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Campagne de crise

Gil Courtemanche   15 novembre 2008  Québec
Mario Dumont en campagne
Photo : Agence Reuters
Mario Dumont en campagne
Après sept mois passés à La Haye, quotidiennement obsédé par les crimes contre l'humanité, les génocides et les guerres, pas facile de se passionner pour la campagne électorale qui se déroule au Québec.

Première constatation: en Europe, la crise économique a provoqué un sursaut de responsabilité dans les formations politiques. L'urgence est palpable et les partis, sans nier leurs différences, se serrent les coudes. En Belgique et aux Pays-Bas, pays gouvernés par des coalitions très larges et disparates, on a descendu les banderoles partisanes et on s'est mis au boulot. La bataille politique reprendra plus tard.

Ici, au Québec, Jean Charest pour mettre fin à la crise, déclenche une élection qui a pour effet de suspendre les dépenses pour le programme d'infrastructures, meilleur moyen, dit-il, de lutter contre la récession qui s'annonce. Tant d'opportunisme en période de crise désole et fait frissonner. Voilà de la petitesse. Un véritable homme d'État aurait convié les autres chefs de parti à une réunion d'urgence. Il aurait plaidé pour qu'on mette de côté les ambitions partisanes et qu'on s'entende sur un plan commun, sur une démarche unanime pour sortir de la crise. Faire preuve de responsabilité et de hauteur de vue: c'est peut-être trop demander à ces petits politiciens libéraux.

***

Prendre le risque de tenir des élections pourrait se comprendre si le gouvernement avait concocté un plan audacieux requérant des bouleversements profonds dans l'organisation économique et sociale, des changements radicaux nécessitant un large consensus populaire. Mais ce n'est absolument pas le cas.

Le «plan» des libéraux pour lutter contre la crise monstrueuse ne prend pas en compte la crise financière, ne propose rien pour résoudre la crise larvée dans les régions ressources, ne s'attaque pas de manière radicale à la crise énergétique. En fait, à écouter les trois partis, on a l'impression de faire face à une petite crisette, un soubresaut temporaire de l'économie, un petit rhume du capitalisme international.

Depuis quand a-t-on besoin d'élections pour prolonger une promenade et construire un aréna à Québec ou un anneau de glace couvert? Cent millions par ci, 50 millions par là. Le gouvernement Charest lutte contre la catastrophe annoncée en faisant du saupoudrage dans toutes les régions.

Il faut dire que ça ne vole pas beaucoup plus haut dans les autres partis qui, comme les libéraux, n'ont rien trouvé de mieux pour nous sortir de la crise que de favoriser la foutue classe moyenne et la désormais sacro-sainte famille, même si les valeurs familiales s'étiolent, le mariage bat de la patte et la famille monoparentale est presque dorénavant la règle. Des places en garderie, un crédit d'impôt, une somme de 100 $ par mois. Mais, pour encadrer tous ces engagements épars, aucun des partis ne présente un projet cohérent, une vision différente de l'économie et de la société.

Et puis, il y a ce dont on ne parle presque pas: la crise des régions ressources et en particulier celle de l'industrie forestière. Personne ne propose une politique régionale qui s'appuie sur les régions elles-mêmes, qui donne du pouvoir et des ressources aux régions.

***

On ne parle pas du déficit démocratique. Pas un seul mot depuis le début de la campagne sur la nécessité de refonder le mode de scrutin. De surcroît, on dirait qu'il n'existe plus de pauvres au Québec, plus de besoin de logements sociaux. On dirait que le Québec est une immense classe moyenne propriétaire de sa maison menacée par la crise hypothécaire.

La culture avait monopolisé le Québec contre le gouvernement Harper, mais elle ne fait pas recette au provincial. Pourtant, les trois partis ne sont-ils pas unanimes pour défendre l'identité québécoise et la faire s'épanouir ?

Mais Mario, qui n'a rien appris et qui ne parvient pas à devenir un adulte responsable, qui persiste à se complaire dans la démagogie et le populisme faciles, a quand même soulevé un problème fondamental, celui de l'école publique québécoise. Il invoque les mauvaises raisons: le bulletin pas vraiment chiffré, le cours d'éthique et d'histoire des religions, le sapin qui va disparaître ainsi que les oeufs de Pâques. Mais il a raison quand il dit à des élèves atterrés qu'ils sont programmés pour l'échec. Surtout s'ils sont francophones à Montréal.

Le Devoir a publié jeudi les résultats d'une étude dévastatrice pour les écoles francophones de Montréal. Les fréquenter, c'est avoir deux fois moins de chances d'obtenir un diplôme du secondaire que si on fréquente une école anglophone. En 2005, ont découvert trois chercheurs qui ont étudié cinq commissions scolaires montréalaises, 53 % des élèves obtenaient leur diplôme dans les délais normaux dans le secteur francophone. Dans le secteur anglophone, le pourcentage était de 72 %. Et cela ne tient pas aux différences de milieu socioéconomique, cela tient essentiellement à l'organisation respective des écoles des deux secteurs. Pire, l'écart entre les deux secteurs s'accroît au détriment du système francophone. Tous les facteurs de réussite ont été pris en compte: le sexe, le milieu socioéconomique, les retards scolaires à l'entrée au secondaire ou le nombre d'élèves en difficulté d'apprentissage. Rien n'y fait, les élèves qui fréquentent l'école francophone sont floués. Voilà un enjeu fondamental, mais tous les partis éviteront le sujet au nom, peut-être, de la fierté identitaire.
 
 
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 05h27
    Le grand vide ou «To Be or Not to Be?»
    Ce n'est pas nécessaire d'avoir passé sept mois à La Haye pour trouver difficile de se passionner pour la campagne électorale québécoise.

