Départs à la retraite Marois nuance ses propos
Laval — Après avoir été la cible des attaques de ses adversaires, la chef péquiste Pauline Marois a nuancé sa position, hier, concernant la vague de départs à la retraite qui a désorganisé le réseau de la santé il y a 10 ans.
Dimanche, la chef péquiste avait affirmé qu'elle ne regrettait pas cette décision d'équilibrer ainsi les finances publiques, prise par le gouvernement du premier ministre Lucien Bouchard dont elle faisait partie.
Mme Marois a déclaré hier qu'en 1996 et 1997, un déficit de 5,7 milliards laissé par les libéraux menaçait d'entraîner une hausse des frais de crédit du gouvernement, ce qui aurait fait baisser le budget des services à la population. La décision d'envoyer 1500 médecins et 4000 infirmières en retraite prématurée semblait être la meilleure chose à faire pour atteindre le déficit zéro, a affirmé Mme Marois, qui était alors ministre de l'Éducation. «Lorsque nous étions au gouvernement, dans les circonstances où nous l'étions, nous n'avons pas eu le choix», a-t-elle dit.
«On a eu à prendre des décisions difficiles, a-t-elle dit. Oui, on les a prises. Est-ce qu'on était heureux de les prendre? Absolument pas. Est-ce que je referais ça? Jamais. Je ne referais pas ça, parce que je sais ce que ça nous a coûté d'énergie, d'efforts, de difficultés.»
Dimanche, Mme Marois avait affirmé que si c'était à refaire, elle le referait, ce qui lui a valu d'être attaquée par ses adversaires libéraux et adéquistes, qui ont notamment critiqué son entêtement.
En abordant la question à nouveau, lundi, la chef péquiste n'a pas renié cette déclaration, mais elle a insisté sur le fait qu'elle essaierait de gérer les fonds publics «de façon plus intelligente» que les libéraux de l'époque afin d'éviter d'avoir à refaire la même chose. «Etre dans la même situation à l'époque où nous l'étions, je ne peux pas vous dire aujourd'hui: non, je ne l'aurais pas fait à ce moment-là», a-t-elle dit.
Le chef libéral Jean Charest a vu dans les propos de Mme Marois, lundi, une volte-face par rapport à sa position de la veille.
«C'est toujours très étonnant dans une campagne électorale quand une personne... Et là Mme Marois dit une chose, qui est grave, le dimanche, et dit totalement le contraire le lundi. Il faudra attendre ce qu'elle va dire demain», a déclaré M. Charest.
Dimanche, la chef péquiste avait affirmé qu'elle ne regrettait pas cette décision d'équilibrer ainsi les finances publiques, prise par le gouvernement du premier ministre Lucien Bouchard dont elle faisait partie.
Mme Marois a déclaré hier qu'en 1996 et 1997, un déficit de 5,7 milliards laissé par les libéraux menaçait d'entraîner une hausse des frais de crédit du gouvernement, ce qui aurait fait baisser le budget des services à la population. La décision d'envoyer 1500 médecins et 4000 infirmières en retraite prématurée semblait être la meilleure chose à faire pour atteindre le déficit zéro, a affirmé Mme Marois, qui était alors ministre de l'Éducation. «Lorsque nous étions au gouvernement, dans les circonstances où nous l'étions, nous n'avons pas eu le choix», a-t-elle dit.
«On a eu à prendre des décisions difficiles, a-t-elle dit. Oui, on les a prises. Est-ce qu'on était heureux de les prendre? Absolument pas. Est-ce que je referais ça? Jamais. Je ne referais pas ça, parce que je sais ce que ça nous a coûté d'énergie, d'efforts, de difficultés.»
Dimanche, Mme Marois avait affirmé que si c'était à refaire, elle le referait, ce qui lui a valu d'être attaquée par ses adversaires libéraux et adéquistes, qui ont notamment critiqué son entêtement.
En abordant la question à nouveau, lundi, la chef péquiste n'a pas renié cette déclaration, mais elle a insisté sur le fait qu'elle essaierait de gérer les fonds publics «de façon plus intelligente» que les libéraux de l'époque afin d'éviter d'avoir à refaire la même chose. «Etre dans la même situation à l'époque où nous l'étions, je ne peux pas vous dire aujourd'hui: non, je ne l'aurais pas fait à ce moment-là», a-t-elle dit.
Le chef libéral Jean Charest a vu dans les propos de Mme Marois, lundi, une volte-face par rapport à sa position de la veille.
«C'est toujours très étonnant dans une campagne électorale quand une personne... Et là Mme Marois dit une chose, qui est grave, le dimanche, et dit totalement le contraire le lundi. Il faudra attendre ce qu'elle va dire demain», a déclaré M. Charest.
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