samedi 28 novembre 2009 Dernière mise à jour 08h19


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

PQ et PLQ - qui copie qui ?

Joliette et Montréal — Des accusations larvées de «vol d'idées» ont marqué hier la campagne québécoise. Pauline Marois a admis la similitude entre les programmes électoraux des péquistes et des libéraux. Pas en reste, Mario Dumont a accusé Jean Charest de «manquer d'honneur» parce qu'il a attendu la campagne électorale pour se ranger à l'idée d'aider les couples infertiles. Après son mea-culpa de dimanche, M. Dumont fait désormais de la «différence adéquiste» un de ses messages principaux.

Pauline Marois a dû se défendre hier de proposer une plate-forme électorale qui, dans ses grandes lignes, présente plusieurs similitudes avec celle du Parti libéral — et vice-versa.

Le dévoilement des intentions péquistes en matière d'éducation a accentué hier cette impression selon laquelle, sans référendum pour séparer les options, les deux partis se ressemblent. Dans leur plan-éducation, les péquistes recyclent une annonce libérale faite ce printemps.

Interrogée à ce sujet hier, Mme Marois a reconnu que c'est surtout le calendrier d'action qui sépare les deux programmes, plus que le fond des choses. En santé, en éducation, en transport en commun, en intervention de l'État, les similarités abondent et le PQ donne pour l'instant l'impression de se chercher une identité face au parti au pouvoir.

«C'est vrai que c'est préoccupant», indiquait hier un proche du parti, toujours au fait de ce qui se passe au haut niveau. «C'est Jean Charest qui vole les idées et qui essaie de se faire passer pour un social-démocrate, dit-il. Ce n'est pas crédible. Il y a des différences fondamentales entre nos programmes. Mais dans le contexte actuel, c'est bien possible qu'on ne les note pas.»

La campagne suscite en effet peu d'intérêt jusqu'ici, il est loin d'être assuré que les électeurs prendront le temps de s'attarder aux subtilités différenciant l'un et l'autre des deux partis.

Par exemple, les deux partis proposent chacun de porter le réseau des centres de la petite enfance (CPE) à maturité pendant le prochain mandat. La formule diffère, mais pas le résultat: un réseau de quelque 235 000 places. La différence?, demandait-on à Mme Marois le 10 novembre? «Lui [M. Charest] le fait sur une plus longue période.»

Dimanche, à Saint-Jean-sur-Richelieu, Pauline Marois devait répondre sensiblement à la même question concernant le plan du PQ pour les aînés. Le PQ propose 500 millions pour soutenir les soins à domicile, alors que les libéraux ont annoncé un plan de 400 millions visant les mêmes objectifs ce printemps. Du pareil au même? «Nous, nous agissons promptement», a rétorqué Mme Marois.

Hier, Mme Marois présentait à Terrebonne sa plate-forme en éducation, dont l'élément central est la réduction du nombre d'enfants par classe [voir autre texte], avec exactement les mêmes paramètres que le programme libéral.

Questionnée à ce sujet, Pauline Marois a reconnu qu'un «certain nombre d'idées sont pareilles. D'autres sont différentes. En éducation, ce qui nous différencie, c'est que nous voulons accélérer les investissements qui doivent être faits».

Mais encore? Les programmes ne sont-ils pas trop similaires? «Il reste 21 jours à la campagne, a répondu la chef péquiste. Déjà, je crois que nous nous différencions de leur plan en ce qui concerne notre plan économique. Il y a des éléments semblables, mais des éléments différents aussi. D'ici la fin de la campagne, vous aurez l'occasion de voir apparaître sûrement des orientations qui nous démarqueront de façon très éclairante.»

En après-midi, Mme Marois devait revenir sur le sujet après avoir appris que les libéraux avaient fait volte-face sur la fécondation in vitro. «Pendant six ans, les libéraux ont dit non, non, non. Et subitement, ils sont pour. Pourquoi? Parce qu'on est en élections et qu'il vient de s'apercevoir que c'est une bonne idée. Mais c'était une bonne idée bien avant l'élection.»