    Quelle campagne?
    Le cirque n'a jamais été si terne et surtout si vide.
    Le grand vide.

    Même les passionnés indécrottables cherchent des sujets.
    Mme Payette, hier s'est rabattue sur le snobisme.
    Tout un sujet de campagne: Pauline et le snobisme!
    Est-elle snob? Sommes-nous snob? Qu'est-ce qu'un snob?
    Bon, on peut toujours se dire que cette campagne pousse vers la philosophie profonde (sic)!

    Ceux qui auraient des choses intéressantes à dire sont négligés parce que trop marginaux.
    On hésite à leur passé le micro, il est hors de question qu'ils soient trop présents, pas question de les voir et de les entendre dans un débat des chefs, d'ailleurs, ils refusent d'avoir un ou une chefe. Ce n'est tout de même pas un débat (sic) de porte-parole!

    Il faut aussi avouer que même Québec solidaire a été un peu pris par surprise. Avec ces élections tant souhaitées de tous (sic), il fallait pouvoir se tourner sur un dix sous et sourire à l'électorat. Ouf! Bien difficile d'être scout! Toujours prêt!

    Malgré tout, c'est Québec Solidaire qui renouvelle, à force de nouvelles idées, le cirque politique.
    Les vieux partis ont vraiment perdu leurs acrobates. De leur part, rien ne nous fait plus tressaillir.
    Il y a bien notre clown au rire de phoque, ce roi du calembour, NOTRE Mario, NOTRE Obama, rien de moins!
    Ce cher Mario, il n'hésite pas à faire reculer les frontières du ridicule. Il sait, par expérience, que le ridicule ne tue pas. Pas besoin de filet, les chutes dans ce domaine sont comme des prouesses. Il cherche désespérément LE filon pour aller chercher l'électorat. Malheureusement, les radios poubelles n'ont pas vraiment de sujet chaud.
    Il a tout essayé: les accommodements raisonnables, les commissions scolaires, la sainte famille, les hôpitaux, la religion, les cours de religion, les sapins de Noël, les citrouilles d'Halloween, les oeufs de Pâques, le calembour, et là il mise sur le privé. Il vient de se dire: Le privé, la privatisation... il y a bien quelques imbéciles pour me suivre!

    Pauvre Mario... Heureusement, après 20 ans de calembours politiques inégalables, sa retraite est assurée. Toute sa sainte famille continuera à avoir du pain et du beurre sur la table.
    Pour l'important et incontournable thème "snob", Mario ne l'est pas du tout!
    D'ailleurs, je n'ai jamais vu un "snob" faire le moindre calembour!
    Comme si ces fins jeux de l'esprit les dépassaient totalement!
    Les "snobs" sont totalement incapables de saisir le plaisir du calembour!
    De ce point de vue, parfois je me sens un peu snob!

    LA crise économique... comme un grand cirque parallèle au petit cirque de notre campagne politique!
    Oh! mon dieu! My god! There god! And god damn!

    Certains disent que le "système" devient alors "sérieux"! On parle de "responsabilité", "d'urgence"!
    On dirait presque que Haïti ou Cuba a subi de terribles cataclysmes naturels et qu'il faudrait faire preuve de responsabilité et d'aide de toute urgence!

    LA crise met surtout en lumière l'opportunisme, comme en fait foi le déclenchement des élections québécoises.
    Les crises sont toujours très payantes pour ceux qui veulent consolider soit leur portefeuille soit leur pouvoir. Ce ne sont jamais les riches et puissants qui souffrent des crises.

    Jusqu'ici, la seule chose vraiment claire que cette campagne ait mise en lumière, est la petitesse opportuniste de Jean Charest. Mais, lui aussi sait très bien que le ridicule ne tue pas... à moins que tous ensembles nous décidions de lui faire sentir le contraire. Ce serait une merveilleuse leçon pour ce petit opportuniste qui ne défrise presque pas.

    Mais bon, «ensemble», «tous», ouf! Il manque de passion collective pour s'unir!
    Les discours sont vides et sans conviction. Même les plus convaincus manquent de conviction. Comme si personne ne savait plus être convaincu de quoi?

    Ouf! C'est sans doute l'épuisement électoral!
    Ou, nous devrions renouveler nos bouffons... mais où est donc la relève?

    M. Courtemanche décrit superbement bien la dérision du cirque libéral et de leur grand chef! Si ce ridicule ne les tue pas, on pourra noter dans les archives que le ridicule est vraiment à toute épreuve!

    M. Courtemanche décrit aussi le grand vide d'idées. Comme si les partis avaient un grand vide de programme et que les chefs sont des ballons gonflés à je ne sais quoi. Paradoxalement, c'est comme si les grands chefs se tiennent gonflés par la pression du vide... c'est tout un paradoxe!

    Tout ce qu'on peut faire devant ce néant.
    C'est voter pour l'audace! Une audace qu'on peut considérée comme utopique, magique et tout ce que vous voulez, mais qui a le mérite d'être un peu plus. Oui, tout simplement «être»!

    Nous sommes confrontés devant la crise et le grand vide.
    Après le snobisme, il faut vraiment se questionner sur «Être» ou ne pas «Être»!

    Bon on va dire que je suis colonisé et sans noblesse parce que je m'inspire de chèque s'pire! (je vais rendre Mario jaloux!)


    Bonne campagne, avec vos poules, vos vaches et vos moutons!


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 07h45
    Pas de sens de l'État en effet
    Tous les chroniqueurs du Devoir s'entendent pour constater le manque de sens de l'État de notre intendant Charest. Espérons que le Peuple le renverra dans ses terres.

