L'école post-réforme prépare mal les enfants à la vie, dit Dumont
Photo : Agence Reuters
Saint-Hyacinthe — Fondée sur le principe du «nivellement par le bas, devenu la "nouvelle culture" dans le monde de l'éducation post-réforme Marois», l'école québécoise «prépare mal les enfants pour la vie». Tel est le jugement sévère que Mario Dumont a présenté hier, à Saint-Hyacinthe. M. Dumont, tout au long de la journée hier, semblait ne pas avoir de mots assez durs pour parler de l'école actuelle. Le communiqué de l'ADQ remis hier matin concluait que «la réforme Marois a saboté notre système scolaire et on en voit le bilan catastrophique». Résultat, dans cette école, les enfants sont «mal préparés pour la réalité de la vie. La vie, c'est pas facile», a insisté le chef adéquiste.
Au micro du 98,5, vers midi, le chef de l'ADQ a ajouté l'expression «énorme désastre» à ses qualificatifs. En après-midi, il se disait d'accord avec un autre constat implacable à l'égard du système d'éducation: celui de l'ex-premier-ministre Jacques Parizeau qui, dans une lettre au Journal de Montréal, en septembre, parlait de «l'effondrement du système de l'enseignement public français», une situation qu'il jugeait «scandaleuse». M. Dumont s'est dit d'accord, mais a rappelé que «la dérive bureaucratique» coupable des maux de l'école québécoise s'était produite «très largement» à cause du Parti québécois. «Quand M. Parizeau se demande comment c'est arrivé, la réponse doit le décevoir...»
Rigueur et discipline
M. Dumont a promis, s'il prenait le pouvoir, de renouer avec de éléments qui, à ses yeux, ont été «sabotés» ces dernières années par la réforme Marois: «La culture de l'effort. Une culture de rigueur qui est incontournable.» À ses yeux se sont perdues aussi les valeurs de «discipline» et de «recherche de dépassement de soi». Le Québec a adopté une culture de la facilité qui, a-t-il martelé, mène au décrochage scolaire. Lorsqu'on lui a fait remarquer que la réforme est appliquée jusqu'en IVe secondaire, bref que les décrocheurs des dernières années n'étaient pas des «produits de la réforme», M. Dumont a répondu «c'est un ensemble», avant de changer de sujet.
Alors qu'en 2007, la critique adéquiste de l'école se bornait à la remise en question des bulletins et du non-redoublement, M. Dumont a dit hier vouloir aller «un peu plus loin». Il épouse maintenant la quasi-totalité des arguments du collectif Stoppons la réforme.
À la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), hier, on semblait un peu gêné d'avoir M. Dumont comme nouvel allié. «Je ne m'arrête pas à regarder d'ou viennent les appuis, de gauche ou de droite», a noté le président de la FAE, Pierre Saint-Germain, lors d'une entrevue téléphonique. Ce dernier a noté que des membres de tous les partis avaient signé la pétition du collectif.
Aux yeux de Mario Dumont, on doit remettre en question l'accent mis sur les compétences transversales afin de «réhabiliter cette notion d'acquisition des connaissances» qui doit redevenir «une des premières missions de l'école». M. Dumont s'est dit heureux que le gouvernement minoritaire de Jean Charest ait repris sa promesse d'imposer un bulletin chiffré dans les écoles, mais il estime que cette opération n'a pas changé l'essentiel. C'est le «symbole même des propositions adéquistes, reprises par le gouvernement, mais détournées, [...] de leur sens», puisque le bulletin chiffré devrait à son sens mesurer l'acquisition de connaissances et non seulement des compétences.
M. Dumont, dont la mère fut enseignante, a aussi fait un plaidoyer en faveur de l'autonomie des enseignants. Les commissions scolaires devraient à ses yeux disparaître, et c'est par des examens nationaux que l'État devrait exercer l'essentiel de son contrôle. Enfin, les sciences de l'éducation ne devraient plus avoir le monopole de la formation des professeurs.
Au micro du 98,5, vers midi, le chef de l'ADQ a ajouté l'expression «énorme désastre» à ses qualificatifs. En après-midi, il se disait d'accord avec un autre constat implacable à l'égard du système d'éducation: celui de l'ex-premier-ministre Jacques Parizeau qui, dans une lettre au Journal de Montréal, en septembre, parlait de «l'effondrement du système de l'enseignement public français», une situation qu'il jugeait «scandaleuse». M. Dumont s'est dit d'accord, mais a rappelé que «la dérive bureaucratique» coupable des maux de l'école québécoise s'était produite «très largement» à cause du Parti québécois. «Quand M. Parizeau se demande comment c'est arrivé, la réponse doit le décevoir...»
Rigueur et discipline
M. Dumont a promis, s'il prenait le pouvoir, de renouer avec de éléments qui, à ses yeux, ont été «sabotés» ces dernières années par la réforme Marois: «La culture de l'effort. Une culture de rigueur qui est incontournable.» À ses yeux se sont perdues aussi les valeurs de «discipline» et de «recherche de dépassement de soi». Le Québec a adopté une culture de la facilité qui, a-t-il martelé, mène au décrochage scolaire. Lorsqu'on lui a fait remarquer que la réforme est appliquée jusqu'en IVe secondaire, bref que les décrocheurs des dernières années n'étaient pas des «produits de la réforme», M. Dumont a répondu «c'est un ensemble», avant de changer de sujet.
Alors qu'en 2007, la critique adéquiste de l'école se bornait à la remise en question des bulletins et du non-redoublement, M. Dumont a dit hier vouloir aller «un peu plus loin». Il épouse maintenant la quasi-totalité des arguments du collectif Stoppons la réforme.
À la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), hier, on semblait un peu gêné d'avoir M. Dumont comme nouvel allié. «Je ne m'arrête pas à regarder d'ou viennent les appuis, de gauche ou de droite», a noté le président de la FAE, Pierre Saint-Germain, lors d'une entrevue téléphonique. Ce dernier a noté que des membres de tous les partis avaient signé la pétition du collectif.
Aux yeux de Mario Dumont, on doit remettre en question l'accent mis sur les compétences transversales afin de «réhabiliter cette notion d'acquisition des connaissances» qui doit redevenir «une des premières missions de l'école». M. Dumont s'est dit heureux que le gouvernement minoritaire de Jean Charest ait repris sa promesse d'imposer un bulletin chiffré dans les écoles, mais il estime que cette opération n'a pas changé l'essentiel. C'est le «symbole même des propositions adéquistes, reprises par le gouvernement, mais détournées, [...] de leur sens», puisque le bulletin chiffré devrait à son sens mesurer l'acquisition de connaissances et non seulement des compétences.
M. Dumont, dont la mère fut enseignante, a aussi fait un plaidoyer en faveur de l'autonomie des enseignants. Les commissions scolaires devraient à ses yeux disparaître, et c'est par des examens nationaux que l'État devrait exercer l'essentiel de son contrôle. Enfin, les sciences de l'éducation ne devraient plus avoir le monopole de la formation des professeurs.
Haut de la page

