partout! Taxer le Devoir d'être pro-libéraux relèvent d'une ignorance crasse qui est désolante. Ce Journal, dans sa page éditoriale a appuyé le camp du OUI en 1995 et de mémoire le PQ en 1998, 2003 et 2008.

    Toujours pas de la faute aux médias si on attend encore le renouvellement de la social-démocratie promise par Madame Marois au lendemain de couronnement comme chef du PQ. Toujours pas de la faute des médias si,pour le moment du moins, la population a mis la souverainneté sur la voie d'accotement. Toujours pas de la faute des médias si la caisse du PQ est à sec parce que les souverainistes veulent jouer sur deux patinoires en même temps (présence du Bloc à Ottawa) mais que les portefeuilles qui financent sont les mêmes en genre et en nombre.

    Le problème du PQ, ses acteurs politiques, militants et membres du parti est que leur arrogance a fini par les rejoindre. À l'image du Parti Libéral du Canada, ils se sont pensé investis de la mission d'être le gouvernement naturel et que le pouvoir devait leur revenir à EUX , ces êtres supérieurs intellectuellement. Incapables de se renouveler, de saborder le club "social" des syndicats, le SPQ libre, ils se sont transformés en dinosaures.

    Et après vous êtes surpris que les gens prèfèrent Charest ? Quand vous aurez retrouvé un minimum d'humilité et que vous vous regarderez dans le miroir, et provoquer un vrai changement au sein de cette clique de "baby boomers" déconnectés de la réalité des autres, le "bon peuple" vous ré-écoutera. Mais en attendant contentez vous de l'opposition officielle »

  • michel rheault
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 12h30
    Comme ça fait pitié!!!
    « À l'heure des bilans pour une nouvelle élection:
    M. Charest:...je m'excuse pour ce que j'ai imposé au gens de la région d'Orford, dans le dossier du Parc Provincial d'Orford.

    Mme Marois:... je n'aurais jamais dû congédier autant de médecins et d'infirmières du système hospitalier de jadis, je vous en demande pardon!

    M. Dumont:... je m'excuse de ne pas avoir eu suffisamment d'expérience pour former une opposition valable en "chambre".

    Il nous faudra élire un de ces trois personnages pour nous gouverner, à compter de décembre prochain ?!?!? »

  • Jacques Francis
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 12h48
    À Nestor Turcotte
    « En 2005, Charest atteignait des abîmes d'impopularité parce que lui et son équipe n'étaient pas en mesure de diriger le Québec. Depuis, ils ne font plus rien... les paroles d'un parangon qui glane ici et là les idées de Robert Bourassa, celles de Pauline Marois, celles de Mario Dumont mais évidemment sans y joindre l'action. D'ailleurs, Couillard, Pelletier, Mulcair, Bellemarre... tout le monde s'en va. Charest pense à Charest, même Micheline doit trouver le quotidien difficile.
    Vos commentaires quotidiens farfelus devraient cesser, et en passant, vous n'êtes pas le premier à lires des essais. Du haut de votre auguste et docte personne, vous devriez adopter un sens critique plus aiguisé devant de tels ouvrages.
    Merci de nous faire grâce de vos lubies quotidiennes. »

  • Pierre Marcotte
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 12h50
    Du pareil au même...
    « Extrait de mon blogue www.batirquebec.blogspot.com

    --->
    « Lorsque deux hommes ont les mêmes idées, seulement l'un d'eux réfléchit. » Cette citation de Lyndon Johnson reflète bien ce qui se passe sur la scène politique présentement, en égards à Pauline Marois et John James Charest. Les deux chefs de parti ont des idées tellement semblables qu'on jurerait qu'il se sont consultés pour faire du surplace. On arguera que l'un ne fait que copier sur l'autre, mais lorsque deux partis politiques, à la base si différents, peuvent avoir des programmes électoraux si semblables qu'ils sont interchangeables, il y a occasion de regarder la situation de plus près.

    Est-ce Johnny Cherry qui usurpe les concepts gauchistes de Mario ? ou de Marois ?
    Est-ce Pauline qui tente de charmer la clique économique polyglottique ?