    Pour ce qui est de l'insuccès scolaire dans les écoles francophones de Montréal, il faudra une analyse poussée des causes de ces résultats. Qui échoue ? Sont-ce les francophones d'origine ou les nombreux immigrants que la loi 101 oblige à fréquenter l'école française et qui doivent donc faire l'apprentissage rapide d'une nouvelle culture - les écoles anglophones devraient être moins exposées à ce problème ? Est-ce parce que l'instruction n'est pas perçue comme une tare chez les Anglophones, contrairement aux Québécois (de souche) ? Est-ce que l'idée de dépassement personnel et d'encadrement vers la vraie réussite est aussi vive en milieu francophone ? Beaucoup de questions.

    Mais également un grand besoin d'introspection chez les Francophones sur l'éducation et l'intellectualité. Je me rappelle comment c'était beaucoup plus stimulant du côté sud de la montagne, pour quelqu'un à la recherche d'un véritable développement intellectuel, contrairement au charabia et à la poudre aux yeux à la grande école de la petite élite canadienne-française au nord de la même montagne. Je ne dis pas que les Québécois sont moins intelligents que les Anglo-Canadiens; je dis simplement qu'il nous faut revoir notre relation collective à l'intellect.

  • Claude Gravel
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 08h57
    Diagnostic percutant
    J'ai lu votre écrit attentivement et je suis entièrement d'accord avec votre propos.
    On a un PM "Conservateur" devenu "Libéral" par opportunisme, un Ado qui prend de l'âge seulement et une chef de parti qui a repoussé la raison fondamentale et le but de son parti. Il nous reste à espérer l'arrivée d'un LEADER qui va RÉVEILLER cette province de son écoeurement profond de la politique.

  • Moi
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 09h28
    Rafraichissant
    Monsieur Courtemanche, je veux prendre quelques instants pour vous dire à quel point vous êtes, et de loin, le journaliste que je trouve le plus lucide, clair et honnête dans ce que vous écrivez. On ne sent pas suinter la partisanerie facile dans vos écrits ni la vieille vision hypocrite d'un monde "eau de rose" qui n'existe pas. On sent que vous avez compris que c'est dans l'acceptation des diversités, dans un changement de paradigme économique et social que l'humanité pourra éviter la catastrophe d'avancer aveuglément vers son destin autodestructeur, car y a-t-il système économique plus destructeur que celui que l'on a en ce moment? Dans l'histoire de l'humanité notre système actuel n'a-t-il pas détruit l'environnement dans les 100 dernières années plus qu'en 2000 ans? N'y a-t-il pas moyen sans recourir bêtement aux idéologies réductrices et collectivistes de libérer l'esprit humain non pas vers un égoïsme rampant et un aveuglement destructeur, mais plutôt vers l'intelligence, le plaisir, le respect des diversités? Le système capitaliste tel qu'on le connait en ce moment repose sur une augmentation infinie des profits et l'exploitation suicidaire des ressources planétaires alors que l'on sait le tout impossible et s'il est possible dans un court laps de temps historique ce n'est qu'en exploitant toujours plus les travailleurs, ceux et celles qui produisent. À ce chapitre, une relecture du Capital de Marx dans la partie où il explique la théorie de "la baisse tendancielle du taux de profit" serait éclairante pour les gens malheureusement abrutis par les "Appareils idéologiques de l'État" (voir Louis Althusser). Quel dommage de voir les gens accrochés à leurs principes étroits que beaucoup dans leur faiblesse intellectuelle et insécurité maladive veulent imposer à l'ensemble. Le courage d'accepter la diversité, de s'accepter soi-même et de réfléchir en évitant les dogmes sécurisants et réducteurs n'est pas une qualité très répandue... Soit croyant si tu veux, mais ne m'impose pas ta croyance et encore moins en en faisant des lois. Les dogmes envahissent notre pensée, nos agir. N'a-t-on rien de plus brillant en ce moment que de parler de saupoudrage de millions dans du béton pour "sauver" notre économie? N'a-t-on rien de mieux qu'à défendre notre sapin de Noël (pas du tout menacé en passant) pour sauver notre supposée si "belle" identité québécoise? N'a-t-on rien de mieux qu'à promettre des places de garderie infinie à une population béate sans s'occuper de ce qui est le plus important...s'assurer que les enfants recoivent une éducation adéquate et enrichissante leur ouvrant l'esprit? Combien de parents s'imaginent encore (à tort!!!) que c'est en imposant leur "vision" de la société que leurs enfants deviendront des êtres bons, réfléchis, émancipés... Non je n'irai pas voter aux prochaines élections, car j'en ai marre des promesses de changement de système électoral qui ne se concrétisent jamais où l'on me force à voter "stratégique" sinon mon vote ne compte pas. Belle démocratie que celle-là... Par le vote stratégique, on me force à voter sans enthousiasme. C'est comme si on me forçait à être amoureux par stratégie et non par enthousiasme du coeur. J'en ai marre du cynisme ambiant de nos politiciens. J'en ai marre des préoccupations égoïstes et réductrices d'une partie du "bon peuple". Ne pas voter est ma façon à moi de dire "j'en ai marre" et de grâce ne mettez pas toutes les fautes sur le dos des politiciens, car ils sont ce que le "bon peuple" veut bien qu'ils soient...des vendeurs...

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 09h46
    "Fierté identitaire" mon oeil!
    Si vs pensez que les cs francophones sur l'ile représentent le Québec identitaire? lol. Si vous voulez voir l'école identitaire québécoise allez dans le 450 ou le 418. Le 514 ce n'est déjà plus le Québec identitaire. C'est le tiers-monde parachuté en plein coeur de notre métropole

    http://www.ledevoir.com/2008/09/17/205965.html

    "Réunis devant les médias, ils ont rappelé que l'école montréalaise reçoit davantage de jeunes provenant des communautés culturelles, qui ont souvent deux ou trois langues à maîtriser. À la CSDM, un élève sur quatre n'est pas né au Québec.

