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Semaine difficile pour Jean Charest

Jean-François Lisée   15 novembre 2008  Québec
Ce qui me frappe le plus cette semaine, c'est que c'est une très dure semaine pour Jean Charest. D'abord, la semaine a commencé alors qu'on continuait à remettre en question la raison qu'il avait invoquée pour déclencher des élections, c'est-à-dire l'économie. Déjà la semaine dernière, il avait démontré que sa plate-forme économique n'était pas foncièrement différente de celle de son principal adversaire, le PQ, et on a ensuite passé quelques jours à débattre sur la question de savoir s'il avait laissé derrière lui un déficit ou non.

Ensuite, les libéraux ont perdu le débat sur le débat. Ils ont fait l'erreur de passer deux jours à donner l'impression qu'ils ne voulaient pas de débat. Pour quelqu'un qui réclame des élections, ce n'est pas une impression qu'on veut laisser derrière soi. Le débat doit par ailleurs être réservé aux représentants des partis qui jouent un rôle significatif dans la gouvernance ou qui sont sur le point de le faire. Temps que Québec solidaire ou le Parti vert ne réussiront pas à faire élire un député, je ne pense pas qu'ils acquerront le droit de participe au débat.

M. Charest a également eu un problème sur la question de la santé. En 2003, c'était une priorité telle qu'il en parlait tous les jours, mais il a complètement oublié d'en parler cette fois-ci alors que la situation globale ne s'est pas améliorée de façon significative. En se contentant d'accuser Pauline Marois d'en être responsable, M. Charest a fait quelque chose de très dangereux, ce qui n'a pas eu pour l'instant tout l'impact négatif que cela aurait pu avoir. Non seulement accuser les gouvernements Bouchard et Landry est un peu léger après six ans de pouvoir, mais il est très dangereux de pointer Mme Pauline Marois du doigt. D'abord, elle n'a été ministre de la Santé que pendant une partie de cette période, et elle ne l'était pas lorsqu'il y a eu les coupures budgétaires. Si Pauline Marois n'est pas devenue chef au moment du départ de Lucien Bouchard, c'est précisément parce qu'elle était plus concentrée sur la défense des budgets de la santé que sur la course à sa succession. Il est quand même un peu bizarre que M. Charest accuse aussi directement Mme Marois de quelque chose qui la dépassait largement. Ce faisant, il n'est pas loin de s'exposer à se faire accuser d'acharnement.

M. Dumont a quant à lui eu une semaine paradoxale. S'il est très bon à la télévision et donne l'impression de quelqu'un qui est au maximum de sa forme, on a néanmoins l'impression qu'il en fait trop. Mario Dumont fait la démonstration que sa présence est utile, agréable, voire divertissante... mais pas au gouvernement. Sur le site Web, Mario Dumont a eu rapidement la bonne réaction. Mais l'épisode renforce l'impression, auprès de l'électorat, que les membres de l'ADQ sont une bande de jeunes adultes pas complètement responsables. Les meilleurs moments de Mario Dumont se sont déroulés dans le contexte où des travailleurs de l'usine d'Abitibi-Bowater de Donnacona étaient très fâchés pour des raisons économiques contre Jean Charest. Ça frappait l'imagination.

Mme Marois réussit pour l'instant à tirer son épingle du jeu, mais elle n'a pas encore dominé. Compte tenu de la faiblesse de ses adversaires, Pauline Marois devrait arriver à dominer le débat et à imposer ses thèmes.

***

Jean-François Lisée est directeur exécutif du CERIUM et ancien conseiller des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard.
 
 
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  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 07h07
    Oui, le Charest I revient au grand galop
    Je me rappelle les trois (quatre ?) premières années du gouvernement libéral de Jean Charest. C'était toujours de la faute du méchant gouvernement péquiste précédent. Six ans plus tard, c'est toujours la faute des péquistes. Qu'ont donc fait les Libéraux et Couillard pendant ces six ans ? Rien ? Pourquoi les réélire alors ?

