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Pauline Marois - Mauvais jugement !

Jean-Robert Sansfaçon   18 novembre 2008  Québec
Quelle surprise d'entendre la chef du PQ, Pauline Marois, déclarer dimanche que si c'était à refaire, «Je le referais», en parlant de la mise à la retraite prématurée de milliers d'employés de l'État à la fin des années quatre-vingt-dix. Hier, Mme Marois a voulu corriger le tir en précisant qu'elle n'aurait pas à le refaire dans le contexte actuel. Confusion ou manque de jugement, le résultat est le même.

Même si c'est la centième fois que le sujet revient sur la table, la mise à la retraite prématurée de 33 000 employés permanents de l'État pour équilibrer les comptes en 1997-1998 continue de hanter le Parti québécois. Et s'il faut en croire la réaction étonnante de Mme Marois aux questions de journalistes, en fin de semaine, les libéraux de Jean Charest ont eu raison de ramener le sujet dans la présente campagne, dix ans après les faits.

À écouter Mme Marois, le gouvernement de Lucien Bouchard, dans lequel elle était ministre de l'Éducation à l'époque, n'avait pas le choix: «À un moment donné, il y a des décisions qu'on doit prendre.» Hier, elle a voulu corriger la mauvaise impression laissée la veille en ajoutant qu'elle ne referait pas la même chose parce qu'elle saurait mieux gérer la situation que les libéraux ne l'avaient fait avant l'arrivée du PQ au pouvoir, en 1994. Ouf!

Rappelons les faits: quelques semaines après le référendum, en janvier 1996, Lucien Bouchard succède à Jacques Parizeau comme premier ministre et convoque un sommet des partenaires sociaux pour septembre suivant. La conclusion centrale de ce sommet, c'est qu'il faut s'attaquer au déficit chronique qui afflige les finances du Québec. Quelques mois plus tard, M. Bouchard menace d'adopter une loi d'exception si les négociations n'aboutissent pas à la récupération de 6 % de la masse salariale des employés de l'État.

Une entente intervient in extremis: les salaires ne seront pas réduits, mais on puisera 1,6 milliard dans les surplus de la caisse de retraite, la moitié prise à même les contributions de l'employeur, l'autre dans celles des syndiqués. Grâce à cette cagnotte, on pourra réduire de 16 500 le nombre de fonctionnaires à qui on offre de prendre une retraite immédiate, sans pénalité.

Le programme est si populaire — 33 000 personnes acceptent l'offre — que ce ne sont pas 800 millions que l'État devra payer, mais... 2,3 milliards, en plus des 800 millions de la partie syndicale, selon les chiffres du vérificateur général. Et comme Québec n'a pas cette somme, il l'ajoutera à sa dette à long terme. En d'autres mots, les contribuables paient encore aujourd'hui au moins 150 millions par année pour un programme de départs volontaires aux conséquences majeures sur le réseau de la santé.

Contrairement aux prétentions du gouvernement d'alors, les mises à la retraite n'ont pas permis de réduire le nombre d'employés et la masse salariale sur une base permanente. Ainsi, alors que l'on affirmait que les départs allaient faire économiser 900 millions par année de façon récurrente, le vérificateur général en est arrivé à la conclusion que les économies réelles n'ont été que de 553 millions la première année, 435 millions la deuxième année et 371 millions par la suite. Au total: 10 milliards de moins que les prévisions à long terme! Et la cerise sur le sundae: à peine 6200 des postes abandonnés par leurs titulaires en 1997-1998 n'avaient pas été remplacés seulement deux ans plus tard, alors qu'on visait l'objectif de 16 500!

Aux 1500 médecins qui ont quitté le navire, on a offert jusqu'à 300 000 $. Le programme ne devait causer aucune pénurie, nulle part au Québec. Pourtant, dès l'année suivante on implorait les «jeunes» retraités de reprendre le collier à coup de primes d'exception.

Dans sa réponse aux journalistes, dimanche, Mme Marois a soutenu sans en démordre que le gouvernement n'avait pas le choix. Faux! Si la plupart des Québécois étaient d'accord avec l'objectif du déficit nul, rien n'obligeait Québec à devancer d'une année son propre plan d'action. L'Ontario a agi différemment et a aussi atteint le déficit zéro quelque temps plus tard.

En outre, il y avait le choix des moyens: un programme ciblé aux seuls employés en trop dans les hôpitaux fermés, par exemple, comme au fédéral où 45 000 salariés sont partis en douceur, aurait été beaucoup plus approprié. Même l'ancien premier ministre Lucien Bouchard a reconnu son erreur, comme M. Charest s'est empressé de le rappeler.

Que s'est-il passé dimanche dernier pour que Mme Marois adopte un point de vue contraire au bon sens? Voilà qui est de mauvais augure pour le reste de cette campagne déjà difficile pour le Parti québécois.

j-rsansfacon@ledevoir.com






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  • Yvon Roy
    Abonnée
    mardi 18 novembre 2008 01h06
    Charlotte
    « Je verrais très bien Pauline dans le rôle de la Charlotte pour les Fêtes cette année... »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 02h13
    Libérons nous des libéraux!
    « Pauline Marois ne dégage pas de magnétisme. J.Charest apparaît pesant et dénué d'empathie dans la plupart de ses interventions. Voilà des chefs qui misent tous les deux sur des programmes et des mesures pour se faire élire sans trop tenir compte d'une crise économique qui pourrait tous les annuler. C'est probablement l'élection vécue la plus ennuyeuse depuis longtemps.

    Pourtant dans cette élection nous risquons de subir par l'échec du PQ, 10 ou 11 ans de gouvernement libéral entre 2003 et 2014. Un gouvernement quelque soit son étiquette qui dépasse huit ans connaît l'usure du pouvoir.

    C'est le rôle d'une direction de parti politique de mettre des propositions de l'avant sans tenir compte des sondages. C'est pourquoi au delà des susceptibilités des biens pensants contre l'identité, le Parti Québécois devrait remettre au premier plan le projet d'une constitution québécoise rendant tout au moins officiel par le parlement québécois les principes et valeurs garantissant l'existence de la nation québécoise dans ce coin d'Amérique. Autrement dit, Pauline Marois a la responsabilité de mettre un peu d'âme dans cette campagne en cessant de fonctionner à l'intérieur de l'agenda libéral de l'économie.

