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L'état des finances du Québec - Le vérificateur persiste et signe

Jérôme-Forget devrait déclarer un déficit cumulé de 3,25 milliards au lieu d'un plantureux surplus de 2,3 milliards

Robert Dutrisac   12 novembre 2008  Québec
«Il y a bien 2,3 milliards de dollars en banque pour contrer le ralentissement économique que nous devons affronter», a soutenu la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, lors d’une conférence de presse tenue à Montréal hier pour commente
Photo : Jacques Nadeau
«Il y a bien 2,3 milliards de dollars en banque pour contrer le ralentissement économique que nous devons affronter», a soutenu la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, lors d’une conférence de presse tenue à Montréal hier pour commente
Québec — Le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, n'en démord pas. Le gouvernement Charest viole l'esprit des lois actuelles. Au lieu du plantureux surplus de 2,3 milliards dont se vante la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, c'est un déficit cumulé de 3,25 milliards qui clôt l'année 2007-2008.

Le vérificateur général a rendu public, hier, son rapport spécial à l'occasion de la publication des comptes publics du gouvernement du Québec pour l'année terminée le 31 mars 2008. Ce rapport devait être déposé à l'Assemblée nationale ces jours-ci, mais, compte tenu du déclenchement des élections, il a fallu le consentement des trois partis pour que le vérificateur dévoile son examen des états financiers du gouvernement.

Dans ce rapport, Renaud Lachance estime que l'utilisation d'une réserve de 2,3 milliards, accumulée au 31 mars 2008, pour éponger des déficits d'exercice en 2008-2009 et en 2009-2010, comme le fait la ministre des Finances, est «une situation de non-conformité» qui s'explique par la «non-adoption du projet de loi 85 qui modifie la Loi sur l'équilibre budgétaire».

Le projet de loi 85 n'a pas franchi toutes les étapes en vue de son adoption le printemps dernier, malgré l'appui de l'opposition officielle. Il permet de remettre à zéro au 1er avril 2006 le compteur du déficit budgétaire tel que cela est prévu dans la Loi sur l'équilibre budgétaire. «À notre avis, le gouvernement accomplit des gestes et effectue sa reddition de comptes dans le contexte de ce projet de loi, et non dans l'esprit des lois actuelles», écrit Renaud Lachance dans son rapport. Selon le vérificateur général, le gouvernement n'a pas «l'autorisation législative» pour se servir de la réserve afin d'effacer les déficits budgétaires courants et à venir. Il n'a pas non plus cette autorisation pour verser des sommes dans le Fonds des générations.

«Je presse le gouvernement de tout mettre en oeuvre pour s'assurer que l'ensemble des lois soient respectées rigoureusement», écrit M. Lachance, qui en fait une recommandation. Une recommandation que Mme Jérôme-Forget a décidé de ne pas suivre.

Dans sa mise à jour financière présentée la semaine dernière, la ministre affirmait s'être constitué une réserve de 2,3 milliards de dollars, grâce aux surplus engrangés. «Il y a bien 2,3 milliards en banque pour contrer le ralentissement économique que nous devons affronter», a soutenu Mme Jérôme-Forget en conférence de presse, hier. «Il nous faut un gouvernement stable pour rencontrer [sic] les défis qui nous attendent», a-t-elle ajouté.

Au dernier décompte du vérificateur fait en juin 2008, le déficit cumulé en vertu de la Loi sur l'équilibre budgétaire s'élevait à 5,8 milliards au 31 mars 2007. Il atteint 3,25 milliards au 31 mars 2008.

Par ailleurs, le vérificateur relève que le réseau de la santé et des services sociaux ne respecte pas sa propre loi sur l'équilibre budgétaire qui est entrée en vigueur en 2000-2001. Ainsi, 29 % des établissements, soit 55 des 191 entités, affichent des déficits qui totalisaient 127 millions au 31 mars 2008. «Nous sommes inquiets de la réponse du ministère qui, à notre avis, contribue à banaliser le respect de cette importante loi», déplore M. Lachance dans son rapport.

La saignée du papier commercial

En date du 31 mars 2008, c'est près de deux milliards que l'État québécois a englouti dans l'aventure du papier commercial adossé à des actifs (PCAA). Selon le vérificateur, les 13 milliards de PCAA qui sont entre les mains d'entités gouvernementales et des régimes de retraite qui dépendent du gouvernement ont perdu près de 15 % de leur valeur. Cela touche notamment la Régie des rentes (- 411 millions), le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (- 588 millions), le Fonds de la santé et de la sécurité du travail (- 113 millions) et le Fonds d'assurance automobile du Québec (- 92 millions).

