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Finies les folies!

Michel David   11 novembre 2008  Québec
Un des discours les plus mémorables de Pierre Elliott Trudeau est celui qu'il a prononcé devant plus de 4000 militants libéraux réunis à l'hôtel Reine-Elizabeth le 19 octobre 1969. «Finies les folies», avait-il lancé, dénonçant aussi bien la «détérioration récente du climat politique et social» au Québec que les sympathies séparatistes des journalistes de Radio-Canada.

Au train où vont les choses, Jean Charest pourra bientôt reprendre la formule à son compte. Depuis quelques jours, l'ADQ et le PQ semblent vouloir rivaliser d'ineptie pour lui fournir l'argument qu'il cherchait pour réclamer un mandat majoritaire.

Il est évident que Jean-Claude Saint-André représente un courant très minoritaire au PQ, mais les incidents survenus en fin de semaine à l'assemblée d'investiture dans l'Assomption ont donné une très fâcheuse impression de désordre.

Remarquez, aucun des deux autres chefs n'aurait toléré la présence d'un pareil trublion dans son équipe. Les statuts de leur parti permettent de régler les cas problèmes de façon expéditive, mais le PQ n'a jamais été capable de s'autodiscipliner.

Gouvernance bien ordonnée commence par soi-même, pourrait-on dire. Si les péquistes veulent continuer à se chicaner sur le degré de pureté souverainiste des uns et des autres, comme il le font depuis quarante ans, c'est leur affaire, mais cela peut constituer une excellente raison de les laisser dans l'opposition.

Certains ne manqueront pas d'accuser les médias d'avoir monté cette histoire en épingle, mais une règle élémentaire pour un parti politique est de meubler l'espace médiatique qui lui revient. Autrement, les journalistes vont s'en charger.

Normalement, le dévoilement de la plate-forme électorale aurait du être un temps fort, mais elle était si insipide qu'elle ne présentait aucun intérêt. Adopter un tel document à huis clos et le rendre public à la sauvette en début de soirée, sans même tenir de point de presse, donnait la mesure du peu d'importance que l'on y accordait au PQ même. Manifestement, les péquistes ont manqué de temps, mais il est bien difficile de se poser en solution de rechange au gouvernement quand l'on ne semble pas savoir où l'on va.

***

C'est toutefois le comportement de l'ADQ qui est le plus désolant, même s'il ne surprend guère. Le choix des thèmes adoptés et le ton général de campagne, qui visent une clientèle bien spécifique, confirment que l'objectif n'est plus de former le prochain gouvernement, mais de sauver ce qui peut encore l'être.

Hier après-midi, l'ADQ a finalement retiré de son site Internet les vidéos d'une rare mesquinerie qui présentaient Pauline Marois comme une Castafiore hautaine et narcissique, couverte de bijoux hors de prix dans son château de Moulinsart-en-l'Île-Bizard.

Mario Dumont a désavoué l'utilisation de ces vidéos, mais le directeur de la campagne adéquiste, Vital Adam, avait déjà eu le temps d'expliquer avec une rare mauvaise foi qu'ils n'avaient rien de négatif, qu'ils étaient même «rafraîchissants» et visaient à «alléger le débat».

La façon dont M. Dumont cherche à ranimer la flamme identitaire n'est pas plus édifiante. Ce n'est pas la première fois qu'il dénonce le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse. Il y a un an, il avait tenté de ridiculiser la légende autochtone de Glouskap, que le nouveau cours propose aux élèves du primaire en guise d'initiation à la spiritualité.

Dimanche, à Granby, le chef de l'ADQ est revenu sur cette espèce de complot contre l'identité québécoise, qui viserait notamment à priver nos enfants de leur arbre de Noël et du lapin de Pâques. Devant autant de bêtise, on hésite entre l'indignation et la pitié.

L'honnêteté intellectuelle commanderait à M. Dumont de proposer franchement l'élimination du nouveau cours et le retour à l'enseignement confessionnel, comme le souhaitent de nombreux parents. Sa solution, tout à fait typique, est plutôt de proposer un moratoire. En attendant, les élèves auraient droit à un cours de français supplémentaire.

Cela ressemble à sa promesse d'abolir les commissions scolaires. Il a fallu deux ans avant de trouver une solution de remplacement. Si l'ADQ existe toujours lors de la prochaine campagne électorale, on saura peut-être comment elle propose de sauver l'arbre de Noël et le lapin de Pâques.

***

La défense de l'identité québécoise a pris une forme inattendue hier, quand M. Charest s'est découvert un attachement pour la «formule québécoise» de débat télévisé entre les chefs de parti, qui privilégie le face-à-face, par opposition à la «formule canadienne» plus «conviviale» qui a prévalu durant la dernière campagne fédérale.

On peut facilement comprendre que M. Charest ne veut pas être pris dans les tirs croisés de ses adversaires, comme l'a été Stephen Harper. Le chef libéral a la réputation d'être un bon debater, mais l'expérience de 2007 a démontré qu'il n'est pas invincible.

La question est de savoir s'il préfère porter la responsabilité de l'avortement du débat ou prendre le risque qu'il tourne mal. En 1985, dans une situation assez semblable, Robert Bourassa avait réussi à manoeuvrer pour éviter un face-à-face télévisé avec Pierre Marc Johnson, qui avait dû se contenter d'un débat radiophonique sans grande conséquence, mais les débats télévisés n'étaient pas encore entrés dans les moeurs électorales québécoises. Le dernier remontait à 1962.

La partie ne fait cependant que commencer. Il est de bonne guerre pour les partis d'opposition de dénoncer l'«arrogance» de M. Charest, mais si les prochains sondages confirment la tendance favorable aux libéraux, Pauline Marois et Mario Dumont pourraient bien surmonter leur aversion pour la «formule québécoise».

mdavid@ledevoir.com






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Vos réactions

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  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 02h59
    J'opte pour la pitié...
    « Michel David se demande s'il faut opter pour l'indignation ou la pitié devant les bêtises que multiplient les partis de l'Opposition et surtout leurs Chefs. Je suis convaincu que s'il y avait des journalistes ou des observateurs étrangers qui avaient le goût et le courage de suivre le déroulement de cette campagne électorale, ils opteraient également pour la pitié.

    Devant cette manifestation d'incompétence, qui peut encore blamer Jean Charest d'avoir déclanché des élections afin de s'affranchir du statut de gouvernement minoritaire qui doit traiter quotidiennement avec ces gens pour mettre en place le moindre projet. »

  • Georges Allaire
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 04h14
    Pilote automatique
    « Le Québec est sur pilote automatique vers son destin final. Sans enfants, sans avenir, sans coeur et sans vie. Et ce sont les charabias de ses roquets qui jappent dans une arène vide qui font les manchettes. Rigolo, n'est-ce pas? »

  • Richard Brin
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 05h22
    campagne electorale
    « COMMENT VOTER DANS CES CONDITIONS, POUR MOI MARIO DUMONT À MANQUER SA MEREMADAME MAROIS A TROP LU TINTIN ET ÇA VEUT GOUVERNER LE PAYS J'AIME AUTANT GARDER JEAN CHAREST LES DEUX AUTRES ME FONT PEUR . POUR MOI ILS SONT EN PLEINE CRISE D'ADO.

