Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Les Québécois font confiance à Jean Charest
Les libéraux remportent haut la main tous les concours de confiance, ou presque. La faveur populaire les favorise quand il s'agit de désigner un leader pour gérer l'État pendant la crise économique, pour restaurer les infrastructures et même pour défendre les intérêts du Québec face à Ottawa.
Jean Charest obtient la confiance d'une majorité de Québécois sur ces trois enjeux importants dans le sondage Léger Marketing réalisé pour Le Devoir et The Globe and Mail. À tout coup, plus d'un électeur sur deux fait confiance au leader libéral, comparativement à un sur quatre pour Pauline Marois et à seulement une personne sur dix pour Mario Dumont.
«Le choix du PLQ de miser sur l'économie semble se justifier, commente Christian Bourque, analyste chez Léger Marketing. L'économie fait un peu partie de l'ADN du Parti libéral et la population fait confiance à Jean Charest sur cette question.»
La faveur accordée par les électeurs à Jean Charest pour «gérer les relations avec Ottawa dans le meilleur intérêt du Québec» peut étonner davantage. Dans ce cas, avec 52 % de réponses favorables, la tête de la formation fédéraliste fait encore deux fois mieux que la chef de la formation indépendantiste. Même sur ce terrain privilégié des nationalistes, Mme Marois n'obtient que 26 % du niveau de confiance.
Par contre, la chef péquiste renverse les proportions quand il s'agit de «promouvoir l'identité québécoise et la langue française». Elle obtient alors 54 % des faveurs contre 26 % pour M. Charest et 9 % pour M. Dumont. Pour «améliorer l'accessibilité et la qualité des soins de santé», le chef libéral obtient la confiance de 36 % des Québécois, la péquiste 32 % et l'adéquiste 15 %. Et les trois chefs jouent du coude autour de 30 % pour désigner le défenseur de la famille.
«Sur la question de la famille, c'est un match nul entre les trois partis, observe le sondeur Bourque. Mais c'est un enjeu qui peut profiter à M. Dumont, qui en avait fait un enjeu central en 2007.»
L'écart se creuse encore entre les trois leaders quand il s'agit de déterminer lequel ferait le meilleur premier ministre. Jean Charest reçoit 43 % des appuis populaires, Pauline Marois 27 %, Mario Dumont 13 % et Françoise David 3 %. À ce chapitre, le libéral ne cesse de grimper tandis que s'effritent les sympathies populaires de la chef péquiste: en septembre 2007,
M. Charest n'obtenait que 19 % de la faveur populaire comme meilleur premier ministre et Mme Marois, 33 %. Cette évolution des perceptions aide certainement à comprendre pourquoi les libéraux ont placé leur chef, aussi estimé que sa formation, au centre de leur campagne. Du même coup, le résultat et surtout la courbe descendante des grâces maroisiennes font douter de la pertinence du choix du PQ de miser sur la leader dans la campagne d'affichage et le slogan «Avec Pauline».
Autre tuile pour les souverainistes, même si le référendum ne figure plus au programme de la présente campagne, l'appui à la souveraineté chute et se rapproche dangereusement du seuil psychologique du tiers de l'électorat. Cette intention à 37 % du OUI se situe en dessous des résultats du premier référendum, en 1980. Plus étonnant encore, le quart des électeurs péquistes se déclarent contre la souveraineté du Québec. Dans ce cas, le spécialiste des sondages de Léger Marketing se contente de souligner que la souveraineté n'est pas au coeur des préoccupations des Québécois.
Pauline Marois pourra se consoler en apprenant que 92 % des Québécois feraient confiance à une femme au poste de premier ministre. À peine 6 % des électeurs, soit environ une personne sur vingt, a exprimé une misogynie rampante.
Jean Charest obtient la confiance d'une majorité de Québécois sur ces trois enjeux importants dans le sondage Léger Marketing réalisé pour Le Devoir et The Globe and Mail. À tout coup, plus d'un électeur sur deux fait confiance au leader libéral, comparativement à un sur quatre pour Pauline Marois et à seulement une personne sur dix pour Mario Dumont.
«Le choix du PLQ de miser sur l'économie semble se justifier, commente Christian Bourque, analyste chez Léger Marketing. L'économie fait un peu partie de l'ADN du Parti libéral et la population fait confiance à Jean Charest sur cette question.»
La faveur accordée par les électeurs à Jean Charest pour «gérer les relations avec Ottawa dans le meilleur intérêt du Québec» peut étonner davantage. Dans ce cas, avec 52 % de réponses favorables, la tête de la formation fédéraliste fait encore deux fois mieux que la chef de la formation indépendantiste. Même sur ce terrain privilégié des nationalistes, Mme Marois n'obtient que 26 % du niveau de confiance.
Par contre, la chef péquiste renverse les proportions quand il s'agit de «promouvoir l'identité québécoise et la langue française». Elle obtient alors 54 % des faveurs contre 26 % pour M. Charest et 9 % pour M. Dumont. Pour «améliorer l'accessibilité et la qualité des soins de santé», le chef libéral obtient la confiance de 36 % des Québécois, la péquiste 32 % et l'adéquiste 15 %. Et les trois chefs jouent du coude autour de 30 % pour désigner le défenseur de la famille.
«Sur la question de la famille, c'est un match nul entre les trois partis, observe le sondeur Bourque. Mais c'est un enjeu qui peut profiter à M. Dumont, qui en avait fait un enjeu central en 2007.»
L'écart se creuse encore entre les trois leaders quand il s'agit de déterminer lequel ferait le meilleur premier ministre. Jean Charest reçoit 43 % des appuis populaires, Pauline Marois 27 %, Mario Dumont 13 % et Françoise David 3 %. À ce chapitre, le libéral ne cesse de grimper tandis que s'effritent les sympathies populaires de la chef péquiste: en septembre 2007,
M. Charest n'obtenait que 19 % de la faveur populaire comme meilleur premier ministre et Mme Marois, 33 %. Cette évolution des perceptions aide certainement à comprendre pourquoi les libéraux ont placé leur chef, aussi estimé que sa formation, au centre de leur campagne. Du même coup, le résultat et surtout la courbe descendante des grâces maroisiennes font douter de la pertinence du choix du PQ de miser sur la leader dans la campagne d'affichage et le slogan «Avec Pauline».
Autre tuile pour les souverainistes, même si le référendum ne figure plus au programme de la présente campagne, l'appui à la souveraineté chute et se rapproche dangereusement du seuil psychologique du tiers de l'électorat. Cette intention à 37 % du OUI se situe en dessous des résultats du premier référendum, en 1980. Plus étonnant encore, le quart des électeurs péquistes se déclarent contre la souveraineté du Québec. Dans ce cas, le spécialiste des sondages de Léger Marketing se contente de souligner que la souveraineté n'est pas au coeur des préoccupations des Québécois.
Pauline Marois pourra se consoler en apprenant que 92 % des Québécois feraient confiance à une femme au poste de premier ministre. À peine 6 % des électeurs, soit environ une personne sur vingt, a exprimé une misogynie rampante.
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