***
Avec la collaboration d'Antoine Robitaille
Avec La Presse canadienne
 
 
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  • Yvon Roy
    Abonnée
    mercredi 12 novembre 2008 00h48
    trous
    À combien faudrait-il augmenter la TVQ pour combler tous ces trous?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 01h27
    Vous m'en direz tant
    L'autre jour, je me questionnais sur cette sacoche au contenu virtuel. J'avais donc raison, voilà la confirmation.

    Monsieur Dumont qui se laisse entraîner dans un faux débat sur les états financiers et monsieur Charest qui s'esquive en tronquant, en remettant les compteurs à zéro. Il garde la partie qui fait son affaire et envoie le reste sur la dette.

    Je discutais l'autre jour avec mon comptable, un libéral notoire, et je lui demandais de me nommer ou de m'expliquer où se trouvait cette compétence économique des libéraux. Il n'a pu trouvé mieux à me dire que, c'était des experts dans l'entourage de monsieur Charest.

    Aucun ministre n'a pu résisté à l'analyse. Les experts, c'est comme la soupe Campbell, on en trouve dans toutes les épiceries. S'il ne fallait que des experts pour résoudre nos problèmes, il y a longtemps qu'on n'en aurait plus.

    Je lui ai répliqué que cette compétence est une légende urbaine entretenue par les non moins compétents journalistes.

    Cela remonte à l'ère Bourassa qui passait pour un fort en économie parce qu'il avait étudié la matière dans des universités comme Oxford et Harvard.

    Malheureusement, être fort en économie ne fait pas de vous un développeur ou un entrepreneur. Si bien que monsieur Bourassa a acquis cette notoriété en prononçant le mot «emploi» à chaque minute et en démarrant le projet de la Baie James, qui fut un bon coup mais géré de façon catastrophique par cet indécis chronique qu'était monsieur Bourassa.

    Non la vraie signification, c'est le développement structurant qui ne se fie pas que sur les projets d'infrastructures. La mise en place d'une politique de développement des industries de pointe, d'universités mieux financées et gérées et d'arrimage de tout l'appareil étatique vers la création de richesse.

    ..........

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 03h42
    Et pourtant ils avaient des finances plus favorable
    Après de nombreuses augmentations permis de conduire, licence etc,l'argent du déséquilibre fiscal, la part plus grande dans les société d'état,Augmentation Hydro, vente d'installation à l'étranger comme Costa Rica, l'argent reçu pour la santé, l'emploi qui était favorable lorsqu'ils sont arrivés au pouvoir ils étaient gras durs et ils trouvent le moyens de faire des déficits incroyable.

  • Richard Brin
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 06h07
    Surplus
    POURQUOI UN SURPLUS FEDERAL MEME S'IL Y'A UN DEFICITE ÇA RESTE UN SURPLUS PIS QUAND C'EST PROVINCIAL ÇA RESTE UN DEFICITE? J'AI UN PEU DE DIFFICULTE AVEC LE TERME SI TU DOIS DE L'ARGENT ET QUE TU GAGNE DE L,ARGENT DANS MON LEVRE À MOI TU ES EN DEFICITE TANT QUE TU NE L'A PAS REMIS,À MOINS QUE JE NE SACHE PAS CE QUE CES MOTS VELENT BIEN DIRE.

    RICHARD BRIN STE-ADELE

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 07h10
    Il y a deux déficits
    Il y a actuellement deux déficits au Québec: un déficit budgétaire pour le gouverement et un déficit de crédibilité pour les Libéraux de Jean Charest.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 07h15
    Une image vaut mille mots
    La dame à la sacoche fait ici des yeux dont semble sortir le feu et semble se pincer les lèvres pour retenir un gros mot genre : Aie, le con, attention !

    "Ce n'est qu'une impression" mais...

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 07h24
    Provisions pour pertes sur PCAA sous évaluées.
    M Antoine Robitaille,

    Le gouvernment a fait des provisions pour pertes sur les PCAA de 15 % alors que d'autres font des provisions plus réalistes de 30%. Est ce que vous pourriez tirer cela au clair.
    JCPomerleau

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 07h46
    A quand le rapport d'impot de Jean Charest????
    On a appris l'an passé que Jean Charest recevait 75k sous la table de son parti. 10 ans que ca dure. Qu'est-ce qui nous dit que Jean Charest a déclaré ce fric à l'impot pendant 10 ans? Bref à quand la publication du rapport d'impot de nos politiciens? Si c'est bon pour le président américain, ça devrait être bon pour le PM du Québec? Et le chef de l'Opposition. Pas vrai Mario?