  • carmen melancon
    Abonnée
    samedi 15 novembre 2008 07h12
    population endormie
    Avez-vous remarqué comment les journalistes martèlent toujours Mario Dumont comme étant un perdu, un pas bon etc.. Ont-ils tous eu une commande pour le dénigrer ainsi? J'espère que la population va au moins lire le programme de l'ADQ pour se faire une tête, car le programme est bon. Les vieux partis fonctionnent entre eux depuis trop longtemps. Si la devise du Québec est "je me souviens" faudrait peut-être se souvenir des fusions forcées du PQ et la façon dont le Libéral c'est organisé pour les ficeller ces fusions avec une loi anti-démocratique.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 08h25
    Ça c'est objectif...
    ...pour un militant du PQ.
    "Le débat doit par ailleurs être réservé aux représentants des partis qui jouent un rôle significatif dans la gouvernance ou qui sont sur le point de le faire. Temps que Québec solidaire ou le Parti vert ne réussiront pas à faire élire un député, je ne pense pas qu'ils acquerront le droit de participe au débat."
    Si on laissait plus de ^place au 2 partis, Québec Solidaire et le Parti Vert, peut-être auraient-ils plus de députés, non? ce qui signifie que s'ils n,ont pas encore de députés,c'est parce qu'on fait tout pour qu'il ne participe surtout as au débat public monopolisé par 3 partis seulement. la réalité dit tout autre chose. Vous parlez comme un enfant qui dit que celui qui n'a rien eu c'est parce qu'il n'était pas là au moment de la distribution des bonbons. C"est fort simpliste comme argumentation. Nous disons aussi que les partis devraient s'appliquer la Loi 101 pour le français car dans votre phrase citée, nous lisons "temps" alors qu'il faudrait lire "tant". Moi en tant que québécois, je suis fatigué du déficit chronique de la démocratie dans ma Province. Laissons pas s'exprimer les partis relégués aux oubliettes et vous verrez que la donne sera changée. Seulement, c'est ce que vous ne voulez surtout pas. Québec solidaire est très représentatif d'une bonne partie de la population, vous en tant que "démocrate", pour croire en votre sincérité comme citoyen non comme militant, vous devriez être le premier à vous battre pour que cela se fasse. Le voulez-vous?

  • Dominique Boivin
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 09h01
    Le piège du snobisme !
    M. Lisée

    Vous avez raison de penser que Pauline Marois n'a pas encore réussi a dominer le débat devant des adversaires qui prêtent au flanc. Elle a été je pense, occupé a définir son image plutôt que de laisser être ce qui est évident pour tout le monde. En effet, Mme Marois est perçu comme étant snob surtout a l'intérieur de son propre partis. De tout temps, le pire ennemi de tous les chefs péquistes fut toujours son propre partis. L'erreur de tous les chefs, exception fait de René Lévesque et Lucien Bouchard, fut l'impression laissé dans la population qu'ils s'adressaient d'abord aux membres du partis plutôt qu'a la population en général. Pauline Marois est une grande dame, elle a toute l'expérience qu'on peut attendre d'un chef d'État si seulement elle veut se comporter comme telle. La population actuellement ne veut pas voir des politiciens se débattre sur tel ou tel question parce que tout le monde est conscient que des nuages gris se pointent a l'horizon et qu'en de tels circonstances, la population demande un chef d'État. M. Charest a fait l'erreur de déclencher des élections sous de faux prétextes et la population n'est pas dupe de cela. Chasser le naturel et il revient au galop. La population s'en rend bien compte. Je pense pour terminer, que Madame Marois a une réelle chance de diriger le Québec si elle prend l'initiative du débat en se comportant comme un chef d'État et s'adressant a la population et non uniquement a ses membres. Elle paraît snob oui et après, elle est tout de même une grande dame.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 10h48
    «L'art de tourner en rond...»
    Monsieur Lisée,

    Malgré tout le respect que je vous porte, quand vous affirmez que :

    «Le débat «doit» être réservé aux représentants des partis qui jouent un rôle significatif dans la gouvernance ou qui sont sur le point de le faire... »

    Vous faites un sévère jugement de valeur.

    En effet, est-ce «l'élection d'un député» ou, le «pourcentage de votes» qui devrait permettre aux différents partis de participer aux débats des chefs ?

    Car si le critère fondamental est : «l'élection d'un député», va-t-il falloir aux élections suivantes donner la parole à Victor Lévis-Beaulieu comme député indépendant s'il se faisait élire, et empêcher Françoise David de participer avec un Québec solidaire recevrait 10% des votes sans députés?

    La politique ne se résume pas à faire des élections, mais aussi à nous faire réfléchir face aux divers des courants de pensées qui circulent dans notre société.

    Les 150,000 votes reçus par Québec solidaire aux dernières élections générales, est l'équivalent du nombre votes reçus par 3 députés. Ce n'est donc pas parce qu'il n'y pas d'élus-es qu'il n'y a pas d'appuis.

