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Le ras-le-bol populaire terrifie les partis

Québec — Moins de pancartes et moins de porte-à-porte: les partis sont très inquiets de la colère des citoyens à propos des élections non désirées et chacun tente de la juguler à sa façon. Tous conviennent que, si rien ne change, le taux de participation sera anémique.

La lassitude électorale était évidente à l'usine de tuyaux de plastique Ipex à Repentigny, mardi, après une visite du chef adéquiste. Mario Dumont tente de retourner cette lassitude en argument électoral contre Jean Charest, incitant les électeurs frustrés à aller «punir» dans l'urne celui qui les a plongés dans une autre campagne électorale après les fédérales et moins de deux ans après les provinciales du 26 mars 2007.

«Ça ne me donne pas l'envie de punir personne. Ça me donne simplement l'envie de ne pas y aller», a rétorqué Simon Beaucage, un ouvrier d'Ipex rencontré après le passage du chef adéquiste. «Moi, je suis tanné des élections, vous pouvez pas savoir comment», a ajouté Gilles Bastien, technicien de procédés. À ses côtés, un jeune collègue au nom radio-canadien de Jean-François Lépine n'avait lui non plus aucune intention de se rendre à l'isoloir. «Pourtant, la démocratie, c'est bon. Je ne pense pas qu'on pourrait aller vers autre chose. Mais à un moment donné, c'est trop. C'est vraiment trop.»

Mario Dumont rejette la faute de la démobilisation de ses propres troupes sur le chef libéral: «En endormant les Québécois, je pense que Jean Charest a endormi une partie des adéquistes», a-t-il soutenu lors d'une entrevue radiophonique. Selon lui, à l'ADQ «il y a un besoin de se réveiller et de dire: le gars qui a déclenché des élections dont personne ne voulait, qui ne nous écoute pas, c'est le même individu qui espère qu'on n'ira pas voter.»

Pas de «tsunami» de pancartes

En raison de la lassitude électorale, des candidats promettent de se faire discrets. La députée adéquiste de Deux-Montagnes, Lucie Leblanc, a promis, avant même le déclenchement des élections, qu'afin de «minimiser l'impact psychologique» de la campagne, elle donnerait dans l'affichage «sobre et minimaliste». «J'ai l'intention de m'adresser à l'intelligence des citoyens [...], pas de leur faire vivre un tsunami de pancartes électorales».

Pour leur part, les libéraux hésitent à parler de fatigue électorale, de peur de confirmer la thèse voulant que Jean Charest ait déclenché les élections trop rapidement et pour ses intérêts seulement. Les stratèges libéraux ont longtemps hésité avant de se ranger derrière l'idée de ces élections automnales. C'est dire tout le soin qu'ils ont pris à analyser la réaction éventuelle de l'électorat à ce déclenchement précipité.

La réaction négative du début de la campagne «ne diminue en rien l'enjeu» des élections, a affirmé hier Jean Charest à Montréal. «Tous les jours, on confirme la raison pour aller en élections.» Le chef libéral a cité un communiqué de l'OCDE, diffusé hier, selon lequel les États-Unis seront plongés en récession l'an prochain, tout comme la zone euro et le Japon. «De jour en jour, ça confirme l'enjeu», a-il fait valoir.

Le message du PLQ sur la fragilité de l'économie passe mal, alors que l'économie réelle au Québec n'est pas encore sérieusement affectée par le ralentissement aux États-Unis ou encore en Ontario. La crise n'a pas eu de conséquences tangibles sur le taux de chômage au Québec. Dans ce contexte, Jean Charest croit que l'accumulation de mauvaises nouvelles d'ici le 8 décembre saura convaincre l'électorat de l'imminence d'une tempête qu'un gouvernement libéral majoritaire serait le plus à même d'affronter.

Jusqu'ici, le ras-le-bol populaire que suscitent ces élections ne s'est pas directement répercuté sur la campagne libérale. Dans Montmorency, dans la région de Québec, le candidat Raymond Bernier concède qu'il doit «parfois» répondre à des questions sur le sujet des élections non désirées, «mais je leur explique que ç'aurait de toute façon eu lieu en février. Quand ils comprennent qu'on prend juste deux mois d'avance, le sujet est clos».

Chez les stratèges libéraux, on se montre optimistes. On souligne que la campagne est encore jeune et que le chef libéral parviendra à faire passer son message. La dynamique de la campagne ne s'est pas encore imposée et il est normal qu'environ le tiers de l'électorat s'oppose à la tenue d'élections dans la première semaine de la campagne. Mais ce sentiment se dissipera, croit-on.

Le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette, a toutefois confié hier au Devoir que le parti tentera de modérer son affichage. Le ras-le-bol à l'égard des pancartes «fait partie des préoccupations» du PLQ, admet-il du bout des lèvres. «On est conscients que les gens viennent de traverser une campagne. Et il y a encore des pancartes fédérales sur certains poteaux», dit-il. En tout, le PLQ compte réduire son affichage de 60 % par rapport à celui du dernier scrutin. «En 2007, les plaintes ont été nombreuses; on a compris le message.» La taille des pancartes sera réduite aussi. Sans compter qu'elles seront «totalement recyclables», note M. Rochette avec une fierté verte.

Moins de porte-à-porte, pas de pointage

Chez les péquistes, des candidats disent ressentir un ressac à l'égard des élections. Mercredi à Longueuil, Marie Malavoy indiquait à un groupe de journalistes qu'elle ralentira ses activités de porte-à-porte au cours des prochains jours. La députée sortante de Taillon le dit franchement: la réception n'est pas bonne. «C'est comme si les gens en avaient assez des politiciens après la campagne fédérale.» Le message ne passe pas, faute d'oreilles attentives. Plusieurs des candidats de la Montérégie approuvaient l'observation de Mme Malavoy. Conclusion: mieux vaut pour l'instant organiser des activités où ce sont les gens qui viennent vers les candidats, et non l'inverse.

Candidat dans La Prairie et organisateur politique reconnu, François Rebello a modulé sa stratégie de campagne en fonction de ce manque d'intérêt. «Personne n'est enthousiaste, disait-il hier, lorsque joint par téléphone. Nous avons une côte à remonter. Donc, pour tout de suite, on ne fait pas de pointage. On laisse aux gens le temps de décanter.»

Ainsi, M. Rebello se tourne davantage vers Internet pour lancer des invitations à des assemblées de cuisine ou pour faire circuler des documents — comme son petit film sur le train de banlieue de la Rive-Sud. «L'idée, c'est d'informer sans presser personne. On le sait que ça n'a pas de bon sens [d'être en campagne électorale], on comprend ça. On leur dit: prenez votre temps pour vous faire une idée et on reviendra en fin de campagne.»

