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La pureté et la santé

Denise Bombardier   15 novembre 2008  Québec
Lorsqu'on parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (pour paraphraser la chanson La Bohème, immortalisée par Charles Aznavour), on se souvient que, dans le Québec d'antan, la pureté était une obsession largement partagée. Et avec elle, indissociables, la peur du péché et la fascination pour le sexe. On peut même affirmer que la pureté était une des mamelles de l'identité canadienne-française.
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  • Bernard Desgagne
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 00h19
    Détournement de sens et fable psychanalytique
    « Premièrement, dans le contexte politique actuel, on entend par «santé» le «système de soins de santé». C'est l'état lamentable de ce système qui préoccupe les Québécois, et non leur santé personnelle.

    Contrairement à beaucoup d'autres pays, y compris des pays beaucoup moins riches que le Québec, nous sommes aux prises ici avec une pénurie importante. Quand on habite en Outaouais, dans une région qui manque cruellement d'installations médicales, de médecins et d'infirmières, on sait ce que ça veut dire. Il faut faire la file à l'urgence pendant six, sept ou huit heures pour de vulgaires points de suture. La plaie a quasiment le temps de se refermer!

    Deuxièmement, les Québécois ne sont pas plus obsédés par leur santé personnelle ou par la peur de mourir que le reste des pays occidentaux. Il s'agit de voir les sommes astronomiques qu'on dépense dans ce domaine aux États-Unis pour s'en persuader.

    Donc, Mme Bombardier prend le résultat d'un sondage électoral et en détourne complètement le sens pour construire une invraisemblable fable psychanalytique sur la nation québécoise. Et par surcroit, elle se permet de lui conseiller de s'instruire.

    Puisqu'elle nous parle des déboires du CHUM, elle devrait se rendre compte que, pendant que des régions du Québec manquent de ressources en santé, le gouvernement annonce qu'il va construire un CHU pour les Anglais et un autre, peut-être, une décennie plus tard, pour les nègres blancs d'Amérique. Tout cela pour envoyer des médecins pratiquer en Ontario ou aux États-Unis et pour angliciser davantage Montréal, par l'intermédiaire de McGill et de son apartheid linguistique.

    Le Québec a besoin de s'instruire, Madame Bombardier? Alors, il n'a pas d'argent à gaspiller à former bénévolement des médecins pour le reste de l'Amérique. Voilà qui pourrait faire un bon sujet de chronique pour vous. Bien meilleur en tout cas que vos interprétations alambiquées de l'âme québécoise.

    P.-S. Vous trouverez tous les détails sur le scandale des CHU de Montréal dans le site unseulmegachu.org., y compris un texte solide de feu Denis Lazure, un homme qui n'avait pas peur de mourir, mais qui se préoccupait néanmoins, comme bien des Québécois, de l'état lamentable des soins de santé au Québec. »

  • Denis Gagnon
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 01h07
    bravo mme bombardier
    « maudit que vous nous donné l heure juste cette semaine merci
    denis gagnon »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 05h31
    C'est la faute aux media
    « Comme les grandes guerres, les crises financières mondiales ne sont pas notre affaire. La formule à l'effet que la dernière guerre n'était pas "notre guerre" court toujours.

    Les Québécois s'en remettant majoritairement au Bloc Québécois pour défendre leurs intérêts ne voient pas pourquoi il faudrait en plus proposer au gouvernement fédéral des actions concrèts pour mieux gérer la Canada, en temps de crises comme en tout temps, et pour participer aux grandes discussions internationales portant sur la paix, la sécurité, la stabilité financière et l'économie globale.

    Cette indifférence a au moins deux sources.
    1. Les média qui n'ont jamais plus que quelques secondes pour annoncer que le dollar baisse ou que le dollar monte avec des tableaux si mal faits que l'on ne sait pas si on y gagne ou si on y perd. Le prix du baril de pétrole, au moins, est généralement annoncé avec clarté et fanfare. Et si le prix de l'essence baisse, pourquoi voudriez-vous que l'on se soucie de ce que M. Harper va dire à Washington ce weekend.