    RICHARD BRIN STE-ADELE »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 06h17
    Le débat
    « Le fait pour le PQ et l'ADQ de se liguer pour embêter lePLQ ne les a pas servis à date. S'ils veulent adopter une autre formule de débat, c'est qu'ils savent qu'elle les favorise au dépends du Parti au pouvoir.
    Paul Lafrance
    Québec »

  • Guy Archambault
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 06h47
    ADQ et PQ : moribonds
    « Tout me porte à croire que le PQ, tout autant que l'ADQ, vont sortir moribonds de la présente campagne électorale.

    Pour deux grandes raisons. La première concerne la gestion interne des partis.

    Comparer la gestion interne de l'ADQ et du PQ avec celle du parti libéral donne une bonne idée d'une des sources de la disparition ou de la lente agonie de ces deux partis. Le parti libéral se gouverne au centre alors que les deux autres se gouvernent, l'un à gauche et l'autre à droite.

    Le parti libéral est un parti de consultation; le chef consulte ses membres et décide ensuite en tenant compte de l'avis de ses membres; il adopte par la suite une ligne de conduite qui cherche à respecter les recommandations de ses membres tout en s'adaptant aux circonstances et à l'évolution de la vie politique sur le terrain électoral. Il a les coudées franches pour s'adapter aux conditions du terrain.

    À l'ADQ, le chef propose et écoute les réactions de ses membres à ses propositions. Il fait ensuite ce qu'il veut, selon son évaluation de la situation médiatique ou électorale et oblige ses membres à le suivre dans les méandres de ses intuitions et de sa spontanéité médiatique.

    Au PQ, les membres proposent et le chef se doit d'appliquer les décisions du parti et de les refléter sur le plan médiatique. Sa marge de manoeuvre sur ce plan pour réagir spontanément et s'adapter aux aléas des circonstances est fortement réduite; le chef doit toujours vérifier si sa réaction est conforme aux décisions du parti.

    Au niveau de la forme, la gestion interne des deux partis reflète l'idéal démocratique tel qu'il a été vécu avec ses excès. L'ADQ a depuis le début reposé dans sa gestion interne, circonstances obligeant, sur la volonté et les décisions d'un seul homme rompu au décodage de la langue diplomatique tenu à l'Assemblée nationale. L'ADQ est le parti d'un seul homme dont la grande caractéristique aura été sa capacité à diagnostiquer les incongruités et les tours de passe-passe des échanges diplomatiques entre les partis présents à l'Assemblée nationale. Ce talent était accompagné par sa capacité à dénoncer ces incongruités, à dénoncer la langue de bois qui les accompagnait et à les traduire dans un langage compréhensible à la majorité des citoyens. Malheureusement cette grande qualité n'a pas été accompagné d'une capacité à bien s'entourer de gens crédibles et surtout à les gérer de manière à ce qu'ils soient eux aussi des vedettes médiatiques sans porter ombrage au leadership du chef.

    À l'opposé, le PQ est victime de sa trop grande démocratie interne qui au niveau médiatique donne toujours l'impression d'un parti désuni comme le PS en France. Point n'est besoin d'insister sur cette image persistante de chicanes internes du PQ, chicanes qui s'estompaient dans les rares moments où la victoire était perçue comme possible et même probable.

    À ce niveau, les électeurs auront tendance à se détourner d'un parti mené par un seul homme qui a acquis la réputation d'être une girouette et à se détourner d'un parti qui semble divisé à l'interne. Entre trop de chef et pas assez de chef, on choisira celui qui semble le plus confortable dans son siège face à ses collaborateurs immédiats.

    La deuxième raison de la mort annoncé de l'ADQ et du PQ tient à leur incapacité de présenter un projet collectif rassembleur pour l'ensemble des Québécois. On a cru que l'ADQ en avait un aux dernières élections; sa performance comme opposition officielle à l'Assemblée nationale aura permis de comprendre qu'il n'en est rien malgré tous les efforts de son chef de faire revivre l'idéal duplessiste de l'autonomie provinciale.

    Pour le PQ, le coup de grâce a été porté en 1995; depuis ce temps, l'idée de pays n'est plus rassembleuse. C'est l'incapacité de ce parti à se redonner un projet collectif rassembleur et crédible qui le rend vulnérable sur le plan électoral, surtout en l'absence d'un leader charismatique doté d'un don oratoire, comme l'ont été Lesage, Lévesque, Parizeau et Bouchard.

    Cette incapacité à trouver un projet collectif " achetable " par les citoyens n'est pas que le lot du PQ. C'est un phénomène mondial.

    C'est une situation de fond qui domine ces dix dernières années dans la plupart des pays occidentaux démocratiques les plus fortunés.

    Cette situation de fond est la suivante : depuis une dizaine d'années, il n'existe plus de projet collectif mobilisateur dans aucun de ces pays, il n'y a plus de leader charismatique porteur de projet collectif mobilisateur. La seule raison que j'y vois, c'est que dans tous ces pays il y a eu un projet collectif national mobilisateur à une ou plusieurs facette qui a commencé dans la fin des années 50 et s'est accompli plus ou moins rapidement dans les années qui ont suivi pour aboutir définitivement dans les dernières années 80 ou au début des années 90.

    Chacun de ces projets collectifs avait une ou plusieurs facettes qui progressivement a enflammé l'imaginaire d'une majorité de citoyens de chaque pays, en plus d'améliorer leurs conditions de vie.

    En France, le projet collectif, plus ou moins conscient, fut l'abandon des colonies, la création et la consolidation de la 5ème République avec de Gaulle dans les années 50-60, pour se terminer avec les deux septennats de Mitterand de 81 à 95. Depuis, une lente désaffection s'est tranquillement installée et aucun projet collectif rassembleur ne s'est imposé en France. On a suivi en 2007, celui qui semblait savoir où il allait tant sa détermination à prendre le pouvoir était évidente. On a fait confiance au panache.

    Aux États-Unis, Eisonhower et Kennedy ont parti le bal du projet collectif dont une facette importante a été la déségrégation raciale; Reagan a terminé le projet collectif américain en contribuant à la chute du Bloc soviétique et au triomphe de l'impérialisme américain. Les années Clinton ont assuré la prospérité de ce triomphe. Bush l'a détruit et ruiné en faisant croire aux Américains l'imminence de leur disparition de la carte du monde.

    En Allemagne, l'apogée du projet collectif a été atteinte avec la chute du mur de Berlin et la réunification des deux Allemagne après avoir redressé l'économie de 60 à 80 à un point tel que l'Allemagne a été la grande puissance économique de l'Europe dans les années 80.

    En Espagne, au Portugal, le projet collectif aura été la lutte pour accéder à l'Union européenne dans les années 90 après s'être débarrassé des dictatures de Franco et de Salazar et après avoir accepté l'indépendance de leurs colonies dans les années 60-70.

    Pour plusieurs autres pays, le projet collectif aura été de se sortir du marasme économique pour pouvoir entrer dans l'Union européenne. Le meilleur exemple de ce cas aura été l'Irlande.

    Pour les 4 pays scandinaves, Suède, Norvège, Finlande et Danemark, le projet collectif aura été la recherche d'un équilibre entre la prospérité économique et la redistribution des richesses avec les plus pauvres de leurs pays.

    le projet collectif du Canada aura été de conserver le pays uni, de contrer l'indépendance du Québec. Au Québec, un des projets collectifs aura été d'affirmer le Québec sur le plan international, sa personnalité comme nation dans les années 60. Ce projet a lentement glissé dans le coma depuis 95.

    Dans tous ces pays, la plupart des projets collectifs nés dans les années 60 ont été atteints dont celui d'apporter un peu plus de confort économique à une majorité de leurs citoyens.