Certains au PQ craignent qu'il soit très difficile de convaincre les gens d'aller voter le 8 décembre. Au PQ, les finances sont rachitiques (le parti fait campagne à crédit) et on ne pourra pas compter sur l'aide organisationnelle de la FTQ pour solliciter les électeurs. Hier, Pauline Marois jurait toutefois que la machine du PQ «est bien rodée» et qu'elle permettra au parti de contourner le danger de l'abstention.

Mais les candidats de la Montérégie le disaient sans gêne: il faudra travailler fort pour susciter un engouement quelconque dans la population. La crainte étant que le vote de protestation contre la décision de M. Charest ne s'exprime simplement pas.

Aux bureaux du Directeur général des élections, on craint aussi la baisse du taux de participation. Celui-ci avait chuté de 78,32 % en 1998 à 70,42 % en 2003 pour se stabiliser à 71,23 % en 2007. On est loin du taux de 85,25 % de 1976 (et encore plus du taux de 27,30 % de 1919, mais c'était un autre monde...).

«On n'est pas en mode inquiétude, mais en mode espoir», soutient toutefois le porte-parole du DGE, Denis Dion. L'ajout de cinq nouveaux jours de vote auprès du directeur du scrutin, en plus des deux journées du vote par anticipation, permettra à plus d'électeurs de participer, croit-on. «Avant, les Québécois avaient trois jours pour voter. En 2008, le 8 décembre, ils en auront huit», fait remarquer M. Dion.






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  • Carl Brabant
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 02h26
    Ras le bol du manque de vision
    « Soyons clair : Jean Charest a déclenché le processus électoral pour capitaliser sur les sondages et pouvoir gouverner à sa guise sans avoir à tenir compte d'une quelconque opposition.

    À supposer qu'on ne lui fasse pas assez confiance pour lui donner le mandat qu'il désire, quel choix avons nous ?

    Élire un Parti Québécois qui a pratiquement perdu sa raison d'être en mettant l'objectif de souveraineté en veilleuse. Pour le reste, ce parti n'a pas fait fureur en éducation, en santé ou dans la gestion des finances publiques.

    Pour Mario Dumont et l'ADQ, on observe la quête quasi désespérée d'une idée porteuse mais on ne fait pas deux fois le coup du malaise identitaire.

    Bref, la campagne électorale est à l'image d'une société en panne qui attend le leader qui pourrait lui offrir un projet de société emballant.

    Tant que ce leader ou ce projet de société n'aura pas vu le jour, il n'y aura rien pour soulever l'enthousiasme.

    Carl Brabant
    Anjou (Québec) »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 02h44
    Ne pas voter est libéral ou péquiste
    « Jean Charest promet des sous en abondance pour faire oublier qu'il envisage des retenues de sous phénoménales dans une crise financière anticipée. Pauline Marois promet d'utiliser nos épargnes nationales pour dépenser plus au moment où nos épargnes sont en chute mal contrôlée par la même crise financière. Mario Dumont vient de se souvenir des familles québécoises qu'il avait oubliées pendant son stage comme chef de l'opposition et dépensera pour eux les argents qui ne paraissent pas être là.

    Et l'on voudrait que des gens s'intéressent à cela? La politique poudre aux yeux est clairsemée par la bourrasque financière mondiale et n'a plus grand effet sur le regard des gens.

    Pour l'instant, les caricaturistes s'en donnent à coeur joie en dessinant l'irresponsabilité sur Mario Dumont qui a la qualité d'en être le plus facilement transparent. Quand ils auront fini cette opération, il ne restera plus qu'à la transporter sur les survivants du champ de vision: ceux qu'on ne voulait plus dans le passé et qui avaient permis la montée de l'ADQ. Faute d'autre choix, peut-on vraiment être perdant en répétant l'opération qui a forcé Jean Charest à adopter tant d'idées poîlaires (adéquistes) au début de son mandat? Pourrait-on avoir confiance en celui qui a créé la dérive rejetée il y a deux ans et qui fut alors ralenti?

    Ne pas voter est uniquement libéral ou péquiste. Et les deux ont été essayés avec leurs majorités. Faut-il les réessayer? »

  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 03h05
    Ah! La participation électorale
    « Il n'y aurait rien de surprenant à ce que taux de participation à cette élection non désirée soit « anémique » pour reprendre la qualification de l'article. À l'élection fédérale du 13 octobre, il l'était déjà avec 59,1 % des électeurs inscrits, le taux le plus faible jamais enregistré. Le problème des élections dont la date est déterminée par «le fait du prince» est bien posé dans un paragraphe du mémoire de la CSN du 25 janvier 2006 sur La Réforme du mode de scrutin au Québec: «Le moment du déclenchement des élections est un élément beaucoup trop important de la vie démocratique d'un peuple pour le laisser entre les mains d'une seule personne. On doit donc pouvoir le déterminer, de manière transparente, afin que toutes les citoyennes et tous les citoyens sachent que des élections ont lieu uniquement pour renouveler la confiance qu'ils ont envers leurs élu-es, et non pour réagir à des calculs tactiques commandés par la conjoncture ou par les sondages. »

    Dans un communiqué du 7 décembre 2005, intitulé Des élections à date fixe : une mesure clé pour diminuer le cynisme des électeurs et stimuler la participation électorale, l'IRPP (Institut de recherche en politiques publiques) fait état de l'étude du professeur de science politique à l'Université Laval, Henry Milner, d'après lequel «l'adoption d'élections à date fixe, serait une réforme qui s'inscrirait dans une stratégie visant à stimuler la participation électorale et à amoindrir le cynisme des électeurs».

    En effet, les dates fixes des élections établissent en quelque sorte un rendez-vous entre les élus et particulièrement le gouvernement, et l'électorat qui les a portés au pouvoir. Les électeurs peuvent s'y préparer et porter un jugement qui favorise ou défavorise les gouvernants en place. Le choix fait par un premier ministre entraîne de la suspicion de la part de citoyens qui y voient une manoeuvre partisane qui, pour certains, décrédibilise le gouvernement et suscite l'abstention électorale. La Colombie-Britannique et l'Ontario ont adopté des dates fixes. La Canada aussi, mais les dernières élections ont pourtant été le fait du prince et la participation a été anémique.

    Il est surprenant que cette constatation n'aient pas été prise en compte par le Premier ministre Charest, avant de décider de déclencher des élections. L'avis de conseillers formés à la psychopolitique lui aurait utile.

    Un vaste ensemble de facteurs peuvent contribuer à expliquer une faible participation à une élection. Les uns tiennent au mode de scrutin, les autres à la perception psychologique négative de nombre d'électeurs inscrits Au lieu de voir les partis tourner en rond dans les vieilles recettes et promesses électorales usées jusqu'à la corde, il faudrait que surgisse une vision dynamique de rénovation et d'espoir, à la manière de celle des États-Unis ou de la Nouvelle-Zélande, pour que la situation ait quelque chance de se modifier.

