Québec solidaire plaide pour un retour à la mission première des CLSC
Photo : Jacques Grenier
Les deux porte-parole de Québec solidaire, Amir Khadir et Françoise David, étaient à Montréal hier pour annoncer leurs engagements en matière de santé.
Québec solidaire (QS) souhaite améliorer l'accessibilité au système de santé public en augmentant le nombre de lits dans les hôpitaux par rapport au nombre d'habitants ainsi que le nombre de médecins et d'infirmières.
Le parti compte aussi remédier au financement du système de soins public qui est en retard d'une dizaine d'années au Québec, selon un de ses porte-parole, Amir Khadir.
En compagnie de Françoise David, les deux représentants de QS ont présenté hier, dans un CLSC de Montréal, les propositions de leur parti en matière de santé.
Celles-ci comprennent l'ajout de 400 nouveaux médecins en deux ans, notamment en facilitant l'intégration des médecins étrangers. Pour ce faire, QS propose de consacrer l'argent prévu aux augmentations salariales, comme les 950 millions aux médecins spécialistes, à la formation de nouveaux médecins et à l'accompagnement des médecins étrangers.
Par ailleurs, QS propose de faire passer à 5 % du budget de la santé la proportion octroyée en prévention, c'est-à-dire aux soins de première ligne dans les CLSC et dans les soins à domicile. Cette enveloppe passerait donc de 350 millions à 1 milliard, selon Amir Khadir.
Durant la conférence de presse, il s'est porté à la défense du système de santé public, gratuit et accessible pour tous. M. Khadir a notamment proposé d'augmenter le nombre de places en CHSLD et les services de maintien à domicile pour désengorger les lits d'hôpitaux occupés par des personnes âgées. Il estime que cette façon de faire permet à l'État d'économiser en frais hospitaliers.
Pour sa part, Françoise David a plaidé pour un retour à la mission fondamentale des CLSC, c'est-à-dire de faire de la prévention auprès de la population, notamment auprès des plus démunis. Mme David a fait valoir que la pauvreté est un passeport assuré vers la maladie et c'est pourquoi, selon elle, le gouvernement doit faire de la justice sociale une priorité.
Pour financer certaines de ces mesures, QS propose de créer un nouveau régime d'assurance médicaments où Pharma-Québec serait appelé à négocier de meilleurs prix auprès des multinationales du secteur pharmaceutique. Amir Khadir dit se baser sur le modèle de la Nouvelle-Zélande qui a ainsi diminué des deux tiers le coût de ses médicaments. Au Québec, une telle économie représenterait deux milliards de dollars, selon les calculs de QS.
Par ailleurs, M. Khadir ne s'est pas dit contre la promesse de la chef péquiste Pauline Marois de créer 150 nouveaux groupes de médecine familiale (GMF) au coût de 135 millions sur trois ans. Il souhaite cependant qu'une telle mesure soit accompagnée de garanties pour le public, comme d'un nombre d'heures de service adéquat. Bref, M. Khadir ne veut surtout pas que les GMF épousent le modèle de l'entrepreneurship privé.
Le parti compte aussi remédier au financement du système de soins public qui est en retard d'une dizaine d'années au Québec, selon un de ses porte-parole, Amir Khadir.
En compagnie de Françoise David, les deux représentants de QS ont présenté hier, dans un CLSC de Montréal, les propositions de leur parti en matière de santé.
Celles-ci comprennent l'ajout de 400 nouveaux médecins en deux ans, notamment en facilitant l'intégration des médecins étrangers. Pour ce faire, QS propose de consacrer l'argent prévu aux augmentations salariales, comme les 950 millions aux médecins spécialistes, à la formation de nouveaux médecins et à l'accompagnement des médecins étrangers.
Par ailleurs, QS propose de faire passer à 5 % du budget de la santé la proportion octroyée en prévention, c'est-à-dire aux soins de première ligne dans les CLSC et dans les soins à domicile. Cette enveloppe passerait donc de 350 millions à 1 milliard, selon Amir Khadir.
Durant la conférence de presse, il s'est porté à la défense du système de santé public, gratuit et accessible pour tous. M. Khadir a notamment proposé d'augmenter le nombre de places en CHSLD et les services de maintien à domicile pour désengorger les lits d'hôpitaux occupés par des personnes âgées. Il estime que cette façon de faire permet à l'État d'économiser en frais hospitaliers.
Pour sa part, Françoise David a plaidé pour un retour à la mission fondamentale des CLSC, c'est-à-dire de faire de la prévention auprès de la population, notamment auprès des plus démunis. Mme David a fait valoir que la pauvreté est un passeport assuré vers la maladie et c'est pourquoi, selon elle, le gouvernement doit faire de la justice sociale une priorité.
Pour financer certaines de ces mesures, QS propose de créer un nouveau régime d'assurance médicaments où Pharma-Québec serait appelé à négocier de meilleurs prix auprès des multinationales du secteur pharmaceutique. Amir Khadir dit se baser sur le modèle de la Nouvelle-Zélande qui a ainsi diminué des deux tiers le coût de ses médicaments. Au Québec, une telle économie représenterait deux milliards de dollars, selon les calculs de QS.
Par ailleurs, M. Khadir ne s'est pas dit contre la promesse de la chef péquiste Pauline Marois de créer 150 nouveaux groupes de médecine familiale (GMF) au coût de 135 millions sur trois ans. Il souhaite cependant qu'une telle mesure soit accompagnée de garanties pour le public, comme d'un nombre d'heures de service adéquat. Bref, M. Khadir ne veut surtout pas que les GMF épousent le modèle de l'entrepreneurship privé.
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