    Ce qui fait que maintenant la majorité des citoyens se retrouvent dans une situation de défense des acquis et qu'il y aura toujours des groupes de citoyens qui seront méfiants devant des projets que certains leaders voudraient proposer comme collectifs. Ils ne peuvent l'être parce que trop de citoyens et de groupes de citoyens n'y trouvent pas leur compte, leur profits ou le trouvent menaçant quant à leurs acquis déjà en poche.

    Le CHUM n'intéresse que les Montréalais; le soutien aux régions n'intéresse pas le 60% des citoyens qui vivent en ville à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Laval, Sherbrooke et Gatineau. etc. etc. D'autant plus qu'avec la marge de manoeuvre financière réduite du Québec, les priorités de développement ou d'investissement varient selon les groupes et qu'il faut choisir.

    C'est peut-être malheureux à dire, mais tout fonctionne en politique comme si un projet ne devient collectif et mobilisateur, qu'à partir du moment où chacun des groupes d'âge, chacun des groupes ethniques, chacun des groupes régionaux, chacun des groupes socio-professionnels, chacun des groupes socio-économiques y trouve son compte de progrès pour ses membres ou son compte d'idéal et ne se sent pas menacé dans ses acquis.

    C'est un peu comme si le seul facteur qui déclencherait cette mobilisation serait qu'on est tous dans une situation tragique et périlleuse en même temps, ou qu'à tous le moins qu'une majorité des groupes que j'ai mentionné plus haut 1- se perçoivent dans la cette situation 2- et entrevoient que la seule façon de s'en sortir c'est l'arrivée d'un Messie faisant miroiter Une Solution.

    C'est ce qu'a fait Barak Omaha en allant chercher une petite majorité des électeurs aux USA (52%), mais une très grande majorité des noirs, des hispano, des endettés, des pacifistes, des jeunes, une petite minorité chez les femmes (mais pas la majorité des blancs ni celle des aînés, ni celle des plus riches).

    J'ai l'impression qu'un leader charismatique apparaîtra au Québec le jour où à partir de son intelligence de la situation, et aussi ne l'oublions pas, à partir d'un don oratoire inné, don qui est un des grands instruments du charisme en politique, il permettra à une majorité des regroupements sociaux et de leurs membres de voir qu'ils sont dans une situation merdique ou qu'ils sont à la veille d'y être, de voir les raisons pour lesquelles ils y sont et lorsqu'il tracera un projet dans ses grandes lignes, projet qui sera porteur d'espoir de s'en sortir. Au niveau stratégique, il devra le piège de présenter un plan trop détaillé ou comptable du projet, parce que ce faisant il divisera le consensus en fragmentant l'accord sur le but par des désaccords croissants sur les moyens à prendre pour l'atteindre.

    Barak a été un bon exemple de leaderhip charismatique; et pourtant il n'a donné aucun détail sur ses solutions.

    Il a juste nommé les problèmes vécus et dit : on va s'assoir ensemble avec les personnes aptes à décider et on va trouver une solution à ces problèmes.

    On va s'assoir, USA et Europe, avec l'Iran et on va discuter ensemble pour trouver une solution qui satisfasse tout le monde à la dissémination de la puissance nucléaire. On fera pas comme Bush qui veut imposer Sa solution.

    On va s'assoir, USA et Europe, avec la Russie, et on va discuter ensemble pour trouver une solution qui satisfasse tout le monde fasse à la défense des territoires nationaux.
    On fera pas comme Bush en installant unilatéralement des missiles dans tous les pays voisins de la Russie.

    On va s'assoir, Europe et USA, avec l'Iran, l'Iraq, la Syrie, la Turquie et les pays arabes avoisinants pour trouver une manière acceptable à tous de retirer le plus de GI de l'Iraq d'ici deux ans.

    On va s'assoir, Europe et USA, avec le Pakistan, avec l'Afghanistan et peut-être avec les Talibans, pour règler ensemble le problème du terrorisme de AlQaida. Nous ne ferons pas comme Bush a fait jusqu'ici en Afghanistan.

    On va s'assoir avec le Canada et on va essayer de régler les problèmes que chacun a avec l'ALENA à la satisfaction de tous. On ne fera pas comme Bush a fait avec le bois d'oeuvre et laisser les problèmes traîner pendant 6 ans devant les tribunaux.

    On va s'assoir avec les membres du Congrès (chambre des représentants et Sénat) et on va essayer de trouver un moyen de faire en sorte que plus de gens profite de l'assurance-santé aux États-Unis, pour que des règlements soient mis en place pour discipliner les milieux financiers, pour éviter que nos riches ne détruisent la planète, etc.

    Il a été élu parce que beaucoup de citoyens étaient dans un merdier depuis longtemps, que subitement beaucoup d'autres s'y sont retouvrés récemment et que beaucoup d'autres sentent qu'ils sont à la veille d'y être.

    Il a été élu parce qu'il a reflété à ces citoyens leur situation ramatique. Il leur a servi de miroir et ces citoyens s'y sont reconnus. Il a par son charisme oratoire tracé les grandes lignes du chemin à prendre pour s'en sortir. À savoir, ne pas faire comme Bush, c'est-à-dire ne pas décider tout unilatéralement, ne pas imposer par la force mais agir avec ses partenaires dans le monde ou ses partenaires à l'interne, les 50 États et le Congrès (Chambre des représentants et Sénat).

    Au Québec, un projet collectif rassembleur apparaîtra quand A- une majorité de citoyens se croiront dans un merdier, B- que le merdier est de la même sorte ou à peu près pour tout le monde, C- qu'il y a un bon orateur capable de bien nommer ce merdier dans lequel ils sont et de faire en sorte que les citoyens se reconnaissent dans le miroir qu'il leur présente et D- quand il leur dira 1- " ensemble on peut s'en sortir " 2- " faudrait qu'on se parle ", 3- " je suis prêt à organiser une situation où on va se parler pour trouver ensemble des façons de s'en sortir qui ne pénalisent personne ou le moins possible ".

    C'est un peu ce qu'essaie de faire Charest à la différence que plutôt que de se présenter comme un rassembleur, il s'est présenté comme le seul à pouvoir nous sortir de ce merdier appréhendé.

    Si le PQ veut reprendre l'initiative, il se doit de bien définir la problématique actuelle vécue
    par chacun des groupes québécois en ne retenant à des fins de message public que celles qui revêtent un caractère dramatique actuel ayant des répercussions chez une majorité de citoyens. À titre d'exemple, il y aurait avantage à insister et illustrer longuement sur le stress et la fatigue professionnelle des infirmières et sur ses conséquences sur la qualité des soins dispensés dans les hôpitaux, sur la désaffection progressive des infirmières face au secteur public, etc.

    Faute de projet collectif à offrir aux Québécois, faute d'être capable de nommer les vrais drames vécus par les québécois d'aujourd'hui, c'est le meilleur orateur qui l'emportera à moins qu'une catastrophe, qu'un désastre ne fasse naître d'ici le 8 décembre un Messie et un projet collectif rassembleur.

    Guy Archambault »

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 07h45
    Désolant mais éclairant
    « Minoritaire ou non, monsieur Charest sera réélu, comme l'a été Harper. Mais nous leur devrons d'avoir ilustré avec une particulière clarté cette simple vérité: seul compte le pouvoir. Tout le reste, y compris le bien-être de la population, est secondaire.

