Québec, Ontario et Nouveau-Brunswick - Guerre ou pas, élections il y aura !
3 mars 2003
Québec
Orangeville, Ont. — La guerre en Irak aura vraisemblablement peu d'impact sur le calendrier électoral en Ontario, croit le premier ministre de cette province, Ernie Eves.
Ce qui l'inquiète davantage, ce sont les répercussions économiques d'une guerre. «Je pense que cela aurait un impact sur l'économie américaine, sur l'économie canadienne et en définitive, de toute évidence, sur l'économie ontarienne», a-t-il dit hier.
Bien que les cinq ans du mandat du gouvernement conservateur ontarien prennent fin au printemps 2004, on s'attend généralement à ce que M. Eves déclenche des élections dans les tout prochains mois.
Il y a plusieurs semaines, le premier ministre du Québec, Bernard Landry, avait lui aussi évoqué la possibilité qu'une guerre en Irak affecte le choix de la date des prochaines élections et entraîne un report du scrutin, que plusieurs observateurs prédisent pour le mois d'avril.
Il a depuis laissé entendre que le processus électoral irait de l'avant.
Un politologue ontarien, David Cocherty, souligne que l'incertitude qu'engendre toute guerre ne signifie pas nécessairement que les gens vont réélire le parti au pouvoir pour maintenir le statu quo.
«Il est vrai qu'en période d'incertitude, les gens peuvent être tentés de privilégier ce qu'ils connaissent, mais d'un autre côté, lors de temps incertains, les gens tendent à l'occasion à pencher un peu plus vers la gauche, ou au moins au centre.»
Au Nouveau-Brunswick
Pendant ce temps, à Fredericton, il semble que le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, pourrait lui aussi déclencher des élections provinciales au printemps. Il ferait ainsi le pari que sa popularité personnelle permettrait de faire oublier le mécontentement suscité cet hiver par la hausse des coûts de l'assurance automobile, la flambée des prix de l'essence et les craintes d'une escalade des tarifs de l'électricité.
Plusieurs s'attendent à ce que M. Lord convoque les électeurs aux urnes le 9 juin — presque exactement quatre ans après la victoire de son gouvernement conservateur, qui mettait fin à 12 ans d'administration libérale dans cette province maritime.
M. Lord a été très activement courtisé par des conservateurs qui le voyaient à la tête du Parti conservateur fédéral, mais il a refusé l'offre. L'attention nationale que lui a value cette cour assidue a contribué à améliorer sa popularité personnelle dans les sondages d'opinion au Nouveau-Brunswick et pourrait avoir été un facteur décisif du choix — risqué — de tenir des élections au printemps.
Cependant, le gouvernement conservateur de M. Lord tire de l'arrière derrière son leader et ne détient qu'une mince avance sur les libéraux auprès de l'opinion publique.
Ce qui l'inquiète davantage, ce sont les répercussions économiques d'une guerre. «Je pense que cela aurait un impact sur l'économie américaine, sur l'économie canadienne et en définitive, de toute évidence, sur l'économie ontarienne», a-t-il dit hier.
Bien que les cinq ans du mandat du gouvernement conservateur ontarien prennent fin au printemps 2004, on s'attend généralement à ce que M. Eves déclenche des élections dans les tout prochains mois.
Il y a plusieurs semaines, le premier ministre du Québec, Bernard Landry, avait lui aussi évoqué la possibilité qu'une guerre en Irak affecte le choix de la date des prochaines élections et entraîne un report du scrutin, que plusieurs observateurs prédisent pour le mois d'avril.
Il a depuis laissé entendre que le processus électoral irait de l'avant.
Un politologue ontarien, David Cocherty, souligne que l'incertitude qu'engendre toute guerre ne signifie pas nécessairement que les gens vont réélire le parti au pouvoir pour maintenir le statu quo.
«Il est vrai qu'en période d'incertitude, les gens peuvent être tentés de privilégier ce qu'ils connaissent, mais d'un autre côté, lors de temps incertains, les gens tendent à l'occasion à pencher un peu plus vers la gauche, ou au moins au centre.»
Au Nouveau-Brunswick
Pendant ce temps, à Fredericton, il semble que le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, pourrait lui aussi déclencher des élections provinciales au printemps. Il ferait ainsi le pari que sa popularité personnelle permettrait de faire oublier le mécontentement suscité cet hiver par la hausse des coûts de l'assurance automobile, la flambée des prix de l'essence et les craintes d'une escalade des tarifs de l'électricité.
Plusieurs s'attendent à ce que M. Lord convoque les électeurs aux urnes le 9 juin — presque exactement quatre ans après la victoire de son gouvernement conservateur, qui mettait fin à 12 ans d'administration libérale dans cette province maritime.
M. Lord a été très activement courtisé par des conservateurs qui le voyaient à la tête du Parti conservateur fédéral, mais il a refusé l'offre. L'attention nationale que lui a value cette cour assidue a contribué à améliorer sa popularité personnelle dans les sondages d'opinion au Nouveau-Brunswick et pourrait avoir été un facteur décisif du choix — risqué — de tenir des élections au printemps.
Cependant, le gouvernement conservateur de M. Lord tire de l'arrière derrière son leader et ne détient qu'une mince avance sur les libéraux auprès de l'opinion publique.
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