N'empêche, Mme Marois est souvent contrainte depuis le début de la campagne de dénoncer les métamorphoses de Jean Charest. Sa ligne de tir à cet égard ne change pas et dit qu'on «ne peut pas avoir confiance en Jean Charest», qu'il «pratique un nationalisme de façade» et qu'il fait preuve «d'opportunisme politique»...

Mais comme l'indiquait hier un petit élève d'une classe visitée par Pauline Marois à Terrebonne: «Il n'y a pas un million d'idées différentes.» Le jeune Étienne parlait des problèmes d'un comité de loisir de sa classe de quatrième année. Mais d'autres y ont vu une allusion indirecte à ce qui se passe dans la campagne actuelle.

Dumont outré

En matinée, c'est un Mario Dumont outré qui avait dénoncé la récupération, par Jean Charest, d'une idée portée par l'ADQ depuis un an, celle d'aider les couples infertiles. Pourtant, a-t-il dénoncé, le premier ministre la «bloque» au Parlement depuis un an. «En campagne électorale, il va essayer de devenir le héros d'une situation où il a été l'empêcheur. Il va essayer de devenir le héros d'un progrès dont il a été depuis 12 mois le fossoyeur. Je déteste les attaques personnelles en campagne électorale, mais je suis obligé de dire que Jean Charest manque d'honneur», a-t-il accusé.

Seule l'ADQ peut faire valoir une préoccupation pour ce type de dossier, a fait valoir M. Dumont hier, qui a insisté sur la notion de «différence adéquiste». Cette différence se fait voir aussi dans des dossiers de sécurité publique, a expliqué le chef adéquiste. L'ADQ a promis hier l'embauche de 400 policiers supplémentaires qui seraient affectés, par exemple, aux phénomènes de cybercriminalité, à la lutte contre l'alcool au volant et aux gangs de rue.

Autre différence adéquiste, selon M. Dumont: lui a été capable d'«autocritique», contrairement aux autres partis, a-t-il soutenu. Rappelant son mea-culpa de dimanche, M. Dumont a lancé que «c'est malheureux de ne pas être capable d'admettre ses erreurs», mais que c'est pire encore de refuser de «voir les dommages pour des patients, pour des malades, dans les corridors des urgences», une attaque dirigée vers Pauline Marois.

Les quelques erreurs «de procédure», à l'Assemblée nationale des adéquistes ne pèsent pas lourd par rapport au «congédiement [sic] de 1500 médecins et de 4000 infirmières» et aux difficultés du CHUM, a-t-il soutenu.

M. Dumont a soutenu que le PQ et le PLQ n'avaient pas grand-chose à offrir de différent, sauf le retour à d'anciens débats usés: «On s'en souvient d'une époque où c'était [l'alternance] PQ-Libéral, à peu près les mêmes visions, ça s'ostinait toujours [pour savoir] s'il y aurait un référendum ou pas de référendum, [alors] que l'ensemble des sujets qui affectaient la vie réelle de la classe moyenne passaient en dessous de la table.»

Patate et pomme de terre

Selon le politologue Jean-Herman Guay de l'Université de Sherbrooke, la ressemblance entre les programmes du Parti libéral du Québec et du Parti québécois est effectivement plus évidente que jamais. Les deux partis sont «beaucoup plus semblables qu'autrefois».

D'une part, le PLQ est devenu interventionniste d'une manière qui rappelle les mandats Bourassa: hausse du salaire minimum, aide aux manufacturiers, accélération du programme d'infrastructure. «C'est au fond une approche inspirée de Keynes», l'économiste (1887-1982) qui favorisait des interventions actives de l'État dans l'économie. «On est loin du Jean Charest de 1998» qui voulait abolir la SGF ou de celui de 2003 qui comptait «réinventer le Québec».

D'autre part, le Parti québécois, en laissant tomber la promesse de tenir un référendum, a presque mis la souveraineté sous le boisseau. Sans compter qu'il est «un peu moins à gauche» depuis l'arrivée de Pauline Marois à sa tête. L'évolution de la position péquiste en matière de droits de scolarité où le gel n'est plus vraiment une option, le démontre.

Les deux «grands partis», comme on les appelait avant 2003, s'entendent aussi tacitement au sujet du cours Éthique et culture religieuse. Ils ont aussi pratiquement fait les mêmes promesses dans la capitale nationale. En santé aussi, les deux programmes jouent dans les nuances, note Jean-Herman Guay.