    Pour s'en tenir directement au sujet de l'article. Le déficit zéro cela ne concerne pas tout le gouvernement Bouchard. De ce gouvernement est sortie les CPE, l'assurance médicament
    - un peu lourde peut être mais très utile lorsque nous sommes malades pour longtemps-, la B.N.Q au quartier latin.
    La cheffe Marois d'ailleurs devrait se servir de son grand succès des garderies publiques afin de s'en servir comme outil pour se mettre en valeur en tant qu'aspirant premier ministre. Enfin, faudra bien que la qualité de garder son sang froid manifesté par P.Marois depuis le début de l'élection ne soit pas la seule relevée. Le PQ doit augmenter la cadence maintenant sinon nous vivrons les affres pendant cinq ans d'un gouvernement libéral qui s'est empêtré avec les PPP au point d'aggraver probablement les finances de l'État.

    Le gouvernement Chrétien s'est terminé dans les ténèbres des commandites après 12 ans au pouvoir. Alors, libérons nous maintenant des libéraux provinciaux!

    Remarque finale. Charest ressemble plus que jamais à un sorcier tentant de nous envoûter par toutes ses manoeuvres et manigances aussi électoralistes qu'en 2003. Comme a dit Parizeau, il se comporte comme un POLITICIEN pur et dur pourrait t'on dire et ce n'est pas se rendre crédible ça. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 02h18
    Des programmes de retraite précoce déjà mis en place avant Marois
    « Mme Marois a été nommée ministre de la Santé le 15 décembre 1998, mais les programmes de retraite précoce en santé sur lesquels on lui demande de se justifier étaient déjà mis en place bien avant qu'elle ne devienne responsable de ce dossier. N'est-ce pas plutôt à son prédécesseur de s'expliquer à ce sujet ? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 03h31
    Y a-t-il un critère plus important?
    « Y a-t-il un critère plus important que la qualité du jugement d'une personne, quand on doit décider de lui confier ou non une responsabilité?

    Il n'y a pas un gestionnaire qui embaucherait une personne qui serait défaillant au chapitre dun jugement.
    Il n'y a pas un travailleur qui gravirait l'échelon suivant de sa carrière si son jugement était remis en question.

    Je me demande bien ce que feront les électeurs québécois. »

  • Pierre-Alain Cotnoir
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 05h40
    Dire n'importe quoi.
    « Bien sûr que M. Sansfaçon ne nous dit pas que ces médecins et infirmières auraient plus de 70 ans actuellement et qu'ils seraient déjà depuis près de 10 ans à leur retraite... car ce programme volontaire s'adressait à ceux et celles tout près de l'âge de la retraite... »

  • Richard Brin
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 05h45
    ELECTION
    « FAUT ETRE BOUCHER DES DEUX BOUTTES OU RIEN COMPRENDRE OU ETRE DE MAUVAISE FOI POUR CONTINUER À APPUYER LES PEQUISTES LA PREMIERE FOIS QU'ILS ONT ETE AU POUVOIR PARIZAU A ACHETER POUR LE GOUVERNEMENT DEUX USINES QUI SONT RESTER SUR LES BRAS DU GOUVERNEMENT J,AI JAMAIS COMPRIS CE QU'IL FAISAIT LÀ LUI ET EN PLUS IL VEUT NOUS REFILER SA FEMME. PREMIERE ELECTION IL DONNE TOUT AU VOTEUR DEUXIEME ELECTION IL ENLEVE TOUT SOUS DE FALACIEUX PRETEXTES,UN PEU PLUS TARD TOUT LE MONDE À LA RETRAITE. J'ESPERE QUE LES GENS INTELLIGENTS ONT COMPRIS.UN VOTEUR ECOEURER

    RICHARD BRIN STE-ADELE »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 06h25
    Exact
    « Le manque de jugement semble héréditaire à la direction du PQ : André Boisclair, Pauline Marois... Et avant, il y avait eu ce cher Lucien Bouchard, bien sûr, l'homme «troublé». Ou qui, en tout cas, aura causé immensément de trouble ! Pour une génération. Un Lucien claironnant qu'il faudrait travailler plus au Québec. Et comment ! SÛR qu'on devra trimer dur au Québec, maintenant, suite aux folâtries farcies d'impulsivité puérile de ce Bouchard. Qui aura laissé son empreinte indélébile en ce monde. »

  • Michel Dufour
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 06h49
    10 ans trop tard!
    « À ce que je sâche, l'heure n'est pas au jugement du bilan du gouvernement de 1998 mais bien de 2008! »

  • Carol Vadnais
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 06h58
    Et l'éducation?
    « Quel excellent texte! Vous parlez de la santé, mais avez-vous réalisé que c'est aussi le cas en éducation? La pénurie de profs que nous connnaissons date de cette mesure, avec les conséquences sur l'éducation de nos enfants.

    Que madame Marois nie les impacts négatifs de cette mesure est renversant. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 07h47
    Pauline à la plage...du Foulon
    « Près de deux semaines après le lancement de la campagne il n'y a toujours pas de pancartes du PQ dans mon coin à Québec ! Mario est là, tout en longueur, avec son M à deux pattes (en graphologie la dernière patte indique l'importance que l'individu accorde au jugement du groupe, chez Mario la patte est très très haute...) le candidat libéral est partout, mais rien encore sur mon PQ.

    Pauline vient de faire une visite éclair à Québec pour y faire ses promesses, les mêmes que le PLQ et l'ADQ, avec 30 millions en boni sur le transport en commun.

    De quoi parle-t-on présentement dans la Capitale nationale ? Du transport en commun ? Non. De la promenade Champlain qu'elle veut aussi prolonger ? Non. A Québec on rêve aux Olympiques, on a peur de l'Afghanistan et on voit débarquer les Birmans.

    Québec rêve aux JO de 2018 ou 2022. Même si Québec a tout pour avoir les Jeux, elle n'a aucune chance because le Canada, because Vancouver 2010. Le CIO n'a jamais donné les Jeux d'hiver deux fois au même pays en moins de 22 ans. La seule chance de Québec c'est évidemment de rayer le mot Canada de la demande. De faire une demande directement à Lausanne à partir du Comité olympique québécois. Mais pour ce faire faut l'indépendance.

    Pauline vient à Québec. Elle a là une occasion en or de faire une sortie sur les Olympiques, de rappeler comment Vancouver a volé les Jeux à Québec dans les corridors d'hôtels à Toronto en 1998 et que les conséquences sont catastrophiques pour Québec. Une exclusion de deux générations, jusqu'en 2034. Une exclusion que seule l'indépendance peut réparer. Hors de quoi parle Pauline à Québec ? Des trottoirs de la Promenade Champlain et du transport en commun, mais pas un mot sur la nécessaire indépendance.