    2. L'option politique d'un grand nombre de citoyens qui ne s'intéressent pas à ce qui se passe à Ottawa, et encore moins à ce qui se passe un peu plus loin à l'Ouest. Or, les principaux leviers susceptibles d'influencer l'évolution de l'économie sont gérés pas Ottawa. D'abord, la monnaie, les taux d'intérêts, les règles régissants les banques et les aures institution financières. Mais aussi les représentations et les prises de positions sratégiques dans les grands organismes internationaux comme le FMI, la Banque mondiale, l'OCDE, l'OMC...

    Alors si ce qui se passe à Ottawa ne nous intéresse que dans la mesure ou la reconnaissance des Québécois comme nation dans un Canada uni sera ou ne sera pas inscrite dans la Constitution de 1982, comment voulez-vous que la crise financière et les débats sur la gestion de l'économie mondiale soient en tête des préoccupations des électeurs durant cette campagne électorale.

    Avec la santé, au moins, on peut voir les hopitaux près de chez-nous, on a vu un jour une salle d'attente bondée et on connaît quelqu'un qui y a séjourné. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 06h10
    Ou il n'y a plus de pêcher,il y a la maladie.
    « J'ai lu dans la bible que le pêcher entraîne la mort, ici au québec il n'y a plus de pêcher donc plus de mort. Ou est le problème ? Effectivement une Societe qui n'a plus de repère est une société malade qui se meurt. Cette maladie s'appelle babyboomer, heureusement ce n'est pas tout le corps qui est malade, mais avec une bonne médecine on va pouvoir guérir tout le corps en entier. Mais parfois il faut de la chimio pour guérir, sommes nous rendus la? »

  • Jacques Godin
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 10h04
    À qui la faute ?
    « Depuis l'avènement de l'assurance maladie, la santé fait les manchettes au Québec. Pendant des années, même lorsque la majorité des québécois étaient satisfaits des soins reçus, ce qui est souvent le cas encore, on avait l'impression de vivre dans une société du tiers monde si l'on se fiait aux médias. Or cette psychose est-elle inhérente aux québécois ou l'est-elle devenu au cours des années à force de lire les titres des journeaux? »

  • Suzanne Plourde
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 14h39
    Fière des valeurs des Québécois
    « Comme bien des Québécoises, je n'ai PAS tranmis à mes enfants « cette obsession de la maladie déguisée en propos sur la santé », je leur ai plutôt transmis des valeurs de vie saine, mais force est de constater que lorsque nous sommes malades, il est bien difficile de trouver un médecin « de famille » qui établira un bilan global et complet de notre état de santé. Il est donc normal qu'au Québec, nous demandions aux représentants que nous élirons de bien prendre en considération cette situation et d'y apporter les modifications nécessaires afin d'assurer aux personnes malades des soins auxquels nous sommes en droit de réclamer. Et j'exclus ici les services de santé au privé dont une partie de la population seulement peut se prévaloir.

    Pour ce qui est de ces « histoires d'horreur », sachez que ce sont aussi des réalités. Nous les Québécois, nous ne sommes pas « apeurés », nous sommes réalistes et nous voulons profiter des élections pour bien faire comprendre à nos élus nos besoins.

    Et si 8 % des Québécois considèrent l'éducation comme une priorité, c'est probablement que nous sommes relativement satisfaits du système. Comme mes parents, j'ai permis à mes enfants la poursuite d'études qui leur a permis de bien se développer, me mener une vie heureuse et responsable. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    samedi 15 novembre 2008 16h22
    Les gens ne comprennent pas de quoi dépend la santé de leur corps physique alors...
    « Comme on pensent de plus en PLUS que l'être humain(e) n'est qu'une simple machine charnel(le) qui devrait toujours être en bon état de fonctionnement et qu'on n'a plus FOI dans le fait pourtant bien réel que la santé physique de ce véhicule charnel(le) de l'entité ou esprit ou âme qui y prend place, dépend d'un ensemble de facteurs psychologiques, émotionnels et spirituels. Alors, la plupart se précipite dans les services de santé, sans faire d'examen de conscience pour voir si cet état de santé dificient ne pourrait pas plutôt être dû à de mauvais comportements ou de mauvaises pensées qui induisent une Réponse / un Retour qui est un avertissement pour ce mauvais "libre-choix" posé par le "libre-arbitre" de la personne concerné(e). C'est ainsi que la LOI du RETOUR fonctionne.

