vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Toujours l'économie

John Parisella   15 novembre 2008  Québec
L'économie continue de dominer la campagne électorale. Les interventions des chefs ont été largement inspirées cette semaine par des questions économiques.

Quand on regarde les sondages, la santé est le premier enjeu de la campagne pour 30 % des Québécois. Par contre, les sujets et enjeux liés à l'économie — baisses d'impôts, emploi, pouvoir d'achat — tiennent le haut du pavé des préoccupations des Québécois, à tout le moins depuis le début de la campagne.

Rappelons-nous que c'est l'activité économique qui crée la richesse et qui nous permet, par la suite, de la redistribuer équitablement. C'est une préoccupation centrale du Parti libéral du Québec (PLQ).

L'accord sur la mobilité de la main-d'oeuvre et de libre-échange entre la France et le Québec et le plan Nord, deux projets initiés par le PLQ, sont deux exemples d'activités structurantes pour le Québec. Quand on élabore de tels projets structurants, il est plus facile de faire face à la tempête, d'en sortir et de faire face aux défis.

Encore une fois, les provinces canadiennes les plus concurrentielles — Ontario, Alberta et Colombie-Britannique — ont toutes des gouvernements majoritaires à leur tête. Elles bénéficient d'une grande stabilité politique.

Maintenant, le faux débat sur le débat. L'ensemble des partis politiques souhaitaient un débat des chefs. M. Charest y tenait aussi. Ce sont les modalités du débat plutôt que le débat lui-même que nous souhaitions aborder et préciser. Le PLQ préconisait une formule plus souple, dans la droite ligne de la tradition québécoise, où les échanges entre les chefs sont le plus ordonnés possible, limitant le nombre d'échanges cacophoniques. Nous ne voulions pas jouer uniquement le jeu des côtes d'écoute. La formule mixte que nous avons adoptée permettra à la fois des échanges libres et des face-à-face.

L'électorat est aujourd'hui distrait par la multitude des informations qui circulent. Le débat permet, durant une heure et demie à deux heures, de prendre toute la mesure des candidats et des programmes qu'ils défendent. L'Histoire démontre que les débats ont une portée significative lorsqu'un élément marquant apparaît. Il ne faut par ailleurs pas accorder une trop grande importance aux débats. En 2004, le candidat démocrate à la présidence John Kerry avait été donné gagnant des trois débats présidentiels qu'il mena contre George W. Bush. Il a pourtant perdu l'élection.

M. Dumont tire dans toutes les directions. On voit difficilement où Mario Dumont se dirige. Rares sont les sujets qu'il soulève qui durent plus d'une journée.

Mme Marois a pour sa part vécu un début de campagne difficile. Elle a essuyé quelques difficultés au sein de son parti. Elle a repris un certain aplomb avec des engagements qu'elle a pris.

Les attaques personnelles des partis d'opposition à l'égard de Jean Charest ont été plus nombreuses cette semaine. M. Charest a quant à lui réussi à garder le débat sur le contenu et les idées. Le politicien réussit aujourd'hui en construisant sur des idées plutôt qu'en détruisant son adversaire. La façon dont la campagne est menée doit manifestement être ajustée.

***

John Parisella est professeur associé à l'université Concordia et conseiller spécial du premier ministre Jean Charest
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Jean-François Trottier
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 04h20
    Je veux bien que ce soit de bonne guerre mais...
    N'essayeriez vous pas d'édulcorer un peu les évènements négatifs, par hasard? Prenez le débat des chefs. C'est quoi la "tradition Québécoise"? Doit-on figer dans un immuable protocole tout ce qu'on fait plus d'une fois?
    Ce n'est pas plutôt le désir de voir le débat se diluer en échanges entre les deux autres partis qui vous motive? Parce que, en tant que gouvernement sortant et leader dans les sondages, sur une table ronde, vous faites une bonne cible!
    Autre chose... J'aimerais bien, moi aussi, que votre chef se tienne au dessus de la mêlée dans cette foire d'empoigne. Et franchement, si on compare avec la campagne fédérale, c'est plutôt bien parti. MAIS, à l'entendre accuser les péquistes d'être responsables des malheurs du système de santé... Ça fait six ans qu'ils ne sont plus là! Alors, S.V.P., vous qui aimez citer l'Histoire, rappelez-lui donc que le mandat de Lucien Bouchard à la fin du dernier siècle, ça commence à en faire partie.
    Et si vous voulez discuter "idées", parfait! Mais si votre parti s'abrite derrière l'"Incertitude" comme il l'a fait si souvent dans le passé, je vous promet de voter pour celui qui vous plantera dans mon comté. Ça aussi, ça n'élève pas le débat.
    Sinon, ma foi... Laissez vous aller et dîtes-nous comment vous aller nous rendre tous plus riche! Je suis toute ouïe.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 10h05
    La caravane du mépris
    Puis, M. Parisella, elle roule toujours votre caravane de propagande haineuse contre les Québécois, cyniquement nommée la Caravane de la Tolérance ?