    Pierre R. Desrosiers
    Val David »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 08h00
    Très bon article.
    « Voilà du travail de journaliste bien fait et bien dit. Oui, vous avez raison on ne peut rien faire avec ces 2 partis du genre Guignol. C'est désolant, on n'y peut rien. Le PQ veut la souveraineté mais surtout n'en parle pas ce qui fait que je me retrouve sans rien sans espoir même si je choisis le PQ qui n'est pas préparé du tout comme le fut le parti démocrate aux States. Merci M David de le souligner. Le PQ fait dans l'amateurisme; l'ADQ, c'est réglé, trop poche et trop Paliniste; le parti Libéral, à défaut, on reste dans la routine. Ce qui n'est pas un mal en attendant une nouvelle ère politique au Québec. Misère de misère, nous les jeunes on se demande bien ce qui se passe ici? On en parlait hier au soir à ce sujet. On a des gens qui comptent les nombre d'ethnies dans les votes en bavant rouge sang alors qu'un blanc c'est aussi une ethnie (mais nus on fait comme les polonais, on crie à la fin de la race blanche), d'autres qui comptent le 1% de juifs pour les fêtes et d'autres qui nous battent la semelle avec la tradition identitaire chrétienne en regardant de travers nos immigrants parce que soit disant ils n'ont pas d'accent québécois. Nous, la jeunesse, on se regarde et on compte parmi nos grands amis, des arabes, des français, des polonais, des africains et parfois des asiatiques et on se dit qu'il y a un problème pour certaines personnes de vivre la réalité telle qu'elle est présentement chez nous. Y a un problème de réalité et de compréhension de celle-ci dans nos "grands" partis politiques de la Province. Puis sitôt la question catholique sur la table, on a tous nos grand-pères qui commencent à se lever de leurs chaises à bascule pour taper du bâton sur le plancher en criant: "identité, identité!". Nous qui n'allons plus danser dans les paroisses du temps jadis ainsi que nous n'allons plus au catéchisme pour apprendre que les dinosaures étaient là il y a 6000 ans. Et à dire que si on les écoutait, ils nous en remettraient une couche de cette éducation là dont on voit le résultat de nos jours dans la pratique politique. Indigence, disions-nous hier au soir. Je comprends un de mes amis qui a eu un frère qui s'est suicidé car on sait que c'est à cause de cette mentalité que nous désespérons. Tout est noyauté pour empêcher une parole libre. Il n'y a même pas la possibilité pour un parti comme Québec solidaire ou les Verts ou autres partis de s'exprimer. Il n'y a que 3 Partis, un point à la ligne. Je dirai 4 à cause de l'Église catholique. On est encore au début du 20ième siècle. Ça fait des années qu'on nous emmer... avec tout ça avec des pseudos discours dits démocratiques, les Droits de l'Homme, tout le monde a le droit de s'exprimer, et blablabla...On désespère vous dis-je. Même un propos proprement raciste ne dérange personne comme on le voit pourtant dans leurs réactions les polonais ou les italiens contre toutes formes d'ostracismes. Ici, on ne dit rien, c'est le silence le plus plate... »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 08h06
    Saint-André, non; les Noirs oui
    « Quand même renversant de voir Pauline cracher sur un ancien député péquiste, souverainiste de la première oeuvre, candidat à la chefferie du parti, alors qu'elle va chercher 5 candidats noirs, dont un Congolais en pleine ville de Québec! Faut le faire! »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 08h13
    Finies les folies ?
    « Le cours d'ECR dépasse de loin le ridicule de Dumont !

    Vous devriez vous en tappez un, M. David, vous sauriez alors de quoi vous parlez.

    À moins que vous ne soyez vous aussi un fidèle du Temple du Nouveau Monde, de votre ancien collègue, dédié à la religion d'État. »

  • Roger Kemp
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 08h32
    Si la tendance se maintient...
    « Ce matin, on autre sondage vient confirmer vers quoi l'on se dirige. Nous savons tous qu'un parti politique surveille beaucoup plus la tendance des sondages que le resultat du sondage. Or, monsieur Charest s'est prévalu de cette tendance dans les sondages pour déclencher ladite campagne électorale. Mal lui en prendra. La tendance actuelle montre clairement le retour du pouvoir des québécoises et des québécois pour gouverner sa destinée. Depuis le retour de madame Marois à la tête du Parti Québécois, cette tendance est constante, sondage après sondage, il y a un mouvement de retour pour repositionner le Parti Québécois comme étant LE parti des québécois. Vous visez juste monsieur David quand vous estimez que monsieur Dumont cherche à sauver son parti plus que de former le gouvernement. Si la tendance continue, se pourrait-il que le Parti de madame Marois forme le prochain gouvernement, minoritaire mais peut-être bien majoritaire. Qui sait? »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h38
    l'article 1
    « Je ne connais pas monsieur St-André et si on ne m'avait pas dit que c'est un pur et dur, je ne l'aurais pas su. Alors quant on me dit que le PQ passe sa vie à se chicaner sur le référendum ou pas, je trouve qu'on tente de fausser le débat. Changer les règles pour éliminer un gêneur, c'est déjà gênant mais éliminer le gêneur sans même changer les règles envoie le message suivant:

    Ecoutes mon ti-clin. Les règlements c'était juste parce que c'a en prend. Ca fait sérieux. Mais si tu prend-ça trop au sérieux, ça va empêcher Madame de se concentrer sur la campagne parce qu'elle a, peut-être, une chance de prendre le pouvoir. Je sais que c'est l'article un du règlement mais là, Madame a des chances de prendre le pouvoir alors COUCHÉ PITOU. »

  • Michel Samson
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h42
    Choisir entre trois maux le moindre ?
    « Non, non, Jean Charest n'est pas un menteur : il ne fait que prendre des libertés avec la vérité (par exemple, pas d'élections à l'automne ???).

    Non, non, Super Mario n'est pas démagogue, il ne fait que prendre des libertés avec «ce que le peuple veut».

    Quant à Pauline, elle fait bande à part, sûrement première ministrable, mais avec un parti déchiré, historiquement devenu spécialiste des scissions, du sectarisme interne et du rejet de ses chefs.

    Voilà une deuxième fois en moins de deux mois où je me retrouve devant un horizon bouché, avec, comme seul ensoleillement, une lueur fascinante détectable du côté des voisins du Sud. Pour nous, petit peuple du nord, nous composerons avec un hiver qui s'annonce, tant au plan climatique que politique.

    Et ne laissez pas mon propos vous mener vers les rivages de la gogauche, encore moins armée pour gouverner que même les adéquisssss ne l'auront jamais été. Les bonnes intentions constituent de bien faibles motifs pour gérer un Québec moderne, complexe, furtif, capricieux et indécis.

    Non, je ne vois rien venir... sinon que neige et froidures. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 09h55
    Le PLQ moribond
    « Jean Charest est trop confiant. Il s'est traîné les pieds. Il est insensible aux problèmes des gens. Son équipe ne fait que prononcer le mot économie, elle est nulle en affaires.

    La liste de ses négligences est énorme.

    Il a échoué. Qu'il cède la place après un règne
    catastrophique.

    Son parti n'a rien de démocratique. C'est la loi du bennyouioui, de l'argent, des candidats imposés, du patronage, du népotisme, du favoritisme.