En définitive, on en est presque, dit le politologue, à ramener une antique question: «Quelle est la différence entre une pomme de terre et une patate?» Question que posaient autrefois les observateurs de la scène fédérale lorsqu'ils se penchaient sur les différences et les similitudes entre le Parti libéral du Canada et le Parti progressiste conservateur. Jean-Herman Guay croit que l'on en est au point où l'on a «presque besoin d'un baccalauréat en science politique pour faire une différence entre les deux».

Dans cette situation, il est juste de dire que l'ADQ est essentiellement différente des deux autres partis, note Jean-Herman Guay. «Il y a une différence adéquiste, mais est-ce qu'elle plaît? Ça, c'est une autre histoire.»






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 18 novembre 2008 00h45
    savon
    « La différence des savons de vaisselle sans doute, mais encore? »

  • pascal durand
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 00h59
    Et à gauche ?
    « D'accord, les deux principaux partis ont des programmes très semblables. Le "encore plus à droite" de M. Dumont ne séduit plus. Resterais-donc la gauche ? Si les médias parlaient de Québec solidaire, peut-être le peuple pourraient-ils se faire une idée. Le débat des "chefs" auraient été un bon moment. Mais il semble que les médias votent autrement. »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 05h53
    Le mea culpa de Mario Dumont, un leurre. De toute façon...
    « M. Dumont n'est cependant pas en reste! Libéraux comme PQ tendent eux aussi des leurres à la population pour faire pencher la balance du côté de qui la vérité provisoire et fumeuse de leur discours politique semblera la plus plausible. Les politiciens ont un discours irresponsable et il faut présumer qu'ils jugent erronément que la population l'est aussi.

    Le Bloc solidaire est romantique en ce sens qu'il y a loin entre ce qu'il suggère idéalement comme société et la culture dominante de l'individualisme nord américain. Nous sommes au Québec, mais la mer d'influence où les québécois baignent jusqu'au cou est d'abord et surtout nord américaine. Tout en précisant que le Québec a quand même sa personnalité propre.

    Il y a vraiment une culture dans le milieu politique qui aurait tout avantage à s'améliorer. La population est de plus en plus sourde aux propos qu'ont (cons de) nos politiciens. C'est un jeu de mots, mais c'est tout de même ce que j'entends quand l'ensemble de la population parle. De l'autre côté de la frontière, Obama semble avoir pour le moment un message inspirant pour les américains. Par nature, l'être humain a un instinct grégaire qui peut se gaspiller, dépendant du contexte.

    JM »

  • Richard Brin
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 06h11
    PARTI QUEBECOIS
    « LE PARTI QUEBECOIS COMME VOLEUR D'IDEES IL EST LE PREMIER SUR LA LISTE. QUAND ROBERT BOURASSA A VOULU CREER LE GRAND BARRAGE DE LA BAIE JAMES ILS ONT ETE LES PREMIER À TAPER DESSUS ET QUAND LE BARRAGE A ETE FINI ILS ONT VOULUS SE L'APPROPRIER ILS AVAIENT OUBLIER D'NVITER CELUI QUI AVAIT EU L'IDEE ET À LA DERNIERE MINUTE ILS L'ONT FAIT JE DIRAIS DE MAUVAISE GRACE. ESSAYER DE TROUVER LE LIVRE QUI RACONTE LA VRAI HISTOIRE DE LA BAIE JAMES TRES EDIFIANT C'EST VRAI QUE LES QUEBECOIS ONT PAS DE MEMOIRE.

    RICHARD BRIN STE-ADELE »

  • Dominique Laroche
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 08h01
    L'os
    « PQ et PLQ : qui copie qui ?

    Mais non de Dieu de bordel de merde, avec toutes ces idées qui se ressemblent atrocement et dont on se demande souvent comment elles seront financées, avec un Mario Dumont qui propose un grand pas en arrière et est en train de s'effouarer avec sa députation pathétique, avec les critiques qui fusent de partout et avec raison que cette campagne est ennuyante et alimente le cynisme ambiant, avec la nécessité d'envisager l'avenir de façon durable, avec la crise économique qui prouve que le type de capitalisme que nous pratiquons n'est pas viable, qu'est-ce que vous attendez chers médias pour donner à la populace un os à mâcher, pour captiver enfin votre auditoire, pour rehausser définitivement le débat ?

