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L'ancien député St-André quitte le PQ

Guillaume Bourgault-Côté   13 novembre 2008  Québec
Gatineau — Le Parti québécois ne voulait plus de Jean-Claude St-André, alors il n'a plus voulu du parti. Hier, l'aspirant candidat dans L'Assomption a annoncé qu'il quittait le PQ, pour lequel il fut député de 1996 à 2007 et candidat à la chefferie en 2005.

Mise au courant de la décision de M. St-André, Pauline Marois a indiqué trouver «dommage» son départ. «Dans notre parti, le droit à la dissidence existe, a-t-elle dit. Il aurait pu rester, et d'ailleurs il peut revenir. Mais pas comme candidat.» La candidature de M. St-André pour les présentes élections a été rejetée par l'exécutif du PQ. Le candidat ne s'était pas rallié à la nouvelle plate-forme reportant aux calendes grecques un référendum, et son exécutif local traînait une dette de 50 000 $ depuis la dernière campagne électorale.

Le rejet de M. St-André a mis en colère quelques purs et durs du parti samedi dernier. À l'investiture de Scott McKay, qui sera finalement candidat du PQ dans L'Assomption, des échauffourées ont éclaté entre les partisans de M. St-André — affiliés aux Jeunes Patriotes du Québec — et les services de l'ordre du PQ. Des coups ont été échangés, et Pauline Marois a vivement déploré des incidents passablement gênants en pleine campagne électorale.

Le lendemain, les Patriotes ont tenu une manifestation avertissant Mme Marois qu'elle «entendrait parler d'eux tout au long de la campagne», certains promettant de faire dérailler sa campagne.

Dans un communiqué diffusé hier après-midi, Jean-Claude St-André mentionne que Mme Marois a «bafoué des préceptes [de démocratie] et a contrevenu aux règles du PQ. Elle est la seule responsable des événements malheureux de la fin de semaine».

Jugeant «déplorable que des militants dévoués à la même cause en viennent aux coups entre eux», M. St-André estime néanmoins que le geste de Mme Marois était grave. «Il signifie que tous les membres du PQ viennent de perdre le droit de choisir leur candidat en vue d'une élection. Dorénavant, tous les chefs du Parti québécois pourront exclure un candidat pour ses opinions», affirme M. St-André.

Ce dernier a indiqué qu'il ne participera pas, ni directement ni indirectement, à la campagne en cours. En 2005, il avait reçu moins de 1 % des voix à la course à la succession de Bernard Landry. Il était associé à l'aile la plus radicale du PQ en matière d'accession à la souveraineté.

Par ailleurs, Scott McKay a indiqué hier matin qu'il n'a «jamais craint» pour sa sécurité, ni au moment de son investiture — à laquelle il n'a pu assister — ni depuis.






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  • Yvon Sylva Aubé
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 00h14
    BONJOUR LA DÉMOCRATIE MME MAROIS !
    « Le P.Q. a toujours été un parti infiltré par leurs adversaires fédéralistes dont la devise est "diviser pour mieux régner" et ça fonctionné pendant 40 ans. Ils ont toujours mangé leur chef, on va bien voir avec Mme Marois.
    Moi je pense que la démocratie prend l'bord et la souveraineté aussi avec le P.Q. un parti provincial. Honte. »

  • Steve Beauchamps
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 02h47
    Qui va pleurer?
    « Le départ de M.St-André est pour plusieurs militant un soulagement. S,il vraie qu'il y a des Pur et Dur au Parti, il y a aussi des modérer et inclusivif qui ne vois pas la souveraineté comme le grand jour de la révolution mais seulement comme un outils de changement vers une Québec meilleur et du certaine facon plus évoluer au niveau sociale et morale.

    Bonne continuation M. St-André »

  • Denis Lussier
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 05h10
    Jean-Claude St-André
    « Bonne chose qu'il ait quitté le PQ. D'ailleurs c'est la grande faiblesse du PQ d'accepter n'importe qui dans leurs rangs sans les scrutiner à l'avance,dans l'espoir d'obtenir un vote de plus pour un futur oui. Si le PQ décidait d'éliminer tous les indésirables du parti, il pourrait recruter plusieurs nouveaux membres qui ne veulent rien savoir des purs et durs indésirables et fauteurs de troubles. Le prochain à quitter devrait être Marc Laviolette,avec qui personne ne veut être associé. Merci »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 07h28
    Bon débarras!
    « Le Parti n'a pas besoin de ceux qui refusent les règles du jeu démocratique que l'ensemble des militants se donnent et qui veulent imposer leur point de vue à l'encontre des décisions de la majorité, coûte que coûte. Bravo, Mme Marois! »

  • Pierre Allard
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 07h32
    Le jeu politique sur ordinateur
    « Madame Marois n'était pas è l'Assomption. Monsieur McKay non plus. Même Monsieur St-André n'y était pas. Je me souviens de Trudeau gagnant une élection parce qu'un certain 24 juin il était resté droit dans ses bottes, face à une volée de pierres et de bouteilles vides lancées par une foule autrement plus menaçante...