    Cette élection n'était pas voulue par la population, Johnny n'étant en service que depuis 18 mois. On sortait à peine d'un tour de piste fédéral, où les Québécois ont claqué la porte à une majorité conservatrice. Depuis deux ans on entend glousser nos voisins du sud, occupés qu'ils sont à choisir qui va avoir l'insigne honneur de s'asseoir sur le trône de George War Bush et ramasser 900 milliards de pots cassés. Si Johnny voulait vraiment régler la crise économique qui frappe à la porte, il aurait très bien pu retrousser ses manches et travailler avec l'opposition, qui lui avaient assurés leurs appuis. À la place, il a décidé de dépenser $2,2 millions par jour pour -espère-t-il - se faire donner un mandat majoritaire. Si on se fie à son historique de gouvernance, on peut être certain qu'il utiliserait ce mandat pour graisser la patte de ses amis Desmarais de Power Corporation, favoriser économiquement ses amis anglophones de Montréal, et probablement dédommager un peu les transfuges adéquistes pour leurs informations internes, à laquelle Johnny n'avait pas accès avant.

    Petit calcul rapide. Déficit accumulé selon le vérificateur du gouvernement du Québec : $5,8 milliards. Surplus budgétaire annoncé par la véritordeuse Jérôme-Forget : $2,3 milliards. Total : $8,1 milliards.
    Somme allouée prévue l'an prochain par la péréquation : $8,4 milliards. MAGIE ! Disparu, le déficit ! Bonjour, surplus ! Sauf que c'est l'argent de l'an prochain, calculé avant que l'Ontario ne réclame son chèque fédéral lui aussi.

    Pauline Marois tente tant bien que mal de raviver la flamme nationale des Québécois, mais ne réussit pas du tout. Ce n'est pas difficile à comprendre. Les Québécois peuvent-ils être fiers de Pauline ? Elle a repoussé du revers de la main l'agenda souverainiste, propose des choses vieilles de 10 ans, suggère ENCORE de renforcer l'enseignement de la langue english au lieu du français, des places de plus en service de garde, plus d'argent pour les hôpitaux (même celui, anglophone, de McGill), plus d'argent dans les écoles, bref, rien de bien différent du programme de son adversaire libéral. Sommes-nous fier de Johnny ? Pas du tout. Alors....
    <----

    Sans être une analyse complète de la situation, je crois que ma position représente les opinions d'un groupe de citoyens frustrés des partis actuels. Une crise économique ne peut être que temporaire et nous devons mettre nos énergies à bâtir notre pays à moyen et long terme, au lieu de s'attarder à chaque petite bosse sur la route.

    John James Charest a fait assez de dommages depuis 2003, Pauline Marois fait honte à la cause souverainiste, et Mario Dumont passe son temps à courir derrière les ambulances. Foutu automne !

    Dr Fléau (dr_fleau@lycos.com) »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 13h00
    Au péquiste Jean-Guy Gagné
    « Les péquistes ne font que cela: lorsqu'ils n'ont pas, ou plus d'arguments et refusent de regarder la réalité en face, ils attaquent le messager. C'est une tactique bien connue qui ont fait fuir des milliers de souverainistes. Qui sont allés ailleurs. Et je ne les taxe pas de vire-capot. En démocratie, la liberté d'expression existe.

    C'est ainsi donc que nombre d'indépendantistes ont quitté le PQ parce qu'ils avaient une bonne raison de le faire. Parce qu'ils étaient fatigués de se faire écoeurer par une bande d'arrivistes, dont le but principal était de gagner des élections. Bourgault disait: LE PQ n'est pas là pour faire mieux que les autres; il est là pour faire AUTREMENT QUE LES AUTRES. Depuis Parizeau, il fait comme les autres. Il fait même pire que les autres, dans bien des domaines. Marois a foutu le bordel en éducation, dans la santé et dans les finances du Québec. LE dire ne fait pas de moi un fédéraliste. Ça fait de moi une personne lucide. Point.

    JE peux vous nommer des centaines de péquistes, dans ma région, qui ont quitté votre formation politique. AU dernier scrutin fédéral, les gens d'ici n'ont pas appuyé le BLOC. Il sont rester à la maison. 54 % ne sont pas allés voter. Ce matin, le PQ récolte 33 % et le BLOC a eu, lors du dernier scrutin, 38 % des suffrages. Il y a donc 5 pour-cent des électeurs qui ont dû voter pour ce parti dit séparatiste et qu'ils ne le sont pas...Trouvez-vous cela acceptable? OUI, si on veut gagner des élections.

