L'anglais, de manière intensive, mais pas trop tôt, selon Marois
Photo : Jacques Nadeau
Pauline Marois était dans une école à Terrebonne hier afin de rendre compte des priorités en éducation d’un éventuel gouvernement du Parti québécois.
Terrebonne — L'anglais doit être enseigné de manière intensive, mais à partir de la deuxième moitié du primaire seulement, estime la chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui dévoilait hier ses orientations en éducation.
Sur le fond, le Parti québécois met la priorité de ses actions dans la réduction du nombre d'élèves par classe, surtout dans les écoles défavorisées. Les libéraux promettent essentiellement la même chose, mais avec un échéancier différent.
Mme Marois avait soulevé une tempête en février dernier en évoquant l'idée que les cours d'histoire devraient se donner en anglais seulement à la fin du primaire, de manière à favoriser le bilinguisme individuel.
Hier, la leader du PQ a reconnu qu'il fallait changer le modèle actuellement utilisé pour enseigner l'anglais aux enfants québécois. «Nous allons revoir ce qui se fait dans nos écoles, a-t-elle dit depuis Terrebonne, où elle dévoilait son programme en éducation dans une école primaire. On sait très bien que ce n'est pas en enseignant une heure par semaine qu'on apprend une langue. Nous croyons préférable d'avoir une méthode d'apprentissage intensif de l'anglais.»
Concrètement, cela veut dire soit une immersion, soit des cours intensifs quelques jours par semaine, vers la fin du primaire. Il n'y aurait aucun cours dans le premier cycle du primaire. «On pourra faire de l'enseignement en anglais sur les mathématiques, l'histoire ou la géographie», a poursuivi Mme Marois. Mais cet enseignement de certaines matières se fera en anglais seulement si les élèves possèdent déjà les compétences minimales en français. Mme Marois n'a pas voulu indiquer exactement à partir de quel âge ce modèle d'apprentissage pourrait être utilisé.
Sinon, la seule mesure précise du plan présenté hier concerne la réduction du nombre d'élèves par classe. La taille des classes des écoles situées dans des quartiers défavorisés sera ainsi réduite de 20 % d'ici à deux ans (le PLQ promet la même chose, mais sur trois ans). Une fois cette opération terminée, le PQ entend réduire la taille des classes des autres écoles de 10 % d'ici à la fin de son mandat (comme les libéraux).
Quelque 1000 nouveaux professeurs devraient être engagés pour atteindre le premier objectif de 20 %, a indiqué Pauline Marois. Cela coûtera quelque 56 millions (et 134 millions pour les deux mesures combinées). Pour pourvoir les postes, Mme Marois se dit favorable à ce que des bacheliers dans certaines matières (français, langue, mathématique, etc.) puissent commencer à enseigner cette matière immédiatement, en même temps qu'ils étudient à la maîtrise en enseignement.
«Nous ne voulons pas augmenter le nombre d'enseignants sans permis [il y en a au moins 2500 actuellement], a dit Mme Marois, mais nous voulons faciliter l'accès à ces permis pour que les professeurs en obtiennent un et enseignent avec un permis. [...] Mais on met en classe des gens qui ont des compétences en profondeur dans leur discipline.»
Le PQ promet aussi d'adopter un plan national de lutte contre le décrochage scolaire, adapté à chaque région. Cette lutte se fera notamment en essayant d'encadrer le travail des étudiants qui sont encore au secondaire, de manière à éviter que cela nuise à leurs études.
Le tout se fera sur une base volontaire, a précisé Mme Marois: des discussions pourraient être entreprises entre les écoles et les commerçants, de manière à fixer des balises d'heures maximales qui pourraient être travaillées par les jeunes. Rien de coercitif n'est prévu.
Le plan du PQ ne comprend pas non plus de mesures spécifiques pour les élèves ayant des difficultés d'apprentissage. Mme Marois assure toutefois que «ça fait partie des orientations que nous prendrons». Elle indique qu'avant de proposer des solutions concrètes, elle préfère s'asseoir avec les enseignants pour voir quelles avenues devraient être privilégiées. Intégrer les enfants dans des classes standards, ou les faire évoluer ensemble, tout est ouvert. «Éventuellement, comme gouvernement, nous appliquerons des mesures spécifiques», a dit Mme Marois.
La Fédération des syndicats de l'enseignement (CSQ) a d'ailleurs souligné que cette question devra être précisée. Elle a par aillers souligné l'intérêt des «engagements» du Parti québécois.
Sur les écoles privées, la chef péquiste a indiqué qu'elle n'a pas prévu de changement quant au mode de financement, mais qu'elle aimerait qu'il y ait une «certaine obligation» d'accueillir des enfants en difficulté.