    Aux élections générales qui se tenaient en Nouvelle-Zélande le 8 novembre dernier, la première ministre Helen Clark et son parti ont été battus après huit années de pouvoir. «Aujourd'hui, les Néo-Zélandais ont voté pour l'action, pour une Nouvelle-Zélande plus sûre, plus prospère et plus ambitieuse», a déclaré le futur premier ministre, John Key. Et ce sont précisément les thèmes abordés dans sa campagne par ce leader de 47 ans. Il faut dire qu'un système de représentation proportionnelle mixte a été adopté en 1993, pour remplacer le système de vote uninominal à un tour qui était en vigueur.

    «Le taux de participation a dû être élevé, au vu des files d'attente signalées dans de nombreuses villes dans les bureaux de vote et du beau temps qui a incité les électeurs à se rendre aux urnes. Lors des trois dernières élections législatives, le taux de participation avait été en moyenne de 80,9%.» (Le Point.fr, 10 novembre)

    L'exemple de la Nouvelle-Zélande sera-t-il suivi au Québec ou est-ce que ce sera celui des élections fédérales du 14 octobre?? »

  • Nicolas Leblond
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 04h44
    Des libéraux croches et sournois
    « "Dans Montmorency, dans la région de Québec, le candidat Raymond Bernier concède qu'il doit «parfois» répondre à des questions sur le sujet des élections non désirées, «mais je leur explique que ç'aurait de toute façon eu lieu en février. Quand ils comprennent qu'on prend juste deux mois d'avance, le sujet est clos»"

    C'est un affront à l'intelligence des électeurs qui se font mentir en pleine face par leur candidat. Bien qu'un vote de non-confiance aurait pu être probable par les partis d'opposition, il n'y a absolument rien qui aurait donné la certitude d'une élection en février ou au printemps. Ce candidat Bernier est d'une prétention absolue lorsqu'il suppose que ça aurait de toute façon eu lieu en février. Et il ose s'en vanter en plus. Il berne ses électeurs en leur clouant le bec d'une façon assez tordue, en les laissant croire à une certitude qui n'existe pas. La seule certitude est que le gouvernement pouvait attendre jusqu'en mars 2012 pour déclencher de nouvelles élections. »

  • carmen melancon
    Abonnée
    vendredi 14 novembre 2008 06h47
    et la magouille se poursuit
    « On le constate dans la Mauricie, l'homme à la valise de $300,000 est revenu dans les rangs libéraux du PLQ. Nul autre que Michel Béliveau celui qui a témoigné à la commission Gomery pour une caisse occulte. Il serait l'organisateur régional du PLQ pas juste dans Saint-Maurice mais dans toute la Mauricie. »

  • Jonathan Vallée Payette
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 07h11
    Pendant ce temps, chez Québec solidaire....
    « Pendant que les partis tout de gris vêtus s'affairent à jouer un genre de qui mieux mieux, que les médias s'y complaisent somme toute fort bien en préférant couvrir les histoires du genre "Telle personne de telle parti trouve qu'il est ignoble de tenir des élections et blablabla", les membres de Québec solidaire travaillent d'arrache-pied à proposer un véritable projet de société alternatif.... et positivement.

    Les médias remâchent leur désir de couvrir une campagne enlevante, tout en se plaignant que l'actuelle est assez morne merci. Pourtant, ces mêmes médias refusent à Québec solidaire non seulement le droit de participer au débat des chefs (www.debatpourtous.net), mais refusent également d'offrir à ce parti une couverture décente. Ce parti, majoritairement appuyé par des jeunes et composé, pour une très bonne partie, de jeunes de moins de 25 et 30 ans, voit ainsi sa tâche passablement compliquée. En le bâillonnant - et en s'étonnant à la fois du fait que les jeunes demeurent cyniques envers la politique - on empêche cette morne campagne de revêtir une couleur moins grisante. »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 07h20
    Rebello dans La Prairie!
    « Y'a pas plus Montréalais que Rebello! Qu'est-ce qu'il fait dans le 450? Ah ok, il veut être élu parce que sur l'ile même une "ethnie" péquiste n'a aucune chance, à moins qu'on le présente dans le royaume du Père de la Loi 101...Rien de trop beau pour Kotto. Tant pis pour Rebello...

    -----
    10 jours après le lancement de la campagne il n'y a toujours pas pancartes du PQ à Québec. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 07h30
    Inutile et prématurée élection provinciale
    « Suggestion pour MIEUX défaire le parti Libéral très provincial, responsable de l'inutile et prématurée élection du 8 décembre « 3ans avant terme » qui devrait NOUS coûter 84 millions, faudrait que le Québécois qui ne l'accepte pas, vote stratégiquement pour le candidat qui a plus de chances de battre le candidat Libéral dans son comté.

    Il s'agit simplement de se fier au dernier sondage publié dans le local dans son comté, avant le 8 décembre, qui devrait donner une bonne indication du nom de candidat en question. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 08h37
    Pourquoi aller voter ?
    « Pourquoi aller voter lorsque, comme Charest l'a si bien dit, c'est l'OCDE qui nous dicte la marche à suivre en économie, en commerce, en éducation, en santé ?

    Les fondations des multinationales privées qui financent leur l'OCDE et y placent leurs pions.

    Ici, c'est la course entre nos deux roi-nègres et une reine-nègre pour lequel ou laquelle aura le poste de pion de l'OCDE et les privilèges de classe qui viennent avec.

    Et ce ras-le-bol du citoyen est précisément ce que cherche l'OCDE. La lente et minutieuse supression du pouvoir des États, qui a déjà atteint presque son faite et dont il ne restera plus que l'élimination des symboles restants de la représentativité.

    Non, nous ne sommes plus, depuis longtemps, en démocratie. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    vendredi 14 novembre 2008 08h39
    Boxing Day
    « On devrait organiser un Boxing Day électoral pour mettre du piquant. Deux politiciens pour le prix d'un seul et ce serait la fureur... »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 08h54
    Trop c'est trop ou assez c'est assez.
    « L'ADQ, trop poche et trop populiste, trop bête; le PQ, trahit la case et se chicane à n'en plus finir sans programme annoncée et conçue et réfléchi, trop amateur; le PLQ, sans intérêt et routinier. La démocratie québécoise met sur le bord de route les autres partis comme Q Solidaire et les Verts. Après vous voulez que nous allions voter pour obtenir comme résultat la même routine politicienne, la même pestilence idéologique. La démocratie pour qu'elle fonctionne se doit de respecter ses électeurs. Ici, ce n'est vraiment pas le cas. Une vision, des actions, de la rigueur, du sérieux, une perception de l'avenir sans cachotterie comme la tendance à le faire le PQ, et hop, on pourrait redémarrer mais quel énergie il va falloir développer pour nous enlever notre écoeurements. Ce n'est pas le cas à l'horizon, on comprend ces ouvriers. Les partis nous promettent toujours des réformes, des sous, des suggestions mais ils oublient qu'ils devraient d'abord nous démontrer qu'ils sont capables se réformer dans leurs officines. Partis, Réformez vous d'abord et nous verrons si vous êtes capables de réformer la société que nous vous donnerions à gérer par NOS VOTES sinon on n'ira pas. pour l'heure, c'est trop tard, ils ne sont pas prêts à cette révolution salvatrice. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 09h03
    «Un changement de culture politique»
    « Ces élections aurons au moins eu ça de bon, si elles contribuent à opérer certains changements de culture politique. En ce sens, j'espère que nos concitoyens prendront conscience de l'importance de leur opinion et de l'effet qu'elle peut avoir sur notre société.

