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Le chef libéral sur la défensive

Marie Grégoire   15 novembre 2008  Québec
Jean Charest n'a toujours pas réussi à donner une réponse satisfaisante aux Québécois concernant la pertinence de déclencher des élections cet automne. Les gens n'ont toujours pas envie d'aller aux urnes. On sent de la grogne. M. Charest doit encore justifier sa décision plutôt que d'aborder des enjeux importants pour les Québécois. Il a donc perdu le débat sur la pertinence.

Lorsque M. Charest a dit qu'il fallait que la priorité du débat électoral soit l'économie plutôt que la santé, cela m'a vraiment marqué. Excusez-moi, mais on peut marcher et mâcher de la gomme en même temps. Les gens n'arrêtent pas d'être malades parce qu'il y a une crise économique. Les élèves n'arrêtent pas de décrocher parce qu'il y a une crise économique. M. Charest, qui voulait faire porter la campagne sur le seul enjeu de l'économie, doit maintenant faire face à la musique et ouvrir sa campagne à d'autres enjeux et ainsi assumer son bilan.

Les sondages montrent que les Québécois sont préoccupés par l'économie, mais ils ne sentent pas encore les effets de la crise financière. La crise est pour plusieurs encore bien abstraite. Il est normal que les Québécois gardent un oeil sur l'actualité économique, mais il n'est pas étonnant de constater que la santé soit au centre de leurs priorités.

Je dresse un bilan équilibré de la semaine de Mario Dumont. L'ADQ a mis sur la table une plate-forme électorale très fouillée. On voit la vision derrière chacune des mesures annoncées. Mario Dumont est aussi le seul chef à avoir présenté un cadre financier. Je trouve particulièrement intéressant qu'il ne fasse pas pleuvoir des milliards et qu'il réussisse à soulever de nouveaux thèmes, des choses qui touchent la vie des gens. La promesse de soutenir les aidants naturels m'apparaît par ailleurs fort intéressante.

Début de semaine assez difficile pour Pauline Marois. Ses pires ennemis durant les premiers jours de la campagne ont été les gens de son parti. Cela ne fait pas un climat de campagne intéressant lorsqu'on se met à douter des nôtres.

Bien que l'ADQ n'ait pas fermé la porte à une éventuelle participation de Québec solidaire et du Parti vert au débat des chefs, selon moi le critère pour participer au débat est d'avoir au minimum un élu à l'Assemblée nationale. Je comprends néanmoins les gens de Québec solidaire et du Parti vert de vouloir être entendus et les médias de chercher une certaine équité en leur offrant des lieux d'expression. Pour l'instant, le débat des chefs doit être réservé aux représentants des partis présents à l'Assemblée nationale. Comme pour la carte électorale, c'est entre les campagnes que ces gens-là devraient faire des représentations afin que les règles soient changées et non pas dans le feu de l'action.

Ce n'est pas une campagne qui soulève les passions. On peut se demander jusqu'à quel point on peut se renouveler comme parti en seulement 18 mois.

***

Marie Grégoire est vice-présidente aux communications et au marketing du cabinet de relations publiques HKPD et membre du Club des ex diffusé à RDI






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  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 06h53
    C'est bien beau cette admiration de l'ancien chef mais quand même...
    « Pourtant cete Marie Grégoire m'apparaît intelligente. Je ne comprends pas cette propension à dire que son ancien chef Dumont mène une bonne campagne alors que le caporal-chef de l'ADQ-parti Dumont valse entre populisme, créditisme et crétinisme, sans solution concrète pour le Québec.

    Par ailleurs, je crois que le droit d'un parti à participer au débat des chefs devrait être basé sur un % minimal de vote à la dernière élection. Le débat des chefs devrait pouvoir permettre de débattre d'idées, non de seulement prolonger le biais en favuer du bipartisme comme le veut le système parlemntaire. Mais peut-être Marie Grégoire ne veut-elle pas de débat d'idées. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 15 novembre 2008 09h22
    Les Libéraux très provinciaux très en avance
    « Avec le résultat du dernier sondage CROP de la Presse publié ce matin qui signale la possibilité d'un gouvernement Libéral très provincial majoritaire, ce sont les Péquistes et, principalement, les Adéquistes qui doivent être sur la défensive. »

  • Roger Dion
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 14h22
    CHAREST veut cacher son bilan avec la récession oui MARIE a raison sur ce point .......
    « Même si le jupon de MARIE GRÉGOIRE dépasse de plusieurs pouces, se qu elle dit est vrai, les électeurs veulent entendre parler des vrais choses,/comme la santé les listes d attendes, l éducation le décrochage des jeunes les places pour les personnes âges etc./
    Car la crise financière et la récession,je cite M.PICHÉ dans la PRESSE/ aucun premier ministre d une province ne peut modifier les effets ,de la crise financière et la récession/,meme avec les trois mains sur le volant, ou la seul main de CHAREST,car lui le sauveur, veut nous convaincre qu il va régler tout ca. ARROGANCE
    Pour cacher son bilan désastreux avec/L UQAM, le CHUM, LES URGENCES DANS LES HOPITAUX, LA RÉFORME SCOLAIRE,LES FINANCES, ETC.
    CHAREST veut seulement faire peur aux gens avec la récession et la crise financière pour être élu majoritaire .
    Comme toujours il MENT aux gens comme les promesses non tenues en 2003 /nous sommes près/ c est la faute du P.Q ,il a plus de malade, les gens sont plus agés etc.
    Mentir mentir il en restera quelque chose
    ROGER MONTREAL »

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