    Évidemment, les vieux partis prennent un hypocrite plaisir à perpétuer une telle entorse à la démocratie, avec l'effet pervers des promouvoir perpétuellement ces vieux même vieux partis et les même vielles idées, dont, par ailleurs, tout le monde se plaint...

    Comme le disait si bien la célèbre chanson des Colocs :

    «...T'as pas d'argent pour te trouver un logement... pis t'aura pas d'BS parce que t'as pas d'adresse...»

    Si nous souhaitons avoir un débat des chefs crédible et démocratique, ce ne sont pas les partis ou les postes de télévisions qui devraient se poser en juges et parties, mais, un arbitre tel le Directeur général des élections et la loi électorale et qui devraient en déterminer les règles équitables.


    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Site officiel : www.quebecsolidaire.net

    Courriel de Québec solidaire info@quebecsolidaire.net

    Téléphone : (514) 278-9014


    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire en 2007 :

    Yvon Deschamps, Judi Richard, Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, , Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 12h50
    Nous avions élu un gouvernement à notre goût
    Les médias semblent l'avoir oublié. Certains journalistes s'acharnent contre monsieur Dumont et proposent un Jean Charest ineffable.

    Les irresponsables sont les partis politiques qui ont pris
    les mauvaises décisions. Monsieur Dumont n'a fait que brasser la cage de ces derniers. D'ailleurs les quelques bonnes pratiques du gouvernement actuel ne découlent-elles pas d'idées originant de l'ADQ?

    Quand à madame Marrois elle n'a pas fait de miracles à l'éducation ou à la santé.

    Les premiers ministres Bouchard, Landry et Parizeau ont tous pris la poudre d'escampette pour divers raisons et nous ont laissés le bec à l'eau. Monsieur Charest a pris le même chemin au début d'une crise économique majeure dans un but purement électoraliste. Venez dire qu'un de ceux-là sont des responsables après.

    Dumont a des propositions nouvelles quand à lui. Écoutez ses propos comme Charest l'a su faire et vous me direz qu'il n'a pas sa place comme chef de l'opposition.

    Le son de cloche de Madame Marois a aussi son importance.

    Alors si monsieur Charest reprend le pouvoir, c'est au cein d'un gouvernement minoritaire qu'il devrait être. Que les trois partis s'entendent pour travailler ensemble à solutionner les problèmes. Ça suffit pour les engeulades.

    Mon voeux le plus cher c'est que soit élu indifférament premier ministre un des messieux dame Charest, Marois ou Dumont ; mais à la tête d'un gouvernement minoritaire...

  • roger montreal
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 14h54
    Des trois chefs la plus compétente dans presque tous les dossiers Mme.MAROIS haut la main
    Si les médias pouvaient rapporter les bons points du programme de Mme. MAROIS et du P.Q. plutôt que s intéresser a des enfantillages.
    OUI ELLE mérite que les gens regardent sont parcours, et ses réalisations, a comparé les désastres de CHAREST,dans le CHUM /6000 ST DENIS IL serait terminé aujourd'hui /L UQAM 500.000$ gaspillé, LA SANTÉ LES URGENSES en 2003 /je vais réglé ca demain matin, ou sommes nous après 6 ans /CAISSE DE DÉPOT /30 milliards de perdu/parce que CHAREST demandait plus de profit, les dirigeants ont prient des risques, nous voyons le résultat
    Tout ca par la faute de l arrogance et l incompétence de CHAREST
    Menter menter il en restera quelque chose
    ROGER MONTREAL

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 15h16
    La majorité du bâillon dans la gorge
    Le sondage de Crop de ce matin doit se tromper entre 3.5 et 4% des résultats réels s'il devait y avoir une élection lundi soir, comme d'habitude.

    Pour le reste, il est vrai que P.Marois a du pain sur la planche afin de mieux figurer comme leader parce que si elle augmente la cadence, performer contre un Charest handicapé par son maigre bilan ne devrait pas être si difficile.

    Ce que nous offre Charest c'est le programme inévitable des infrastructures déjà en place et un plan hydro électrique brumeux pour les vingt prochaines années dans le grand nord.
    Mais surtout un lamentable bilan de gouvernement depuis 6 ans.

    Charest ne désire (on ne le répétera jamais assez) que sa majorité afin de voter ses lois en nous enfonçant le bâillon dans la gorge. C'est un non merci pour une multitude de Québécois!

