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Québec solidaire veut une école non élitiste

Fabien Deglise   19 novembre 2008  Québec
Tout comme le Parti vert du Québec (PVQ), Québec solidaire (QS) rêve d'offrir la gratuité scolaire autant au cégep qu'à l'université. La formation politique bicéphale veut également réduire le nombre d'élèves par classe, embaucher plus d'orthopédagogues et mettre sur pied un plan national d'alphabétisation, a annoncé hier son porte-parole masculin, Amir Khadir.

Tout en empruntant au ton didactique de l'émission Point de mire qui, à une autre époque, a participé à la construction du mythe de René Lévesque, M. Khadir a dévoilé hier à Montréal les engagements de son parti en éducation. Le résultat, intitulé «Le point d'Amir», est depuis hier diffusé sur le site Internet de QS.

Dans les grandes lignes, le groupe de solidaires a dit vouloir proposer à la population «une école de qualité, véritablement accessible pour tous les élèves, peu importe leur origine et peu importe l'épaisseur du porte-monnaie de leurs parents», a dit M. Khadir.

Outre l'abolition des droits de scolarité, «à terme», précise QS, le parti, également représenté par Françoise David, vise à éliminer l'endettement des étudiants en «transformant graduellement les prêts en bourses», mais aussi en reconnaissant «l'autonomie financière de l'étudiant dès son départ du domicile familial».

Autres projets: QS s'engage, s'il est porté au pouvoir le 8 décembre prochain, à accroître les investissements dans le secteur de l'éducation en transférant par exemple les subventions du gouvernement aux écoles privées vers les écoles publiques. Vendredi dernier, les verts de Guy Rainville ont proposé une idée similaire afin de financer la réduction des effectifs étudiants par classe.

Tout en réitérant son appui à une école publique laïque et non élitiste, à des initiatives pédagogiques alternatives et à la mise en place d'un bulletin «compréhensible pour les parents», QS a également tiré à boulets rouges sur le fiasco de l'îlot voyageur de l'UQAM qui, pour M. Khadir, incite à revoir rapidement «la gouvernance des universités». Une gouvernance qui «doit échapper à la logique marchande, a-t-il indiqué. Une université ne doit pas être gérée comme une épicerie.»
 
 
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