L'ancienne ministre de l'Éducation défend sa réforme
Laval — Si la réforme scolaire a connu tant de déboires et de détours, ce n'est pas la faute de celle qui l'a mise en oeuvre, mais bien de ses successeurs, a indiqué hier Pauline Marois.
Ministre de l'Éducation entre 1996 et 1998, au moment du coup d'envoi de la réforme née des États généraux sur l'éducation, Mme Marois refuse tout blâme pour ces problèmes. «J'ai engagé une réforme sur la base de faire en sorte que nos enfants sortent de l'école en sachant lire, écrire, compter. C'était l'objectif. La réforme a été bien engagée, mais on l'a abandonnée en cours de route», a indiqué Mme Marois lors d'un point de presse à Laval.
Enflammée, Mme Marois a poursuivi en accusant les libéraux d'avoir complètement «dénaturé» la réforme. «Quand Pierre Reid est arrivé, la première chose qu'il a faite, sans consulter personne, a été de retarder la réforme d'un an. Les libéraux ont démissionné, ils ne se sont pas occupés de cette réforme. Elle a pris toutes sortes de tournures dont je ne suis pas responsable.»
Mme Marois a affirmé qu'il aurait fallu que le gouvernement «ajuste la réforme en fonction des difficultés qu'elle rencontrait», notamment sur la question du redoublement et sur l'appellation des «compétences transversales» dont on aurait dû «simplifier le langage».
Ministre de l'Éducation entre 1996 et 1998, au moment du coup d'envoi de la réforme née des États généraux sur l'éducation, Mme Marois refuse tout blâme pour ces problèmes. «J'ai engagé une réforme sur la base de faire en sorte que nos enfants sortent de l'école en sachant lire, écrire, compter. C'était l'objectif. La réforme a été bien engagée, mais on l'a abandonnée en cours de route», a indiqué Mme Marois lors d'un point de presse à Laval.
Enflammée, Mme Marois a poursuivi en accusant les libéraux d'avoir complètement «dénaturé» la réforme. «Quand Pierre Reid est arrivé, la première chose qu'il a faite, sans consulter personne, a été de retarder la réforme d'un an. Les libéraux ont démissionné, ils ne se sont pas occupés de cette réforme. Elle a pris toutes sortes de tournures dont je ne suis pas responsable.»
Mme Marois a affirmé qu'il aurait fallu que le gouvernement «ajuste la réforme en fonction des difficultés qu'elle rencontrait», notamment sur la question du redoublement et sur l'appellation des «compétences transversales» dont on aurait dû «simplifier le langage».
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