    Nos politiciens ne veulent pas une politique dans la réalité, mais dans un univers virtuel. Ils ne méritent pas qu'on leur parle. Juste qu'on "tire le plogue" et qu'ils disparaissent de l'écran

    http://nouvellesociete.org/3minutes.html

    Pierre JC Allard »

  • Laurent Labrecque
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 07h34
    Incompréhension ou ignorance?
    « M. Bourgault-Côté,

    Écrire comme vous le faites que le PQ a renvoyé le référendum sur la souveraineté aux calendes grecques suppose l'une des choses suivantes : une incompréhension de ce qui a réellement été décidé par le PQ ou une ignorance ce que signifie l'expression renvoyer aux calendes grecques, c'est-à-dire renvoyer à un temps qui ne viendra jamais. J'exclus l'incompréhension feinte, c'est-à-dire la mauvaise foi. Le Parti québécois a décidé de ne pas se donner l'obligation de tenir un référendum à un moment autre que celui qui lui paraîtra approprié, soit à un moment où il lui semblera possible de la gagner. Ce n'est pas du tout la même chose. Il me semble qu'un journaliste devrait se faire un devoir de connaître le sens des mots qu'il utilise et surtout, de connaître les faits. La remarque vaut également pour votre collègue, le chroniqueur Michel David, qui se permet également de parler de renvoi aux calendes grecques. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 08h51
    Démocratie et liberté d'opinion personnelle
    « M. St-André confond démocratie et liberté d'opinion personnelle. En démocratie, chacun a droit à son opinion mais une fois une décision prise démocratiquement par un parti politique, on se rallie si on veut rester dans ce parti. Si on quitte, c'est un choix personnel et c'est de la mauvaise foi d'accuser un parti d'être antidémocratique de ne pas se plier à son opinion personnelle. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 09h34
    @ M. Labrecque
    « Je crois que le terme envoyé aux calandres grecques dans le cas du référendum sur la souveraineté est approprié dans ce cas. Sans vouloir l'admettre, la Marois le reconnaît. Dans le contexte actuel et pour plusieurs années avenir la possibilité de gagner un référendum sur la souveraineté est quasi nulle. De plus il est très possible que plus les ans passeront, moins un référendum pourra être gagnant. Mais comme le PQ , ni son chef ne peuvent pas l'admettre au risque de se voir lyncher par une assez grande partie de son parti, ils doivent laisser planer l'espoir tout en tentant de gagner le pouvoir. Car à la fin le but de la Marois n'est pas de faire la souveraineté, mais bien de voir son nom dans les livres d'histoire comme première femme premier ministre le reste ne sera que la cerise sur le gâteau, si gâteau il y a. »

  • Roussel Louis-Philippe
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 10h05
    Le PQ toujours plus bas
    « Ce parti n'est clairement plus celui de l'indépendance et maintenant, Pauline Marois vient de créer un dangereux précédent en bafouant la démocratie de son propre parti.

    À ceux qui pensent qu'une femme en politique est nécessairement plus progressiste et démocrate qu'un homme, vous constaterez maintenant qu'il n'en n'ait rien. Nous connaissons de plus en plus la vraie nature de la chef du PQ.

    Souverainistes, ce parti ne mérite plus vos votes et est maintenant un ennemi de votre cause. Ne vous laissez pas berner par des manifestes bidons et des paroles creusent.

    Qu'on soit fédéraliste ou souverainiste, la démocratie ne doit jamais être oublié. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 11h30
    De la dissidence
    « Quand il y a un abcès, il faut le crever.

    Même celui à qui ça fait mal doit l'accepter.

    Monsieur St-André l'a compris, en indiquant qu'il ne participera pas, ni directement ni indirectement, à la campagne en cours.

    Il mérite pour cela notre admiration.