    C'est bien Mme Marois qui vous a supporté dans cette aventure de distribution du mépris envers les Québécois dansnos écoles, lorsqu'elle était Ministre de l'éducation ?

    Ce que vous-vous entendez bien, dites-donc, le PLQ et PQ !

    C'est pour quand le "grand jour" ?

    Déjà que l'entreprise du couple Marois (iPerceptions) assure l'optimisation de la machine de propagande fédéraliste à Desmarais (Power Corp), Gesca !

    Alors, ajuster les campagnes électorales, y'a rien là ! On compte sur vous ! :-)

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 11h04
    A quand le rapport d'impot de Jean Charest?
    On a appris cette année que Jean Charest retirait en cachette un magot de 75,000$ (40% des Montréalais ne gagnent pas 20k par année) en sus de son salaire de PM. Il retirait ledit montant depuis 10 ans! Dix ans de cachette...Toujours est-il que rien ne nous dit qu'il a déclaré ce fric à l'impot (remember la joke à TLMP aux deux humoristes...)
    Alors est-ce que Jean Charest va publier son rapport d'impot des 10 dernières années afin de prouver qu'il a bel et bien payé de l'impot sur ce montant?
    Si c'est bon pour le président des États-Unis, ça doit être bon pour le PM du Québec...

    http://en.wikipedia.org/wiki/Michelle_Obama

    According to the couple's 2006 income tax return, Michelle's salary was $273,618 from the University of Chicago Hospitals, while he had a salary of $157,082 from the United States Senate. The total Obama income, however, was $991,296 including $51,200 she earned as a member of the board of directors of TreeHouse Foods, plus investments and royalties from his books.[39]

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 11h33
    Embauche au devoir: Lavoie 1, Parisella 0.
    En signant à titre de conseiller du premier ministre, M. Parisella peut évidemment se répandre en analyse simplistes et en propos partisants.

    ça ne rend cependant pas ses articles intéressant.

    Dans la moisson d'ex-politiciens ou d'ex-conseillés recrutés par le devoir, il y a décidément des choix plus heureux que d'autres.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 11h41
    Les Ajustements Parisella Inc.
    Et que dire de ce service d'ajustement historique si bien rendu par M. Parisella à sa communauté ethnique au Québec en prenant bien soin que sa caravane de ne glissera aucune allusion au support de sa communauté à Montréal au régime antisémite de Mussolini !

    Pas un traître mot au milieu de cette marrée de mensonges et accusations non fondées sur un antisémitisme des Québécois qui était en fait celui de l'Anglais au pouvoir et propriétaires de ces hôtels de luxe à Ste-Adele et Ste-Agathe, ainsi que du haut clergé catholique.

    Pas un mot que les clients de ces juifs sépharades étaient essentiellement les Québécois et non les Anglais qui ne les pouvaient sentir.

    Mais parcontre il semble que d'autres mythes qui ont tant servis à accuser les Québécois de l'antisémitisme de l'Anglais et du clergé ne font plus partie de la panoplie. En effet, la Caravane ne veut surtout plus mentionner ce bon vieux "Hitler Québécois", Adrien Arcand, depuis qu'il a été dévoilé qu'il fut en fait formé à l'université anglaise McGill et son parti nazi financé par le Premier Ministre du Canada , R. B. Bennett. Hop! Rayé de l'histoire ! Un autre service Ajustements Parisella Inc.

    Oh! Comme ils se tolèrent maintenant, l'italien Parisella et le juif Gold, dans leur bonheur commun à crucifier ces petits chrétiens de Québécois qui leur lavent tous leurs péchés d'antant. De vrais petits Christs, toujours prêts à servir les autres dans l'abnégation la plus totale.

    Sont donc pratiques, ces Québécois.