    Allez donc voir plus en détail ce que Qs a à proposer, et poussez même l'audace jusqu'à en faire une première page ! Il y a là matière à débats, il y a là matière à discussion, il y a là des candidatures exceptionnelles, il y a là 2 porte-parole inspirants qui parlent avec leur tête et avec leur coeur, il y a là une vision.

    Il y a à Qs un renouveau crédible dont cette campagne a désespérément besoin. Profitez-en ! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 08h24
    Hé bé.
    « On voit partout que le PQ de Madame Marois n'est pas crédible. pas aimé du tout et les les idées leur manque. Un parti qui n'est pas prêt ou qui ne sait pas quel est son programme politique est un parti qui navigue à vue. Un parti qui navigue à vue est un parti irresponsable. Un vrai parti se doit d'être prêt, il peut dans ce cas être entendu par le peuple mais là, le parti québécois c'est le marché Jean-Talon mais en moins bien. Le médiocrité quand tu nous tiens. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 09h08
    Gauche-droite
    « Le Parti libéral me fait penser à un automobiliste qui circule sur la glace et qui veut effectuer un virage à droite mais dont le véhicule glisse vers la gauche. »

  • Claude Lemelin
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 09h13
    Et la souveraineté dans tout ça???
    « Je crois qu'à force de cacher son identité, on n'a pas le choix de s'accaparer le programme d'un autre.... est-ce qu'on a oublié que nos plans ont un rapport direct avec une souveraineté, il y en a encore madame Marois, qui vote pour vous dans un optique de souveraineté,,,, si on se trompe, dites le nous.... »

  • Gérard Laurin
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 09h17
    L'idéologie d'abord
    « De plus en plus évident que, sous l'observation intense et trop souvent biaisée des médias les programmes politiques, en l'absence d'enjeux fondamentaux, doivent s'aligner sur l'intérêt populaire reflété dans les sondages. Peut-on le reprocher aux stratèges de partis ? Ce n'est donc pas là que je cherche des raisons de voter ici ou de voter là. Il me reste l'histoire de chacun des groupes en présence et l'idéologie qui supporte l'orientation de chacun.
    Un Charest déguisé en nationaliste ne m'impressionne guère. Pas plus que Bourrassa avec son désormais... Un Charest déguisé en interventionniste de gauche ne me semble pas non plus crédible. Majoritaire il laisserait rapidement tomber son déguisement de mouton pour redevenir le loup que nous avons connu.
    Madame Marois présente au moins de l'intérêt du fait de son talent de leader et de son expérience, bien sûr, mais aussi parce que ce serait la première femme à accéder à ce poste dans l'hitoire du Québec. Et l'histoire du PQ en matière économique dépasse de loin en qualité celle des libéraux droitistes.
    Quant à Mario Dumont, il a fait son propre examen et conclu à l'échec. En somme, que je sois vert, solidaire ou neutre l'avenir me paraît beaucoup plus positif en regard de l'histoire de Mme Marois et celle du Parti Québécois. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 09h21
    Bonnet blanc, blanc bonnet!
    « La lecture de ce texte confirme ce que la majorité des électeurs québécois savent depuis des lunes à savoir que depuis que le P.Q. a définitivement mis sous le boisseau un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec, bien peu d'éléments le différencie de "l'autre vieux parti"! Et, ce n'est sûrement pas le tout dernier sondage CROP paru cette dernière fin de semaine, qui situe "la souveraineté du Québec" au 14e rang des principales préoccupations des électeurs, qui incitera Marois à déterrer cette option tellement galvaudée au cours des décennies qu'elle serait bien en peine actuellement d'en définir avec exactitude les divers paramètres! »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 09h58
    Ils gouvernent tous par les mêmes sondages
    « On écoute la populace et on ne gouverne plus, alors c'est évident que l'on finit par tous faire la même chose.