    J'en suis ceux qui sont tannés de voir le PQ, sans doute votre formation politique, qui change le programme du parti et cela, sans le consentement des membres, dans un Congrès général. Voir la position de votre chef, la plus anti-démocratique que le PQ a eu - qui a modifié l'article I de votre parti, sans consulter les membres en Congrès général. Ce geste devrait vous suffire à quitter le PQ. Mais vous ne le ferez pas parce que vous êtes sans doute aussi péquiste tendu que l'était mon père, libéral du début à la fin de sa vie.

    N'oubliez pas, cher monsieur, selon nos chartes, un citoyen a le droit de changer d'idée en politique, sans être intimidé par un de ses concitoyens. On ne peut ridiculiser un citoyen parce qu'il a décidé de voir autrement. Allez lire, la Charte des droits et liberté de la personne. Les premiers articles surtout...


    J'assume mon choix. Cela ne fait pas de moi un fédéraliste. Ils sont des milliers, comme moi, qui ont quitté les suiveux du PQ. Ils sont, ou bien silencieux, désabusés, ou attendent une autre voie. Cela ne fait pas d'eux des fédéralistes. On reste toute sa vie indépendantiste. C'est mon cas. Dans les circonstances actuelles, aucun parti n'est indépendantiste. Le PQ ne parle jamais de l'indépendance nationale. Il a remis cela aux calendes grecques. Ce n'était pas cela, aux origines, en 1968. J'étais là...Maintenant, depuis 1976, on veut être un bon gouvernement. Point. En espérant que l'option lève...

    L'évidence crève maintenant les yeux. Le PQ n'est plus le véhicule qui mènera le Québec à l'indépendance. Il y a un bon nombre de Québécois qui voteront PQ le 8 décembre, mais qui ne sont pas séparatistes. C'est écrit dans le sondage du jour. Est-ce que ce sont des fédéralistes qui font votre affaire, qui viennent grossir votre vote en vue de la prise du pouvoir? Vous les traitez comment ces gens-là? Devriez-vous les rejeter dans le comptage des votes pour votre formation, puisqu'ils ne partagent pas votre option?

    Un débat s'impose. Il se fera, mais hors de vos structures désuètes.

    Enfin..

    La politesse est toujours de mise. JE ne me permettrais pas d'écrire à votre sujet, ce que vous écrivez ce matin sur moi. Mes parents m'ont appris à respecter les opinions des autres.
    Un minimum de civilité s'impose entre les citoyens. Et la première règle à suivre: ne pas porter de jugement sur une personne que l'on ne connaît pas ou que l'on connaît très peu, que par personnes interposées et plus ou moins bien informées. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 14h06
    Nestor a quelque chose sur le coeur
    « Cher Nestor

    Vous avez manifestement quelque chose sur le coeur (une cr... ?).

    Après tant d'années Nestor devrait être plus positif envers le PQ, du moins en public. »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 15h29
    A monsieur Saint-Arnaud
    « JE PENSE QUE VOUS NE LISEZ PAS LES JOURNAUX, cher monsieur. Je ne suis pas le seul à dire et écrire ce que je dis et écris. Voir surtout www.vigile.net


    67 % des Québécois ne veulent plus entendre parler du PQ. Ça fait pas mal de grottes sur le coeur de bien du monde. Eh oui, j'écris le mot. IL est dans le dictionnaire.

    Comme votre prédécesseur, monsieur Gagné, vous attaquez le messager. C'est la médecine péquiste habituelle. Intimidation? A vous de juger.

    Parizeau disait à TOUT LE MONDE EN PARLE, dimanche dernier, que le PQ était un parti d'idées. J'ai pouffé de rire. C'est le parti d'une seule idée, celle du chef ou de la cheffe. Si vous dérogez, les grands-prêtres de la pensée officielle vont vous excommunier. On n'est pas tellement sorti du clérical, vous pouvez m'en croire!

    Si mes propos scripturaires sont incommodes, ce n'est pas mon problème. S'ils sont faux, il faut les corriger. Et je pourrais en ajouter bien d'autres. Surtout les tartuferies du référendum de 1995. Invitez-moi à en débattre publiquement. On verra qui a raison. Je paie mes dépenses.