    2500 soldats québécois retourneront bientôt risquer leur vie en Afghanistan. Pendant 6 mois, 15 à 20,000 personnes à Québec et au Québec, vont stresser à chaque coup de téléphone. Alors qu'on nous dit que l'indépendance c'est dépassé, que ca ne vaut pas une seule mort, Harper a envoyé 12 soldats québécois mourir en Afghanistan, en plus des centaines blessés, extérieurement comme intérieurement. Et là ca va recommencer.

    Pauline avait une occasion en or de mentionner que si elle devenait présidente de la république jamais, sur la tête de ses 4 enfants, qu'elle n'enverrait des soldats québécois se faire tuer en Afghanistan. Fini l'Afghanistan pour les Québécois.

    Québec connait le plein emploi et manque de main-d'oeuvre. On cherche des infirmières, des techniciens, des ouvriers qualifiés, des bouchers, des chefs. Au lieu d'aller les chercher là où ils sont, Ottawa nous envoie 200 réfugiés birmans ! Des gens quasi illettrés, qui ont passé des années dans des camps, qui ne parlent pas un mot de français, qui ont jamais vu un flocon de leur vie. Cout de la facture : près de 50k l'unité. Une facture de 10 millions de dollars !

    Après un an ou deux sur le BS, la moitié s'en iront à Mississauga où ils pourront travailler dans une manufacture sans avoir à parler la langue. L'autre moitié végétera à Québec comme les autres réfugiés qui y débarquent, trop mal formés pour notre économie.

    Un Québec indépendant pourrait choisir ses propres immigrants plutot que de se les faire imposer par Ottawa. Mais Pauline en a rien dit

    Bref, Pauline avait une occasion en or de parler souveraineté à Québec en fin de semaine.

    Mais Pauline a enterré la souveraineté. Pauline fait dans les garderies et le transport en commun. Élection provinciale... une élection qui se joue dans le 450, la tale à Mario »

  • Jocelyne Brunet
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 08h09
    Mauvais jugement: le Québec a oublié la prévention
    « Cette mauvaise décision ayant mené à une pénurie de médecins coûte, et continuera de coûter, très cher au système de santé. Pas de médecin: pas de test de dépistage pour les maladies graves et sournoises comme le cancer. Résultat : au lieu de déceler des cancers aux premiers stages de la maladie, quand les chances de guérison sont excellentes et les coûts limités, on découvre des cancers avancés qui nécessitent des interventions beaucoup plus dispendieuses, sans espoir de guérison.

    Il y a de fausses économies. Couper dans les services de santé en est un exemple flagrant. Certains et certaines le payent de leur vie.

    Jocelyne Brunet
    Gatineau »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 08h16
    L'heure est grave.
    « Il nous faudra être très vigilant mais il n'y a rien face à nous, rien de neuf, rien d'excitant. Incompétence, amateurisme, navigation à vue et bourde généralisée de la part du PQ et de l'ADQ. Si au moins il y avait un choix, mais là, rien, néant et crainte face à autant d'opportunisme nauséabond. Voter pour des clowns,ce n'est pas nous rendre citoyen d'une démocratie, c'est nous faire devenir les spectateurs désabusés d'un cirque sans fin. Ceux qui pensent mettre Mme Marois au pouvoir devraient prendre des cours de politique 101. »

  • Mario Poirier
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 08h54
    Y'a pas que du mauvais
    « Bon côté: ma copine a obtenue sa permanence comme enseignante grâce aux mises à la retraite.
    Mauvais côté: sur une base actuarielle, des retraites hâtives gruchent démesurément la caisse de retraite.

    Mais il faut avouer que des mesures à courte vue sont la marque de commerce des politiciens, et c'est probablement ce que Mmm Marois voulais dire. Ça a permis au gouvernement d'avoir l'aura d'une gestionnaire "intelligent", alors qu'à long terme on constate que c'est tout le contraire. »

  • ghislaine fortin
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 09h44
    CENT CINQUANTE MILLIARDS DE DOLLARS en héritage
    « Qui parle de ce cadeau empoisonné que nous sommes en train de léguer? Il y a un déficit caché quelque part: mais ce n'est pas grave on va remettre le compteur à zéro....après l'avoir pelleté sur le tas.

    Le cynisme ambiant est hallucinant! On assiste à une surenchère de promesses totalement folles compte tenu de notre situation financière! Des camisoles de force et cela presse!

    Je suis une "boomer" et, quand je regarde les autres provinces qui ont 0 ou près de 0 de déficit, j'ai honte. Si M. Charest aurait pris les intérêts des québécois à coeur, il aurait tout simplement demandé aux partis d'opposition de réfléchir ensemble à mieux gérer l'ensemble. Mais non, l'ego de M. Charest a passé avant tout!!!!!!!! Dites-lui qu'il y a des gouvernements de coalition en Europe qui vont très bien. L'Allemagne par exemple.

    Dégoûtant! Si je ne me trompe pas, ce déficit accumulé provient de la gouvernance LIBÉRALE et PÉQUISTE..... »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 09h48
    Cessez de refaire l'histoire
    « La vérité, c'est que le déficit a été éliminé. Le gouvernement a alors agi. Il s'est peut-être trompé de manière, mais le gouvernement libéral n'a pas à récolter de crédit pour une crise budgétaire qu'il avait engendré, dont il se pète les bretelles aujourd'hui.

    Monsieur Sansfaçon, comme gérant d'estrade après le coup, c'est pas fort.

    La fraude que vous devriez dénoncer, c'est que le malaise actuel des infirmières ne dépend de gestes posés voilà plus de 10 ans. Si les infirmières fuient la profession, c'est que les conditions créées et encouragées pas les libéraux leur rendent la vie impossible et cela n'a rien à voir avec l'argent. Vous le dites vous-mêmes, à peine 6 200 postes ont été éliminés et les médecins sont revenus l'année d'après.

    Malgré vos chiffres calamiteux, le résultat fut quand même l'élimination du déficit. Ce dont il s'agit, c'est le fonctionnement du système de santé et le soin que l'on devrait prendre des employés sur le terrain. Dans ce monde, vous devriez savoir que la gestion des ressources humaines se résume aux conventions collectives. Dans n'importe laquelle entreprise privée, cette gestion mènerait à la banqueroute.