    De plus, l'école montréalaise accueille davantage d'élèves venant de milieux défavorisés et davantage d'élèves ayant des difficultés d'apprentissage."

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 10h29
    Les élections, l'école ...
    S'il y a actuellement des élections au Québec, c'est que Jean Charest s'est fait dire d'aller en élection par ses ''patrons''.

    Les fédéralistes, ceux qui ont organisés et financés l'incroyable propagande canadienne depuis 1995 au Canada et au Québec; les mêmes fédéralistes qui ont transformés le 400ième de Québec en ''fête du Canada'', les mêmes fédéralistes qui ont demandé à Nicolas Sarkozie de venir crier ''Vivre le Canada'' à Québec, les mêmes fédéralistes qui ont tellement troués la loi 101 depuis 25 ans, qu'elle n'existe maintenant qu'à peine, les mêmes fédéralistes qui ont rendus à toute fin pratique inopérante depuis quelques années des services comme : la commission de la protection de la langue française, les mêmes fédéralistes qui infiltrent et divisent le vote nationaliste au Québec, les mêmes fédéralistes qui pour diviser le vote nationaliste, ''appuient'' et FINANCE Québec Solitaire, les mêmes fédéralistes ... etc., etc.; ces mêmes fédéralistes ont dit à Monsieur Charest : John, tu as de bonne chances de gagner majoritaire; tu y vas, tu n'as pas le choix ... et on y met le paquet...

    En passant, ces mêmes fédéralistes commencent maintenant à dénigrer l'école publique francophone au Québec, en sortant des statistiques alarmantes sur le taux de réussites par rapport aux écoles anglophones ... Propagande pour inciter les nouveaux arrivants à envoyer leurs enfants du côté anglophone ? Très, très, très, très certainement oui. Ces fédéralistes ne s'arrête à rien. C'est un ethnocide pur et simple. Un ethnocide absolument structuré et financé presque à la perfection.

    Québécois. Il est absolument normal et évident que le taux de réussite des écoles francophones soit inférieur à ceux des écoles anglophones. Les écoles francophones accueillent depuis 25 ans, presque tous les immigrants ; beaucoup ne parlant même pas le français !! La solution c'est donc d'aider, DE FINANCER, de structurer, ''d'attaquer le taureau par les cornes'', et de réussir ... à améliorer l'école publique francophone au Québec. Il serai absolument normal que l'école francophone au Québec soit financé au prorata beaucoup plus que l'école anglophone...

    Mais soyez assuré que ce n'est pas ce qui va arriver. Ce qui s'en vient à grand pas, c'est une certaine ouverture des écoles anglophones aux immigrés ... pour finir dans 15 ans avec une ouverture complète ...

    Québécois, c'est un ethnocide pur et simple. La ''race'' canadienne française (québécoise), est en guerre ... Une guerre sournoise, hypocrite, une guerre surtout non déclarée, mais une vraie guerre ...

    Faudrait peut-être se réveiller ...

  • marcel vinet
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 10h43
    bon enfin...
    ce qui réveillerait réellement tout le monde ,ce serait qu un des partis face sa campagne électorale sur l idée que si il est élu,il fera l indépendance du Québec le lendemain de sa prise du pouvoir,autrement dit,faire un référendum en meme temps qu une élection...mais ca n arrivera pas ,parce qu on est un peuple qui a peur de tout...et si ce partis était élu,et bien ce serait vu partout a travers le monde un peu comme l élection d Obama aux u.s.a..alors qu on ne vienne pas me dire que les américains sont en décadence,c est plutot nous qui le sommes....Marcel

  • Jean-Serge Baribeau
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 10h48
    L'inconscience des politiciens m'inquiète et m'irrite
    Gil Courtemanche propose une intéressante analyse en ce qui concerne la situation actuelle. Il est en effet inquiétant de constater que ni les libéraux ni les autres partis n'ont rien à proposer pour sortir de la crise.

    Aussi, c'est avec tristesse que je constate qu'il faudra ne jamais cesser de parler du fameux DÉFICIT DÉMOCRATIQUE qui mine et discrédite notre système électoral et politique. Le mode de scrutin est antidémocratique, dépassé et éminemment injuste. Mais nul ne prend le taureau de l'imbécillité par les cornes de l'audace. Avant de mourir j'aurais aimé voté à quelques reprises dans un système électoral garantissant une certaine «proportionnalité». Maintenant je n'y crois presque plus. La classe politique, véritable caste, coterie ou maffia, ne cesse de favoriser la dépolitisation, le cynisme, l'indifférence et le dégoût.

    Quant à Mario Dumont il sera toujours un petit gavroche ou gamin irresponsable, totalement immature. Il ne changera jamais, j'en suis certain. Son image de petit jeunot baveux ne cessera jamais de le ravir. Pauvre enfant!

    En ce qui concerne les écoles francophones, les facteurs d'explication sont multiples. Quant à moi (j'espère que j'erre lamentablement), je pense que dans les milieux francophones une certaine culture de la médiocrité ne cesse de faire des ravages. Bien parler, bien écrire, bien s'exprimer et être savant, érudit et cultivé ne sont pas des qualités qui sont beaucoup valorisées. Et pourtant, il y a quand même, dans nos cégeps (j'ai enseigné la sociologie dans les cégeps pendant plus de trente ans) des étudiants remarquables, désireux de toujours en savoir plus (et mieux).

    En somme, je pense que le diagnostic de Gil Courtemanche est éminemment pertinent.

    Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 12h10
    L'échec scolaire de nos jeunes immigrants
    57,8% des élèves au Québec complètent leur Secondaire V après 5 ans
    Chez les enfants immigrants on tombe à 45,5%
    Chez les enfants noirs on tombe à 37,1%
    Chez les enfants noirs de langue maternelle créole on s'écrase à 23,7%

    Comme la grande majorité des enfants immigrants vont à l'école publique francophone sur l'Ile de Montréal, cherchez pas midi-quatorze-heures une explication autre!


    La recherche a été faite par Marie McAndrew, LA grande gouroue de l'évangile multiculturelle de la Commission Bouchard-Taylor

    http://im.metropolis.net/research-policy/research_

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 12h59
    Les propos de monsieur Paulo Raposo ... propagande va ...
    Monsieur Paulo Raposo est un bel exemple de la propagande sournoise, mais bien réelle, des fédéralistes. Sous des thèmes très à la mode: l'écologie, la justice social, le ''ras le bol'' de la chose politique, le dégoutement du vote stratégique, etc., Monsieur Raposo, nous recommande, sournoisement, mais nous recommande quand même, de ne pas aller voter le 8 décembre.

    Tout le monde sait très, très bien au Québec, que le succès du parti libéral est indirectement proportionnel au taux de participation. C'est à dire que moins que les gens vont voter, plus que le libéral est favorisé !!!

    Belle propagande hypocrite ....

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 15 novembre 2008 14h58
    Quelle audace....
    "Tout ce qu'on peut faire devant ce néant.
    C'est voter pour l'audace! Une audace qu'on peut considérée comme utopique, magique et tout ce que vous voulez, mais qui a le mérite d'être un peu plus. Oui, tout simplement «être»!"(S. Charbonneau)

    A ce stade, ce n'est plus de l'audace mais de l'inconscience!

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 15h12
    L'auto suffisance...lettre morte?
    Jean Garon avait élaboré un plan pour créer une forme d'auto-suffisance en agriculture. C'est demeuré lettre morte tout parti confondu. Pourquoi?

    C'est beau le libre marché, le libre échange aussi. Dans le cas des denrées qui ne sont plus ou psa disponibles ici, je suis d'accord; mais pour ce qui est des fruits et légumes produits par nos agriculteurs, nenni rien n'est programmé afin d'améliorer leur situation.

    Une ville c'est bon, mais la nourrir reste fondamantal; si non plus rien ne va. Si on ne dépend que des autres nous courrons à devenir un état à la remorque du FMI. L'indépendance c'est bien beau; mais sans infra-structure on s'en ira nulle part.

    La création d'une politique d'achat des denrées disponibles en saison demeure fondamentsle pour nos usines en région, nos entrepos frigorifiés et notre gestion des stocks.

    Que les partis se reveillent et proposent des choses en ce domaine et saissent de nous assomer de belles phrases vides.

  • Guy Fafard
    Inscrit
    samedi 15 novembre 2008 16h07
    La base d'une société; L'alimentation.
    Créer une forme d'auto-suffisance en agriculture, c'est une approche que tout parti confondu devrait élaborer.

    C'est beau le libre marché et le libre échange pour des denrées qui ne sont plus ou pas disponibles ici; mais les fruits et légumes produits par nos agriculteurs doivent être mis en valeur. On doit programmer des projets dans ce sens.

    Nourrir les ville reste fondamantal. Si on ne dépend que des autres nous allons devenir un état à la remorque du FMI. L'indépendance c'est bien beau; mais sans infra-structure on n'ira nulle part.

    Questions pour nos politiciens:
    Avons-nous encore des usine de boites de conserves?
    Dans quel état sont nos entrepots?
    Y en a-t-il suffisament en région?
    Nos abatoirs sont-ils en état?
    Le surplus de cerfs de l'île d'Anticostie pourraient passer à la moulinette; parce que des lois ça peut être adaapté à la situation de cette surpopulation artificielle.
    Des cuisines régionanles peuvent être créées pour des plats surgelés selon les régions. de Nouvelles industries peuvent ainsi surgir de partout.

    La création d'une politique de mise en marché des denrées disponibles en saison demeure fondamentale. La création d'usines en région, d'entrepos frigorifiques et de gestion des stocks.

    Que les partis se reveillent et proposent des choses en ce domaine et saissent de nous assomer de belles phrases vides.

  • Moi
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 16h11
    À monsieur Jacques Lafond
    Je crois que vous n'avez rien compris à mon propos qui n'avait aucun rapport avec l'option souverainiste du Québec comme quoi la lecture de l'Aveuglement de José Saramago vous rendrait sans doute un peu moins aveugle et même là... Lire Althusser et les Appareils idéologiques de l'État vous permettraient de comprendre certaines choses de notre société autant dans la vision fédéraliste que souverainiste comme si de tels sujets avaient une importance devant un navire qui coule... Franchement que de petite vision...

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 19h06
    À Monsieur Paulo Raposo
    J'étais à la petite école dans les années 50, ici à Montréal, et déjà, les enseignantes (les maitresses qu'on disait dans le temps), nous parlais de surpopulation de la planète, de famine innévitable, du navire qui coule, comme vous dites ...

    J'ai des nouvelles pour vous. 58 ans après, le navire n'a pas encore coulé. Même que je dirais que le navire est en meilleur état que jamais ; tout compte fait.

    Je vous concède que la planète a besoin d'être ''surveillée'', je vous concède aussi que le système capitaliste a besoin d'être réajusté, UN PEU. Mais, ayez confiance, la planète résistera, et l'homme s'adaptera et fera les ajustements nécesaire.

    Monsieur Raposo, vous dites que je suis aveugle. Je vous répond, que c'est le Québec qui est actuellement totalement aveuglé par des sujets comme l'écologie, la justice sociale, etc., etc.

