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Charest a abandonné les gens ordinaires, accuse Dumont

La Presse canadienne   13 novembre 2008  Québec
Le chef adéquiste, Mario Dumont, s’est adressé aux élèves de l’Académie Saint-Louis, à Québec, hier.
Le chef adéquiste, Mario Dumont, s’est adressé aux élèves de l’Académie Saint-Louis, à Québec, hier.
Québec — Les problèmes d'approvisionnement d'une scierie de Saint-Raymond-de-Portneuf ont inspiré à Mario Dumont une charge particulièrement virulente à l'encontre de son adversaire libéral Jean Charest hier.

Le président de la Scierie Dion et fils, Jean-François Dion, accuse le gouvernement libéral de lui avoir retiré des permis de coupe de bois parce que ceux-ci étaient rattachés à des forêts de la Mauricie, fief de la ministre intérimaire des Ressources naturelles, Julie Boulet.

Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ) n'a pas voulu appuyer directement ces allégations, mais il n'a pas raté l'occasion de monter d'un cran ses attaques contre les libéraux.

«Les décrocheurs scolaires qui sont mal pris, leurs parents qui sont choqués, les gens qui attendent de plus en plus longtemps dans les urgences [des hôpitaux], qui attendent de plus en plus longtemps pour une chirurgie, les travailleurs du secteur forestier: tout ce monde-là, sentent [sic] aujourd'hui que Jean Charest les a abandonnés», a lancé le chef adéquiste lors d'un point de presse. «Les problèmes du monde ordinaire, c'est le dernier de ses soucis [à Jean Charest], a-t-il ajouté. Il les a laissés de côté.»

Traitant les libéraux de «bois mort», Mario Dumont a pressé les électeurs de punir le parti au pouvoir. «Le monde a de la misère puis il les entend plus [sic], a-t-il accusé. Il est trop loin.»

Éducation

En avant-midi, à Québec, le chef de l'ADQ avait déjà commencé à hausser le ton, prétendant que le système d'éducation québécois était de nature à «programmer des enfants à l'échec».

S'adressant à des élèves de l'Académie Saint-Louis, une école secondaire privée de Québec, M. Dumont a ainsi poussé encore un peu plus loin son constat alarmiste de l'état des écoles québécoises.

En conférence de presse sur le terrain de football de l'établissement, le politicien a affirmé que le fort taux de décrochage scolaire et la hausse du nombre d'élèves qui éprouvent des problèmes d'apprentissage ou de comportement appuyaient ses dires.

«Quand des jeunes, on les a fait passer à l'année suivante sans redoublement alors qu'ils n'avaient pas la préparation, oui, on a programmé, c'est triste, on a programmé un échec, a-t-il expliqué. Quand je dis programmer, c'est pas dans le sens que c'était nécessairement l'intention — ce n'est pas un procès d'intention — c'est une constatation de résultats.»

Le problème «n'est pas biologique ou génétique» chez les Québécois, mais plutôt imputable aux «gaffes» du système, a soutenu le chef adéquiste. Résultat: des enfants «vont souffrir», a-t-il lancé.

Par ailleurs, malgré la faiblesse des intentions de vote pour l'ADQ, M. Dumont a assuré hier qu'il visait toujours le pouvoir.






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