Le chef libéral sur la défensive
Jean Charest n'a toujours pas réussi à donner une réponse satisfaisante aux Québécois concernant la pertinence de déclencher des élections cet automne. Les gens n'ont toujours pas envie d'aller aux urnes. On sent de la grogne. M. Charest doit encore justifier sa décision plutôt que d'aborder des enjeux importants pour les Québécois. Il a donc perdu le débat sur la pertinence.
Lorsque M. Charest a dit qu'il fallait que la priorité du débat électoral soit l'économie plutôt que la santé, cela m'a vraiment marqué. Excusez-moi, mais on peut marcher et mâcher de la gomme en même temps. Les gens n'arrêtent pas d'être malades parce qu'il y a une crise économique. Les élèves n'arrêtent pas de décrocher parce qu'il y a une crise économique. M. Charest, qui voulait faire porter la campagne sur le seul enjeu de l'économie, doit maintenant faire face à la musique et ouvrir sa campagne à d'autres enjeux et ainsi assumer son bilan.
Les sondages montrent que les Québécois sont préoccupés par l'économie, mais ils ne sentent pas encore les effets de la crise financière. La crise est pour plusieurs encore bien abstraite. Il est normal que les Québécois gardent un oeil sur l'actualité économique, mais il n'est pas étonnant de constater que la santé soit au centre de leurs priorités.
Je dresse un bilan équilibré de la semaine de Mario Dumont. L'ADQ a mis sur la table une plate-forme électorale très fouillée. On voit la vision derrière chacune des mesures annoncées. Mario Dumont est aussi le seul chef à avoir présenté un cadre financier. Je trouve particulièrement intéressant qu'il ne fasse pas pleuvoir des milliards et qu'il réussisse à soulever de nouveaux thèmes, des choses qui touchent la vie des gens. La promesse de soutenir les aidants naturels m'apparaît par ailleurs fort intéressante.
Début de semaine assez difficile pour Pauline Marois. Ses pires ennemis durant les premiers jours de la campagne ont été les gens de son parti. Cela ne fait pas un climat de campagne intéressant lorsqu'on se met à douter des nôtres.
Bien que l'ADQ n'ait pas fermé la porte à une éventuelle participation de Québec solidaire et du Parti vert au débat des chefs, selon moi le critère pour participer au débat est d'avoir au minimum un élu à l'Assemblée nationale. Je comprends néanmoins les gens de Québec solidaire et du Parti vert de vouloir être entendus et les médias de chercher une certaine équité en leur offrant des lieux d'expression. Pour l'instant, le débat des chefs doit être réservé aux représentants des partis présents à l'Assemblée nationale. Comme pour la carte électorale, c'est entre les campagnes que ces gens-là devraient faire des représentations afin que les règles soient changées et non pas dans le feu de l'action.
Ce n'est pas une campagne qui soulève les passions. On peut se demander jusqu'à quel point on peut se renouveler comme parti en seulement 18 mois.
***
Marie Grégoire est vice-présidente aux communications et au marketing du cabinet de relations publiques HKPD et membre du Club des ex diffusé à RDI
Lorsque M. Charest a dit qu'il fallait que la priorité du débat électoral soit l'économie plutôt que la santé, cela m'a vraiment marqué. Excusez-moi, mais on peut marcher et mâcher de la gomme en même temps. Les gens n'arrêtent pas d'être malades parce qu'il y a une crise économique. Les élèves n'arrêtent pas de décrocher parce qu'il y a une crise économique. M. Charest, qui voulait faire porter la campagne sur le seul enjeu de l'économie, doit maintenant faire face à la musique et ouvrir sa campagne à d'autres enjeux et ainsi assumer son bilan.
Les sondages montrent que les Québécois sont préoccupés par l'économie, mais ils ne sentent pas encore les effets de la crise financière. La crise est pour plusieurs encore bien abstraite. Il est normal que les Québécois gardent un oeil sur l'actualité économique, mais il n'est pas étonnant de constater que la santé soit au centre de leurs priorités.
Je dresse un bilan équilibré de la semaine de Mario Dumont. L'ADQ a mis sur la table une plate-forme électorale très fouillée. On voit la vision derrière chacune des mesures annoncées. Mario Dumont est aussi le seul chef à avoir présenté un cadre financier. Je trouve particulièrement intéressant qu'il ne fasse pas pleuvoir des milliards et qu'il réussisse à soulever de nouveaux thèmes, des choses qui touchent la vie des gens. La promesse de soutenir les aidants naturels m'apparaît par ailleurs fort intéressante.
Début de semaine assez difficile pour Pauline Marois. Ses pires ennemis durant les premiers jours de la campagne ont été les gens de son parti. Cela ne fait pas un climat de campagne intéressant lorsqu'on se met à douter des nôtres.
Bien que l'ADQ n'ait pas fermé la porte à une éventuelle participation de Québec solidaire et du Parti vert au débat des chefs, selon moi le critère pour participer au débat est d'avoir au minimum un élu à l'Assemblée nationale. Je comprends néanmoins les gens de Québec solidaire et du Parti vert de vouloir être entendus et les médias de chercher une certaine équité en leur offrant des lieux d'expression. Pour l'instant, le débat des chefs doit être réservé aux représentants des partis présents à l'Assemblée nationale. Comme pour la carte électorale, c'est entre les campagnes que ces gens-là devraient faire des représentations afin que les règles soient changées et non pas dans le feu de l'action.
Ce n'est pas une campagne qui soulève les passions. On peut se demander jusqu'à quel point on peut se renouveler comme parti en seulement 18 mois.
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Marie Grégoire est vice-présidente aux communications et au marketing du cabinet de relations publiques HKPD et membre du Club des ex diffusé à RDI
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