Dès «que la situation budgétaire le permettra», le PQ aimerait sinon ajouter une heure d'activité parascolaire au primaire et au secondaire. Le reste de la plate-forme éducation inclut la création de passerelles entre la formation professionnelle et la formation technique, ainsi que l'adoption de mécanismes pour reconnaître plus facilement les acquis professionnels.
Sur le fond, le Parti québécois met la priorité de ses actions dans la réduction du nombre d'élèves par classe, surtout dans les écoles défavorisées. Les libéraux promettent essentiellement la même chose, mais avec un échéancier différent.
Mme Marois avait soulevé une tempête en février dernier en évoquant l'idée que les cours d'histoire devraient se donner en anglais seulement à la fin du primaire, de manière à favoriser le bilinguisme individuel.
Hier, la leader du PQ a reconnu qu'il fallait changer le modèle actuellement utilisé pour enseigner l'anglais aux enfants québécois. «Nous allons revoir ce qui se fait dans nos écoles, a-t-elle dit depuis Terrebonne, où elle dévoilait son programme en éducation dans une école primaire. On sait très bien que ce n'est pas en enseignant une heure par semaine qu'on apprend une langue. Nous croyons préférable d'avoir une méthode d'apprentissage intensif de l'anglais.»
Concrètement, cela veut dire soit une immersion, soit des cours intensifs quelques jours par semaine, vers la fin du primaire. Il n'y aurait aucun cours dans le premier cycle du primaire. «On pourra faire de l'enseignement en anglais sur les mathématiques, l'histoire ou la géographie», a poursuivi Mme Marois. Mais cet enseignement de certaines matières se fera en anglais seulement si les élèves possèdent déjà les compétences minimales en français. Mme Marois n'a pas voulu indiquer exactement à partir de quel âge ce modèle d'apprentissage pourrait être utilisé.
Sinon, la seule mesure précise du plan présenté hier concerne la réduction du nombre d'élèves par classe. La taille des classes des écoles situées dans des quartiers défavorisés sera ainsi réduite de 20 % d'ici à deux ans (le PLQ promet la même chose, mais sur trois ans). Une fois cette opération terminée, le PQ entend réduire la taille des classes des autres écoles de 10 % d'ici à la fin de son mandat (comme les libéraux).
Quelque 1000 nouveaux professeurs devraient être engagés pour atteindre le premier objectif de 20 %, a indiqué Pauline Marois. Cela coûtera quelque 56 millions (et 134 millions pour les deux mesures combinées). Pour pourvoir les postes, Mme Marois se dit favorable à ce que des bacheliers dans certaines matières (français, langue, mathématique, etc.) puissent commencer à enseigner cette matière immédiatement, en même temps qu'ils étudient à la maîtrise en enseignement.
«Nous ne voulons pas augmenter le nombre d'enseignants sans permis [il y en a au moins 2500 actuellement], a dit Mme Marois, mais nous voulons faciliter l'accès à ces permis pour que les professeurs en obtiennent un et enseignent avec un permis. [...] Mais on met en classe des gens qui ont des compétences en profondeur dans leur discipline.»
Le PQ promet aussi d'adopter un plan national de lutte contre le décrochage scolaire, adapté à chaque région. Cette lutte se fera notamment en essayant d'encadrer le travail des étudiants qui sont encore au secondaire, de manière à éviter que cela nuise à leurs études.
Le tout se fera sur une base volontaire, a précisé Mme Marois: des discussions pourraient être entreprises entre les écoles et les commerçants, de manière à fixer des balises d'heures maximales qui pourraient être travaillées par les jeunes. Rien de coercitif n'est prévu.
Le plan du PQ ne comprend pas non plus de mesures spécifiques pour les élèves ayant des difficultés d'apprentissage. Mme Marois assure toutefois que «ça fait partie des orientations que nous prendrons». Elle indique qu'avant de proposer des solutions concrètes, elle préfère s'asseoir avec les enseignants pour voir quelles avenues devraient être privilégiées. Intégrer les enfants dans des classes standards, ou les faire évoluer ensemble, tout est ouvert. «Éventuellement, comme gouvernement, nous appliquerons des mesures spécifiques», a dit Mme Marois.
La Fédération des syndicats de l'enseignement (CSQ) a d'ailleurs souligné que cette question devra être précisée. Elle a par aillers souligné l'intérêt des «engagements» du Parti québécois.
Sur les écoles privées, la chef péquiste a indiqué qu'elle n'a pas prévu de changement quant au mode de financement, mais qu'elle aimerait qu'il y ait une «certaine obligation» d'accueillir des enfants en difficulté.
Dès «que la situation budgétaire le permettra», le PQ aimerait sinon ajouter une heure d'activité parascolaire au primaire et au secondaire. Le reste de la plate-forme éducation inclut la création de passerelles entre la formation professionnelle et la formation technique, ainsi que l'adoption de mécanismes pour reconnaître plus facilement les acquis professionnels.
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