    ... »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 10h01
    La politique fédéraliste a gagné le Québec
    « Il est facile de voir que la combinaison des forces fédéralistes d'Ottawa et de Charest ont vaincu au Québec.
    La prochaine élection nous dira l'état des forces et surtout le nombre de gens qui se considèrent Québécois avant d'être Canadian.
    A quand une déclaration d'impôt commune comme dans le reste du territoire de la Reine?
    En attirant dans les filets du fédéralisme Michael Jean par l'appât de la fonction Harper et cette transfuge ont donnés la permission aux séparatistes mous de devenir fédéraliste.
    Mais la désorganisation chronique du Pq n'a vraiment pas aider a garder le flambeau bien haut. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 10h41
    LE SITE DE L'ADQ
    « http://www.adq.qc.ca/

    Le site de l'ADQ offrait hier un vidéo de mauvais gout sur Pauline Marois mais n'était pas encore foutu de nous présenter ses candidats avec leur cv.

    Un parti de ti-counes...L'Équipe Mario Dumont »

  • Ludvic Moquin-Beaudry
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 10h49
    A-t-on ce que l'on mérite ?
    « Des trois grands partis, aucun n'inspire.
    Jean Charest est probablement le meilleur des trois chefs si l'on ne fait que regarder les capacités à mener une campagne et à bien paraître. Toutefois, ses idées et son parti reflètent bien la stagnation des idées qui accable le Québec depuis la moitié des années 1990. De la centre-droite remâchée sans véritable considération pour la démocratie (révision du mode de scrutin ? carte électorale), les droits des travailleurs ou l'environnement (pourquoi tant de béton pour relancer l'économie ? comment allons-nous développer le Nord ?). Ce parti est le plus constant; same old, same old.

    Mario Dumont désespère. Il recycle ses vieilles idées, croyant pouvoir y trouver une deuxième vie. Alors que les preuves contre la droite économique s'accumulent à mesure que les bourses s'affaissent et que les emplois disparaissent, Mario Dumont garde le cap sur un idéal ultralibéral qui n'a que faire de la réalité humaine. «Laissez les pauvres mourir», disait Hayek. De plus, à agiter la carte identitaire et à voir partout des complots sans toutefois donner de preuves, Dumont prend des airs de paranoïaque.

    Pauline Marois, quant à elle, se trouve à la tête d'un parti qui est en soi une impossibilité politique, mais cela n'excuse pas le manque de profondeur de son programme et le peu d'accent mis sur des mesures de réel changement. Quand on veut prendre le pouvoir, il faut se démarquer autrement que par ses bourdes.

    En somme, lorsque l'on regarde les trois partis, on arrive au constat qu'ils se ressemblent tous. Dans ce cas, pourquoi ne pas réélire Charest ?

    Si la population vote pour ces partis, c'est qu'elle cautionne l'immobilisme. Voter pour les Verts et Québec Solidaire est aussi une option, ne serait-ce que pour envoyer un message d'insatisfaction aux trois gros.

    Excellent article, M David.

    Charest sera probablement élu par défaut. »

  • Roger Dion
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 11h12
    Ce matin M.DAVID vous tourner les coins ronds
    « Ce matin M. DAVID vous tourner les coins ronds,car l affaire ST .ANDRÉ comme vous dites ,Mme MAROIS a montré qu elle était bien en sel de son parti.
    Comme tout chef de parti, elle a prit la bonne décision,les manifestants une quinzaine, donc le plus grands nombre, ne sont pas du parti, donc ils restes cinq a six d anciens du parti.
    Avec l appui des fiers a bras,le président des collets bleus de la ville de Montréal /FAUT IL COMMENTER/.
    Mais comme toujours, oui pour vous journalistes, c est plus croustillant ses troubles, que parler du contenu de son programme.
    Avec le sondage ce matin, qui place Mm.MAROIS et son parti a six points de des libéraux, elle est avance chez les francophones.
    Vous savez très bien, avec la concentration du vote libéral, l élection n est pas joué,oui d ici a la fin, il va avoir des coups bas, qui vont se donner, car CHAREST a besoin d ètre majoritaire, car il est cuit, et si CHAREST est majoritaire c est nous qui somment cuits.
    NOUS POURRONS REDIRE/JE N AI PAS VOTÉ POUR CA M. CHAREST/.
    Mais comme dans tout élection ses l argent et les journaux qui font la différence.
    roger montreal »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 11h19
    Une bouffée d'air pour le PQ
    « Ça augure bien. Voilà que les derniers sondages donnent
    une bonne bouffée d'air au PQ, le parti des Québécois.
    Quel bonheur de voir descendre ce parti de fédéralistes
    sans but aucun.
    Pour l'instant, il faut inciter son monde à sortir en masse
    le jour de l'élection et, important, envoyer sa cotisation,
    toute minime soit-elle.
    Réjean Grenier. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 11h34
    Bravo Guy Archambault...
    « Bravo pour ce brillant texte.

    Ne désespérons pas. Il y a bien un projet collectif. Et il y a peut-être aussi un grand tribun parmi nous: Vous-même? Ou qui sait...

    Voici mon projet collectif, une proposition emballante, rassembleuse et salvatrice:
    Mettre toute notre intelligence et toutes nos énergies pour réaliser une option politique oubliée et même reniée par plusieurs, mais qui aurait le mérite d'offrir au Québec, aux Québécois, aux Canadiens-français et à tous les canadiens une avenue de réconciliation et une occasion de résoudre la question nationale (qui demeure sans issue, à moins de la concevoir d'une autre façon).

    Mon projet consiste à relancer l'option des deux nations fondatrices. Je crois que le premier ministre Harper y serait disposé, ayant lui-même proposé la reconaissance des Québécois (et de tous les canadiens-français) comme une nation au sein d'un Canada uni.

    Je suis convaincu qu'il est encore possible de faire du Canada un vrai pays bilingue qui pourrait contribuer, de tout son poids, au sein de la Francophonie et des autres instances internationales au respect et à la promotion du français.

    La souveraineté étant hors de portée, il ne faudrait pas laisser la langue française disparaître au niveau international et devenir minoritaire même au Québec, ni laisser les canadiens-français abandonner leur langue maternelle faute de projet qui leur promette que le Canada restera bilingue.

    Je suis certain que vous, et nos amis lecteurs trouverez une foule d'autres arguments en faveur de ce projet.

    Si on s'y mettait... »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 11h48
    @ M.Archambault
    « Votre intervention est très intéressante et j'y souscris.Toutefois, M.Charest, il y a à peine quelques jours annonçait l'intention d'ouvrir le Grand-Nord Québecois en y construisant une route qui se rendrait jusqu'à Kujuak il me semble, afin de permettre l'exploitation des métaux qui s'y trouvent, le tourisme, l'exploitation hydro-électrique. N'est-ce-pas là un projet d'envergure rassembleur? Mais nos jeunes Québecois gâtés voudront-ils s'y rendre et s'éloigner de leur maman? »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 11h50
    Christiane St-Pierre chez les Libéraux
    « Finies les folies!

    Christian Duguay chez les Libéraux

    Finies les folies

    Gerald Deltell à l'ADQ

    Bonjour les folies »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 13h26
    L'ère des cachotteries
    « L'élection est devenue une querelle de gamins de fond de cour d'école du primaire. Les trois partis principaux ne parlent pas de leur plateforme électorale. Ils s'engueulent. Ils se lancent des noms. Ils s'insultent. Ils n'ont rien à dire. Et ils cultivent l'ère de la cachotterie. Car on ne sait toujours pas ce que feraient éventuellement ces partis, s'ils prenaient le pouvoir.

    Le Plan Marois (voir le site du PQ) ressemble à la feuille de route de Boisclair. La plateforme de Mario Dumont? Autonomiste paraît-il. Mais, diable, quand va-t-il nous en parler? Le plan Charest? C'est à la goutte qu'on le divulgue. Comme si le peuple n'était pas capable de comprendre quelque chose de complexe.