    Car peut-être n'est-ce pas tant des élections dont les citoyens sont fatigués, mais de la «politique marketing» où on martèle sans cesse les mêmes clichés, comme s'il s'agissait d'une pub abrutissante, et où on prend effectivement les citoyens pour des sourds bouchés des deux bouts.

    J'accueille donc favorablement la modération dans l'utilisation des pancartes, et ce, tant par leur nombre que par leur dimension et qui plus est, si on les conçoit de manière à ce qu'elles soient récupérables !

    En ce qui concerne la substance du message, il y avait fort longtemps que j'avais proposé à la gauche de faire varier les slogans sur les pancartes de Québec solidaire... Et vous me voyez ravi de constater qu'ils ont mis en application cette proposition qui respecte l'intelligence des électeurs, tout en ne sous estimant pas leurs capacités de compréhension.


    ______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Concepteur du nom du parti «Québec solidaire»
    Et du logotype de l'Union des forces progressistes

    Site de Québec solidaire : www.quebecsolidaire.net »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 09h22
    Cynisme provoqué
    « Charest voulait une élection pour le libérer d`une opposition trop exigeante. Charest veut une majorité le 8 décembre pour faire plaisir aux investisseurs de PPP. Le cynisme est de prétendre que le bon peuple ne comprend pas de toute façon. J`aimerais savoir comment Charest et son ministre Bolduc de la Santé assureront le traitement des patients de Saint-Luc entre 2009 et 2013, une fois l`hôpital du centre ville démoli. J`aimerais savoir ce qu`il arrivera aux infirmières, médecins et spécialistes une fois Saint-Luc démoli. Serons-nous face à des départs vers l`extérieur du Québec ou vers le privé, si amical aux Couillard et Charest? Le cynisme va s`accroître d`ici le débat, si ces Libéraux continuent à ignorer les besoins de santé des Québécois. Ne soyons pas surpris si le débat signale la fin d`un régime arrogant. Ne soyez pas surpris des résultats du 8 décembre. Charest, Jérôme-Forget, Courchesne, Normandeau, Blais, Saint-Pierre, Gagnon-Tremblay et autres libéraux vont s`en souvenir de la raison cynique du déclenchement de l`élection. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 09h23
    Les 3 paires de mains sur le volant provincial
    « M. Charest tient des élections, 3 ans avant le temps, parce qu'il ne veut plus de 3 paires de mains sur le volant de son gouvernement. On pourrait lui répondre que, vaut mieux plus de mains sur le volant et moins dans nos poches. »

  • pascale bourguignon
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 09h31
    Pas de débats entre les 5 partis, pas de débat du tout
    « Je ne regarderai pas ce débat qui n'en n'ai pas un. Ne pas y inviter les Verts et Québec solidaire c'est dire à ceux qui votent pour eux que leur vote ne vaut rien. Belle démocratie !
    Comment pouvons-nous cautioner cela ? »

  • Ludvic Moquin-Beaudry
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 10h03
    Une démocratie à changer
    « Le parlementarisme britannique qui est en vigueur au Québec est une formule vieille de près de 4 siècles. Ne serait-il pas temps de changer cela pour tenir compte des «récentes» innovations en la matière ?
    D'abord, un scrutin proportionnel mixte, comme en Allemagne, qui allie les avantages de la proportionnelle à ceux de la députation par comté : il existe des candidats pour représenter des entités géographiques et à la fois il y a une représentativité proportionnelle au vote exprimé.
    Ensuite, une gouvernance présidentielle mixte, comme en France, où le/la président-e est élu-e au suffrage universel séparément de la Chambre. Ainsi, cela permet d'avoir des élections à date fixe, car le législatif et l'exécutif ont leur légitimité propre.

    Ainsi, les gens se sentiraient mieux représentés et ne sentiraient que l'élection dépend des humeurs ou des appétits électoralistes du chef du gouvernement. Voter une seule loi sur des élections à date fixe n'est pas suffisant : Harper nous l'a démontré allègrement cet automne. »

  • Daniel Faucher
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 10h07
    Chasser les Libéraux ou non: du pareil au même
    « J'en arrive presque à penser que M. Gilles Bousquet a raison: qu'il faut voter stratégiquement pour le candidat qui, dans son comté, a le plus de chance de battre le candidat libéral de M. Charest. Mais je ne m'y résous pas encore. C'est comme de décider de plonger dans un piège à cons! On n'a pas réussi à mettre en place une représentation proportionnelle et les partis qui peuvent avoir autre chose à proposer que les vieux partis n'ont jamais droit de parole à l'Assemblée nationale. Et à cause de cela, ils ne sont pas invités à participer au débat des chefs. Par ailleurs, les choses étant ce qu'elles sont, ou les candidats libéraux passeront entre les mailles du vote stratégique dilué ou on se retrouvera avec un candidat d'un des deux autres partis dominants qui nous promettent de dépenser allègrement pour contrer les effets d'une crise économique qui ou notre vote pour le candidat d'un des partis en émergence sera perdu parce que le vote stratégique ne suffira pas à le faire élire et que l'absence de représentation proportionnelle ne permettra pas, directement ou indirectement, de faire entendre sa voix au parlement. Big deal! Dans cette perspective, ne pas aller voter est peut-être la meilleure façon de dire à l'ensemble de la classe politique que nous sommes tannés des vieilles méthodes et du réchauffé. L'espoir de changement dont nous a donné l'exemple la récente victoire de M. Obama, avec toutes les sourdines et les nuances qu'on peut y mettre, ou l'espoir suscité par l'élection du PQ en 1976, n'a rien à voir avec la bouillie pour les chats (mes excuses aux chats!) que les trois partis dominants nous sert durant la présente campagne électorale. J'ai déjà vécu sous une dictature et j'ai appris, par différence, que la démocratie est un bien précieux. Le problème est que « notre » démocratie et son philosophe Charest me lève le coeur... Que faire le 8 décembre??? »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 10h37
    Le PLQ nage dans l'argent (d'où vient-il?)
    « Le PQ entre en campagne fauché. Une campagne de financement se tiendra pendant les élections.