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 08h29
    Loi 85
    Cette loi ne fut pas votée. Charest et Jérôme-Forget ont un déficit. Point final.

  • Jean-Sebastien Neveu
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 08h37
    Quand les médias se contredisent...
    Quelqu'un pourrait-il m'éclairer?
    Cet article contredit admirablement au autre article publié hier par la SRC. Le seul élément qui concordent c'est la violation de la Loi sur l'équilibre budgétaire. Mais sinon, le ton et la perception qu'en donne les deux journaux est diamétralement opposé.

    http://elections.radio-canada.ca/elections/quebec2

    Soit dit en passant, la lecture que François Legault faisait hier soir à RDI semblait davantage s'apparenter à l'interprétation présentée ici par le Devoir. Faut-il s'en étonner?

    Après on s'étonne que de la confusion de l'électorat et de leur piètre compréhension des enjeux...

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 08h52
    Un Québec souverain nagerait dans le fric
    2,3 milliards de surplus à Québec
    10 milliards de surplus à Ottawa

    Alors qu'Obama va trouver un déficit de plus de 500 milliards de dollars, un Québec souverain nagerait littéralement dans le fric avec un surplus de 4 à 5 milliards. Mais ne le dites pas à Pauline: la souveraineté n'est pas au programme avant au moins 3 élections...

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 09h15
    Si on changeait...
    de voleurs et de menteurs. Juste avant Noël notre fête païenne identitaire, ce ne serait pas si pire. À dire qu'on veut que nous soyons sérieux avec cette façon infantile de faire de la politique. Encore une fois, la Loi 101 devrait s'appliquer d'abord aux Partis politiques parce que quand on les entend à la radio, ça fait peur, t'sais...

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 10h01
    Corriger le déséquilibre fiscal avec une p'tite hausse de la TVQ ?
    On sait très bien que le passage de 7% à 5% du taux de TPS par M. Harper a eu des conséquences de centaines de millions $ au Québec.

    M. Charest avait les conditions gagnantes pour hausser la TVQ d'un demi-point, faire taire les souverainistes se plaignant du déséquilibre fiscal, et faire oublier son geste juste à temps pour les élections.

    Or son manque d'audace fait que nous n'avons plus aucune marge de manoeuvre collective aujourd'hui. De plus, le changement de mandat qu'il a imposé à la Caisse de dépôt - soit investir dans l'économie virtuelle pour maximiser les profits à court terme - se traduit manifestement par des pertes colossales.

  • roger montreal
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 11h44
    MENTIR a tous toujours mais un jour la vérité sort
    Une personne peut mentir toujours, mais un jour la vérité sort, voila le constat, que nous voyons par une personne neutre,en la personne du vérificateur général du QUÉBEC en poste. Le QUÉBEC a un déficit accumulé de 3 milliards $
    Pas l ancien vérificateur a sa pension, que CHAREST avait engagé, et payé par le parti libéral, pour essayer de trouver un déficit aux P.Q. en 2003 vous vous souvenez de se tour de passe passe.
    Un magouilleur un jour est magouilleur toujours, tous ses choses détournent les gens de la politique, ce que veulent les libéraux, que les gens ne se rendent pas voté, eux vont s occuper de l élection.
    Notre devise /je me souviens de CHAREST de 2003 /allons voter, pour le parti que vous voulez, mais de grâce voter, pour montrer a ce petit homme /CHAREST/, que nous somment pas des imbéciles,comme nous l avons montrés a HARPER aux fédéral.
    ROGER MONTREAL

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 12h43
    Thibault et Jérôme-Forget
    Le tout m`est dû typique des libéraux fédéraux et provinciaux se reproduit. Les lois sont élastiques que se soit le rôle de la Lieutenant-gouverneur ou la ministre des Finances et du Trésor. De un il y avait des fonds au fédéral et au provincial sans Vérificateur général en charge. De deux il y avait une loi à amender par le projet de Loi 85. L`élection déclanchée, sans adoption de la Loi 85, le déficit est notre réalité. Dans les deux cas il me semble que les joueurs sont de mauvaise foi. Typiquement Libéral à tous les niveaux. Souvenez-vous du scandale des commandites, une autre réalité Libérale.