    Monsieur Raposo, la planète va survivre. Même que la planète va vivre de mieux en mieux. Ce qui ne survivra pas, c'est le français au Québec. Et, c'est ça que j'essaye de dénoncer ...

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 10h21
    Absence significative
    Gil Courtemanche écrit : « Il faut dire que ça ne vole pas beaucoup plus haut dans les autres partis... », bien sûr faisant référence au Parti québécois et à l'Action démocratique. Pas un mot cependant du Parti Québec solidaire, lequel, justement propose des solutions aussi concrètes qu'audacieuses pour traverser la crise et en sortir avec des structures politiques, sociales et économiques plus sensées, plus fortes. Mais chez l'élite intellectuelle, le Parti Québec solidaire ne fait pas sérieux.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 11h38
    @ M. Berger
    M. Berger, on ne dit pas Québec Solidaire, on dit Québec Solitaire!


    Mais, vous savez moi, j'ai toujours été solidaire des solitaires!

    Je vais voter pour ces solitaires qui cherchent la solidarité.


    Votons Québec Solidaire!

    L'audace d'Être!


    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Ça fait peur d'Être! Ça fait encore plus peur d'Être différent!
    Devrait-on suivre le troupeau? C'est tellement plus sécurisant!
    Tout le monde fait le con, fait le don!
    Wow! C'est bon comme slogan!
    Mario va peut-être vouloir me recruter!
    À bien y penser, non, il aurait peur que je lui vole la vedette!

  • jacques noel
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 13h54
    La France, la Finlande est l'école
    Je disais dans un message plus bas que c'était l'arrivée massive d'élèves du tiers-monde dans les écoles de la CS de Montréal qui fait baisser la moyenne de réussite de la CS, en fait la pire au Québec.

    Ici, le Derome français demande à la ministre pourquoi laFrance est 14e en Europe en éducation alors que la Finlande est premiere au monde!
    Réponse: la Finlande est très fermée (lire: elle accepte peu d'immigrants). La France a une forte communauté étrangère qui fait baisser la moyenne! Imaginez si la ministre Courchesne disait la même chose icite, en pleine élection!


    http://www.dailymotion.com/video/x5ss0p_limmigrati

  • Anthony Gifuni
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 16h09
    Pour continuer la discussion M. Lafond...
    Monsieur Lafond,

    Si vous voulez réellement défendre le Français au Québec, veuillez le faire avec des arguments dignes du qualificatif d'argument, surtout lorsque vous vous attaquez aux intentions supposément cachées d'un inconnu.

    Vous dites qu'en vérité, M. Raposo serait entrain de vouloir renforcer le statut quo par son argumentaire en faveur de ne pas voter. Cette accusation est complètement infondée et fait preuve justement de votre incompréhension de ses propos. M. Raposo dit qu'il n'ira pas voter car il a le sentiment que son vote n'a pas de valeur dans un système parlementaire qui favorise le vote stratégique. De plus, il s'en prend aux partis qui ont plus de pouvoir qu'il ne le devrait grâce à ce manque de représentativité. Puis, il indique que ceux-ci ne représentent pas de façon suffisantes ses convictions, en reprenant les propos de M. Courtemanche. Ainsi, M. Raposo étant voulant faire valoir son désintérêt face à l'aspect stratégique du vote, il décide de ne pas voter et vous de l'accuser d'agir par stratégie et non par conviction? N'est-ce pas un peu ridicule?
    De votre argument, devrais-je en conclure qu'en votant pour Québec Solidaire, un parti qui se soucie à la fois de la justice sociale, de l'environnement et de la souveraineté du Québec, au fin fond de moi-même je vote stratégiquement pour favoriser les libéraux et la destruction de la langue française?

    Veuillez m'excuser, je sais que vous en avez déjà vu beaucoup dans les années 50 et que vous avez ainsi le savoir infus. Je comprends ainsi votre désintérêt apparent et votre fortement justifiée impression de déjà-vu en ce qui a trait les situations internationales simultanées de la crise financière, de la crise alimentaire, de la crise énergétique et du réchauffement climatique. Tous ces systèmes sont de nature cycliques... 1958 ou 2008, peu de différence. Malheureusement pour vous, les générations plus jeunes semblent grandement préoccupées par cette situation qui influencera justement les prochaines 50 années de leur vie. Vous pouvez le blâmer sur leur manque d'expérience. Enfin, pourquoi se compliquer les choses, lorsque la réalité est en fait si simple. Si vous n'avez pas déjà remarqué, M. Raposo et moi n'avons pas des noms d'origine française. Il est donc clair que nous cherchons à nuire à vos efforts de protection du français. C'est malheureux ce que la génétique peut nous faire faire sans en être conscient.

    Plaisanteries mises de côté, la question n'est pas de savoir si le navire va résister, mais à quel coût et avec qui à son gouvernail et qui à son bord. Si ceux qui se préoccupent par ces questions ne parlent pas de la protection de la langue française dans leur discours, je crois bien que c'est parce que ces combats sont différents, sans s'exclure mutuellement. À chacun son combat et à chaque combat son moment, alors à chacun de choisir quand combattre et pour ce qu'il entend.