    Le parti de Jean Charest a des actifs de 4,9 millions $ (d'où viennent-ils ?)

    L'ADQ a un petit surplus.

    L'argent mène le monde ... et les élections!

    Voilà qui explique pourquoi chaque poteau ou presque porte une grosse affiche rouge aux couleurs du Parti Libéral, avec le OUI trompeur. Ça en devient écoeurant d'être inondé de la sorte par un parti jovialiste à l'excès.

    NON, Monsieur Charest, ce n'est pas oui ;

    Monsieur Charest, c'est NON! »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 10h41
    À Carl Brabant.. Votons pour NOUS ! Votons Québec solidaire !
    « Puisque tous les vieux partis sont usés, n'est-il pas grand temps de cesser de voter pour un parti qui ne s'est jamais hypotéquer politiquement ? N'est-il pas grand temps de donner une chance à Québec solidaire ? Mieux vaut ça que de continuer à se faire avoir non ?

    Pour une fois... Votons pour "NOUS" !

    Votons Québec solidaire !

    Je t'invite grandement à consulter le doncument : QS - Engagement 2008 diponible au :

    www.quebecsolidaire.net »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 10h52
    Ratissage des centre d'accueil et $$$
    « Le taux de participation à cette élection non désirée sera-t-il « anémique »? Si oui cela fera bien l'affaire du Parti libéral, qui a ses coffres bien garnis (4,9 millions $$$ fournis par qui ?).

    En effet, après avoir payé des poseurs de pancartes pour pavoiser à outrance tous les poteaux d'affiches de leurs candidats, le Parti libéral pourra le jour de l'élection, mais surtout durant les jours de vote anticipé, payer des taxis pour ratisser tous les centres d'accueil et amener les personnes âgées au bureau de scrutin pour les faire voter du bon bord!

    Ah !, l'argent ...

    Monsieur Charest, pour vous c'est NON! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 10h56
    @ M. Daniel Faucher, abstenez-vous de vous abstenir s.v.p.
    « Vous écrivez : «J'ai déjà vécu sous une dictature et j'ai appris, par différence, que la démocratie est un bien précieux. Le problème est que « notre » démocratie et son philosophe Charest me lève le coeur... Que faire le 8 décembre??? »

    Ne pas voter n'aidera jamais la démocratie. Faut voter pour le parti ou l'individu qui vous répugne le moins, s'il a des chances de gagner. Autrement, c'est le vide et on contribue à laisser élire un parti qui est bien content de votre abstention »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 11h02
    Complètement dégeanté ce Charest
    « Il y a quelques minutes j'écoutais Jean Charest qui, à
    Sept-Iles, s'excitais le poil des jambes en tentant
    d'intéresser quelques journalistes à un éventuel développement
    du nord. Pour lui, avec ses petites lunettes roses et
    d'une façon tout ce qu'il y a de démagogique, parle d'un
    tout petit 50 million de dollars pour rapprocher le grand nord
    de civilisation sans jamais nous dire comment il ferait cela.
    En théorie c'est peut-être souhaitable mais en pleine
    crise économique c'est complètement irresponsable de faire
    une telle annonce.
    Il confirme, sans l'ombre d'un petit doute qu'il faut se
    débarasser de cet homme et son parti qui font toujours
    attendre des heures pour une simple consultation à l'hôpital.
    Madame Marois est beaucoup plus réaliste et c'est en elle
    que je met toute ma confiance.
    Réjean Grenier. »

  • Roger Dion
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 11h28
    Une élection sur fausse représentation
    « Oui CHAREST a fait cet élection, pour son ego et son arrogance, de vouloir devenir majoritaire,ce que les gens ne veulent pas, ils se souviennent de 2003/CHAREST je n ai pas voté pour ca /.
    C est M. PICHÉ /PAS UN MEMBRE DU P.Q. OU A D Q /dans son vidéo éditorial,dans CYBERPRESSE cette semaine disait et je cite/un premier ministre d une province ne contrôle pas les choses qui peuvent modifier la bourse ,le prix du pétrole les banques ETC..... donc l élection n est pas justifié....../.
    Donc son slogan de l économie oui,les trois mains sur le volant, ne tien pas la route, lui seul/CHAREST/ croit a ca.
    Comme de vouloir faire porter le poids du système de santé a Mme.MAROIS pour la mise a la retraites des gens.
    M.PRATTE dans la PRESSE je ne crois pas qu il est du parti QUÉBÉCOIS a dit /M.CHAREST il est temps de prendre la responsabilité des troubles dans santé, car après dix ans ses gens aurait plus de 70 ans donc il seraient partis.....
    Lorsque des journalistes comme LES PRATTE, PICHÉ, MARÉCHALL ET AUTRES, reprochent au premier ministre, d avoir fait une élection inutile, ou ses mensonges dans ses déclarations,
    il faut vraiment, que M.CAHREST a été et continu d aller trop loin.
    En plus du désastre de L UQAM, DU CHUM, la perte de 30% a la caisse de dépôt, qui va avoir des répercutions dans tous les sociétés d u gouvernement,comme SAAQ, SAQ, ASQ, CSST, qui ont investit dans ses choses avec la CDQ.
    Pour tous ses raisons, il faut que se petit arrogant retourne dans l opposition.
    ROGER MONTREAL »

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 12h28
    Ratissage de Centres d'accueil (2)
    « Pendant que le Parti des Pierre-Légaré restera à la maison, le Parti de Jean Charest va utiliser à fond sa recette payante. Pour s'assurer de bien vider chacun des centres d'accueil, non seulement on a mis les bureaux de votation dans les ca, mais on a doublé le nombre de jours de votation pour s'assurer que tout le monde (agé) va voter (rouge)

    Si quelqu'un a des stats sur le taux de participation par groupes d'âge aux dernières élections fédérales, j'aimerais bien voir »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 12h28
    Charest le milliardaire en mode panique
    « Aujourd`hui je croyais que Charest allait arrêter sa marche des milliards. Souvenez-vous qu`il a promis des travaux d`infrastructure de $13 à $31 milliards avec une dette qui passe de $95 à $130 milliards. Son plan grand nord fera que Hydro-Québec investira $19 milliards pour harnacher d`autres rivières du territoire. À ce rythme on va se retrouver avec une dette cumulative de $200 milliards. Depuis son arrivée en 2003 la dette sera passée de $95 à $200 milliards et cela sans déficit d`exercice financier. Les agences de crédits, face à une crise mondiale, se permettraient de dévaluer cette dette et imposer des intérêts exorbitants. Et on voudrait de cet hurluberlu comme Premier ministre! Le 8 décembre le peuple parlera haut et fort et dira Non merci Charest. Fini les folies sinon attendez-vous à des augmentations monstrueuses de la facture mensuelle d`électricité. Il est déconnecté ce gaulois. »

  • marie-claude leclerc
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 13h15
    Le début de la campagne...
    « Ça ressemble encore à une chicane de ti-culs qui s'accusent les uns les autres.
    Quelle maturité ! Je sais c'est la politique et ça fait partie du jeu mais c'est vraiment débile à la longue ce bitchage sans fondement.