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 15h24
    La lettre morte de Jean Garron devrait être reprise par tous
    Jean Garon avait élaboré un plan pour créer une forme d'auto-suffisance en agriculture. C'est demeuré lettre morte tout parti confondu. Pourquoi?

    C'est beau le libre marché, le libre échange aussi. Dans le cas des denrées qui ne sont plus ou psa disponibles ici, je suis d'accord; mais pour ce qui est des fruits et légumes produits par nos agriculteurs, nenni rien n'est programmé afin d'améliorer leur situation.

    Une ville c'est bon, mais la nourrir reste fondamantal; si non plus rien ne va. Si on ne dépend que des autres nous courrons à devenir un état à la remorque du FMI. L'indépendance c'est bien beau; mais sans infra-structure on s'en ira nulle part.

    La création d'une politique d'achat des denrées disponibles en saison demeure fondamentsle pour nos usines en région, nos entrepos frigorifiés et notre gestion des stocks.

    Que les partis se reveillent et proposent des choses en ce domaine et saissent de nous assomer de belles phrases vides.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 18h42
    La sirène des médias ne trompe pas Gerry Pagé et autres blogueurs
    Pour une rare fois en complet accord avec vous G.Pagé, vos formules et métaphores vibrantes parfois outrancières ou parfois adéquates sonnent juste pour dénoncer cette sordide complicité de médias qui sont devenus depuis trop longtemps les courroies de transmission du pouvoir libéral fédéral comme provincial au Québec comme au Canada.

    À ce titre, nous ne dirons jamais assez notre honte de voir chaque jour à l'oeuvre le retour d'ascenseur qui se fait entre les journalistes de La Presse et du Soleil avec Radio Canada. Cet étalage de promiscuité journalistique que nous garantit l'entente secrète entre Gesca et Radio Canada depuis sept ans n'est ni plus ni moins qu'une disgrâce du journalisme réduit au Québec à une fonction de propagandisme que n'aurait pas renié un commissaire soviétique.

    Évidemment en l'occurrence que le sondage de Gesca d'aujourd'hui n'a pas tant une fonction informative qu'une fonction de manipulation de l'opinion. Le sondage en soi est un jeu susceptible de toutes les usurpations. Le ton et la façon qu'on pose les questions n'est pas sans incidence. Poser une question par exemple sur les mérites d'un gouvernement majoritaire induit nécessairement une réponse positive. Poser une question sur la popularité d'un gouvernement sans poser des sous questions sur les différentes politiques de ce gouvernement induit probablement une réponse en terme de satisfaction. Et ce dernier point concerne toutes les maisons de sondage qui ne cessent de se faire bafouer dans leurs prédictions par des gouvernements défaits prétendument populaires.

    À quoi d'autre s'attendre donc de la machine partisane, de la machine de guerre totale de Gesca qui probable se fantasme sous forme de solution finale contre tout ce qui ne ressemble pas au monde égoïste, crépusculaire et féodal bourgeois de la famille Desmarais. La Presse et sa sous succursale radio canadienne ne rêve fondamentalement que d'une chose que de voir partout des partis rouges au pouvoir à Ottawa, à Québec et à Montréal. L'inepte Gérard Tremblay jouant déjà son rôle dans notre métropole anglaise attendant que John James Charest soit assuré de nous infliger ses sévices durablement pour un autre cinq ans bien sonnant, bien éprouvant et bien long.

    Mais de ce côté rien n'est encore sûr. Il n'est pas dit que paradoxalement en voyant l'horreur de ce sondage capable d'effrayer des adultes vaccinés que davantage encore que présentement, les Québécois comprendront de la nécessité de voter pour le Parti Québécois après cinq ans de relégation forcée dans la haute puis dans la basse opposition afin de procurer au Québec une nouvelle équipe gouvernementale obligatoire pour nettoyer le pays québécois de tant d'incurie gouvernementale libérale. Et qu'en outre tous ceux qui ne peuvent se résoudre d'appuyer ni péquistes ni libéraux n'ont qu'un choix soit celui de soutenir l'équipe adéquiste. Entendons nous bien, chaque électeur qui ne se rendra pas voter ou chaque électeur qui votera vert ou Q.S se trouvera à voter indirectement pour l'équipe très ordinaire de Charest.

    Dénué d'un système électoral proportionnel mixte, mettre sa croix sur les cases des petits partis favorise le parti au pouvoir. Entre autres maux dont la Gouverneure générale, le système politique britannique nous inflige une vicieuse mathématique électorale qui contraint aux majorités démocratiques qui ne le sont pas vraiment. Dans ce cadre, il faut user de pragmatisme et ne pas s'illusionner sur un vote Q.S ou pour le Parti Vert qui n'est que l'équivalent 100% sonnant d'un vote libéral.