    Quand à Lucien Bouchard, son héritage est pénible pour le PQ.

    ... »

  • normand audette
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 10h02
    questions????
    « cela ne donne rien de ressasser le passé.qu'est-ce-que les gouvernements qui ont suivi cette décision on fait pour corriger ou amoindrir les effets. personne en parle.y-a-t-il un ou des journalistes qui pourrait faire une récapitulation des faits et gestes des administrations subséquentes et de leur actions concrètes dans le domaine de la santé. »

  • Michel Savard
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 10h08
    @ M. Dufour
    « Vous dites qu'il ne faut pas retourner 10 ans en arrière !

    Assez paradoxal tout de même car les péquistes nous cassent encore les oreilles avec le rapatriement de la Constitution de 1982 ! Ça fait tout de même plus de 26 ans! »

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 10h17
    Ajustez vos lunettes.
    « Oui, vous avez parfaitement raison. Ces personnes sont maintenant âgées de 70 ans. Vous vivez dans le passé. Réveillez-vous, nous seront bientôt en 2009.

    Bien que notre système d'éducation soit en piteux état dans bien des régions, les directeurs généraux et directeurs adjoints de commissions scolaires ont reçu l'an dernier de généreux bonis.

    1103 gestionnaires ont ainsi empoché une prime de 6 495 $ en moyenne. Rien de moins! Cette somme s'ajoute, bien sûr, à leur salaire qui varie entre 90 000 $ et 150 000 $ par année.

    Décidément, les bonis sont à la mode dans le secteur public. Les gestionnaires du réseau de la santé ont eux aussi droit à des primes. L'an dernier, 8 722 administrateurs ont reçu 1 628 $ chacun en moyenne, pour un total de 14 millions $ de nos taxes et impôts... en hausse de 350 000 $ par rapport à l'année précédente! De quoi nous laisser perplexe.

    Les hauts dirigeants, cadres et syndiqués d'Hydro-Québec se partageront cette année des primes totalisant 37,3 millions de dollars. Un syndiqué pourra s'attendre à recevoir un chèque de 3 000 $, et les cadres encore davantage. Cette nouvelle en a choqué plusieurs.

    Pour votre information, près de 3500 fonctionnaires prennent leur retraite chaque année au Québec. Le personnel en éducation y contribue pour 800 retraités par an. Depuis 6 ans près de 4800 fonctionnaires ont pris leur retraite au Ministère de l'Éducation. Les mises à la retraite ce n'est pas nouveau, car il y a une baisse de la clientèle scolaire.

    Il serait urgent de changer de gouvernement pour mettre de l'ordre dans ce fouilli de la fonction Publique.

    Donald Bordeleau »

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 10h18
    M. Paquet et le jugement
    « Je me demande comment, tous les PDG des institutions financières qui font faillite partout sur la planète et doivent être «secourues» grâce à l'argent des contribuables,ont réussi à gravir les échelons sans que personne ne réalise jusqu'à quel point ils n'avaient aucune espèce de jugement et de sens commun. Oh surprise, personne n'a réalisé que c'étaient de vulgaires bandits et des incompétents finis. Je me demande si les gens qui ont voté pour Mario Dumont réalisent à quel point ils ont manqué de jugement en élisant un incompétent et une équipe incompétente même pas capable d'assumer l'opposition. Je me demande comment il peut exister des électeurs qui ont assez peu de jugement pour encore voter pour un incompétent et son équipe d'incompétents. Je me demande comment il peut y avoir des gens suffisamment naïfs pour croire que M. Charest et M. Couillard auraient fait autrement que le PQ dans les circonstances qui prévalaient à l'époque. Je me demande comment il se fait que les gens aient si peu de mémoire qu'ils ne se souviennent pas des paroles de Jean Charest, alors en campagne électorale au fédéral, qui accusait Chrétien et Martin d'avoir sabré dans les redevances aux provinces obligeant celles-ci à couper dans les services de santé. Je me demande comment on peut manquer à ce point de jugement pour prendre au sérieux les accusations de Jean Charest qui met sa propre incurie en santé sur le dos du PQ, plutôt que d'avouer qu'il se fiche du système public et qu'il le laisse volontairement «crasher» pour laisser le maximum de place au privé. Je me demande comment les électeurs ont si peu de mémoire pour ne pas réaliser que Couillard a profité de son poste pour développer le privé et s'y faire une belle place. Je me demande si le fait que Pauline Marois soit une femme ne fausse pas le supposé jugement d'une bonne gagne de Québécois. Mme Marois a tout simplement et honnêtement admis que, dans des circonstances identiques, elle referait la même chose et M. Charest ferait aussi la même chose. Il a juste eu la chance de ne pas être là à l'époque. M. Charest a aussi eu la chance de bénéficier de pas mal d'argent versé par Ottawa et comment se porte la santé ? Aussi mal, sinon plus mal qu'avant. Mais évidemment, c'est la faute à Pauline. Non c'est pas la faute à Pauline, c'est la faute à Jean Charest et à son absence totale de volonté politique. »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 10h19
    Penurie de profs M.Vadnais?
    « Savez-vous combien d'enseignants sont en ce moment sur les listes de suppleance? Je parlerais plutot d'incurie des Liberaux Monsieur! »

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 10h26
    Ca sent le "vote ethnique" a plein nez!
    « Quelle demagogie journalistique, M.Sansfacon. Pauline Marois etait a l'Education et fait preuve de solidarite ministerielle en refusant de blamer son Premier Ministre. Vous ne mentionnez pas que la FTQ (henri Masse) etait bien d'accord a l'epoque. La meme FTQ qui negocie secretement avec Charest presentement pour s'assurer la suprematie syndicale dans le futur gachis nordique.... »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 10h36
    Femmes contre femmes.
    « Mine de rien, les procès d'intention journalistiques dont Pauline Marois subit le harcèlement quotidien ne sont que la résultante de certaines commandites séparatistes et, de loin, l'écho retentissant des déferlements de vengeances plurielles que lui vouent les Lise Payette, les Louise Beaudouin, les Diane Lemieux et autres divas chipoteuses de la Cour du Souverain Bernard déchu. Les mêmes qui s'étaient pâmées pour celui qui s'était autoproclamé «PREMIER & GAGNANT», en 2001, alors que le Québec de 2003 et le PQ du 4 juin 2005, le cotèrent, le déclassèrent et l'amenèrent à s'autoproclamer «DERNIER, PERDANT & SORTANT (par la porte d'en arrière)». En fin de compte, un certain nombre de femmes s'étaient identifiées à «L'HOMME QUI N'ÉTAIT MALHEUREUSEMENT QU'À SA SIMPLE HAUTEUR», dirait quelqu'un d'autre que Jean-Claude Labrecque. Rien n'empêche qu'au PQ des séparatistes et, actuellement, sous le souffle politique essoufflé de Louise Beaudouin, les braises du putschisme fument toujours et se veulent menaces incendiaires ...