    Personne n'expose son point de vue à part pour faire des promesses délirantes pour attirer du monde dans sa gang. Qui choisit prend pire mais là le choix est vraiment désolant.
    À quand une vraie vision de société solide qui tient compte de tous les enjeux et un changement de cap radical pour sortir d'une économie obsolète qui prouve qu'elle ne fonctionne pas ? La crise mondiale va peut-être nous réveiller et nous forcer à agir autrement. Je le souhaite. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 13h36
    Aller voter ou non est-il le véritable problème ?
    « Aller voter ou non, ...là est la question. Là n'est cependant pas le véritable problème.

    En effet, se rendre au bureau de votation ne prend que quelques minutes. Après tout, combien d'électeurs québécois perdent un temps précieux à regarder des inepties, genre: Occupation double, Le Loft, Le Banquier !!!

    Le vrai problème, selon mon observation, c'est que, depuis plusieurs années, nos représentants politiques de tous les partis se sont enlisés dans une manière infantile et désespérante de faire de la politique. On sacrifie la vision au profit de la basse tactique. On sacrifie les intérêts de la population au désir narcissique d'être vu sur la place publique, de montrer une image fabriquée de toutes pièces, de faire carrière sans avoir nécessairement les qualifications nécessaires, de s'amuser à faire trébucher l'adversaire sur des pelures de bananes, d'ériger la mesquinerie en système, d'accuser les autres de ses propres incompétences ou de son incapacité à régler les problèmes, d'exercer le pouvoir pour le pouvoir.

    Bref, ...au diable l'électorat ! C'est la tactique partisane et à courte vue qui comptent !!! Comment peut-on est surpris du ras-le-bol de la population quand on s'attarde un tant soit peu à ce constat désolant ?

    Quant à moi, au diable les pseudo-programmes et les promesses ésotériques des partis politiques. Au diable les slogans vides et les discussions stériles sur des pseudo-priorités (économie vs santé vs éducation, déficit ou non, référendum ou non, combats pauvres/riches, épouvantails de toutes natures , etc.) ! D'ailleurs, c'est connu que, quel que soit le parti au pouvoir, le gouvernement en place n'a d'autres choix que de faire face à tous ces problèmes et à les résoudre au meilleur de ce que permet la conjoncture et la capacité de les assumer au plan économique. Le plan de l'un vaut bien le plan des autres, non ? Le reste n'est que balivernes et 'fling flang' de politiciens arrivistes et irresponsables, prioritairement occupés à se faire élire. D'ailleurs, c'est à se demander si , un jour, on ne sera pas obligé de confier la gouvernance de l'État au privé. Bien sûr, je blague ...mais force est d'admettre que je ris jaune !

    Ce qui est désolant, dans tout ça, c'est le fait qu'on tarde désespérément à trouver un vrai leader qui choisisse enfin de se hisser au-dessus de la mêlée et de présenter une manière de se faire élire et de gouverner selon une approche adulte et digne. Et surtout, une approche qui met un peu de lumière et d'espoir dans notre futur collectif. Dans le contexte actuel, je suis d'avis que madame Marois est celle qui est le mieux placée pour sortir les Québécois de ce marasme. Par ailleurs, j'élimine d'office messieurs Charest et Dumont .

    Je m'explique.

    Jean Charest a fait la démonstration à maintes reprises qu'il est une coquille vide même si l'image qu'il projette présentement a été redessinée de manière flatteuse et plus vendable par John Parisella et compagnie, au cours des derniers mois. Personnellement, je ne veux pas être dirigé par une image à géométrie variable fabriquée de toutes pièces... Pour sa part, monsieur Dumont a manifestement manqué l'occasion de démontrer qu'il avait l'étoffe nécessaire pour diriger le Québec depuis que la population lui a fait le cadeau de lui donner le statut d'opposition officielle. Quelle catastrophe ce serait que de le retrouver au pouvoir avec une équipe aussi faible ! Enfin, madame Marois est celle qui a démontré une feuille de route manifestement cohérente et continue (ce qui ne veut pas dire, sans erreur aucune...) durant sa carrière et qui a la personnalité pour gouverner selon une vision neuve, attrayante et orientée vers la sortie de ce tunnel de morosité des Québécois.

    Déjà, j'applaudis à son courage et à sa détermination dans l'affaire 'St-André'. J'applaudis au fait qu'elle soit restée de glace devant les dernières frondes du SPQ Libre ! J'applaudis qu'elle se soit refusée à embarquer dans des débats stériles sur les coulages de documents confidentiels au sein de son parti. J'applaudis à son sens de la répartie face à la déresponsabilisation puérile de Jean Charest relativement aux problèmes du secteur de la santé. Madame Marois ne perdra jamais à rester elle-même et à mettre les barres sur les 't' et les points sur les 'i' quand c'est nécessaire, avec toute l'élégance naturelle dont elle sait faire preuve . Même chose à reconnaître sa part de responsabilité quand la situation le demandera. C'est une question de transparence et de crédibilité. Qui oserait prétendre le contraire, à moins de se satisfaire de la politicaillerie à courte vue ?

    J'ose espérer que madame Marois prendra acte que cette attitude noble, adulte et digne est résolument bien acceptée par l'électorat et qu'elle a intérêt à capitaliser là-dessus pour se distinguer de ses adversaires. Le débat des chefs sera une occasion pour elle de démontrer qu'elle est réellement dans une classe à part et je lui fait confiance...

    Ce n'est qu'à cette condition, en regard de la qualité, de la profondeur et de l'authenticité de ses dirigeants que l'électorat Québécois retrouvera le désir de s'intéresser à la chose politique.

    Retourner aux urnes ne sera plus un problème !