    Bref, dirais je, les médias jouent subtilement au big brother avec nous et il nous faut défendre l'idée sanitaire d'un vote stratégique anti Charest. L'insignifiance c'est aussi toxique.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 08h23
    Bravo M. Bouchard
    Votre analyse est très juste sur la Pravda Québécoise. Verrons-nous une analyse semblable des journalistes des journeaux de Gesca cette semaine.

    Donald Bordeleau

  • Daniel Vézina
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 10h55
    Excellent commentaire M. Bouchard !
    Tres juste votre commentaire sur le controle vicieux qu'impose aux medias ces Desmarais et autres "pseudo - Quebecois" influent par leur force financiere.
    Dieu merci il nous reste Le Devoir pour nous permettre encore (pour combien de temps) de nous eclairer.

    Mais quand on sait que presque la majorite des lecteurs de journaux payant se font laver le cerveau avec le "Jounal de Moureal" ou "La Pravda" de Gesca, je ne suis pas sur qu'on puisse voir la lumiere un jour...

  • Josée Hurteau
    Abonnée
    dimanche 16 novembre 2008 11h29
    Oui, bravo à messieurs Bouchard et Pagé
    Vos textes disent tout chacun à leur façon.

    Mais pourquoi donc y a-t-il encore tant de gens pour s'enfiler La Presse chaque matin (ou toute autre ficelle de Gesca) en -préférant- ignorer qu'on souhaite seulement nourrir leur crédulité? Tous ces lecteurs peuvent-ils vraiment se complaire dans ce triste choix?

    Peut-on vraiment ne rien voir de toute cette mascarade?

  • Brun Bernard
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 12h27
    Allons enfants de la patrie...
    Trop simple, trop tiré par les cheveux. presse à la botte soviétique ou catholique au Québec? L'analyse de M Bouchard est une diatribe enflammée pour que nous votions PQ et ce N'est pas parce que les Libéraux sont à jeter qu'il faut mettre et une autre vaisselle à laver dans quelques années. Le Devoir aussi a des journalistes qui font de la propagande où on fait l'apologie de Colombie, où on diabolise la Russie et où on aime bien les palinisme des conservateurs, où on prend J-F Lisée comme gauchiste etc... Doit-on là aussi le prouver? On ne prend pas un mal pour remplacer un autre mal sans que des partis ne puissent pas s'exprimer face aux citoyens comme les Verts, Q solidaire, j'aurai du mal à suivre l'analyse de M Bouchard. L'esprit critique demande de la rigueur pas de l'humeur. Un québécois très déçu par le PQ et le autres....

  • Guy Fafard
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 13h23
    À chaque femme et homme politique
    À chaque femme et homme politique

    Ras le bol des promesses sans avenir.
    On dit n'importe quoi pour se faire élire.
    On fait miroiter des millions qu'on a pas
    L'homme politique ne fait que des faux pas.

    Si vous pensez pouvoir nous faire avaler
    Toutes les sotises que vous débitez
    Je sais que vous allez devoir ravaler
    Presque tous mensonges que vous n'évitez.

    Imaginez et construisez l'avenir,
    Et que ce passé ne soit que souvenir.
    La partisannerie n'est que futaise,
    Je vous demande d'en faire mortaise.

    Que ce nouveau pays qui sera le mien
    Devienne aussi celui qui sera le tien.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 13h59
    La part des choses: M. Montmarquette
    Monsieur Montmarquette. Le PQ n'a pas installé la proportionnelle mixte, oui mais le bilan des régimes péquistes en terme de mesures progressistes est bien plus riche que celui des libéraux depuis 1976. Il faut faire la part des choses en considérant le pour et le contre. Dans l'autre sens, les gouvernements libéraux existants au pouvoir se sont contentés de faire de la petite gérance médiocre entre 1985 et 2008.

    Je reconnais que Lucien Bouchard s'est révélé être le premier ministre du PQ le plus décevant avec son déficit zéro qui a aggravé l'état des ressources disponibles déjà au premier abord mise à mal par les sauvages coupures des transferts fédéraux aux provinces opéré par Jean Chrétien et Paul Martin, tous les deux, scorpions associés et sordides. Et pourtant ce même gouvernement Bouchard tant décrié a néanmoins mis en place les *CPE, l'assurance médicament et à construit pour tout le Québec et à Montréal la grande bibliothèque dans le quartier latin.