    Éducation: qui nous a mis dans la merde de la présente réforme scolaire, qui conduit nos jeunes à l'abrutissement, à l'ignorance, au décrochage et au pragmatisme sous toutes ses formes? Réponse: Pauline Marois. Qui a mis prématurément des milliers d'enseignants à la retraite, laissant les lieux vides, sans expérience, sans mémoire des devanciers? Réponse: Pauline Marois.

    Santé: qui a mis le système de santé dans cet état fragile et précaire, où les responsables, infirmières, médecins, sont à bout de souffle? Qui a mis prématurément des milliers de professionnels de la santé à la retraite, afin de sauver quelques millions pour faire apparaître un nouveau dieu de l'économie moderne: déficit zéro? Réponse: Pauline Marois.

    Qui a laissé les finances du Québec en déficit, en 2003, alors que la Ministre des finances se targuait de présenter un budget équilibré? Réponse: Pauline Marois.

    Partout où cette dame est passée, dans les ministères ci-haut mentionnés, on ne peut pas dire que cela a été un grand succès. Si le passé est garant de l'avenir, le Québec s'en va directement dans l'abîme.

    A-t-on le droit, bien sérieusement, de donner à cette grande dame les commdes de l'État?

    Au PQ, qui a abandonné la cause de l'indépendance pour essayer de reprendre le pouvoir, je dis tout simplement: NON. Le Parti de René Lévesque avait un grand projet. Il a été saboté par ceux mêmes qui devaient le réaliser.

    Il vaut mieux redonner le pouvoir à ceux qui l'exercent présentement, quitte à refonder, après le 8 décembre, le mouvement indépendantiste sur des bases plus solides, si le coeur y est toujours, évidemment. »

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 13h41
    Les trois cons promettent, promettent, promettent....pendant que le bateau de l'éducation s'enlise et s'embourbe
    « Je regarde nos trois cons qui promettent et promettent et pendant ce temps, les problèmes se multiplient dans nos écoles, les classes débordent, on manque de profs, la réforme s'affiche de plus en plus comme un fiasco, le taux de décrochage augmente, on mélange dans la même classe des élèves en difficulté d'apprentissage et des élèves en trouble de comportement. Le système d'éducation craque de toutes parts, ces enfants qui le fréquentent sont les citoyens et les travailleurs de demain, ceux qui devront occuper des emplois qui demandent des compétences, ceux qui devront aussi gérer une terre à bout de souffle et de ressources, ceux qui devront payer pour tous les vieillards que nous serons devenus. La seule et unique véritable priorité, celle qui va nous permettre de continuer et de survivre, c'est l'éducation. Les Québécois ont choisi de faire comme d'habitude, rien. Les trois cons promettent des JO, des $$$$$$, des investissements dans ceci ou cela. Au lieu de discuter comme des imbéciles sur les accommodements raisonnables, la pérennité de l'arbre de Noël et du lapin de Pâques, le cours d'histoire des religions et autres sujets dérisoires, il vaudrait mieux se mettre les yeux en face des trous et contempler le désastre du système d'éducation, il faudrait commencer à demander et des comptes et des solutions et des investissements, avant qu'il soit trop tard. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 13h57
    Excellent M Archambault.
    « Vraiment une analyse précise, intelligente, éclairante. On devrait avec vous créer un parti politique. Excellent, vraiment. Merci et je garde votre texte. Merci, continuez. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 14h04
    @ M. Jacques Noel
    « J'admire habituellement vos écrits mais ici, vous avez dépassé les bornes et descendu trop bas en comparant M. St-André, rejeté aux noirs, acceptés au PQ.

    Je ne vois pas ce que la couleur de la peau peut bien faire ici. Seriez-vous moins évolué que nos voisins américains qui viennent d'élire M. Obama ? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 14h07
    À Jacques Gagnon, à propos du PLQ moribond.
    « Est-ce le même Jacques Gagnon qui suppliait une bonne dame,(Mme Chouinard, je crois) il y a quelques jours, de cesser ses nombreuses interventions, parmi nos échanges, afin disait-il de laisser du temps et de l'espace à ceux qui ont des contributions importantes à faire.

    Si c'était pour faire le genre d'intervention insipide, remplie d'accusations non prouvées, que je viens de lire, ce n'était pas la peine que M. Gagnon demande à qui que ce soit de lui laisser un peu d'espace. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 14h15
    @ M. Nestor Turcotte
    « M. Turcotte de Matane, qui se déclare indépendantiste, a une idée fixe depuis quelques années : Détruire le PQ s'il ne suit pas ses volontés. Il doit bien se réveiller la nuit pour se demander quoi écrire de nouveau pour taper sur ce parti et tous ses chefs à partir de René Lévesque qu'il accuse d'être des genres fédéralistes déguisés et d'avoir mal gouverné le Québec.

    C'est avec des indépendantistes comme ça, que les fédéralistes sont gras durs au Québec. »

  • André Pelchat
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 15h06
    Quelqu'un a-t-il bien lu ?
    « M. jaqcues noël proteste contre l'entrée des Noirs au PQ ?
    Bravo ! Il y a assez de la Maison dite "blanche" qui vient d'en accueillir un, n'est-ce pas ? C'est la décadence de la civilisation occidentale ! L'homme blanc laisse tomber son fardeau ! Bientôt Pauline fera écrire ses discours par un "nègre" !
    Ousqu'on s'en va ?
    Faudra-t-il remplacer le PQ par le QQQ (Qu Qlux Qlan) ? »

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 15h29
    A Monsieur Bousquet
    « Je suis un indépendantiste. Je suis né ainsi et je le resterai toujours. Cela ne m'empêche pas de voter stratégique, même pour d'anciens élèves qui ont des couleurs politiques différentes des miennes. Je vote pour la compétence, d'où qu'elle vienne. Je suis assez ouvert pour cela. Pas du tout borné.

    J'ai fondé le PQ en 1968. A cette époque, le PQ était, toujours dans la mouvance du RIN, un parti indépendantiste. Voter pour ce parti voulait dire voter pour l'indépendance du Québec. Au fils des années, ce parti a subi plusieurs métamorphoses. J'ai abandonné ce parti après le référendum de 1980, avant tant d'autres, avant Parizeau et les autres...Et j'en suis fort aise. Car, 28 ans plus tard, l'indépendance n'est toujours pas réalisée et elle ne le sera jamais sous la conduite d'un chef à la sauce paulinienne. Pas plus qu'avec d'autres successeurs qui chausseront les mêmes bôtines.

    Aujourd'hui,40 ans après la fondation du Parti de Lévesque, le PQ a renié sa propre cause. Il n'est plus indépendantiste. Il est confédéraliste. Il veut que le Québec prenne sa place dans LE CANADA. Ce sont les paroles mêmes de Bernard Landry. Je peux vous envoyer la référence, si vous la voulez.

    Les indépendantistes ne souhaitent pas rester dans le CANADA Ils veulent un QUÉBEC INDÉPENDANT d'abord, s'alliant par la suite à des intérêts économiques qui peuvent venir de toute la planète.

    Pauline Marois, que vous semblez adorer, a charcuté le programme de votre propre parti. Elle est le chef le plus anti-démocratique que le PQ ait eu.