  • Etienne Merven
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 12h48
    Je veux bien, M. Pagé...
    ... mais avouez quand même que nous n'avons pas beaucoup de choix.
    Je veux bien mettre à la porte les Libéraux, mais par qui ou quoi les remplacer?
    Le PQ? Ce serait une catastrophe, son chef étant d'une grande incompétence.
    L'ADQ? On peut toujours essayer, mais je ne garantis pas le résultat.
    Québec solidaire? Ce parti mènerait la province à la ruine en moins de temps qu'il faut pour le dire.
    Or donc, entre deux ou plusieurs maux, il faut choisir le moindre. Et, dans l'état actuel des choses, force est de constater que le PLQ de Charest est le parti le plus apte à diriger la province. CQFD!

  • Linda Hart
    Inscrite
    mercredi 12 novembre 2008 13h46
    M. Merven et l'esprit scientifique
    M. Merven nous assène quelques opinions personnelles et cela lui semble suffisant comme preuve scientifique et du haut de sa grande sapience, il déclare CQFD, il faut élire le PLQ. M. Merven considère que l'élection de l'ADQ serait moins catastrophique que celle du PQ, on peut voir là toute la rigueur «scientifique» qui préside aux profondes cogitations de M. Merven. M. Merven considère sa subjectivité partisane comme une science, CQFD, M. Merven n'est pas très «scientifique».

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 14h34
    Libéral ne rime pas avec vérité
    1) Le salaire du chef du parti est financé par des sources inconnues, auxquelles il est redevable. Ces gens là ne le beurrent pas pour rien...

    2) À quand une enquête du vérificateur général sur ce financement obscur ? S'ils n'ont rien à se reprocher, ils ne s'y opposeront pas...

    3) Le conflit entre Harper et Charest, retarde l'arrivée des capitaux fédéraux. Imaginez si Charest est élu...

    4) Je ne savais pas que magouiller pour fermer une usine en trompant les gens, ça s'appelait Oui à l'économie... Voyez ce qu'il a fait pour une ville, imaginez ce qu'il peut faire pour le Québec...

    5) La population fait passer la, sa, Santé avant tout, mais pas Charest. On dirait que la solutions à l'engorgement de toutes les urgences et au surmenage du personnel hospitalier, c'est le PPP. Est-ce la vérité ? Ce gouvernement a depuis longtemps jeté la serviette en santé.

    6) Est légitime, ce qui est conforme à la volonté populaire. Le déclenchement des élections n'est donc pas légitime. Mais bien sur, l'économie justifie tout, du fachisme à la démagogie... Quand on a gouté au pouvoir monarchique, comprendre les pleins pouvoirs du premier ministre, sur un état difficile d'y renoncer, on a des amis à compenser (voir le point 1). Et il est plus facile de mettre la richesse collective à leur disposition...

    7) Plusieurs ministres quittent le bateau en même temps. Ils quittent tous en excellent terme... Est-ce la vérité ? Ou est-ce que Charest prend trop de place ?

    8) Ah oui, finalement d'un surplus de 2,3 à un déficit de 3,25 ça fait un mensonge de 5,55 milliards. Alors, rendu là on ne se retient plus pour compter des mensonges de moindre coût. La barrière est suffisamment haute pour laisser passer n'importe quoi dans la campagne Libéral...

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 15h06
    D'accord avec vous M Merven.
    C'est une évidence, nous n'avons pas d'autre choix que de voter pour le PLQ car ce serait trop rétrograde d'aller vers l'avenir avec des Partis incompétents et non préparés comme le sont le PQ et l'ADQ de Dumont. Politiquement il ne serait pas sérieux voire suicidaire de demander une alliance contre nature entre un Parti déboussolé face à la réalité du Québec comme peut l'être le PQ et le populisme débile et rétrograde à la sauce Paliniste de l'ADQ.
    On ne peut sous prétexte de se débarrasser de Charest faire des actions politiques immatures et dangereuses. En somme de faire n'importe quoi. Les québécois ne sont pas dupes de ce genre de marchandage et voudront, au risque d'avoir de nouveau un gouvernement minoritaire, le Parti de Charest au pourvoir car là, il y aurait une stabilité routinière qui ne change rien à nos problèmes mais au moins qui aura le mérite de nous foutre la paix encore un bon bout. Si Charest est un con, au moins il se débrouille bien. Pourtant, je le répète, il ne me plaît pas non plus mais qui voulez-vous mettre à la place? Madame Marois,il y a un grand silence au regard de la sincérité politique face aux citoyens et le PQ n'a pas de programme, il improvise. Dumont, c'est sa bêtise immature, à voir comment il s'exprime, dont on ne veut pas même pour une seconde au parlement. On est bien emm...