    Dans tous les dossiers de la suzeraine et châtelaine de l'Île-Bizard, dossiers qui servent d'alibi et de prête-nom, d'échappatoire et de cavalière diversion, au libéraleux Jean Charest, alors que son curriculum politique fédéral et son bilan politique provincial 2003-2008 sont une catastrophe et, depuis quelques jours à peine, en contradiction libéralement scandaleuse avec les données du Vérificateur Général du Québec, au regard du tripotage libéral des données que publie la faussaire libérale de l'écrasant fardeau de nos scandaleux endettements qui placent notre histoire, notre fierté nationale, nos potentiels et notre autonomie durement acquise sur l'autel libéral de l'immolation du Québec, LA GIROUETTE NATIONALE LA PLUS MAL MAQUILLÉE, LE PLUS EMPESÉ DES TRANSFUGES POLITIQUES SORTI TOUT DROIT DES LABOS DE JOHN PARISELLA ET QUE LE QUÉBEC EUT À SUBIR, DANS SON HISTOIRE, LE MISÉRABLE JOHN JAMES CHAREST, n'a qu'à laisser faire le sous-marin Louise Beaudouin qui s'apprête à torpiller celle-là même qu'elle avait bassement trahie pour un petit plat de lentilles pures et dures, dans l'antichambre de Bernard Landry, lors d'une course à la chefferie qui a abouti à la béatification du SAINT BERNARD RÉPUBLICAIN DE LA NICHE SÉPARATISTE, en 2001. L'histoire des vacheries de l'hommerie et des goujateries de la femmerie terrestres nous rappelle, à force d'exemples d'un misérabilisme désolant, que les règlements de compte griffés «femmes contre femmes» ont leur «CALENDRIER» et leur TIMING DESTROY! À l'instar de Ségolène Royal, de Benazir Bhutto, de Hillary Clinton et de combien d'autres battantes, Pauline Marois, à deux pas de s'inscrire Première Femme Première Ministre de le palmarès politique québécois, n'échappera pas aux ciblages non plus qu'aux criblages nourris de la misogynie singulièrement plurielle dont le Québec est nécrosé jusqu'à l'os.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 10h53
    Le Québec mieux équipé que l'Ontario
    « Selon l'Institut Canadien d'information sur la Santé, en 2003, il y avait plus d'omnipraticiens et de médecins de famille au Québec, 104, qu'en Ontario, 85. Il y avait plus de spécialistes au Québec, 102, qu'en Ontario, 92. Il y avait plus d'infirmières autorisées au Québec, 832, qu'en Ontario, 693. Le nombre moyen des professionnels de la santé par 100,000 habitants est de 207 au Québec, de 177 en Ontario, tandis que la moyenne Canadienne est de 187"

    Voila pour l'héritage du PQ »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 11h11
    Manque de jugement ou maladresse ?
    « Monsieur Sansfaçon.

    Votre écrit de ce matin est pour le moins surprenant, pour vous paraphraser...

    Avez-vous été obligé de le concocter à la course ? Il me semble qu'il s'éloigne de votre style plus nuancé habituel. Bref, disons que ce texte mériterait de retourner sur la planche à dessin, ne serait-ce que pour en vérifier les fondements historiques ainsi que pour revoir les faits réels et les liens transversaux (genre réforme de l'éducation !) sur lequel il est appuyé... André Pratte est loin d'être mon idéal d'objectivité, mais, ce matin, je dois admettre qu'il vous dépasse de plusieurs longueurs sur la pertinence de ses propos relatifs aux responsabilités de madame Marois, eu égard à la crise de 1997 !

    Là où je vous rejoins, cependant, c'est quand vous vous questionnez sur la manière maladroite de madame Marois de se situer en 2008, par rapport à ce dossier. Je ne sais pas si c'est elle ou ses conseillers qui imaginent ses stratégies de communication et la tournure de ses réponses mais, le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fait amateur en titi ! À quand, un John Parisella au PQ, puisque, si je comprends bien, c'est l'image qui compte pour les médias et l'électorat, finalement ?

    Je vais mettre votre texte dans ma filière #13 mais ça ne veut pas dire pour autant que je n'apprécie pas votre ...jugement habituel. »

  • Serge Paul
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 11h21
    Déception ou frustration?
    « Je ne saurais dire, mais une chose est certaine le PQ viens de perdre mon vote. Pour qui voterais-je? Je ne sais pas encore mais le peux de progrès fait par PLQ en la matière les élimines aussi.
    Bonne journée »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 11h31
    @ M. Michel Savard.
    « Monsieur Savard.

    Réalisez-vous l'énormité (ou le manque de jugement) de votre ignoble comparaison ?

    Aïe, aïe, aïe... »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 11h31
    Jean-Robert Sansfaçon ou André Pratte, qui a raison ce matin?
    « Je fini, à l'instant, la lecture de deux éditoriaux qui
    traitent du même sujet: les mises à la retraite anticipé
    du gouvernement péquiste d'alors. Sansfaçon dit blanc
    et Pratte dit noir. Qui croire? Ce dossier est si complexe
    et relativement loin de nous que faire une élection sur le
    passé quand les supposés experts ne s'entendent pas, j'ai
    l'impression qu'il faudrait passer un tour. Et se questionner
    surla capacité de Charest à gérer les affaires de l'état en 2008. Et il faut admettre que sa capacité n'est pas au rendez-vous. Je continuerai donc à faire confiance à Madame
    Marois.
    Réjean Grenier. »

