dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La fatigue électorale est bien palpable

Saguenay — Ils sont tous allés serrer la main de Pauline Marois, hier midi, dans un centre commercial de Saguenay: normal, ils sont péquistes, et le comté est péquiste. Mais il n'empêche qu'ici comme ailleurs la fatigue électorale est palpable chez les électeurs.

«C'est trop rapide, deux élections de même», disait Yves Gagnon, un coiffeur qui venait de saluer Mme Marois à l'occasion de son premier véritable bain de foule depuis le début de la campagne. «Tout le monde en parle en mal [des élections]. Et du monde, il en passe beaucoup dans le salon.»

En une trentaine de minutes, les commentaires n'ont jamais varié autour de la halte-bouffe où Mme Marois a cassé la croûte d'un repas chicoutimo-japonais. Tous les électeurs rencontrés ont ainsi fait état du malaise dont parlait hier Le Devoir, concernant le ras-le-bol des élections.

Moins de pancartes, moins de porte-à-porte, moins d'insistance auprès des électeurs, les partis perçoivent clairement la grogne de la population devant ce déclenchement hâtif et ajustent leurs manières de faire pour éviter une forte abstention le 8 décembre.

«On suit sans suivre beaucoup», disait Isabelle Morissette, employée d'une boutique de maquillage. Elle attendait Mme Marois sur le seuil de son magasin. «Je vais aller voter quand même, mais c'est pas parce que ça me tente.»

«C'est trop», racontait pour sa part Roland Perreault, 80 ans et un café devant lui. «M. Charest a mal agi, et ça va lui jouer un tour, c'est certain.» À la même table, Jocelyne Tremblay approuvait, mais indiquait aussi que pour une fois, elle ne travaillerait pas aux élections. «Je relaxe. Je viens de donner un coup de main au Bloc, et là, c'est assez.»

Un défi pour les chefs

Les chefs le sentent sur le terrain. À Lotbinière, Mario Dumont le rappelait hier. «On ne peut pas faire cette campagne électorale en parlant juste de ce qu'on veut faire pour le Québec, sans parler de "comment ça se fait qu'on est en campagne électorale?". C'est de ça que tout le monde parle. C'est ça, la colère première des électeurs, leur sentiment premier.»

Porte-parole de Québec solidaire, Françoise David n'échappe pas à la vague. «C'est vrai qu'il y a des situations où, [lorsqu'on discute avec les électeurs], il faut franchir ce mur-là», indiquait-elle au Devoir. «Je savais en commençant cette élection qu'il y avait ce problème, qui est le même pour tous les partis.» Mme David affirme toutefois que les électeurs se montrent intéressés lorsqu'on prend le temps d'établir un dialogue.

Et c'est là-dessus que tablent les chefs actuellement: qu'une fois la frustration initiale passée, que la campagne reprenne ses droits.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    15 novembre 2008 08 h 42
    «Quand on a ce qu'on mérite...»
    Ce sont les citoyens eux-mêmes qui votent sans cesse pour des gouvernements aussi électoralistes que le PQ, l'ADQ ou le Parti libéral. Pour ensuite se réveiller brusquement et venir se plaindre de cette vielle culture politique désuète.

    Il y a pourtant fort longtemps que Québec solidaire (autre fois l'UFP et le PDS ) réclame des élections à date fixe !

    Espérons que cette élection inappropriée aura servi de leçon et que les gens cesseront de voter à la légère et pour ces mêmes vieux partis rétrogrades, opportunistes et complètement dépassés.

    Car le système électoral actuel est archi désuet. Il nuie à la démocratie, engendre une désaffectation majeure des électeurs, un trop faible taux de participation et une aurait besoin d'une réforme majeure

    Oui, il nous faut des élections à date fixe ! Et oui, nous avons besoin d'une représentation proportionnelle.

    Mais, ce sont les gouvernements qui ont le pouvoir de modifier ces règles de fonctionnement et ce n'est pas impossible de le faire. Encore faudrait-il que les électeurs se donnent la peine de s'informer et qu'il votent pour un parti qui, comme Québec solidaire, représente ces idées-là...




    _____________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Site officiel de Québec solidaire : www.quebecsolidaire.net
    Courriel : info@quebecsolidaire.net
    Téléphone : (514) 278-9014


    Voir : QS-Engagements 2008, disponible en première page du site web de Québec solidaire au lien suivant :

    http://quebecsolidaire.net/engagements_2008

    Extrait de la plateforme électorale de Québec solidaire
    QS-Engagements 2008:

    7.3 ÉLARGISSEMENT DE LA SOUVERAINETÉ POPULAIRE

    (7. 3. 1) Mettre sur pied une commission de la vie démocratique et de la citoyenneté (CVDC) ayant comme mandat de favoriser les conditions nécessaires à une participation réelle des citoyens-ennes à la vie politique et aux institutions publiques du Québec. Cette commission intègre les mandats dévolus actuellement à Direction générale des élections du Québec (DGEQ). Prioritairement, cette commission abordera les questions suivantes :

    (...)

    (7. 3. 2) Changer la loi électorale et améliorer notre démocratie représentative :

    a) Adopter un mode de scrutin proportionnel mixte et compensatoire à l'échelle nationale;

    b) Instaurer un scrutin qui se fera en deux votes : un premier pour élire 77 député-es représentant des circonscriptions et un deuxième pour élire 50 député-es de façon proportionnelle;

    c) Imposer un seuil minimal à 2 % du vote populaire pour obtenir une représentation « compensatoire » à l'Assemblée nationale;

    d) Déterminer une date fixe pour la tenue de toutes les élections;

    e) Tenir les élections scolaires et municipales le même jour (...)


    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire:

    Yvon Deschamps, Judi Richard, Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, , Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Fafard - Inscrit
    15 novembre 2008 16 h 37
    J'ai un pays à bâtir dit Gilles Vigneau
    Vigneau a raison.

    Nous devons réagir aux propos moroses.
    Les idées de tous doivent surgir et orienter nos politiciens endormis, désabusés et/ou opportunistes.

    Du brassage des idées jaillra la lumière comme les gouttes d'eau font les fleuves et rivères de Jacques Michel.

    J'en sais suffisament pour reconnaître que je ne sais pas grand chose; vous êtes tous dans mon cas chers lecteurs du Devoir.

    Cette malheureuse campagne peut réveiller ceux qui dorment et produire une montagne de réalisations. Même la plus petite idée pourrait solutionner un gros problème que les spécialistes ne voient pas obnubilés qu'ils sont par les préjugés de leur spécialisation.

    Et si nous nous y mettions. Débarrassons nous de notre torpeur. Abattons la barrière des partis politiques.

    Le Devoir n'est-il pas un journal d'idées?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012