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 17h33
    Mauvaise foi
    Il se trouve encore des intellos, du Devoir ou de Radio-Canada, qui tombent à bras raccourci sur les écoles publiques du Québec, aidés en cela par les palmarès concoctés par cette même élite. Quelle myopie consentie, quelle coupable ignorance de l'histoire ! Ce n'est que depuis quatre décennies que le Québec tente à coups de milliards d'assurer l'éducation à tous, pauvres comme riches, Québécois de vieille ou de jeune souche, immigrants, etc. Je me demande quel intérêt autre que peut avoir l'élite a dénigré l'école publique québécoise que celui de retrouver ces écoles classiques d'autrefois, qui ont fourni l'essentiel des élus de l'Assemblée nationale actuelle, des élus qui envoient pour la majorité (Marois fait exception) leurs enfants à l'école privée. Quand Madame Bombardier déplore que les Québécois soient davantage préoccupés de leur système public de santé que de l'éducation, elle se réfère au système d'éducation privée hautement subventionné par son élite.

    Roland Berger

  • Jacques Lafond
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 18h11
    À Messieurs Gifuni, Raposo, Charbonneau, Berger.
    Je vous remerci pour votre lettre Monsieur Gifuni. Il est tout à fait évident et absolument ''coulé dans le béton'' que le ''non vote'' est un vote pour le parti libéral. Personne ne peux nier ce fait. Le succès du parti libéral, est indirectement proportionnel au taux de participation. Donc, quelqu'un qui prone l'abstention pour le 8 décembre prochain, prone en réalité un vote stratégique pour le parti libéral. Tout le monde sait ça; c'est un fait des plus objectif et des plus mathématique.

    Que Monsieur Raposo l'ai fait inconsciemment, je veux bien, mais la réalité, c'est la réalité ...

    Je suis pleinement d'accord avec vous monsieur Gifuni qu'à chacun son combat, et qu'un combat n'exclus pas nécessairement l'autre.

    Je vous assure, Monsieur Gifuni, que vous n'avez pas besoin d'être jeune au Québec pour être aveuglé, à mon avis. Il y a pleins de vieux au Québec qui sont aussi ''aveugle'' que les jeunes, encore une fois, à mon avis.

    Prenez l'exemple de Messieurs Charbonneau et Berger. Ce sont, comme moi, des vieux, mais ils sont, à mon avis aussi aveugle que plusieurs jeunes. Aveuglé par des thèmes très à la mode, et aussi très important, comme l'écologie, la justice sociale, etc., etc...

    Monsieur Charbonneau est l'exemple typique de l'homme féminisé du Québec. Il est converti à la ''religion'' du féminisme. Il ne comprend pas qu'il y ait des différences naturelles entre un homme et une femme, et il tente par tous les moyens de nier ces différences.

    Monsieur Berger, lui, est une ''relique'' des années 1900. Lui, il pense que le communisme est bon. À son âge, il n'a pas encore compris que c'est l'argent qui mène, c'est l'argent qui a toujours mené, et c'est l'argent qui mènera toujours ...

    En passant, monsieur Gifuni, j'ai une grande révélation à vous faire ici. Prenez bien note. C'est l'argent, c'est la richesse qui va régler tous les problèmes. L'argent et la richesse vont régler les problèmes d'écologie, de justice sociale, de langue française au Québec, ainsi que tous les autres problèmes que vous pouvez imaginer. Rien ne sera régler par la pauvreté. Et pour obternir la richesse, il faut laisser les gens qui veulent faire de l'argent, en faire ...

    Mais, monsieur Gifuni, comme vous dites si bien, laisser faire les gens faire de l'argent, n'exclut pas les autres combats justement ...

    Je vais finir ce trop long texte avec quelques idées sur QS, Québec solitaire.

    Québec Solitaire est appuyé par nul autre que Julius Gray. Le même Julius Gray qui a travaillé avec acharnement pendant 25 ans à la défense les droits linguistiques des anglophones au Québec, le même Julius Gray qui a participé à trouer la loi 101 jusqu'au point de la rendre méconnaissable.

    Québec Solitaire est financé en très large parti par les fédéralistes canadiens.

    L'existence même de QS est pour diviser le vote nationaliste et de faire passer le vote fédéraliste libéral.

    L'exemple le plus frappant est Jean Charest lui même dans Sherbrooke qui a passé directement à cause de Québec Solitaire aux dernières élections.

    La David et son docteur, sont soit des vendus, soit des imbéciles, ou soit des égoistes profiteurs qui se présentent aux élections pour simplement prendre une chance d'être élu. Ils ont quoi à perdre de toute façon. La campagne est payée ...

    Au Plaisir ...

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    dimanche 16 novembre 2008 19h15
    À J.Noel
    Jacques Noel en tout respect de votre personne, je suis souverainiste comme vous. Vous y allez un peu fort avec les communautés culturelles. Il y a en a des jeunes issus de l'immigration qui s'intégrent au Québec de culture française.
    Vos généralisations à outrance lorsque vous en usez, vous devriez le savoir se révèlent nuisibles.

    Le PQ a besoin des Facal et Kotto afin de sortir l'immigration du ghetto libéral. Idem pour le Bloc avec une M.Mourani et È.Thaï Thi Lac.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 17 novembre 2008 09h28
    @M.Bouchard
    Je ne généralise pas; je m'en prends à un discours qui est faux de A à Z

    1) Il n'y a pas de crise démographique au Québec. C'est le mensonge du siècle. Le Québec a même l'un des meilleurs bilans démographiques du monde industrialisé

    2) La nouvelle immigration n'enrichit pas le Québec; elle l'appauvrit à vue d'oeil. S'agit d'errer quelques heures dans les quartiers de Montréal pour s'en rendre compte.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 17 novembre 2008 11h10
    Une question de couilles
    Selon M. Lafond, je manque de couilles.
    Souvent, selon Mme Chouinard, j'en ai trop.

    J'ai baissé mon pantalon pour bien me tâter et je demeure perplexe!
    Trop ou pas assez!
    Bah! Personnellement, je vis très bien avec ce que j'ai.