  • Michel Asselin
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 11h47
    Mauvaise information.
    « M.Sanfaçon,vous comme tous les autres journalistes à l'exception de Michel C.Auger qui a très bien expliqué la situation d'alors; vous oublié de dire que c'est suite à des réductions de 50% à 11% dans la santeé et éducation de la part du Fédéral que les provinces ont été obligé de couper et mettre les employés à la retraite. Si l'Ontario l'a mieux fait c'est qu'elle n'avait pas la même situation économique que le Québec car elle est gavée depuis le début de la Confédération par le Fédéral.Cette province se comporte comme s'il n'y avait qu'elle au Canada et que le gouvernement fédéral leur appartient. Autre chose que vous ne dites jamais c,est que le fameux rapport Rochon commandé par Robert Bourassa lui-même devait être mis en application en 1990-91 par Marc-andré Côté ministre de la santé d'alors. Et c'est Boubou lui-même qui l'en a empêché de peur de perdre les prochaines élections. Si celà avait été fait en 90 échelonné sur 5-10 ans comme voulait le faire Côté le PQ au pouvoir en 1995 n'aurait pas été obligé par les bailleurs de fonds du Québec de le faire en catastrophe.
    Voilà toute la VÉRITÉ VRAIE.....
    De plus vous ne parlez jamais du fait que ce sont les Libéraux de Côté-Bourassa qui ont enlevés des années d'ancienneté aux infirmières en grève en 1989.Ca ce fut pas mal écoeurant de faire ca à des femmes qui ont toujours été un modèle de passivité devant l'autorité et ont toujours accepté tout sans jamais se rebéler.Et continue encore à tout accepter sans dire mot.....en se faisant payer beaucoup moins que dans d'autres provinces et sauvent depuis 15 ans le système de santé.Si je me souviens bien c'est Pauline Marois, alors min de la Santé, qui en 1998 avait promis l'Équité salariale aux infirmières mais qui est venus 8 ans plus tard. Bouchard n'avait pas été trop empressé à faire respecter la promesse de sa ministre d'alors.Au contraire il l'a remplacé par Trudel et Legault par la suite.
    Tant qu'à Bouchard il peut bien dire ce qu'il veut aujourd'hui mais il voulait être celui qui serait le champion du déficit ZÉRO. C'est bien facile maintenant de dire qu'on aurait pas dû, mais la joute est jouée maintenant. Que serait-il arrivé au Québec si cette décision n'avait pas été prise?! Moi je vous dis qu'on pleurerait car on serait devenu comme l'Argentine avec le FMI qui nous gouverne.
    Alors c'est beau de blâmer ceux qui étaient là mais voyons maintenant ce que les ti-coulnes Libéraux ont fait de si bien.
    Par ex:Faire disparaître la colomne des investissements au budget et montrer seulement celle des emprunts pour appeurer le monde comme disait Jacques Parizeau dimanche soir!.
    Cacher leur incompétence crasse dans le développement économique avec l'UQAM et le CHUM.Gérer si bien la crise du fromage en faisant mourir presque tous les petits exploitants. Faire des cadeaux de PPP pour les p'tits amis libéraux, le Surroît,Rabaska la future catastrophe dont personne ne parle, les écoles juives, le Mont Orford le marasme dans la forêt qu'ils n'ont su gérer . Et surtout blâmer ceux qui étaient là avant eux.....Pour terminer
    qu'elle expérience avait John Charest avant d'arriver au pouvoir à Québec!? Simple petit avocat de campagne n'ayant pratiqué que quelques années et ensuite petit ministre junior dans le cabinet Mulroney. Quand on le compare à Pauline Marois qui a fait 10-12 ministères dont les plus gros il peut aller se faire voir ce petit monsieur.
    Mais il a du bagoût et malheureusement les gens au Québec aime bien ca. ON le voit bien à Québec avec le maire Labeaume. Ils sont du même genre mais au moins le dernier a une expérience de vie d'affaires et politique.
    Votre titre de "Mauvais jugement" est très injuste. Vous auriez dû ,à mon humble avis titrer "une femme qui dit VRAI."
    On blâme tout le temps les politiciens de parler des deux côtés de la bouche. Pour une fois on en a une qui ose dire ce qu'elle pense.....mais c,est pas encore assez bon !
    Merci!
    M.Asselin Québec LaCapitale Nationale. »

  • Jacques Lalonde
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 11h59
    Les faits ne mentent pas : un éditorial étoffé
    « Merci à Jean-Robert Sansfaçon ! L'éditorialiste dresse l'historique d'une décision malencontreuse dont les conséquences sont hélas encore actuelles aujourd'hui. Qui ne voit la pertinence de sa réflexion appuyée par les faits et assortie des coûts réels d'une opération désastreuse pour le système de santé du Québec. À moins d'asservir son jugement aux diktats d'une idéologie partisane, je ne vois pas comment on pourrait qualifier d'opportune la décision prise par la ministre de la santé d'alors.

    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 13h08
    Vous avez raison...Oui...Hélas C.pelchat Tahcl@axion.ca
    « Oui,M.Sansfacon,vous avez raison partiellement.Hélas,on l'a dit sur tous les tons,viser l'objectif du déficit ``0`` était un objectif valable,mais on aurait pu prendre un peu plus de temps.Celà aurait ménagé les services et n'aurait pas causé l'ébranlement des structures médicales.Il aurait fallu que M. Bouchard se concentre davantage sur la lutte contre les structures constitutionnelles qui nous briment et qui sont innacceptables depuis 26 ans. M.Noel a donc raison de pester contre la campagne très provinciale de mme Marois qui nous parle de transport en commun alors qu'elle devrait se battre contre notre situation politique où Ottawa garde le contrôle politique sur un peuple qui a besoin de savoir comment il est contrôlé et comment en sortir.Au lieu de celà,elle s'étire sur notre provincialité dans le but d'obtenir des votes qui ne viendront pas.Des partis provincialistes,on en a marre.On a les libéraux qui font très bien ca et qui servent bien Ottawa,avant de servir le Québec. Et puis il y a le minime Mario qui aspire à faire pire.Il veut nous faire accroire que son autonomie vide va combler nos aspirations. Moi qui espérais que notre seul parti national frapperait dans le tas.Non,je ne suis pas sûr que je vais contribuer de mes deniers à endormir nos gens.Si nécéssaire,je continuerai de me battre autrement,comme je l'ai saouvent fait depuis 1958. Réveille Pauline !

    C.Pelchat
    Lac-Mégantic »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 13h29
    @monsieur Lalonde
    « « À moins d'asservir son jugement aux diktats d'une idéologie partisane », comme vous le dites si bien, on ne peut conclure que monsieur Sansfaçon a fait le tour objectif de la question.
    Lisez donc son collègue David. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 13h34
    Si le passé est garant de l'avenir...
    « Si le passé est garant de l'avenir on est en mauvaise posture mes enfants.

