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Santé - À chacun son médecin

Le PQ promet d'ajouter 135 millions et 150 groupes de médecine familiale

Guillaume Bourgault-Côté   17 novembre 2008  Québec
Sherbrooke — Du slogan «un enfant, une place», le PQ est passé hier au «un citoyen, un médecin». Devant les multiples problèmes du réseau de la santé, Pauline Marois promet d'ajouter 150 groupes de médecine familiale (GMF) d'ici cinq ans et garantit à chaque Québécois qu'il aura alors son médecin de famille.

C'est là l'essentiel du plan Marois pour la santé présenté hier aux portes de la circonscription du chef libéral Jean Charest, à Sherbrooke. C'était la première fois que la chef péquiste discutait santé depuis le début de la campagne, un enjeu jugé prioritaire par les électeurs selon deux sondages.

De manière générale, les propositions du PQ mettent de côté toute ouverture au privé en santé, sans pour autant mettre un terme aux expériences tentées sous le gouvernement Charest.

D'après Mme Marois, l'ajout des 150 GMF permettra donc de compléter le réseau mis sur pied par le gouvernement Landry, de la même manière qu'elle souhaite achever le réseau des CPE lancé alors qu'elle était ministre de la Famille. Le Québec compte actuellement 178 GMF. À terme (après trois ans), la mesure coûtera 135 millions de plus par année.

Valoriser la profession

Pour y parvenir, Pauline Marois assouplira les règles d'adhésion à ces GMF en abaissant le ratio habituel qui est d'une dizaine de médecins par groupe (il y a aussi deux à trois infirmières). «Nous pensons que, dans certaines régions plus éloignées, il est possible [d'avoir un GMF] avec de plus petites équipes. Il est possible aussi qu'une infirmière ne soit pas nécessairement à temps plein, mais qu'elle vienne quelques jours par semaine. Il faut qu'il y ait une souplesse pour qu'on puisse couvrir tout le territoire.»

Mais pour assurer à chacun son médecin de famille (un quart de la population n'en a pas), le PQ reconnaît qu'il devra tenter de valoriser une profession peu prisée des futurs médecins — ce qui ne passera toutefois pas par une meilleure rémunération. Le PQ estime qu'ajouter 150 GMF nécessiterait entre 700 et 1000 nouveaux médecins, et que les facultés de médecine fourniront le nombre d'ici cinq ans. Les chiffres fournis hier par le ministère de la Santé indiquent qu'il y aura un peu plus de 750 nouveaux omnipraticiens d'ici 2012-13.

Autrement, un gouvernement Marois aimerait aussi bonifier l'offre de services de ces GMF: on parle d'ajouter des ressources professionnelles comme des nutritionnistes, des travailleurs sociaux et des inhalothérapeutes, et d'adopter des horaires plus souples.

Pas de privé

La plate-forme du PQ indique que le parti entend abroger les dispositions réglementaires de la loi 33 qui favorisent le développement des cliniques privées, «freiner le développement d'assurance privée duplicative et fermer la porte à la mixité de la pratique médicale».

Hier, Mme Marois a indiqué que le soutien de son parti au système public était «clair et sans ambiguïté». Mais si elle désire bloquer la progression du privé, elle ne reviendra pas sur les décisions libérales prises en ce domaine.

«Il y a déjà une loi adoptée pour certaines chirurgies [hanche, genou, cataracte, pour lesquelles le gouvernement garantit un traitement en six mois, sans quoi les patients peuvent aller se faire soigner au privé aux frais de l'État]. Nous continuerons de l'appliquer. Mais nous ne développerons pas davantage» la liste des opérations ainsi couvertes, a dit Mme Marois.

Les cliniques privées qui ont déjà des contrats établis avec des établissements publics de santé — comme la clinique Rockland MD avec l'hôpital du Sacré-Coeur — n'ont pas non plus à craindre pour leurs activités. «Nous ne toucherons pas à ce qui est là», a précisé Pauline Marois en soulignant que «des engagements ont été pris».