    Jean Desjardins »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    vendredi 14 novembre 2008 14h22
    Notre vote sera plus éloquent que l'abstention
    « L'abstention qui servira davantage à Jean Charest. C'est reconnu. La meilleure manière de lui démontrer notre désaccord de déclenchement d'élections dans un but évident d'opportunisme politique...c'est de contrer sa volonté de devenir majoritaire...en le mettant carrément à la porte. »

  • Jean François Bissonnette
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 14h39
    La démocratie c'est bon mais là c'est trop
    « Voilà une phrase qui exprime combien peu nous accordons de valeur à la chose politique. Évidemment, il n'y a rien d'excitant à se faire harasser pendant des semaines par des slogans creux et de la publicité négative. Hannah Arendt dirait sans doute que c'est pourtant dans la vie publique que se réalise le potentiel humain, que se manifeste la liberté. Notre désintérêt pour la politique vient-il d'une frustration de ne pouvoir réaliser cette vertu de la participation au bonheur collectif, comme le voyaient les Grecs, ou bien de notre contentement crasse dans un confort matériel sans signification ni lendemain? »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 14h40
    Une bonne façon de répondre à M. Charest en votant
    « Notre système fait l'envi de plusieurs pays avec la proportionnelle (chamaille en masse)
    Notre système est bon pour deux partis politique pour que le % de représentation soit le plus haut ( Élection d'un faible % de la population lorsque divisé)
    La réalité faut faire avec le système actuel et votons en grand nombre même si nous ne désirons pas cette élection.
    Un petit parti après deux élections devraient être en mesure d'avoir construit des exécutifs dans un grand nombre de compté avec la vie associative et démocratique. Quand on veut gouverner un pays il faut faire preuve d'organisation.
    Malheureusement sur le terrain les organisations de compté ainsi que les futures candidats poussent comme des poteaux à la dernière minute accepté par le chef ce qui résulte d'une mauvaise représentation à la population qui croit sérieux ces petits partis qui obtienne un % du budget sans considération du nombre de membre et d'exécutifs. Grave erreur du système.
    Je rappelle qu'en 2003 l'ADQ avait 924 membres et près de 20% du budget. Aucun partage possible compte tenu que les exécutifs se font rares. Attention au petit parti sans représentation dans les comptés qui à la dernière minute trouve des poteaux comme candidat.
    Pour l'instant se diviser c'est voter Charest »

  • LUCILLE MURRAY
    Inscrite
    vendredi 14 novembre 2008 14h51
    Inutile....et s.v.p. n'attendez pas d'argent du Fédéral pour Cité des Rivières etc.
    « Cette élection est tout à fait inutile. Gaspillage de temps et d'argent. Et surtout pas, les électeurs de Sherbrooke, surtout pas ne pas attendre d'argent du Fédéral pour Cité des Rivières...ou toute autre dépense en sports, loisirs, cultures.... Mister Harper distribue les dollars dans les comtés PC... Quant à M. Charest, n'attendez pas non plus qu'il tienne des promesses électorales fort coûteuses. »

  • Michel Savard
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 15h25
    Changer pour changer ?
    « Est-ce que présentement, au Québec, ça va mal au point où il soit absolument nécessaire de changer de gouvernement pour le remplacer par le PQ ou l'ADQ, 2 partis qui, le moins que l'on puisse dire, sont assez mal préparés pour remplacer le PLQ ?

    Je trouve assez paradoxal de constater que la plupart des gens qui disent qu'il n'y a avait aucune nécessité à faire des élections sont les premiers à dire qu'il faut battre de gouvernement !

    Changer pour changer ? Encore faut-il qu'il y ait , soit un urgent besoin , soit que le remplacement en vaille réellement la peine; présentement, aucune de ces 2 situations ne prévaut ! »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 15h27
    L'alternance
    « Malgré toutes les carences du PQ, de le réduire à un clone du P.L.Q produit une conséquence grave, celle de réduire la possibilité de l'alternance. Ne pas voter le 8 décembre c'est de consacrer la gouvernance sans horizons de Charest pour une durée de 11 ans. J.Charest, premier ministre entre 2003 et 2014, cela vous intéresse?

    Disparition des adéquistes, le gouvernement minoritaire devient logiquement impossible. Alors, un gouvernement majoritaire du P.L.Q: 5 ans de mandat. »

  • Jean-Charles Morin
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 16h53
    Les mains de trop sur le volant.
    « Jean Charest dit qu'il y a actuellement trois paires de mains sur le volant, ce qui en fait selon lui deux de trop. Il a raison, j'en vois trois aussi: celle de Charest, celle de Paul Desmarais et celle de Stephen Harper. Jean Charest devrait préciser à la population lesquelles de ces paires de mains est à son avis inutiles, voire nuisibles, et en quoi l'élection qu'il a déclenchée permettrait de résoudre cet épineux problème...

    En ce qui me concerne, toutes les trois paires de main devraient décoller, pis ça presse!!! »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 18h16
    À Christian Montmarquette
    « J'apprécie généralement vos commentaires, tous bien sûr pour faire ressortir le bien-fondé de voter pour Québec solidaire. Mais je pense que vous devriez mettre plus d'énergie à expliquer que ce parti ne propose pas l'abolition pure et simple du capitalisme mais plutôt des mesures visant à ce que les argents qu'il engendre soient distribués de façon à ce que les plus démunis puissent progressivement prendre du poil de la bête. suffisamment en tout cas pour réduire ou annhiler l'influence des Desamarais et Péladeau et de ses valets, Jean Charest et compagnie. La majorité des Québécois ont peur à tort du parti Québec solidaire. C'est ce qu'il faut changer.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • MATHIAS BRANDL
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 19h14
    Voter souvent, un privilège !
    « Il m'apparait un peu facile de se montrer excédé par des élections à répétition alors que l'action d'aller voter ne demande probablement pas plus de temps, pour la plupart d'entre nous, que d'aller acheter une bouteille de vin...

    À la réflexion, l'opportunité d'aller voter plus fréquemment représente même un puissant levier démocratique placé directement à notre portée, lequel n'est d'autant pas à dédaigner qu'entre 2 élections, ce sera plutôt la frustration de ne pouvoir faire entendre notre voix devant les grands enjeux décisionnels qui nous rongera, nous condamnant à envier la poignée d'élus au gouvernement qui le feront à notre place.

    MATHIAS BRANDL
    QUÉBEC »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 20h10
    Aux femmes et hommes politiques.
    « Ras le bol des promesses sans avenir.
    On dit n'importe quoi pour se faire élire.
    On fait miroiter des millions qu'on a pas
    L'homme politique ne fait pas de faux pas.

    Si vous pensez pouvoir nous faire avaler
    Toutes les sotises que vous débitez
    Je sais que vous allez devoir ravaler
    Presque tous mensonges que vous n'évitez.

    Imaginez et construisez l'avenir,
    Et que ce passé ne soit que souvenir.
    La partisannerie n'est que futaise,
    Je vous demande d'en faire mortaise.