    Le gouvernement Charest n'a pas fait grand chose et maintenant nous lance des promesses qu'ils ne tiendront pas.
    Le PQ ne reconnait pas ses erreurs (mme Marois dixit).
    L'ADQ est dit sans expérience et improvisateur; mais il semble avoir écouté ce que la population a exprimé via ses journaliste; c'est déjà un début.
    Le PQ et le PLQ copie maintenant l'improvisation de l'ADQ.
    Le Québec Solidaire est comme une Hydre à deux têtes sans expérience et prend n'importe quoi comme plate-forme électorale y compris un communisme périmé; et les Verts ne sont pas mieux actuellement.

    Merci à Jean-Robert Sansfaçon pour votre rappel objectif! »

  • Carol Vadnais
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 14h05
    Mme Paulette
    « Il suffit de regarder l'augmentation effarante de profs en tolérance d'engagement pour s'enconvaincre, madame. On en parle un peu partout dans les médias. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 14h08
    @Jacques Noël: au royaume des aveugles...
    « ...les borgnes sont rois. Effectivement, autant se comparer avec l'Ontario, dont l'économie et le tissu social se décomposent tranquillement depuis quelques années sous l'effet conjugué des politiques, aussi bornées que social-démocrates et électoralistes, du Libéral McGuinty. Tant qu'à faire, comparons aussi la productivité québécoise a celle du Botswana, on va se sentir encore mieux. »

  • Lise Labelle
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 14h31
    Le malheur d'être une femme...même en 2008
    « M. Sansfaçon,

    C'est avec étonnement que j'ai pris connaissance de votre éditorial de ce matin. Vous nous avez habitués à plus de nuances que cela. C'est très facile onze ans après les faits, de dire ce qui aurait dû être fait, comme baliser les prises de retraite, pour éviter l'hémorraghie que nous avons connue. C'est aussi facile de blâmer celle qui était à l'époque ministre de la santé mais, je crois que tout ministre qui devait affronter Lucien Bouchard sur le sujet du déficit zéro, et ça devait être encore pire pour une femme, se butait à un mur.
    Je commence à penser que l'on s'acharne sur Pauline Marois qui aspire à devenir première femme Première ministre du Québec simplement parce qu'elle est une femme. Je croyais que nous avions évolué....On revient toujours sur une décision du PQ qui date de 1997 comme étant LA responsable de l'état actuel de notre système de santé. Étrange, on ne revient pas sur la décision de Jean Charest qui ayant réussi à obtenir des transferts fédéraux supplémentaires pour la santé et l'éducation, a préféré utiliser cet argent pour baisser les impôts, facilitant sa réélection en 2007. Jean Charest a eu cinq ans et demi pour remettre le système de santé sur les rails et il s'y était engagé. Comment se fait-il qu'au lieu d'interroger la gestion libérale des derniers années, après tout, c'est Jean Charest qui devrait être questionné sur son bilan, vous vous en preniez à Pauline Marois qui a le courage de dire la vérité.
    Votre texte me déconcerte car il peut ébranler des indécis, compte tenu des accusations que vous y faites et pourtant, il nous faudrait tellement nous libérer de Jean Charest et des libéraux qui ne désirent rien de moins que de démanteler les services publics, surtout en santé, pour confier le tout à leurs amis propriétaires et actionnaires de cliniques et de compagnies qui voudraient nous faire retourner cinquante ans en arrière. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 15h00
    Se servie du jugement de P. Marois pour l'inertie de Charest
    « De grâce c'est le bilan libéral qu'il faut faire et non celui de Lucien Bouchard qui déjà dépasse 10 ans.
    A voir le site internet www.effectifmédical.org ce sont des anciens fonctionnaires ou de façon anonyme les nouveau qui dresse un portrait lors d'un mémoire présenté en 2006.
    Tant qu'à l'entretien ce N,est certainement pas à cause de Bouchard l'explosion des microbes depuis 2003 tout comme l'augmentation du personnel soignant infirmière, préposé et auxilière.
    Nous ne sommes pas des cruches pour savoir combien ce gouvernement a rien fait en santé sauf de surfer sur l'élan péquiste avec le travail de D. Levine à qui on doit les améliorations certainement pas à Couillard. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 15h43
    À Linda Hart
    « Chère Madame,
    Ce n'est pas mois qui dit que Mme Marois a un maivais jugement. C'est Le Devoir.

    Ces gens suveillent depuis si longtemps l'actualité et les débats qui ont cours au PQ pour que je leur accorde un peu de crédibilité.

    Georges Paquet »

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 15h52
    La question du courage politique
    « Il y a une question qui me trotte dans la tête dans ce débat, surtout à la veille d'une crise économique majeure. À quel parti est-ce que je ferais confiance pour agir dans des circonstances difficiles, avec des actions qui pourraient être impopulaires pour le bien commun? Parce que c'est ça que ça va nous prendre, qu'on le veuille ou non. Oui, il y eu erreur du PQ mais il y a eu action. Une action aux effets mitigés, mais après 2 gouvernements Bourassa qui se sont traînés les pieds dans ce dossier. Pensez-vous que Jean Charest, le nez collé sur ses sondages, fera quoi que ce soit d'impopulaire, même si c'est bénéfique à long terme?
    Si vous croyez que Oui, votez pour lui. Mais je vous met au défi de me nommer UNE de ses initiatives controversées où il n'a pas fait demi-tour en courant devant le premier défilé de pancartes venu. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 16h46
    Un mot à Linda Hart
    « Madame,
    Je m'excuse de ne pas avoir pris le temps de me relire avant d'expédier mon message précédent. Ce n'est pas parce que l'on n'est pas du même avis qu'il faut s'interpeller n'importe comment...

    Je veux que vous sachiez que je suis normalement capable d'écrire deux phrases sans faire trois fautes.

    Sincèrement.

    Georges Paquet »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 18 novembre 2008 17h21
    Le pseudo-souverainiste Bouchard
    « Le pseudo-souverainiste Bouchard, vindicatif s'il en est un, a laissé toute une merde. Pauline Marois n'a pas à l'assumer.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 18 novembre 2008 21h46
    @ Roland Berger
    « M. Bouchard pouvait bien avoir quelques défauts dont celui d'avoir participé au blâme injuste d'antisémitisme à M. Michaud mais il a été vraiment souverainiste, pas un pseudo Il l'est peut-être encore.