    Ouverts, grand comme ça. Et même plus encore.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 14h46
    Merci Monsieur le Professeur
    Je m'avoue un peu confus de vos propos concernant votre éditorial qui est un réchauffé de la publicité du parti libérale. Vous êtes un conseiller, relationniste et stratège de M. Charest. Comme vous le dites, l'électorat est aujourd'hui distrait par la multitude des informations qui circulent.

    Parlant de la priorité pour l'économie de votre parti, vous ne mentionner pas les pertes de 30 milliards ainsi qu'une perte de 4 milliards pour le papier commercial de La Caisse de Dépôt et de Placement. La Caisse a pour plus 500 millions d'action de Power Corporation. Les Québécois assument les pertes ! La tourmente financière n'est pas terminée, elle ne fait que commencer.

    Parlant de gouvernement majoritaire, vous voulez avoir les clés de la bergerie pour la meute de loups. Les divers intérêts sont entre autres les faramineux programmes d'infrastructures, poursuite du vol éolien, Old Harry et P.P.P - Patronage Public Privé ( route 30, 25 et CHUM, UQAM et OSM etc ...). Du personnel engagé par votre gouvernement venant du P.L.C et P.L.Q ont été obligés de démissionner pour malversation et abus, certains avaient des conditions de travail très avantageuse. Les Lortie, Fortier, Beaudoin, Guitard, Boucher et autres ont quitté avec de bons bonus de départ pour préserver la quiétude parlementaire.


    Un conseillé de Monsieur Charest a déjà dit qu'il y a avait 7 millions de québécois qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez; qu'il fallait bien un gouvernement pour diriger ça! On appelle les amis pour avoir de l'aide, car ils ont de l'expérience

    B.C. P qui a reçu du Fédéral pour 65 Millions de contrat est maintenant dans une autre prairie verte pour de petit contrat de plusieurs Millions de dollars pour placement publicitaire et autres commandes plus importante si vous ouvrez la serrure de la bergerie. De plus vous êtes un peu grigou, vos contributions au P.L.Q sont passées de 1800 $ en 2001 à 225 $ en 2006. Il est fort probable que vos contributions ont augmenté pour 2007 et 2008.

    Vous parlez bien de défendre les intérêts du Québec. Mais quels sont vos intérêts ? Oui, les Québécois ne doivent pas se laisser distraire par votre article Toujours sur l'économie. Il y a une leçon à apprendre du passé qui s'applique selon votre cheminement à la situation actuelle.

    Les électeurs québécois ( pleutres selon Trudeau ) savent bien faire la différence entre les loups et le berger. Les élections sont pour le 8 décembre 2008, le jour de L'Immaculée Conception. Le dogme du P.L.Q est votre religion, un pèlerinage à Lourdes vous ferait un grand bien.

    Donald Bordeleau

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 21h53
    L'économie tactique n'est pas l'économie
    Une élection déclenchée par opportunisme pour une majorité politique libre de faire des dégâts pendant 5 ans ça ne mérite aucune considération positive pour ses décideurs. L'exemple du Chum doit en éclairer plusieurs sur le partenariat occulte des PPP.

    Reste effectivement le débat des chefs pour faire ressortir le vieux fond de gouvernement passé date que vous et J.Charest tenter de nous faire envaler de force avec toutes les affaires qu'il porte en lui. P.Marois devrait jouer son rôle dans ce débat et ne pas vous laisser le champ libre.

    J.P.Bouchard

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 17 novembre 2008 02h04
    La visibilité de M.Pariselle : suis-je le seul à voir que c'est inacceptable!
    Bonjour,

    Que fait Le Devoir, pour mieux nous faire avaler cet inacceptable conflit d'intérêt de John Parisella : puisqu'il siège au CA de Notre Devoir tout en étant conseiller personnel de Jean Charest...et presque éditorialiste?

    On demande à M. Lisée de tenir une chronique de campagne, lui qui conseille bénévolement et à l'occasion Pauline Marois!

    Pour faire bonne mesure, on invite aussi Marie Grégoire à faire la même chose pour l'ADQ.

    Si c'est à votre demande que M.Pariselle tient cette chronique au Devoir alors là ... C'est encore bien pire!

    Que ce fut à sa demande ou à la vôtre : dans les deux cas c'est d'un manque de rigueur incompréhensible ; vraiment cela dépasse les bornes...


    Jean-Renaud Dubois
    Sainte Adèle

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012