Le PQ entend sinon consacrer environ la même part du budget global du Québec à la santé qu'actuellement, soit plus de 43 %. On préfère miser sur une meilleure efficacité du réseau qu'une augmentation de son financement. Mme Marois a dit souhaiter travailler sur l'organisation du travail (notamment pour les infirmières), l'accélération du processus d'informatisation des dossiers santé, un meilleur usage des salles d'opération et la prévention des maladies.
 
 
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  • Guillot Sophie - Inscrite
    17 novembre 2008 03 h 31
    un médecin de famille ?
    La notion de médecin de famille qui connaissait ses patients, se déplaçaient chez eux, même pleine nuit si besoin était, avec son côté paternaliste en prime ne me parait pas vraiment d'actualité.

    Ce que l'on nous dit être un médecin de famille ou médecin référent comme en France, n'est en fait qu'une façade.

    En France le système des médecins référents oblige les patients à consulter d'abord leur médecin référent qui les adresse à un confrère si besoin est. Dans la pratique, ça donne quoi ?

    Souvent des cafouillages, parce que cela supposerait de la part du généraliste de reconnaître avec une certaine humilité son incompétence et parfois, l'égo du médecin référent coûte cher au patient.

    Les patients ont théoriquement la liberté d'aller consulter directement le spécialiste de leur choix ou un autre généraliste si ça les chante, mais à ce moment là, ils sont moins bien remboursés sur leurs soins .. Autant dire que cette liberté là est bien étrange.

    J'ai nettement l'impression que en réalité ce système permet surtout de constituer un dossier sur chaque patient pour en savoir beaucoup sur sa santé, ce qui peut être parfois utile certes, mais m'apparaît moi en contradiction totale avec la confidentialité de rigueur en médecine entre le médecin et son patient. Grâce à la carte vitale, n'importe quel médecin pourra à l'avenir avoir accès à de plus en plus d'informations ... à se demander si cela n'est pas un moyen supplémentaire d'avoir du pouvoir sur les malades.

    Je ne connais pas suffisamment le détail du fonctionnement de votre système de santé mais en ayant lu récemment dans le Devoir que une des propositions du PQ consistant à réduire le temps d'attente dans les hôpitaux à moins de 16 heures m'a laissée très songeuse quant à la qualité de votre système de soins publics au Québec. Nous toussons mais vous semblez avoir attrapé une sale tuberculose.
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  • Guy Lemieux - Abonné
    17 novembre 2008 06 h 59
    A l aide
    Comment croire encore que cette parvenue qui désire être la première femme à diriger la province puisse dire de choses semblebles avec aucun regret et qu elle referait la même chose si l occasion se présentait. Eh bien l occasion est à nos portes maintenant avec l énorme crise actuelle . La santé bancaire est de loin , plus importante ces temps-ci qu elle ne l était lors de ces coupures sauvages qui ont dévastées la province.Je croit me souvenir que la députation s est donner à cette occasion une importante augmentation de salaire ,pour se féliciter .Le danger réel est dans cette administration péquiste qui n hésitera pas à recommencer selon la parole de cette femme .J aime mieux le mea-culpa de Mario qui semble plus sincère que l arrogance manifestée de Mame Marois .
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  • Claude Archambault - Inscrit
    17 novembre 2008 08 h 39
    Pas forte en calcul la Marois
    Elle dit qu'elle aura besoin entre 700 et 1000 nouveau médecins pour augmenter de 150 le nombre de GMF. Et que d'ici 5 ans il y aura 750 nouveau médecins de formés.

