La CSN est neutre mais critique
Bien qu'elle refuse de soutenir officiellement un parti politique dans la présente campagne électorale, hier, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) n'en a pas moins fait un sombre bilan du gouvernement de Jean Charest et décoché quelques flèches destinées à l'ADQ.
«Plus que jamais nous avons besoin d'un État qui intervient et non pas d'un État du laisser-faire», a affirmé la présidente de la CSN Claudette Carbonneau, lors d'une réunion extraordinaire de son conseil confédéral au Palais des congrès de Montréal. La CSN planchait hier sur sa «plate-forme d'interpellation» qui, espère Mme Carbonneau, saura influencer les partis politiques. Réforme du mode de scrutin, droit de se syndiquer et de négocier, renforcement du système de santé: autant de thèmes que la centrale syndicale veut mettre à l'agenda.
Parmi sa kyrielle de revendications, la CSN demande au Parti libéral du Québec (PLQ) de rappeler son engagement à réviser le régime de négociation dans les secteurs public et parapublic, et de ne pas porter en appel la décision de la Cour supérieure d'invalider les lois 7 et 8 et de faire connaître son intention le plus rapidement possible. Les lois 7 et 8 retiraient le droit de se syndiquer à certains groupes de travailleurs, notamment ceux des services de garde en milieu familial.
Charge contre l'ADQ
Claudette Carbonneau a aussi livré une vive charge à l'encontre de l'Action démocratique du Québec (ADQ) et de son chef, Mario Dumont. «Le parti de Mario Dumont n'est pas prêt de remonter dans les sondages avec ses prises de position incendiaires et démagogiques comme celle sur la question identitaire. Il y a des terrains sur lesquels il ne faut pas s'aventurer. [...] Le roi de la clip manque de substance», a affirmé Mme Carbonneau.
Les statuts et règlements de la CSN interdisent à l'exécutif de la centrale syndicale de prendre position en faveur d'un parti politique lors des campagnes électorales fédérales et provinciales, ce qui n'avait pas dissuader Mme Carbonneau d'appeler les Québécois à battre le Parti conservateur lors des dernières élections fédérales. «Je tiens à souligner l'excellente participation des conseils centraux, qui ont joué un rôle dans les régions du Québec, pour bien expliquer notre consigne de vote stratégique visant à battre Stephen Harper. Un exploit à rééditer dans la présente campagne électorale québécoise», a indiqué Claudette Carbonneau.
Claudette Carbonneau a tempéré ses propos à l'égard du PLQ lors d'un point de presse qui a suivi son allocution devant les délégués et les militants de la CSN. Elle a qualifié le premier ministre Jean Charest de «beaucoup moins arrogant» quand il se trouvait à
la tête d'un gouvernement minoritaire.
La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) annonçait dimanche dernier qu'elle n'appuiera aucun parti politique durant la campagne, un appui dont bénéficiait l'ancien chef du PQ André Boisclair.
«Plus que jamais nous avons besoin d'un État qui intervient et non pas d'un État du laisser-faire», a affirmé la présidente de la CSN Claudette Carbonneau, lors d'une réunion extraordinaire de son conseil confédéral au Palais des congrès de Montréal. La CSN planchait hier sur sa «plate-forme d'interpellation» qui, espère Mme Carbonneau, saura influencer les partis politiques. Réforme du mode de scrutin, droit de se syndiquer et de négocier, renforcement du système de santé: autant de thèmes que la centrale syndicale veut mettre à l'agenda.
Parmi sa kyrielle de revendications, la CSN demande au Parti libéral du Québec (PLQ) de rappeler son engagement à réviser le régime de négociation dans les secteurs public et parapublic, et de ne pas porter en appel la décision de la Cour supérieure d'invalider les lois 7 et 8 et de faire connaître son intention le plus rapidement possible. Les lois 7 et 8 retiraient le droit de se syndiquer à certains groupes de travailleurs, notamment ceux des services de garde en milieu familial.
Charge contre l'ADQ
Claudette Carbonneau a aussi livré une vive charge à l'encontre de l'Action démocratique du Québec (ADQ) et de son chef, Mario Dumont. «Le parti de Mario Dumont n'est pas prêt de remonter dans les sondages avec ses prises de position incendiaires et démagogiques comme celle sur la question identitaire. Il y a des terrains sur lesquels il ne faut pas s'aventurer. [...] Le roi de la clip manque de substance», a affirmé Mme Carbonneau.
Les statuts et règlements de la CSN interdisent à l'exécutif de la centrale syndicale de prendre position en faveur d'un parti politique lors des campagnes électorales fédérales et provinciales, ce qui n'avait pas dissuader Mme Carbonneau d'appeler les Québécois à battre le Parti conservateur lors des dernières élections fédérales. «Je tiens à souligner l'excellente participation des conseils centraux, qui ont joué un rôle dans les régions du Québec, pour bien expliquer notre consigne de vote stratégique visant à battre Stephen Harper. Un exploit à rééditer dans la présente campagne électorale québécoise», a indiqué Claudette Carbonneau.
Claudette Carbonneau a tempéré ses propos à l'égard du PLQ lors d'un point de presse qui a suivi son allocution devant les délégués et les militants de la CSN. Elle a qualifié le premier ministre Jean Charest de «beaucoup moins arrogant» quand il se trouvait à
la tête d'un gouvernement minoritaire.
La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) annonçait dimanche dernier qu'elle n'appuiera aucun parti politique durant la campagne, un appui dont bénéficiait l'ancien chef du PQ André Boisclair.
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