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 15h25
    Ma foi c est un éditorial
    Le rendez-vous au vote stratégique ne peut et n aura pas lieu cette fois-ci.Car il faudrait une coalition du peuple pour que cela devienne réalité et à voir ce qui s écrit ici , nous sommes loin et tres loin de cette espérance .Je croit qu il vaille mieux prendre de la Loto-québec , il y a plus de chance que cela fonctionne .À regarder le vote dans son ensemble ,on voit bien que les votants sont dans une grande contradiction (voir les sondages)et les résultats des dernières élections que ce soit au fédéral qu au provincial.Le projet social est en perte de promotion et par surcroit manque de promoteurs.Ce n est pas dans les invectives que cela se produira mais dans une saine et respectueuse rencontre des idées.

  • Yves Archambault
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 15h36
    Et la presse dit :
    http://www.cyberpresse.ca/actualites/
    elections-provinciales/200811/11/
    01-38630-le-verificateur-general-confirme-lexistence-du-surplus.php

    Qui dit vrai? y'en a ou en a pas de surplus? Va-t-il falloir un loi sur la clareté des états financiers?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 19h38
    Comment les libéraux pourraient-ils augmenter leur incompétence ?
    C'est une question fondamentale : peut-on être encore plus incompétent ? La réponse est oui, mais comment faire ?

    En gouvernant , bien sûr. Monsieur Charest a connu un premier règne désastreux qui fut sanctionné sévèrement. N'eut été de cet engouement passager pour les Adékystes, il serait à la retraite. Pourquoi ? Parce qu'il a tenté de gouverner, avec tout ce que l'on sait sur ses décisions douteuses avec les écoles juives, Orford, la réingénierie de l'état, les listes d'attente qui seraient éliminées et je cite, dans les «minutes» suivant son élection et tutti quanti.

    Après sa dégelée, on l'a envoyé chez le débosseleur Parisella pour qu'on lui explique qu'il ne doit pas gouverner, qu'il doit attendre, ne rien faire, comme monsieur Bourassa. Alors, on s'est pris à le trouver sympathique, ouvert, conciliant.

    On doit déduire de ces faits la conclusion suivante : avec de la pratique et de la patience, on peut devenir plus incompétent.

    ....

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 23h55
    Perte virtuelle ou déficit fictif
    ARGENT VIRTUEL

    Au Canada depuis 6 mois les caisses de retraites ont perdu pour 80 milliards. Dans cette foulée, notre Caisse de Dépôt et de Placement enregistre une perte de près de 20 % de son actif selon les données des bourses. La situation du crédit est plutôt inquiétante, car le gouvernement fédéral injecte 75 milliards pour soutenir les banques pour le crédit des hypothèques. Le ministre des finances déclare béatement que cela ne coutera pas un sous aux contribuables. Selon une étude de U.Q.A.M les 5 plus grandes banques au Canada entre 1993 et 2007 ont éludé pour 16 milliards d'impôt par de l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux grâces à leurs filiales. Les gouvernements sont au courant mais ne font rien.

    Papiers Commerciaux

    La C.D.P.Q. a des titres de (PCAA) pour une valeur de près de 13 milliards. Le responsable de ce choix a été promu à la président de la C.D.P.Q. L'ancien président se retrouve maintenant chez Power Corporation. Il semble qu'il n'y a pas d'ingérence politique selon Jean Charest qui a imposé un changement de mandat à la C.D.P.Q. afin d'investir dans l'économie virtuelle pour des profits rapides. Cette erreur se traduit par des pertes colossales de notre bas de laine.

    Les provisions pour pertes

    Il y a une grande variation pour les provisions pour perte selon les différents détenteurs de (PPCA) du à la qualité du papier. A ce jour, la perte serait de près de 3 milliards pour la C.D.P.D. Et surprise, il semble que le mal est généralisé pour une quinzaine d'organismes publics du gouvernement qui ont investi pour 3.3 milliards de produit de (P.C.A.A.) dans le coffre du gouvernement, cela se traduit par une perte de 660 millions avec une provision de 20 % en perte. Il reste peut-être d'autres cachettes, l'avenir le dira.

    Déficit Oui, l'économie d'abord Oui

    La grenouille va devenir aussi grosse qu'un boeuf avec un déficit de 3.25 milliards. Mais la saignée du papier commercial gonfle déjà le déficit à près de 7 milliards. À cela s'ajoute une dette accumulée de 12.6 milliards de la Santé et de l'Éducation depuis 2006. La grenouille va explosée, mais c'est nous qui va payer cette dette même si le compteur est soi-disant remis à zéro. Le fiasco immobilier UQAM coûtera près de 500 millions, le gouvernement passe l'éponge.

    L'économie d'abord Non, les déficits Oui.

    Donald Bordeleau

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