    Son plan ne tient pas compte que:
    1. 750 est très près de la limite inférieur des ses prévisions en besoin. (Presque pas de marge de sécurité). Connaissant comment le PQ calcul, avec le métro de Laval, il est facile de croire que c'est besoin sont largement sous évalués.
    2. Le chiffre de 750 est le nombre de médecin formé, mais pas le nombre de médecin qui pratiqueront au Québec ou qui voudront faire parti d'un GMF.
    3. Combien de ces nouveaux médecins sont des femmes, car sans être sexiste, il est noté que les femmes médecins ne font pas autant d'heure de pratique que les hommes médecins et que de plus ces femmes médecin seront en majorité jeunes et en âge d'avoir de enfants ce qui réduira encor le nombre de médecin disponible.
    5. Même les hommes médecin d'aujourd'hui travail en général moins d'heure que la génération précédente de médecin.
    6. D'ici 5 ans combien de médecins seront décédé ou pris leur retraite???? Si l'on se fit au dire même de la Marois, les 1,500 médecins que le PQ a retiré du système il y a dix, seraient aujourd'hui tous à la retraite, il est donc très facile de conclure qu'au moins 750 médecins auront pris leur retraite d'ici 5 ans.

    Calcul
    Les besoins selon la Marois = Nombre de médecin actuel + 700 à 1000
    Prévision de disponibilité selon la Marois = Nombre de médecin actuel + 750
    RÉALITÉ = Nombre de médecin actuel - départ à la retraite (750 chiffre de la Marois) + 750 = AUCUNE AUGMENTATION RÈEL.
    CONCLUSION.

    Dans 5 ans il n'y aura pas UN médecin de plus qu'il y en a aujourd'hui. De plus, les médecins disponibles offriront moins d'heure que l'on a aujourd'hui.

    Mde Marois, êtes vous le résultat de votre réforme scolaire ?
    c'est à dire....... pas de connaissance en mathématique.
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  • Yvon Roy - Abonnée
    17 novembre 2008 09 h 02
    non-non-non
    Non, Rien de rien, Je ne regrette rien...
    Ni le mal, ni le bien, Tout ça m'est bien égal..
    Pauline NON-NON-NON ou Pauline OUI-OUI-OUI?
    Il semble bien que ce sera Pauline NON-NON-NON
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  • Pierre Samuel - Abonné
    17 novembre 2008 09 h 03
    "Demandez vous recevrez..." (dixit Marois)
    Que c'est beau le "simplisme": "Un enfant, une place", "un citoyen, un médecin", "Un individu, un job" bientôt, peut-être??? Depuis le début de la campagne, faut s'attendre à tout de la part de la "duchesse", mais qui aurait cru qu'elle pouvait rejoindre Mario Dumont dans le panthéon de la démagogie des garagistes de "chars usagés": "Vous avez un trouble, j'ai la solution!" Ce serait tout simplement amusant si ces promesses inconséquentes seraient proférées par tout autre politicien qu'elle-même avec tout son contentieux! Tout de même bizarre qu'elle ne promette pas encore l'indépendance de la même manière!
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    17 novembre 2008 10 h 29
    groupe de médecine familiale
    J'ai un médecin de famille depuis plus de 20 ans, depuis que la
    clinique fait partie d'un GMF, je n'ai jamais eu autant de diffi-
    culté à avoir un r.v, il y a très peu de sans r.v., la dernière fois où j'ai utilisé le sans r.v., j'ai dû aller me chercher un No, j'étais la 5e et dernière patiente pour le sans r.v. cet p.m. là et j'ai vu le dr à 16h30... Mme Marois vous auriez intérêt à vérifier comment cela se passe, cessez de faire accroire qu'avec ce type de clinique tout le monde aura son médecin de famille.. telle n'est pas la vérité...
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  • cyrus darioushpour - Inscrit
    17 novembre 2008 11 h 15
    Je suis médecin de famille et je rage au chomâge!
    Je suis médecin de famille et je rage de voir les files d'attente à l'urgence et les politiciens promettent des médecins de famille pour tous alors que je ne peux pas travailler parce que je suis diplômé à l'étranger. Le Collège des médecins et les universités refusent de confirmer ma compétence qui est pourtant appréciée aux États-Unis. Y a-t-il une personne au Québec qui aura le courage de voir que je suis une ressource compétente et gratuite gaspillée?
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  • Guy Lemieux - Abonné
    17 novembre 2008 11 h 32
    Ma vie à la société quebequoise (Cher M.Smith)
    Je tiens à dire que j ai consacré toute ma vie à la santé des Québecquois et que je suis critique (sans partisanerie)à l évolution de la santé . La santé n a pas de politique que celle de rétablir son équilibre . Maintenant celle d un parent: La première chose qu un parent souhaites pour un père ou mère est celle de la santé de son enfant .Je croit qu il n y a rien d autre à dire .
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  • Vincent de Grandpré - Inscrit
    17 novembre 2008 12 h 05
    Imposer la pratique au Québec aux médecins sortant
    Par les temps qui courent, le plus responsable est de faire en sorte que les médecins qui sont formés au Québec y pratiquent à la sortie de leurs études, obligatoirement et avec un délai minimum avant de pratiquer hors-Québec. J'entends les fortes têtes du libéralisme s'insurger. Comme nation, nous avons besoin de nos médecins et former des anglos à McGill au frais des Québécois pour qu'ils pratiquent au Canada ou aux États-Unis dans des cliniques privées tient de l'affront national. Bravo au plan Marois, enfin une vision réaliste de la santé au Québec. Les autres mangez de la ***de.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    17 novembre 2008 13 h 54
    Merci M GrandPré
    Par vos propos vous nous donnez raison dans notre combat acharné et sans merci contre la souveraineté. Vous nous faites apprécier notre charte des droits et liberté que le très Honorable Pierre-Elliot Trudeau nous a légué. Car si ce que vous proposez est aussi une vision de ce que pourrait être un Québec souverain sans liberté et sans droit ou ceux qui ci oppose mange de la m**de, je me demande en quoi la République de Banane Populaire du Québec (RB du PQ) sera différente du Cuba de Castro ou de l'ex URSS.
    Car vous semblez oublier que tous les Québécois sont aussi des Canadien et par conséquent sont libre de mouvement à l'intérieur du Pays....... et qu'ils sont encor libre. Pour dire comme vous dite et ceux qui ne sont pas content alors M. Trudeau l'a déjà dit : Fuddle Duddle !!
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  • Pierre Allard - Inscrit
    17 novembre 2008 14 h 18
    Le salut en santé passe par la capitation et la rationalisation des curricula
    Il est impossible d'en parler ici. Trop complexe. Voyez le lien