    J'ai suffisamment de couilles pour voter pour Québec Solidaire qui est un parti qui a des idées et pour sa représentante, Mme David qui a des couilles (son docteur aussi semble avoir des couilles, mais bon... il y en a qui en doute!).

    Parfois, j'ai trop de couilles et ça fait chier Mme Chouinard. Ça, ç'a me désole!

    M. Lafond dans son élan hormonal, me trouve terriblement féminisé et voit toute la nocivité de ce parti solitaire.
    Un parti de vendu!
    On constate, par son propos, qu'il y a très longtemps qu'il n'y a pas eu de débat d'idées au Québec.
    On constate une dépolitisation, un vide idéologique.
    L'image et les préjugés grossiers véhiculés par les radios poubelles et les nombreux journalistes (sic) sans envergure, remplacent les idées et étouffent les débats.


    Serge Charbonneau
    Québec

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 17 novembre 2008 12h37
    @ M. Jacques Lafond
    Votre façon de voir partout des complots présumément ourdis par les forces fédéralistes semble tourner à la paranoïa !

    Après nous avoir dit:

    - Qu'à peu près tous les organismes au Québec (et même Sarkozy) sont noyautés par les forces fédéralistes,

    - Que le faible taux de participation favorisera le Parti Libéral ( poutant,au lieu de se plaindre encore une fois, rien n'empêche les péquistes de se grouiller le cul et d'aller voter en grand nombre !!),

    - Que ceux qui sont désabusés et n'iront pas voter ou annuleront leur vote sont des sournois et des hypocrites qui font le jeu du Parti Libéral,

    voilà maintenant que vous dites que Françoise David, Amir Khadir et le parti Québec Solidaire sont des vendus ( ou des imbéciles! ) payés par le fédéral pour nuire au PQ ! Non, mais...

    Les insuccès du PQ, ce sera encore et encore une fois la faute des autres ! Après chaque élection, on entend toujours dire qu'il est bien connu que ce sont les péquistes qui s'abstiennent le plus de voter! So what ! Si les péquistes sont réellement ces gens si conscientisés et qu'ils tiennent à leur cause, ils n'ont qu'à aller voter plutôt que de toujours rejeter la faute sur les autres et venir nous casser les pieds avec leurs éternelles jérémiades comme vous le faites si bien !

    Faudrait-il , pour vous satisfaire, qu'il n'y ait que les péquistes qui puissent avoir le droit de vote ?

  • Jacques Lafond
    Abonné
    lundi 17 novembre 2008 14h41
    À Monsieur Michel Savard
    Je suis d'accord avec vous, Monsieur Savard, sur quelques points. Le vote nationaliste devrait se grouiller le cul, et aller voter, et le vote nationaliste devrait arrêter de se plaindre, et agir.

    Un peu comme le vote fédéralistes dans les années 1990, ces gens était les ''underdogs'', mais ils se sont réveillés depuis, et ils ont complètement tournés la vapeur ... Il faut respecter ça, même si les moyens qu'ils ont pris pourrait être discutés.

    C'est tout à fait entendu que les libéraux, le premier décembre, vont aller chercher le maximum de voteurs, sur des civières si nécessaire, pour faire sortir le vote par anticipaton. Le 8 décembre, ça va être la même chose ...

    Le vote nationaliste va être beaucoup moins aggresif. Mais, ils n'auront qu'eux à blâmer pour ça ...

    Ça fait parti de notre démocracie ...

    En plus, le vote nationaliste est divisé en plusieurs partis, et le vote fédéraliste est uniforme ...

    Pas très rose pour les nationalistes ...

    Politiquement, je dirais même que je n'ai pas grand chose à reprocher aux fédéralistes. Mais ce que je leurs reproche est de taille.

    Ce que je reproche aux fédéralistes (ou aux libéraux), c'est la protection (ou plutôt la non protection) de la langue française au Québec et à Montréal.

    Il y a une terrible dégradation du français à tous les niveaux au Québec, et les libéraux laisse faire, et vont continuer à laisser faire. C'est totalement innacceptable.

    J'ai la conviction que la langue française au Québec agonise, et va à toute fin pratique disparaitre eventuellement ... et que ça prendrais un sacré bon coup de barre, et çe, immédiatement.

    Alors, je vote nationaliste presque exclusivement pour ça.

    Vous savez, le parti libéral est très largement financé par les anglophones. C'est un problème. C'est un grave problème, parce que les anglophones sont pour la liberté de la langue au Québec, et la liberté de la langue au Québec, est inévitablememt la mort du français dans les années à venir ...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 17 novembre 2008 16h03
    Tout s'explique; c'est ben simple...!
    Ah! M. Charbonneau....!

    Je viens de comprendre que si vous êtes féminisé et manquez de couilles, aux yeux de Jacques Lafond, c'est parce qu'il n'y a que les pkiss qui en ont (et des grosses à part ça) et comme vous appuyez le parti solitaire, alors quelle déchéance (il doit y avoir une fuite de testostérone quelque part)...! Ce monsieur Lafond doit se sentir bien frustré avec Mme Marois, en tant que cheffe du PQ...! My God!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 17 novembre 2008 16h21
    @M. Jacques Lafond
    Heureusement que notre ti-jean, notre p'tit frisé, parle encore français.

    Le PQ devrait recommander une police secrète qui irait vérifier au sein de nos familles québécoises "pure laine" si le français est bien parlé et bien enseigné à leurs enfants, car l'apprentissage, à la base, se situe à ce niveau.

    Il faudrait que ces chers parents interdisent à nos chers petits ados de "surfer" sur internet qui constitue, partout sur la planète, une source d'anglicisation. Ben quoi! tous les jeux et les sites pornographiques sont en anglais! Faut bien comprendre quelque chose!

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