    Le congrès de juin 1995 avait adopté un programme officiel, accepté par les 1500 délégués présents. Sans les reconsulter, le chef actuel du PQ a balayé cela du revers de la main et a proposé, rien de moins que le retour à l'Union nationale, version moderne.

    S'il vous plaît de voter pour ce parti, libre à vous. Un indépendantiste ne peut pas voter pour un parti qui veut rester dans nouvel aménagement confédéral.

    Comme d'habitude, vous attaquez le messager. C'est votre choix et une certaine habitude que je crois déceler. Moi, je m'en tiens aux idées. C'est plus noble et moins dégradant. Je ne permets pas de juger les gens que je connais pas. Je ne les juge surtout pas par personnes interposées.Je critique les idées, en essayant d'être respectueux envers ceux qui les émettent. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 16h01
    M Bousquet et M Noël.
    « « Il y a quand même moins d'étrangers que de racistes en France. » Coluche

    On dira de M Noël ceci, qui est internationalement reconnue en tant qu'étude et la problématique affective bien étudiée comme d'autres connaissent à merveille le travail du virus du Sida ou du cholestérol, c'est selon la maladie. Ici, ce qui nous occupe c'est la maladie nommée racisme:
    « Le racisme comme affect
    Le racisme n'est pas seulement une manière de penser l'altérité et une manière de sentir l'autre : c'est aussi une manière de se sentir et de se penser. En même temps qu'un rapport au monde et aux autres, c'est un certain rapport à soi. Sartre l'a souligné avec force dans son analyse de l'antisémitisme : adhérer au racisme, c'est non seulement adopter une certaine opinion sur les Noirs, les Arabes ou les Juifs, mais aussi se choisir soi-même comme personne. S'il y a dans le racisme une part de choix individuel, elle réside moins dans le choix de la cible - construite et mise à disposition par la collectivité, en fonction d'enjeux socio-historiques, et simplement reçue en héritage par l'individu - que dans le choix préalable d'un certain mode de vie - et donc d'un certain personnage, d'un certain rôle pour soi-même. Le choix d'une « vie raciste », qu'on peut résumer par le mot privilège. Saisir la perche que nous tend une société, un État, une culture, une tradition racistes, choisir de mépriser, redouter ou détester les Juifs, les Noirs ou les Arabes, c'est en effet choisir pour soi-même la position enviable du « Blanc », de l' « Aryen », du « vrai Français », bref :
    de celui qui, en infériorisant le groupe racisé, peut se vivre comme supérieur ;
    de celui qui, en l'accusant de tous les maux, peut du même coup s'en innocenter ;
    de celui qui, en choisissant l'aveuglement et les « raisonnements passionnels », échappe du même coup au doute, à l'incertitude, et à l'effort incessant vers le vrai ;
    de celui qui, en s'appuyant sur une discrimination systémique, accède plus facilement à des positions sociales dont sont exclus d'office les discriminés. »

    Moralité, un raciste est un idiot qui se croit supérieur. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 16h19
    Cher monsieur Paquet
    « C'est pour tourner en dérision et faire contrepoids au mot partisan et pathétique de monsieur Archambault qui déclare péremptoirement que les deux autres partis, qui ne sont pas de son allégance de toute évidence, sont «moribonds».

    C'est choquant n'est-ce pas ? J'espère que monsieur Archambault l'a vu.

    Je veux simplement montrer que le même mensonge peut habiller n'importe laquelle des vérités.

    La partisanerie peut se permettre ce genre là monsieur Paquet.

    Un peu de profondeur ne vous ferait pas de tort.

    ... »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 17h49
    « Le PQ aurait toujours dû rester dans l'opposition ! »
    « Oui, je considère que le PQ aurait toujours dû rester dans l'opposition, sauf pour prendre le pouvoir et exécuter son mandat principal et sa véritable raison d'être : «faire accéder le Québec à son indépendance» !

    Et ladite autodiscipline que le PQ aurait dû pratiquer, n'est pas celle de rejeter des candidats indépendantistes, mais bien celle de garder le cap politique directement pointer sur l'indépendance ; c'est dire quel point le PQ perçoit la question nationale, non pas comme un idéal politique, mais comme une véritable patate chaude !

    Car il y a belles lurettes, avec ses simpiternelles approches rachitiques et référendistes sur la question nationale, que le PQ est devenu l'artisan de son propre malheur, trahissant du coup l'idéal même qui lui avait donné le jour.

    Depuis, ce parti est devenu un petit parti politique provincial, aussi électoraliste que les autres, et qui plus est, qui utilise la question nationale à des fins électoralistes. Quel gâchis...

    Dans ces circonstances, je ne puis que comprendre la révolte et l'exaspération de certains de ses membres, même si je n'en n'approuve pas tous les moyens...

    Québec solidaire... du nouveau en perspective.. ?

    En contre partie, sur le site de Québec solidaire, on peut actuellement y sentir un net changement d'attitude en ce qui concerne la question nationale, puisque qu'on y étudiera ma proposition de l'an dernier qui était que :

    «Un vote pour Québec solidaire = Un vote pour l'indépendance»

    Car avec la dispersion du vote souverainiste, il faudra bien trouver une solution pour refaire l'unité des indépendantistes...



    _______________________

    Christian Montmarquette
    Membre fondateur de Québec solidaire
    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec

    Mes articles et liens sur le sujet :

    "Référendum : Strike 3 !"
    Ou réfléchir à la question nationale / 22 janvier 2007
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article431

    "Référendum : Strike 3 / Deuxième manche !"
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article459

    Site de Québec solidaire : «Quels sont les axes de notre stratégie?»
    http://programme.quebecsolidaire.net/reflechir/quelle_strategie »

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    mardi 11 novembre 2008 18h03
    Une bouffée d'air frais, M. Archambault, beau travail!
    « Enfin un texte travaillé, épaulé par une bonne connaissance de notre monde contemporain. Monsieur je vous le souhaite et nous nous le souhaitons, ce leadeur charismatique doublé d'un projet collectif rassembleur. Cela nous repose de ces interventions partisanes, calomnieuses et entêtées qui ne sont que les fruits de personnes frustrées, obtues et dependantes que d'une seule option dépassée. J'espère que vous serez entendu monsieur Archambault et que plus de gens voudront bien s'assoir autour d'une table et chercher dans un échange d'idées éclairées, dépourvues d'égoisme, génératrices de solutions, de voies, d'orientations qui tiendront compte de toutes les couches de nos sociétés. (riches ou pauvres ). L'évangile a survécue à l'usure des siècles, mais sa compréhention et son application sont bien loin d'une unanimité. Le "Monde" n'a jamais été aussi petit, mais les barrière, les frontières persistent. Quand comprendrons nous que notre survivance repose sur l'effort collectif et non sur la puissance ou la domination d'une minorité. Les véritables problêmes sont connus et identifés, les solutions sont à la portée, cependant personne n'a le courage de changer ce qui doit être changé. Ouvrons nos âmes et nos coeurs aux lumiéres libératrices que seule une véritable paix universelle pourrait créer. Il nous faut commencer en donnant l'exemple nous même. Trèves aux insultes et bienvenue au dialogue. Je sais bien que je rêve, mais pourquoi ne pas espérer quand même. »

  • Lyse Lavallée
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 18h15
    Il faut nous prendre en main!
    « Avant qu'il ne soit trop tard.

    Et tant qu'à donner dans les vieilles phrases célèbres, pourquoi pas "Québec sait faire"?