    Pierre JC Allard

    http://nouvellesociete.org/S.html
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  • Joane Hurens - Abonné
    17 novembre 2008 22 h 03
    150 groupes de médecine familiale? Bonne chance madame Marois!
    Car le Québec se permet de rejeter du revers de la main des candidatures idéales venant d'ailleurs!
    Voilà une histoire vraie et récente : Je connais une femme médecin de 50 ans arrivée au Canada depuis moins de six mois. Elle et son mari géologue ont suivi leurs enfants qu'ils avaient envoyés terminer leurs études universitaires et collégiales au Québec. Elle a complété avec brio le cycle universitaire de son pays d'origine pour devenir médecin, cycle en tout point pareil au curriculum français. Elle a pratiqué la médecine en clinique privée dans la capitale du Burundi pendant 17 ans. Elle a fait des stages en France sur le VIH. Elle est prête à faire les 24 mois réglementaires de formation exigée par le Québec. Elle a soumis sa candidature à «Recrutement Santé Québec volet « médecins »» qui l'ont informée «que RSQ ne pourra soutenir sa candidature auprès des établissements du réseau de la santé et des services sociaux du Québec». Traduction : va te faire cuire un oeuf, nous on s'en fout. Que faire face à une décision aussi absurde? Elle veut d'abord travailler au Québec mais elle devra peut-être s'expatrier au Nouveau-Brunswick ou en Ontario pour ne pas avoir à recommencer au bas de l'échelle pour pouvoir gagner sa vie. En attendant, des amis l'aideront à faire reconnaître ses compétences au Québec et à mettre fin à une situation aussi absurde!
    Joane Hurens
    Saint-Lambert
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