    De la dissidence interne peut être utile pour aguerrir un parti, mais une fois que la majorité dans le parti a décidé d'une orientation, la dissidence doit démocratiquement se ranger. »

  • Pierre Vachon
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 12h31
    Vraiment un bon débarras !
    « Enfin ! L'ex-péquiste (au fait, l'a-t-il vraiment déjà été ?)St-André ira nuire ailleurs. A priori, je n'ai rien contre les extrémistes politiques dans la mesure où ils peuvent servir de chiens de garde. Sauf que lorsque le chien se met à mordre son maître, il est temps qu'il aille faire un tour à la fourrière.Que l'on ne soit pas toujours d'accord avec les orientations de notre parti, c'est tout à fait légitime; que l'on manifeste sa dissidence, aucun problème. Mais lorsqu'on menace de nuire à l'équipe à laquelle on prétend appartenir et ce faisant,indirectement s'allier avec le camp adverse, alors là, je ne marche plus. Madame Marois a parfaitement le droit et le devoir de s'entourer de collaborateurs qui travailleront dans le même sens qu'elle et de se débarrasser de ceux ou celles qui n'attendent qu'une bonne occasion de lui planter un couteau dans le dos. Monsieur St-André devrait réfléchir un peu plus à la portée de ses actions à moins qu'il ne souhaite, secrètement, revoir l'équipe libérale au pouvoir. Monsieur St-André, un indépendantiste ? Pas sûr..... »

  • Philippe Landry
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 12h33
    Une grande femme à la tête du Québec
    « Mme Marois serait-elle en passe de réussir là où tout ses prédecesseurs ont échoué, c'est-à-dire mettre le poing sur la table et faire passer la stratégie avant l'égo de quelques militants?

    Voilà une femme qui a de l'envergure, une femme digne d'être à la tête de l'état Québécois. Peut-on en dire autant de ses adversaires? »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 13 novembre 2008 12h44
    Les pseudo-défenseurs de la démocratie...
    « Comment peut-on invoquer la démocratie pour défendre une position manifestement anti-démocratique au sein d'un parti politique ? Enfin, une roche (dure, dure, j'vous dis!) de moins dans les souliers de madame Marois.

    Bon débarras. Qu'attendent les supporteurs de monsieur St-André et les enquiquineurs professionnels du SPQ Libre pour claquer la porte à leur tour et laisser enfin le PQ respirer de l'air frais ? »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 16h49
    de l os à la chair
    « Alors M.Vachon ...que dites vous de tous les chiens qui ont mordus leurs maitres ? Je vais répondre...Tous les chefs de ce parti ont mordus ...ils sont tous à la fourrière aussi ...alors que ferez-vous de Mama Marois...? je suggère un raisonnement inductif plutôt qu expéditif de ce raisonnment à la fois partisan et sectaire . »

  • Lorraine Dubé
    Abonnée
    jeudi 13 novembre 2008 20h54
    @ monsieur Laurent labrecque
    « Merci monsieur Labrecque pour vos rectifications. Un gouvernement n'est pas prisonnier d'un échéancier pour déclencher une élection à une date précise( enfin pas pour le moment). Il attend le moment opportun, avec des conditions gagnantes...à moins d'avoir des tendances suicidaires. Pourquoi devrait-il en être autrement pour le P.Q., surtout pour un référendum sur la souveraineté? La souveraineté se doit d'être une épée de Damoclès, le seul vrai rapport de force constant pour le Québec. Certains journalistes monsieur Labrecque se plaisent à rapporter n'importe quoi en manipulant l'opinion publique. Il me semble clair pourtant que le P.Q. ne veut pas être prisonnier d'un quelconque échéancier, une obligation de tenir un référendum absolument dans le premier mandat. Les adversaires de la cause souverainiste voudraient choisir la date, la question...et quoi encore!

    Cela ne signifie pas que le parti Québécois n'est plus souverainiste. C'est la même chose lorsqu'on nous informe que la population ne veux plus rien savoir de la souveraineté. Ce message ne vient-il pas de fédéralistes pour la plupart? »

  • francois Beauchemin
    Inscrit
    jeudi 13 novembre 2008 21h44
    Bravo Mme Marois
    « Mme Marois se devait de prendre cette décision pénible et courageuse. C'est son devoir et sa responsabilité d'assurer une cohésion minimale pour l'efficacité du parti. Ce faisant, je ne vois pas où est l'entorse à la démocratie, quand même !

    Voyez donc plutôt la frénésie qui agite ces fidèles et ardents partisans d'une autre cause et qui ont perdu tout sens critique au nom de la liberté et de la démocratie.

    Qui se prête à ce jeu servile, celui-là risque fort d'être l'arroseur arrosé. Il se moque du public, de la vérité, de la conscience et, de lui-même. Le peuple n'est pas dupe.

    François Beauchemin. Lévis. »

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