Des soins privés pas seulement pour les joueurs du Canadien
Mario Dumont dit qu'il faut redonner espoir aux Québécois en matière de santé
Trois-Rivières et Villeroy — La médecine privée existe au Québec, mais seulement pour les privilégiés comme «les joueurs du Canadien de Montréal»... et pour la CSST. C'est ce qu'a souligné au crayon gras le chef adéquiste Mario Dumont, hier, qui a plaidé pour que tous les Québécois puissent avoir accès à des soins privés dans le cadre d'un «système mixte» à l'européenne.
M. Dumont estime qu'on vit dans «le Québec libéral de l'hypocrisie». «Il y en a qui vont vous dire que ça n'existe pas, mais les citoyens ne sont pas fous : les gens savent que ça existe, mais [que ç'a été introduit] par la porte d'en arrière».
M. Dumont s'insurge aussi contre le fait que la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) puisse, comme Le Devoir le révélait cette semaine, devenir le plus grand consommateur de médecine privée au Québec. Par contraste, les Québécois, comme individus, n'y ont pas accès. Lorsque l'État «paie vos prestations, on vous fait passer en avant». Autrement dit, si l'État «souffre financièrement de votre maladie, là ils vont prendre les moyens pour vous faire soigner rapidement. Mais si c'est juste vous qui souffrez physiquement de votre maladie, là, [aux yeux de l'État], ça ne vaut pas la peine. On est rendu là en terme d'hypocrisie», s'est indigné M. Dumont.
Selon M. Dumont, PLQ et PQ n'ont plus de solution pour le système de santé, et seul l'ADQ en a vraiment une. Les libéraux et les péquistes veulent mettre toujours plus d'argent, mais on se retrouve toujours avec une «médecine de crise», comme si on venait de vivre un terrible «tremblement de terre». Jean Charest est à son sens un «Ponce Pilate» qui fait «insulte à l'intelligence» des Québécois lorsqu'il rejette toute la responsabilité des problèmes en santé sur Pauline Marois.
Le chef adéquiste a rappelé qu'en 2003 Jean Charest avait concentré son discours sur la santé, en en faisant «sa première priorité». La «vérité», a soutenu M. Dumont, c'est que Jean Charest a tout «promis», il a «échoué» et il a «abandonné», tellement qu'aujourd'hui «il ne veut même plus parler du sujet».
Résignation
Le chef adéquiste déplore que les Québécois se soient résignés à avoir un mauvais système de santé. Il faut à ses yeux redonner de l'espoir dans ce domaine et a lancé un «on va être capable».
En matinée, M. Dumont avait visité une coopérative de santé à Saint-Cyrille de Wendover. Il a fait l'éloge de ce type d'organisation qui compte 4000 membres qui paient chacun 50 $. Il y voit un système autonome géré par la localité, et non pour «faire plaisir au sous-ministre».
Quant aux coûts du privé, il ne s'en inquiète pas. «Une famille qui va manger dans un restaurant une fois, ça coûte ça, 50 $!» Il souligne que dans les sondages, près des deux tiers des Québécois se disent prêts à payer pour des soins de santé. Quant à ceux qui ne peuvent pas se payer des soins privés, il a eu cette réponse: «Il y en aura toujours dans une société qui ne pourront pas payer ou qui ne voudront pas payer — parce qu'on veut respecter les libertés de choix —, et c'est pour ça qu'il faut avoir un système public, un système universel désengorgé» et dont l'offre est améliorée.
M. Dumont a plaidé pour l'application du rapport Castonguay, qui a été jeté aux poubelles par le gouvernement Charest. Éric Caire, le critique adéquiste en matière de santé, a rappelé le projet de loi 392 sur la mixité appuyé à l'époque par les trois fédérations de médecins. Les adéquistes estiment que ce serait là une façon d'européaniser le système de santé.
M. Dumont estime qu'on vit dans «le Québec libéral de l'hypocrisie». «Il y en a qui vont vous dire que ça n'existe pas, mais les citoyens ne sont pas fous : les gens savent que ça existe, mais [que ç'a été introduit] par la porte d'en arrière».
M. Dumont s'insurge aussi contre le fait que la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) puisse, comme Le Devoir le révélait cette semaine, devenir le plus grand consommateur de médecine privée au Québec. Par contraste, les Québécois, comme individus, n'y ont pas accès. Lorsque l'État «paie vos prestations, on vous fait passer en avant». Autrement dit, si l'État «souffre financièrement de votre maladie, là ils vont prendre les moyens pour vous faire soigner rapidement. Mais si c'est juste vous qui souffrez physiquement de votre maladie, là, [aux yeux de l'État], ça ne vaut pas la peine. On est rendu là en terme d'hypocrisie», s'est indigné M. Dumont.
Selon M. Dumont, PLQ et PQ n'ont plus de solution pour le système de santé, et seul l'ADQ en a vraiment une. Les libéraux et les péquistes veulent mettre toujours plus d'argent, mais on se retrouve toujours avec une «médecine de crise», comme si on venait de vivre un terrible «tremblement de terre». Jean Charest est à son sens un «Ponce Pilate» qui fait «insulte à l'intelligence» des Québécois lorsqu'il rejette toute la responsabilité des problèmes en santé sur Pauline Marois.
Le chef adéquiste a rappelé qu'en 2003 Jean Charest avait concentré son discours sur la santé, en en faisant «sa première priorité». La «vérité», a soutenu M. Dumont, c'est que Jean Charest a tout «promis», il a «échoué» et il a «abandonné», tellement qu'aujourd'hui «il ne veut même plus parler du sujet».
Résignation
Le chef adéquiste déplore que les Québécois se soient résignés à avoir un mauvais système de santé. Il faut à ses yeux redonner de l'espoir dans ce domaine et a lancé un «on va être capable».
En matinée, M. Dumont avait visité une coopérative de santé à Saint-Cyrille de Wendover. Il a fait l'éloge de ce type d'organisation qui compte 4000 membres qui paient chacun 50 $. Il y voit un système autonome géré par la localité, et non pour «faire plaisir au sous-ministre».
Quant aux coûts du privé, il ne s'en inquiète pas. «Une famille qui va manger dans un restaurant une fois, ça coûte ça, 50 $!» Il souligne que dans les sondages, près des deux tiers des Québécois se disent prêts à payer pour des soins de santé. Quant à ceux qui ne peuvent pas se payer des soins privés, il a eu cette réponse: «Il y en aura toujours dans une société qui ne pourront pas payer ou qui ne voudront pas payer — parce qu'on veut respecter les libertés de choix —, et c'est pour ça qu'il faut avoir un système public, un système universel désengorgé» et dont l'offre est améliorée.
M. Dumont a plaidé pour l'application du rapport Castonguay, qui a été jeté aux poubelles par le gouvernement Charest. Éric Caire, le critique adéquiste en matière de santé, a rappelé le projet de loi 392 sur la mixité appuyé à l'époque par les trois fédérations de médecins. Les adéquistes estiment que ce serait là une façon d'européaniser le système de santé.
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