    Que ce nouveau pays qui sera le mien
    Devienne aussi celui qui sera le tien. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 22h06
    Le PLQ et les PPP
    « SI vous êtes satisfait des banque, des assurances et des pétrôlière alors parfait pour les PPP.
    On nous lavent le cerveau et derrière les partis politique c'est tout à l'avantage des vautours comme Paul Desmarais.
    Le PLQ agit par en arrière informez-vous pour voir combien le Québec continu de se vider de ses ressources. Nous avons connus une période jamais vue lors du mandat majoritaire de Charest je me souviens. Les amis du patronat NON. Seul les partis souveranistes ne reçoivent d'argent de Paul Desmarais.
    Si nous n'avions pas tant de faiseux d'opinion mais plutôt de la recherche et de l'enquête nous n'en serions pas là.
    Débarrassez-nous des libéraux... »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    vendredi 14 novembre 2008 22h27
    Voter Québec Solidaire ?
    « Avec tout le respect pour ceux qui supportent Québec Solidaire, je crois que ce parti ne devrait pas être un parti politique, mais bien un mouvement populaire qui ne courrait pas bêtement après sa queue pour obtenir un maigre pourcentage du vote, le soir du 8 décembre.

    Être un mouvement détaché des contraintes inhérentes aux partis politiques procurerait l'avantage d'attirer un plus grand nombre d'adeptes à Québec Solidaire et de faire progresser ses idées tout en empêchant de diviser le vote francophone et, ainsi, de faire passer allègrement Jean Charest et le PLQ pour un autre cinq ans.

    À moins que ce ne soit là le véritable objectif, ...afin de mieux se venger de la fratrie ! Si c'est le cas, on s'éloigne un peu du concept de 'solidarité', non ? »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 22h31
    Pour en finir avec le commuisme et les mauvaises langues
    « Cher Monsieur Berger,

    Je vous remercie grandement de votre appréciation et de votre sage conseil.

    Vous avez parfaitement raison de dire qu'il y a actuellement - comme il y a toujours eu d'ailleurs, et ce, à l'instar des débuts du Parti québécois - une véritable campagne de peur contre Québec solidaire.

    Une campagne dedésinformation venant de nos adversaires qui tentent de faire croire aux électeurs que Québec solidaire est truffé de méchants communistes prônant un régime totalitaire de type stalinien, la lutte armée ou je ne sais trop quelle énormité.

    Nous travaillons fermement afin de modifier cette fausse perceptionet de faire connaître notre véritable vision. Une vision qui s'inspire de la sociale démocratie, des luttes citoyenne et communautaires et des enjeuxenvironnemental et écologique. Et je crois très franchement que ce travail contant et méticuleux d'information commence sérieusement à produire des rtrès bons résultats.

    Un de ces résultats est la liste d'appuis des artistes que Québec solidaire avait reçu en 2007. Et entre vous et moi, je ne crois pas qu'Yvon Deschamps, Judi Richard ou France Castel auraient appuyé publiquement un parti d'extrême gauche... ne croyez-vous pas...?

    Mais plutôt que de parler de «perceptions» rien ne vaut se référer à la source de l'information. Et cette source est le document de fond de Québec solidaire- Intitulé :

    «QS-Engagements 2008 disponible en première page du site web de Québec solidaire au lien suivant :

    http://quebecsolidaire.net/engagements_2008

    Voilà le projet ! Et voilà les positions officielles de Québec solidaire. Tout autre discours visant à taxer ou travertir la réputation de Québec solidaire est abusif.

    Et pour encore plus d'assurance, pourquoi ne pas consulter les règles qui nous régissent dans le document intitulé :
    " Statut de Québec solidaire" au :

    http://quebecsolidaire.net/les-statuts

    Avec tout cela, il me semble qu'il y a de quoi faire taire toutes les mauvaises langues et tous les Saints-Thomas et de ce monde qui tentent de nuire indûment à un parti qui prône pourtant des valeurs aussi honorables que les nôtres.


    Très solidairement,



    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Site officiel de Québec solidaire: www.quebecsolidaire.net

    Liste d'appuis des artistes à Québec solidaire en 2007 :

    Yvon Deschamps, Judi Richard, Richard Desjardins, Luck Mervil, Paul Amarani, France Castel, , Johanne Fontaine, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes et Yves Lambert, fondateur du groupe La Bottine souriante.

    Présentation du parti sur le site de Québec solidaire :

    Québec solidaire : ce sont des hommes et des femmes qui, comme Françoise David et Amir Khadir, oeuvrent au quotidien pour que nous puissions construire ensemble un Québec qui garantira les valeurs de justice sociale, de protection environnementale, d'égalité entre les sexes, et de participation de tous les citoyen-ne-s aux décisions politiques.

    Issus pour la plupart des groupes communautaires, environnementaux, syndicaux ou féministes de leur quartier, de leur ville ou de leur région, les hommes et les femmes réunis au sein de Québec solidaire savent bien que la politique est l'affaire de «tous». L'avenir du Québec sera possible par la participation de tous les Québécois-es.
    Soyons les acteurs de notre avenir !

    Posons les bases d'une démocratie participative et solidaire!
    Ensemble, grâce à Québec solidaire, nous construirons un Québec libre, souverain, juste et égalitaire ! »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    vendredi 14 novembre 2008 23h05
    Il est dit: "Ne pas voter est libéral ou péquiste"
    « Le philosophe voit juste et analyse. C'est aussi celui qui décrit la situation en peu de mots.

    Bravo monsieur Allaire. »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    samedi 15 novembre 2008 09h47
    @ madame Pascale Bourguignon...En faveur d'un débat des CHEFS...sans 2 porte-paroles
    « Je suis en accord avec vous quant à la nécessité lors du débat des Chefs de présenter votre candidat. Cependant, si Québec Solidaire était représenté, il faudrait qu'il le soit par le chef réel et non les deux porte-paroles servant de substituts au Chef. N'est-ce pas un débat des CHEFS? Il est temps que (Benoit Renaud?) se dévoile au grand jour en faisant face à la musique. Un débat des CHEFS sans le CHEF, cela n'a aucune raison d'être. »

  • Denis Beaulé
    Abonné
    dimanche 23 novembre 2008 09h34
    Bon texte de Desjardins, sauf pour Marois
    « « on tarde désespérément à trouver un vrai leader qui choisisse enfin de se hisser au-dessus de la mêlée et de présenter une manière de se faire élire et de gouverner selon une approche ADULTE ». On ne peut plus vrai. LE Problème, c'est l'immaturité, la puérilité chroniques. Cristallisées, inextirpables. C'était vrai pour Boisclair. Ça le demeure pour Dumont et Charest.

    Quant à Mme Marois, il est vrai qu'elle serait le moins mauvais choix. Mais serait-elle capable de 'prendre la commande' et livrer la marchandise ? On peut en douter. Considérant notamment ses actuels revirements-minute et ses tergiversations trop fréquentes. Auxquels s'ajoutent, plus encore, ses lacunes proverbiales en anglais. Que penser de cela, une Première citoyenne d'un État, sis en un pays majoritairement anglais, dans un Monde dont LA langue de communication privilégiée-par-excellence est l'anglais, qui, elle, ne serait pas capable de 'naviguer' en pareilles eaux ? Voilà un 'handicap' peu banal. »

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