    ... »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 10h25
    Je me fous de qui copie qui !!!
    « En effet, ce qui est important, c'est ce que les partis politiques vont 'réellement' mettre en oeuvre compte tenu d'une conjoncture sur laquelle ils ont plus ou moins de contrôle ainsi que l'équipe ministérielle qu'ils constitueront pour livrer la marchandise.

    Ne nous trompons pas. On a beau faire des beaux programmes pour gagner les élections, en pratique, la vie continue et il faut gérer les Finances, la Santé, l'Éducation, l'Environnement, la Culture, etc. avec une marge de manoeuvre restreinte qui donne peu de place aux changements importants.

    Qui copie qui ? là n'est pas la question. L'important, c'est : Qui est compétant pour faire quoi ?

    Le problème, dans cette élection vide de sens, c'est de trouver un chef et une équipe à la hauteur ! Pour l'instant, ça n'augure pas bien, tous partis confondus.

    Le défi de l'électeur: Comment trouver la substance ...derrière l'image fabriquée ? »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 11h03
    On ne vous le fait pas dire monsieur Brun
    « « Le médiocrité quand tu nous tiens ». «Il» ne vous lâche pas hein ! »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 11h10
    Le probleme de Quebec Solidaire....
    « C'est que ses membres sont assis sur leur cul ... a s'imaginer qu'Amir Khadir et Francoise David peuvent tout faire seul(e). Les medias ne s'en preoccupent pas car ils ne vous sentent pas derriere eux. C'est plate a faire une campagne, ca prend du p'tit monde pour faire les "jobines" de terrain. C'est comme ca que le RIN, puis le PQ ont enfin pris le pouvoir, le pouvoir qui use necessairement.... »

  • Lemieux Line
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 11h16
    L'innovation pour l'évolution!
    « Si ton idée est reprise par ton ennemi, c'est qu'elle est bonne.L'ADQ devrait mettre de l'avant dans cette campagne sa propension à avoir des idées originales, tandis que les autres parties ressassent les mêmes idées depuis 20 ans.La planète est dans le trou, c'est peut-être le temps de s'apercevoir que les vieilles recettes n'ont plus cours.

    Je suis déçouragée de me faire matraquer à coup de millions tout en sentant que les chefs n'y croient même pas.J'irai voté le coeur triste...

    Line Lemieux »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 11h50
    l'élection se tient dans le 450
    « Le 450 c'est les swingstates du Québec, là où tout se joue.

    Alors qu'est-ce qu'on promet?
    Des garderies et du transport en commun, version moderne du Pain et des Jeux des Romains.

    Faut surtout pas parler d'indépendance en campagne électorale! Surtout pas parler des 50 milliards qu'on envoie au gars de Calgary. Surtout pas parler de l'Aghanistan où il va flamber 22 milliards et où 12 Québécois sont allés mourir pour rien
    Surtout pas parler de culture. Surtout pas parler du français à Montréal. Surtout pas parler d'immigration et de démographie.
    Deux seuls sujets pour le 450: LES %??$$%*? DE GARDERIES. ET LE TRAIN POUR ALLER EN VILLE... »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 12h22
    Charest fait du Brou
    « Depuis trois jours, Jean Charest fait des sauts de puce.

    Au Saguenay le 15 novembre 2008, on apprend que Monsieur Charest grâce au plan Nord veut planter 200 millions d'arbres sur une superficie en friche qui représente deux fois la superficie de l'Ile de Montréal ( 1000 km carrés ) au nord du lac St-Jean selon le journal de Montréal.

    Mais hélas, il n'existe pas de terre en friche dans cette région. Cependant il existe bien environ 9200 hectares de terre en friche sur les cinq M.R.C. dans la périphérie du lac St-Jean. Si l'on plante 2500 arbres par hectare, on obtient 23 millions des tiges. Il reste 177 millions de plants, où seront-ils mis en terre ? Pour votre information, au sud du Québec il existe pour 8000 km carrés près des centres urbains pour pouvoir mettre en terre les 177 millions de plants restants. Quel est le coût de reboiser les terres en friche ?

