Toujours l'économie
L'économie continue de dominer la campagne électorale. Les interventions des chefs ont été largement inspirées cette semaine par des questions économiques.
Quand on regarde les sondages, la santé est le premier enjeu de la campagne pour 30 % des Québécois. Par contre, les sujets et enjeux liés à l'économie — baisses d'impôts, emploi, pouvoir d'achat — tiennent le haut du pavé des préoccupations des Québécois, à tout le moins depuis le début de la campagne.
Rappelons-nous que c'est l'activité économique qui crée la richesse et qui nous permet, par la suite, de la redistribuer équitablement. C'est une préoccupation centrale du Parti libéral du Québec (PLQ).
L'accord sur la mobilité de la main-d'oeuvre et de libre-échange entre la France et le Québec et le plan Nord, deux projets initiés par le PLQ, sont deux exemples d'activités structurantes pour le Québec. Quand on élabore de tels projets structurants, il est plus facile de faire face à la tempête, d'en sortir et de faire face aux défis.
Encore une fois, les provinces canadiennes les plus concurrentielles — Ontario, Alberta et Colombie-Britannique — ont toutes des gouvernements majoritaires à leur tête. Elles bénéficient d'une grande stabilité politique.
Maintenant, le faux débat sur le débat. L'ensemble des partis politiques souhaitaient un débat des chefs. M. Charest y tenait aussi. Ce sont les modalités du débat plutôt que le débat lui-même que nous souhaitions aborder et préciser. Le PLQ préconisait une formule plus souple, dans la droite ligne de la tradition québécoise, où les échanges entre les chefs sont le plus ordonnés possible, limitant le nombre d'échanges cacophoniques. Nous ne voulions pas jouer uniquement le jeu des côtes d'écoute. La formule mixte que nous avons adoptée permettra à la fois des échanges libres et des face-à-face.
L'électorat est aujourd'hui distrait par la multitude des informations qui circulent. Le débat permet, durant une heure et demie à deux heures, de prendre toute la mesure des candidats et des programmes qu'ils défendent. L'Histoire démontre que les débats ont une portée significative lorsqu'un élément marquant apparaît. Il ne faut par ailleurs pas accorder une trop grande importance aux débats. En 2004, le candidat démocrate à la présidence John Kerry avait été donné gagnant des trois débats présidentiels qu'il mena contre George W. Bush. Il a pourtant perdu l'élection.
M. Dumont tire dans toutes les directions. On voit difficilement où Mario Dumont se dirige. Rares sont les sujets qu'il soulève qui durent plus d'une journée.
Mme Marois a pour sa part vécu un début de campagne difficile. Elle a essuyé quelques difficultés au sein de son parti. Elle a repris un certain aplomb avec des engagements qu'elle a pris.
Les attaques personnelles des partis d'opposition à l'égard de Jean Charest ont été plus nombreuses cette semaine. M. Charest a quant à lui réussi à garder le débat sur le contenu et les idées. Le politicien réussit aujourd'hui en construisant sur des idées plutôt qu'en détruisant son adversaire. La façon dont la campagne est menée doit manifestement être ajustée.
***
John Parisella est professeur associé à l'université Concordia et conseiller spécial du premier ministre Jean Charest
Quand on regarde les sondages, la santé est le premier enjeu de la campagne pour 30 % des Québécois. Par contre, les sujets et enjeux liés à l'économie — baisses d'impôts, emploi, pouvoir d'achat — tiennent le haut du pavé des préoccupations des Québécois, à tout le moins depuis le début de la campagne.
Rappelons-nous que c'est l'activité économique qui crée la richesse et qui nous permet, par la suite, de la redistribuer équitablement. C'est une préoccupation centrale du Parti libéral du Québec (PLQ).
L'accord sur la mobilité de la main-d'oeuvre et de libre-échange entre la France et le Québec et le plan Nord, deux projets initiés par le PLQ, sont deux exemples d'activités structurantes pour le Québec. Quand on élabore de tels projets structurants, il est plus facile de faire face à la tempête, d'en sortir et de faire face aux défis.
Encore une fois, les provinces canadiennes les plus concurrentielles — Ontario, Alberta et Colombie-Britannique — ont toutes des gouvernements majoritaires à leur tête. Elles bénéficient d'une grande stabilité politique.
Maintenant, le faux débat sur le débat. L'ensemble des partis politiques souhaitaient un débat des chefs. M. Charest y tenait aussi. Ce sont les modalités du débat plutôt que le débat lui-même que nous souhaitions aborder et préciser. Le PLQ préconisait une formule plus souple, dans la droite ligne de la tradition québécoise, où les échanges entre les chefs sont le plus ordonnés possible, limitant le nombre d'échanges cacophoniques. Nous ne voulions pas jouer uniquement le jeu des côtes d'écoute. La formule mixte que nous avons adoptée permettra à la fois des échanges libres et des face-à-face.
L'électorat est aujourd'hui distrait par la multitude des informations qui circulent. Le débat permet, durant une heure et demie à deux heures, de prendre toute la mesure des candidats et des programmes qu'ils défendent. L'Histoire démontre que les débats ont une portée significative lorsqu'un élément marquant apparaît. Il ne faut par ailleurs pas accorder une trop grande importance aux débats. En 2004, le candidat démocrate à la présidence John Kerry avait été donné gagnant des trois débats présidentiels qu'il mena contre George W. Bush. Il a pourtant perdu l'élection.
M. Dumont tire dans toutes les directions. On voit difficilement où Mario Dumont se dirige. Rares sont les sujets qu'il soulève qui durent plus d'une journée.
Mme Marois a pour sa part vécu un début de campagne difficile. Elle a essuyé quelques difficultés au sein de son parti. Elle a repris un certain aplomb avec des engagements qu'elle a pris.
Les attaques personnelles des partis d'opposition à l'égard de Jean Charest ont été plus nombreuses cette semaine. M. Charest a quant à lui réussi à garder le débat sur le contenu et les idées. Le politicien réussit aujourd'hui en construisant sur des idées plutôt qu'en détruisant son adversaire. La façon dont la campagne est menée doit manifestement être ajustée.
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John Parisella est professeur associé à l'université Concordia et conseiller spécial du premier ministre Jean Charest
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