    M. Bouchard a même quitté le parti Conservateur et son ami Mullroney pour protester contre l'échec de Meech et a siégé comme indépendant avant de fonder le Bloc et n'a pas refusé de venir prêter main-forte à M. Parizeau et à former avec lui et M. Dumont, la "trinité de la souveraineté" qui avait assez de force pour avoir presque gagné le référendum malgré l'argent et le vote ethnique.. C'est pas tout les députés du Québec qui ont été aussi brave, M. Berger.

    Fait que, arrêtons de frapper sur les anciens chefs du PQ et sur l'actuel aussi. Si les souverainsites veulent passer du temps à ce jeu, choisissez les chefs fédéralistes comme cible serait plus efficace pour LA cause...me semble. »

  • Segre Granger
    Inscrit
    mardi 18 novembre 2008 23h36
    Faut-il laisser pourrir les réfugiés dans leurs camps.
    « Quelle tristesse de lire des commentaires aussi désobligeants envers des réfugiés (qui ne sont pas des immigrants). Selon Jacques Noel, il semblerait que les citoyens de la ville de Québec doivent "subir" un appel d'entraide humanitaire envers de pauvres réfugiés birmans. Aidez 300 personnes pour des raisons humanitaires semble tellement difficile pour cette belle population québécoise qui s'immole de tolérance et qui peste sur l'aide envers les plus mal pris de la terre. Allez visiter qq pays M. Noel, n'ayez craintes, vous serez un touriste et non un immigrant. Faites-vous la différence entre un réfugié, un immigrant et un touriste ?

    Serge Granger
    Qui a eu la chance de séjourner dans un camp de réfugiés laotiens dans le nord de la Thailande et qui comprend que ces gens ont quitté leur pays non pas pour immigrer mais pour se sauver de la mort. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mercredi 19 novembre 2008 00h45
    Une loi scélérate !
    « «La loi de l'aide sociale : Une loi scélérate !»

    PQ, PLQ, ADQ : Même combat !

    Le PQ, PLQ et L'ADQ ont marché main dans la main vers la privatisation de la santé depuis des lustres avec les effets désastreux que l'on connaît aujourd'hui.

    Le PQ a ouvert la porte, l'ADQ l'a tenue et le Parti libéral y a finalement déroulé son «tapis rouge»...

    Il est plus que temps que les électeurs comprennent que ces partis-là sont bien plus les alliées des entreprises pharmaceutiques que des citoyens. Et c'est pourquoi nous avons désespérément besoin de Québec solidaire pour protéger et améliorer nos acquis collectifs.

    Alors, Madame Marois vient tout juste de faire ses belles déclarations d'investissements pour l'amélioration du système de santé.

    Mais comment se fait-il que cette grande prêcheresse du progressisme et grande génie de l'administration publique ait toujours été aussi incapable de mettre un pied devant l'autre, en commençant par hausser cet odieux 500$ par mois d'aide sociale à un niveau ne serait-ce que de survie si elle souhaite tant l'amélioration de la santé de ses concitoyens ?

    C'est-à-dire une hausse ultra minimum à 875 $ par mois, tel que revendiquée par Québec solidaire pour les bénéficiaires de la sécurité du revenu. - Ne sait-elle pas qu'il faut commencer par nourrir les enfants qu'on a, avant de réfléchir à faire garder ceux qu'on a pas...?

    Ces gens-là ne comprennent-ils pas que:

    -Ne pas manger, ce n'est pas bon pour la santé ???

    «La loi de l'aide sociale : Une loi scélérate»

    Il ne faut pas être «progressistes» comme ces gens le prétendent, mais sacrement pingre, à droite et sans morale pour laisser une loi aussi honteusement scélérate en vigueur durant des décennies !

    - Vous trouvé que mon article n'a pas rapport ???

    Alors, sachez bien qu'avec : 570$ par mois d'aide sociale pour vivre, il y a de quoi vous rendre «malade» sacrament !

    - 570$ par mois attaque non seulement votre santé et votre intégrité «physique» mais attaque aussi votre santé «psychique».

    Pour des partis politiques qui sont actuellement en grande campagne contre les préjugés sur les maladies mentales... Je vous jure que c'est pas fort... À moins qu'ils n'aient quelques copains des multinationales de qui ils apprécient être la vache à lait pour leurs ventes d'antidépresseurs...

    - 570$ par mois pour vivre, personnellement... je n'appelle pas ça du «progressisme» j'appelle ça : de la «violence économique». Et c'est exactement «là» où je tire la ligne de ma moralité.

    Cette même ligne est tirée là où les gouvernements et oppositions au pouvoir ou extraparlementaires commencent à s'attaquer à la santé et à la sécurité de nos concitoyens les plus défavorisés et les plus démunis.

    PQ, PLQ, ADQ : Même combat !

    Ils ne luttent pas contre «la pauvreté», ils luttent contre «les pauvres».

    Et cette pauvreté engendre la maladie, la souffrance et physique et psychiques et même le décès précoce de centaines de milliers de nos concitoyens. Des citoyens ainsi abandonnés de l'État et livrés froidement à leur propre sort.

    Alors, qu'on n'ait plus jamais l'audace de venir me parler de «progressisme» au PQ ou au Parti libéral.

    Car il y a belles lurettes qu'ils ne respectent même pas la charte des droits et libertés de l'ONU.

    «La plus grande avancée médicale du 20e siècle...
    Ce n'est pas la pénicilline...

    C'est le chauffage central... »

    (Coluche)



    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Site officiel : www.quebecsolidaire.net
    Courriel de Québec solidaire info@quebecsolidaire.net

    QS-Engagements 2008 :
    http://quebecsolidaire.net/engagements_2008

    Téléphone : (514) 278-9014

    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Yvon Deschamps, Richard Desjardins, France Castel, Luck Mervil, Paul Amarani, Judi Richard, Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe, La Bottine souriante. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    jeudi 20 novembre 2008 17h17
    Une erreur malgré tout
    « Qu'on le veuille ou non, les départs précipités à la retraite ne furent pas une bonne décision.

    Mais comme le dit monsieur Desjardins, ce peut-être simplement une maladresse. »

  • Pierre Landry
    Abonné
    jeudi 20 novembre 2008 19h44
    exercer son jugement
    « On se plaint que les politiciens ont la langue de bois!! et quand quelqqu'un et surtout quelqu'une vient dire ce qu'elle pense: on lui dit qu'elle manque de jugement..allez voir pourquoi on nous débite autant de sottises dans cette campagne! »

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