    Il faut faire la part des choses sinon nous vivrons les yeux et les oreilles bouchées. Et oui, je le répète et je le précise dans mon propos. Tant que dans les sondages avec notre système actuel, Q.S ne fracassera pas la barre des 15 à 18% de suffrages, voter Q.S c'est voter pour 5 ans de régime sépulcral libéral interminable. Et on peut exprimer cela sans hargne comme une simple réalité des faits.


    *CPE: Afin de souligner son apport à la meilleure qualité de vie des familles québécoises par la création des services de garde, la députée de Charlevoix, Pauline Marois, a reçu un prix, le 22 octobre, à l'Université Ryerson de Toronto.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 14h44
    À D.Vezina et D.Bordeleau
    Merci pour vos appréciations, messieurs Bordeleau et Vezina.

    Il est clair que Gesca est une machine politique bien davantage qu'un outil d'information. Les derniers articles du Soleil à Québec selon ce qu'en dit monsieur Pagé. Et au tout début de la campagne, Pauline Marois traitée comme une snob suite au soi disant document révélé, ainsi quatre blogues, il y a 8 jours sur le site web de La Presse pour traiter du snobisme de pauline Marois. Trois blogues et plus sur un sujet insignifiant! Gesca veut accoler une étiquette à Marois tout comme Boisclair s'est fait faire toute une réputation avec son erreur de consommation. Mais bon dans l'affaire actuelle se sera plus difficile de faire subir le même traitement au cheffe du PQ. Alors, ils procéderont avec toutes sortes de petites tactiques toutes aussi minables les unes que les autres.

    La lucidité est impérative contre les Parisella, Pratte et Marrissal de ce monde.

  • Guy Lemieux
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 15h46
    Cré Gerry
    Un peu plus et je dirait que le bruit est chez-vous...

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 23h50
    Jean Pierre Bouchard - PQ, PLQ : MÊME COMBAT !
    Jean Pierre Bouchard : PQ, PLQ MÊME COMBAT !

    Merci de votre réponse Monsieur Bouchard.

    Mais, le PQ et le PLQ marchent main dans la main vers la privatisation de la santé depuis des lustres.

    Le PQ ayant saccagé le système de santé et le PLQ qui n'a abouti à rien. Ce sont donc ces « DEUX » partis qui ne sont plus crédibles. Et c'est pour quoi nous avons désespérément de Québec solidaire et qu'il faut que les gens réapprennent à voter.

    Madame Marois qui vient tout juste de faire ses déclarations d'investissements pour l'amélioration du système de santé.

    Comment se fait-il que cette grande prêcheresse du progressisme et cette grande administratrice aie toujours été aussi incapable de mettre un pied devant l'autre en commençant par hausser cet odieux 570$ d'aide sociale à un niveau ne serait-ce qu'humain si elle souhaite l'amélioration de la santé? - C'est-à-dire un ultra strict minimum de 875 $ demandé par Québec solidaire pour les bénéficiaires de la sécurité du revenu.

    Comment se fait-il que la personne qui veut mener l'pays ne comprenne même pas que « Ne pas manger, n'est pas bon pour la santé » ?

    Il ne faut pas être « progressiste » comme vous dites, mais sacrement pingre, à droite et sans morale pour laisser une telle loi scélérate en vigueur durant des décennies.

    Et c'est exactement «là» où je tire la ligne de ma moralité ; et cette ligne est tirée exactement là où les gouvernements commencent à s'attaquer à la santé et à la sécurité de nos concitoyens les plus défavorisés et les plus démunis.

    - Oui, PQ, PLQ : Même combat !

    Ils ne luttent pas contre la pauvreté... Ils luttent contre les pauvres !

    Et engendrent la maladie et le décès précoces de nos concitoyens.

    Qu'on n'aie l'audace ensuite de venir me parler de «progressisme» au PQ.

    Il y a belles lurettes que ces deux partis ne respectent même pas la charte des droits et libertés de l'ONU.

    - PQ ou PLQ Pfft...

    - Quelle diffénce...?

    - La seule vérialble différence viendra de Québec solidaire.


    Avec mes respects,


    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Site officiel : www.quebecsolidaire.net
    Courriel de Québec solidaire info@quebecsolidaire.net
    Téléphone : (514) 278-9014

    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire :

    Yvon Deschamps, Judi Richard, Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, , Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe, La Bottine souriante.

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