Marois refuse de payer pour «le gâchis des libéraux»
Photo : Jacques Nadeau
Pauline Marois
Gatineau — Un jour à la fois, Pauline Marois précise sa pensée concernant l'équilibre budgétaire maintenu par un futur gouvernement péquiste. Hier, la chef du PQ a confirmé que le déficit de 5,8 milliards cité par le vérificateur général ne resterait pas dans les livres, et qu'une loi pour remettre les compteurs des finances à zéro serait adoptée afin de repartir du bon pied.
Cette question du respect du déficit zéro a causé quelques difficultés à Mme Marois depuis le début de la campagne. Souvent questionnée pour savoir ce que ferait un gouvernement Marois avec les finances publiques, la chef dévoile son jeu avec résistance, en agrandissant peu à peu des ouvertures au départ timides.
Hier matin, Mme Marois s'est quelque peu emportée après avoir répondu à plusieurs questions sur ce sujet. «Ce n'est pas à moi de payer pour le gâchis des libéraux», a-t-elle déclaré du terminus de Longueuil où elle donnait un point de presse annonçant la politique du PQ en matière de transports collectifs.
Ainsi, le déficit de 3,2 milliards (5,8 milliards si on ne prend pas en compte la réserve de 2,6 milliards citée par le gouvernement et le vérificateur général) ne restera pas dans les pattes d'un gouvernement Marois, a-t-elle dit: «Il reste à la dette.»
«L'engagement que je prends, c'est qu'il n'y aura pas de déficit sous mon gouvernement. Nous aurons l'équilibre budgétaire sur cinq ans», a-t-elle dit en rappelant qu'elle se gardait une porte ouverte pour des déficits ponctuels durant cette période.
Pour mettre de côté le déficit cumulé actuellement, Mme Marois n'hésitera donc pas à adopter une loi semblable au projet de loi 85. Déposé par le gouvernement au printemps, ce projet de loi aurait permis à la ministre des Finances d'utiliser un surplus dégagé pendant une année pour éponger un déficit l'année suivante. Il prévoyait aussi d'effacer de l'ardoise le déficit cumulé jusqu'à la fin de l'année 2006-07.
Quand les libéraux ont présenté ce projet de loi, le PQ avait crié au «tripotage comptable», François Legault qualifiant notamment Monique Jérôme-Forget de «fée Carabosse» cherchant à éliminer le déficit d'un «coup de baguette magique», de manière à respecter au final la loi sur le déficit zéro.
Aujourd'hui, Pauline Marois se garde toutes les options ouvertes pour utiliser un stratagème du même type. De quoi aurait l'air une loi 85 version-PQ? «On prendra le temps qu'il faut pour voir les projets de loi possibles, celui-là ou un autre.»
Et ce projet de loi serait-il adopté tout de suite, au moment où le déficit est de 5,8 milliards, ou plus tard, ce qui pourrait permettre d'ajouter à la facture quelques promesses électorales coûteuses? «Quand j'arriverai au gouvernement, j'établirai mon temps de travail. Je le ferai quand ce sera pertinent de le faire.»
Pressée de questions à ce sujet, Mme Marois a voulu ramener le sujet sous un angle positif. «Mon objectif est de créer de la richesse, d'augmenter la croissance économique, de favoriser le développement des emplois. Je ne pense pas qu'on est né pour un petit pain, on est né pour réussir, pour développer des projets... Je ne veux pas que le Québec ratatine comme peau de chagrin, mais qu'il grandisse.»
La chef péquiste s'est par ailleurs engagée à ne pas faire de compressions en santé. Mais elle n'a pas confirmé si certains services pourraient être abolis dans un souci de maintenir les dépenses à un niveau acceptable. La plate-forme du PQ parle de simplifier et d'alléger les structures de l'État.
Cette question du respect du déficit zéro a causé quelques difficultés à Mme Marois depuis le début de la campagne. Souvent questionnée pour savoir ce que ferait un gouvernement Marois avec les finances publiques, la chef dévoile son jeu avec résistance, en agrandissant peu à peu des ouvertures au départ timides.
Hier matin, Mme Marois s'est quelque peu emportée après avoir répondu à plusieurs questions sur ce sujet. «Ce n'est pas à moi de payer pour le gâchis des libéraux», a-t-elle déclaré du terminus de Longueuil où elle donnait un point de presse annonçant la politique du PQ en matière de transports collectifs.
Ainsi, le déficit de 3,2 milliards (5,8 milliards si on ne prend pas en compte la réserve de 2,6 milliards citée par le gouvernement et le vérificateur général) ne restera pas dans les pattes d'un gouvernement Marois, a-t-elle dit: «Il reste à la dette.»
«L'engagement que je prends, c'est qu'il n'y aura pas de déficit sous mon gouvernement. Nous aurons l'équilibre budgétaire sur cinq ans», a-t-elle dit en rappelant qu'elle se gardait une porte ouverte pour des déficits ponctuels durant cette période.
Pour mettre de côté le déficit cumulé actuellement, Mme Marois n'hésitera donc pas à adopter une loi semblable au projet de loi 85. Déposé par le gouvernement au printemps, ce projet de loi aurait permis à la ministre des Finances d'utiliser un surplus dégagé pendant une année pour éponger un déficit l'année suivante. Il prévoyait aussi d'effacer de l'ardoise le déficit cumulé jusqu'à la fin de l'année 2006-07.
Quand les libéraux ont présenté ce projet de loi, le PQ avait crié au «tripotage comptable», François Legault qualifiant notamment Monique Jérôme-Forget de «fée Carabosse» cherchant à éliminer le déficit d'un «coup de baguette magique», de manière à respecter au final la loi sur le déficit zéro.
Aujourd'hui, Pauline Marois se garde toutes les options ouvertes pour utiliser un stratagème du même type. De quoi aurait l'air une loi 85 version-PQ? «On prendra le temps qu'il faut pour voir les projets de loi possibles, celui-là ou un autre.»
Et ce projet de loi serait-il adopté tout de suite, au moment où le déficit est de 5,8 milliards, ou plus tard, ce qui pourrait permettre d'ajouter à la facture quelques promesses électorales coûteuses? «Quand j'arriverai au gouvernement, j'établirai mon temps de travail. Je le ferai quand ce sera pertinent de le faire.»
Pressée de questions à ce sujet, Mme Marois a voulu ramener le sujet sous un angle positif. «Mon objectif est de créer de la richesse, d'augmenter la croissance économique, de favoriser le développement des emplois. Je ne pense pas qu'on est né pour un petit pain, on est né pour réussir, pour développer des projets... Je ne veux pas que le Québec ratatine comme peau de chagrin, mais qu'il grandisse.»
La chef péquiste s'est par ailleurs engagée à ne pas faire de compressions en santé. Mais elle n'a pas confirmé si certains services pourraient être abolis dans un souci de maintenir les dépenses à un niveau acceptable. La plate-forme du PQ parle de simplifier et d'alléger les structures de l'État.
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