    Je resterai toujours Indépendantiste, mais plus JAMAIS péquiste ! Comme des centaines de milliers de Québécois lucides qui pensent qu'il se sont faits avoir par un parti qui a dégénéré, d'années en années. Le goût du pouvoir peut faire dérailler les plus belles causes. »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 19 novembre 2008 15h38
    monsieur Thouin, on est en 2008
    « pas en 1995

    Et Parisella n'était pas encore au CA. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 19 novembre 2008 16h21
    Le Joker dans Batman
    « Si vous regardez bien cette photo de M. Charest, le Joker de Batman va vous apparaître. Même grand sourire, même yeux.

    Ça a l'air qu'on va hériter du Joker pour 5 ans. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 19 novembre 2008 16h52
    @ M. Jean-Guy Gagné pour Nestor Turcotte
    « Vous avez pleinement raison M. Gagné, un Québécois qui passe son temps à discréditer le PQ 3 semaines avant une élection est un fédéraliste ou un bon ami des fédéralistes sauf pour les tordus. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 17h46
    Pourquoi une élection?
    « M.Charest avait raison de déclencher des élections. La conjoncture actuelle exige que le gouvernement soit fort, qu'il n'ait pas les mains liées par une opposition qui ne ferait rien d'autre que de jouer les éteignoirs. Pour ceux qui prétendent que c'est une dépense inutile, voulez vous bien me dire la différence de coûts entre tenir des élections aujourd'hui plutôt qu'au printemps prochain? Si M.Charest avait continué le jeu du chat et de la souris pendant une autre session, il est évident que plusieurs décisions importantes ne pourraient être prises et que c'est le Québec tout entier qui en souffrirait. L'heure n'est certainement pas à un gouvernement minoritaire. Nous ne voulons surtout pas connaître la grande dépression de 1929. Le gouvernement devra prendre des décisions énergiques et il est évident qu'elles ne plairont pas à tout le monde. »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 17h50
    @ M Bousquet
    « Merci pour votre charitable message. Votre habitude de critiquer le messager est vraiment viscérale. On voit cela sur d'autres blogues, comme sur www.vigile.net, par exemple.

    Si je suis bien votre raisonnement, les 67% des électeurs qui ne sont pas prêts à appuyer le PQ le 8 décembre, selon le sondage de ce matin, sont TOUS des fédéralistes.

    Petite nouvelle pour vous: il y une forte proportion de ces gens-là (comme moi, par exemple) qui restent indépendantistes, mais ne veulent pas voter pour votre PQ qui est devenu confédéraliste. Je vous l'ai suffisamment écrit ailleurs.

    Ce matin, le sondage disait aussi que plus de 30 % des électeurs qui vont voter PQ NE SONT PAS INDÉPENDANTISTES. Allez-vous les empêcher de voter pour votre parti péquiste, parce qu'ils ne sont pas séparatistes? Si tel est le cas, le vote péquiste va tomber à 25 %, Et à ce niveau-là, la récolte ne sera pas grosse.

    Grand scandale aussi. Il y a des gens qui vont voter libéral le 8 décembre, et qui sont indépendantistes. Allez-vous les condamner parce qu'ils votent dans une autre parti que le vôtre? Ils ont bien le droit d'être libéral et être indépendantiste en même temps. J'en connais une foule dans ma région qui le sont, mais ne font pas confiance au PQ pour faire l'indépendance. Il y en a qui disent que le Parti libéral fera l'indépendance un jour, le temps venu. Comme Bourassa a failli la faire, mais...il a peur. Et c'est son droit. Je pourrais vous donner les raisons, si jamais je vous croise quelque part.

    Comme vous ne voulez pas une élection référendaire au PQ, - ce j'ai TOUJOURS défendu - ne soyez pas surpris qu'il y ait des souverainistes dans tous les partis. Y compris dans Québec solidaire et le Parti vert.

    Landry a déjà dit qu'il fallait sauver la patrie avant les partis...
    On la sauvera le temps voulu.

    Mais quand? on verra bien... »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 17h53
    L'ADQ dans Chauveau
    « Malgré le fait que je souhaite un Parti libéral majoritaire, j'aimerais bien cependant que M.Deltell de l'ADQ soit élu dans Chauveau. M.Deltell est articulé et sa présence à l'Assemblée Nationale aurait pour effet de réhausser le niveau des débats.Il sera un porte-parole crédible de la droite progressive. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 21 novembre 2008 12h08
    Si le peuple savait...
    « Il n'est pas certain qu'il voterait à nouveau pour les Libéraux. Au printemps, il pourra voir plus clair mais le premier ministre aura usé de ruse pour arriver à ses fins. »

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