    En Abitibi le 16 novembre 2008, Monsieur Charest récidive avec 100 millions de plants pour reboiser des landes incendiées depuis les dernières années dans le nord pour un coût de 100 millions de dollars sur une période de cinq ans. L'expérience prouve qu'il est inutile de planter les aires incendiées car le feu intense détruit l'humus et le sol s'assèche sous l'action du soleil par l'absence de plantes abris. À peine 50 % des tiges vont survive sous ce stress. Il vaut mieux attendre comme un sage, car la forêt va se régénérer d'elle-même par la présence des arbres semenciers du secteur. De plus, il faudra construire des chemins forestiers pour atteindre les aires incendiées afin d'amener la machinerie pour scarifier le sol. Vous avez un beau défit, mais il n'est pas trop tard pour reconnaître que cet un projet utopique. Il serait sage de faire volte face car votre projet coutera au moins 200 millions.

    Monsieur Charest contactez (www.forestierenchef.gouv.qc.ca) pour vous avoir des informations comment présenter votre plan de communication pour ne pas faire rire de vous à l'avenir.

    Je suis d'accord avec vous - L'économie d'abord Oui - pour éviter une dépense inutile pour les Québécois. Vous n'avez pas le talent de Fréférick Back !

    Soyez vigilant, il faut lire entre le ligne.

    Donald Bordeleau ( expérience de 30 ans de travail en forêt )
    Grand-Mère ( secteur Ste-Flore ) »

  • élise gauthier
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 12h53
    surprenant !? non
    « À ce que je sache on vit dans la même province où il y a les mêmes problèmes .... alors pourquoi pas des solutions qui se ressemblent...
    à quand un partage des idées entre les partis !?
    à quand une collaboration réelle et utile !?
    à quand la fin des prises de bec ridicules !?
    à quand des vrais chefs...
    vous avez pas les mêmes idées... à ouais pis après ... mon voisin et moi non plus et on réussi à cohabiter et même à se rendre service parfois... mes collègues et moi non plus... de là une collaboration... une multidisciplinarité... de meilleurs solutions...
    dommage que les gens qui auraient vraiment le profil pour gouverner ne s'y rende pas et que les assoiffés de pouvoir eux s'y rendent !! »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 15h19
    Mon père est plus fort que le tient....
    « Si M. Charest à tant d'idée pourquoi a t'il rien fait sauf des orientations comme le port métanier, le zoo, le bordel dans les syndicats pour le personnel de la santé pas encore terminé, les normes du travail, l'interdiction de syndicalisation du personnel de garderie, les augmentations à répétition et ce n'est qu'un début avec les pertes de la caisse de dépot. Personne fait son bilan. Aucun projet de loi depuis deux ans et avant sous le baillon etc.
    Tant qu'à la gauche ils sont assez gauche pour diviser et faire régner les libéraix advitam éternam....De grâce ne com- parez pas le début du PQ à Qs ou autres. Le PQ avait des gens d'expériences ayant déjà sièger administrer un ministère, des personnes de tête comme Lazure Laurin et n'est pas revenu année après année en s'implantant lentement. La fusion de QS était à mes yeux l'envol avec l'expension dans les comptés qui réponde à l'ensemble de préoccupation de la société et non à des groupes organiser tout comme les verts. Le centre n'est ce pas l'équilibre?
    Je lisais dans la plateforme QS et je cite" Augmentant le nombre de paliers d'imposition pour les particuliers" ????
    M. tout le monde travailleur serait heureux de payer encore plus de taxe? »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 17h42
    Je suis déçu
    « C'est justement ce qui me déçoit du PLQ. Son programme ressemble trop à celui du PQ, en dehors de l'option souverainiste, bien sûr. Je préférerais le PLQ un peu plus à droite. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 21h31
    @ M. Paul Lafrance
    « Un PLQ un eu plus à droite, c'est l'ADQ...M. Lanfrance. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 21h56
    Pauvre M. Lafrance condamné à la marginalité comme l'ADQ
    « La droite est très marginale au Québec. Si le PLQ glissait à droite, il se marginaliserait. Même Charest qui est un homme de droite a bien compris qu'il n'y a pas d'avenir pour cette option au Québec. Il vous reste l'ADQ et à joindre le club des 14 ou 15 % de l'électorat de droite au Québec. Si vous ne demeurez pas à Rivière-du-Loup, à Québec, en Beauce ou au Lac, vous devriez déménager si vous voulez avoir une petite chance de gagner vos élections. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
22 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009