    Nous formons un tout soit, nous rassemblons les aspects physiques, émotionnels, psychologiques er spirituels pour tenter de Grandir en Sagesse ($age$$e) et en Grâces alors, qu'un ou plusieurs de ces aspects de notre personnalité fasse(fassent) défaut et notre état de santé physique s'en ressent tout de suite ou s'en ressentira dans de prochaines situations. De là la suggestion de faire un examen de conscience quand une personne tombe malade car, la plupart du temps, pour ce qui est de maladies, c'est un avertissement de changer de comportement ou l'effet RETOUR pour des mauvais gestes posés envers ses proches, un manque d'Amour Fraternel.

    Pour ce qui est d'un accident, c'est une épreuve pour perfectionner son comportement soit, accident causé par manque d'attention, vitesse, orgueil, etc., etc., etc... mais, dans la plupart des cas, on devraient pouvoir en "tirer" une leçon.

    En résumé, de plus en PLUS de gens ont perdu FOI et posent des gestes pour induire des tourments dans le véhicule charnel(le) / corps physique qui recouvre leur esprit ou âme, ce qui les fait se précipiter dans les hôpitaux ou les C. L. S. C. alors que, le mal est intérieur et eux / elles seuls(es) peuvent se guérir en changeant leurs états psychologiques / émotionnels et spirituels.

    Pour preuve, je dois encore me citer em exemple,: ayant été victime d'un grave accident routier le 16 décembre 1982, après dix-huit (18) jours de coma profond, j'ai vécue une période d'environ neuf (9) années de réhabilitations diverses intenses, pour finalement me retrouver avec 58% de déficits restants. À partir de cet instant, par toutes mes actions bénévoles pour venir en aide aux gens de la $ociété Humaine $aine, j'ai petit à petit récupéré TOUT ce que j'avais perdu en agilité, en dextérité et en logique. Cela, tout en développant des facultés dites ésotériques qui me permettent de mieux performer maintenant.

    Tout ÇA, je l'ai accompli par moi-même et non pas par des soins hospitaliers. Aujourd'hui, les gens ne s'interrogent pas sur les causes de leurs maux et vont immédiatement encombrer les salles d'urgence. C'est pour cette raison futile que la santé est de plus en PLUS onéreuse.

    Merci de votre ATTENTION & l'introspection est à faire !

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 07h01
    La richesse de la santé
    « Les riches sont souvent en santé.
    Les pauvres sont souvent malades.

    Mais, peu importe que l'on soit riche ou pauvre, quelle est donc la plus grande richesse?


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 10h08
    Une autre leçon
    « Madame Bombardier, qui voit le présent le regard fixé dans son rétroviseur tente ici de convaincre les Québécois que s'ils s'abreuvaient aux mêmes sources passéistes qu'elle, ils n'auraient pas une mentalité de vieux, ils n'auraient pas peur de la maladie ni de la mort. Démonstration décousue !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Louis Simard
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 10h20
    Bien dans la mire
    « Chère madame Bombardier,

    à nouveau, dans ce dernier article, vous visez tout à fait juste dans votre façon d`analyser l`obsession quasi- maladive que nous avons pour la santé. Effectivement, il est pour le moins curieux que nous, comme collectivité, accordions si peu de place à l`éducation, alors qu`elle est, à maints égards, garante d`une liberté qui peut davantage nous prémunir des revers de la maladie. Car la santé est bien davantage, rappelons-le, que l`absence de maladie. Notre vision bien étroite de la santé aurait vivement à bénéficier d`un sage recul que peut octroyer, par son essence même,l`éducation. Primum,educare...

    Bonne semaine!

    Louis Simard,MD
    louis.simard@videotron.ca »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 16 novembre 2008 17h16
    L'obsession de la pureté
    « L'obsession de la pureté a ceci de funeste qu'elle régimente la pensée de ceux et celles qui l'entretiennent. Ils ne peuvent que voir en noir et blanc et passent leur vie à se montrer nuancés. Quelle tristesse !
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

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