    L'appropriation des ressources hydro-électriques au début des années 60 a été le moteur de l'éclosion de notre identité nationale et nous a propulsé sur la scène mondiale. En même temps, nous avons repris notre langue, notre culture en main pour éviter qu'elle ne se dissolve dans le reste de l'Amérique.

    Depuis une quinzaine d'années, c'est la chute, le retour vers la noirceur, il me semble. Les leaders se sont succédé et semblent avoir de moins en moins de lustre. Par conséquent nous sommes devenus blasés.

    C'est bien beau de crier haut et fort que nous sommes fiers de notre culture, mais nous sommes de moins en moins enclins à agir comme des gens fiers. À titre d'exemple, considérons la qualité de notre langue sur la toile, où c'est vraiment flagrant, mais aussi dans nos médias. La faute de la réforme? Pas sûre... Pourtant il s'en trouve encore du talent et du respect pour notre héritage, mais il faut creuser loin parfois pour s'en rendre compte. On peut observer la même chose au niveau de notre conscience environnementale. Le Québec a déjà été chef de file en termes de son approche écologique. Aujourd'hui on se félicite d'avoir le plus bas taux d'émission de GES du continent, mais en même temps, c'est ici qu'on en retrouve la plus forte progression. On se croit vert, alors assoyons-nous sur nos lauriers. Sur le plan social, le Québec a toujours eu une réputation d'ouverture. Au lendemain des travaux de la commission Bouchard-Taylor, je ne le crois plus. Pourtant, les choses ont déjà été bien différentes. J'en sais quelque chose, étant issue d'un mariage "croisé" avec un père québécois de souche (qu'on aime ou non l'expression) et une mère d'ascendance libanaise. Aujourd'hui je fais davantage l'objet de regards louches en révélant mes origines de la part de mes voisins de la grande ville de Québec que lorsque j'ai grandi dans mon patelin de Shawinigan.

    Monsieur Archambeault l'énonce de façon très éloquente: à défaut de nous "grouiller le c**" collectif par nous-mêmes, nous avons besoin de leaders, de projets rassembleurs. On a beau vouloir construire des stades, ce n'est pas la notre richesse. Nous avons le savoir-faire, on peut faire preuve de créativité. Je pense entre autres à dépasser ce qu'on a pu faire avec nos ressources par le passé, l'avenir passe peut-être par le développement d'une économie verte. Ce n'est qu'une piste parmi tant d'autres...

    Entretemps, je veux continuer à croire qu'on mérite mieux que ce que l'on a en termes d'options politiques. Malheureusement, c'en est fait de ces élections prochaines. Qui sait, peut-être la prochaine fois... parce qu'on a déjà su faire et qu'on peut encore se le prouver. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 11 novembre 2008 20h15
    @André Pelchat
    « Je ne proteste pas du tout contre l'entrée des Noirs au PQ. Je m'insurge contre le fait qu'on y présente 5 candidats noirs sur 125!!!

    A peine un électeur péquiste sur 200 est noir! On se retrouve avec une "discrimination positive" de 800% en faveur des Noirs.

    Bienvenue aux Noirs mais est-ce que tout le monde pourrait être égal à l'entrée sivoupla?

    PS: On vient de le voir dans Papineau. Avoir un candidat noir pour un parti "bleu" n'apporte rien. Les Noirs comme toutes les autres ethniques au Québec votent bleu seulement dans des proportions de 8%. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 20h40
    Vos nobles idées vous honorent M. Turcotte mais...
    « quand vous écrivez : «Un indépendantiste ne peut pas voter pour un parti qui veut rester dans nouvel aménagement confédéral.»

    Faut bien évaluer les mots dans cette recherche de LA vérité indépendantiste du Québec. Encore une fois...le Québec ne peut pas rester dans un aménagement confédéral parce que le Québec n'a jamais été dans un aménagement confédéral. Le Québec a toujours été, depuis 1867, dans une union fédérale de provinces "territoires conquis", M. Turcotte, ce qui est tout le contraire d'une confédération qui n'est pas une union de provinces mais un aménagement d'États souverains qui se donnent certains services communs dont la monnaie.

    Même M. Parizeau souhaitait des aménagements avec le ROC de divers niveaux comme la libre circulation des marchandises etc. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 11 novembre 2008 20h55
    @ M. Brun Bernard
    « Vous écrivez plus haut : «adhérer au racisme, c'est non seulement adopter une certaine opinion sur les Noirs, les Arabes ou les Juifs, mais aussi se choisir soi-même comme personne.»

    Premièrement, je ne sait pas pourquoi vous m'incluez dans votre titre. Deuxièmement, on peut dire que les noirs et les Arabes sont des races mais...juif, est-ce une religion ou une race ? Israélien, est-ce une race aussi ? ou si les races, c'est premièrement des couleurs genre : blanc, noir, jaune, rouge, brun ? Comme en France, on ne dit pas la race française...me semble.

    Un peu de rigueur dans vos accusations, M. Bernard, s.v.p. »

  • Michel Dufour
    Inscrit
    mercredi 12 novembre 2008 06h16
    @ M. Archambault
    « Excellente analyse! J'ai eu beaucoup de plaisir à vous lire. Une tribune plus large vous irait à merveille. Merci de partager votre pensée. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 18h10
    Le PLQ est devenu : « progressiste, voire parfois social-démocrate» ; «...nationaliste et, s'il le faut, défenseur de l'autonomie du Québec. »
    « Bonjour,

    Moi, j'ai préféré répondre au directeur du Devoir dont le texte est ci-dessous :
    http://www.ledevoir.com/2008/11/11/215354.
    html?fe=5366&fp=67211&fr=116126

    ***

    Bonjour M.Descôteaux,

    Je ne parlerai pas de l'ADQ puisque tous nos quotidiens à l'instar de TVA et la SRC l'ont expédié en enfer. Donc...

    Pour le PQ son tour est déjà en marche...

    On l'a bien vu depuis une semaine ; et le témoin a été relayé hier soir à Josée Boileau, qui n'y a pas été avec le dos de la cuillère à RDI, le réseau de l'unité nationale.

    Le tout au plus grand plaisir de John, qui siège à votre CA ; encore?

    En vous lisant, je pensais à Parisella et je me disais qu'il devait être très fier de lui!
    Il se disait avec très grande satisfaction que sa chirurgie sur Jean Charest est une réussite au delà de toutes espérances puisque même le Directeur du Devoir a consacré le succès de mon opération en ces mots :

    ..... ................« Ce parti est devenu tout ce qu'il n'était pas aux deux élections précédentes. Il est progressiste, voire parfois social-démocrate. Il est nationaliste et, s'il le faut, défenseur de l'autonomie du Québec. »

    Donc, en 18 mois il serait devenu tout à coup progressiste ; nationaliste et défenseur de l'autonomie du Québec!

    Excusez-moi de vous le dire, c'est plus fort que moi : vous errez lamentablement!

    Pourtant vous vous adressez à une clientèle avertie...

    Je ne comprends pas.

    Relisez les textes de vos chroniqueurs sur ces 18 mois -- en oubliant puisque vous y tenez tant, "le laisser faire" et "toutes" les promesses non tenues du PLQ de 2003 à 2006 -- et dites-moi que cela est compatible avec cette extraordinaire apologie?

    Quelle analyse! Sur le bout des pieds...ne cassons pas d'oeufs!

    Et surtout ne parlons pas de l'OLF ainsi que du CSLF où Charest a nommer Sylvia Martin-Laforge, qui est contre la loi 101 ; et directrice du Quebec Community Group Network (QCGN) : le loup dans la bergerie!

    Une question avant de vous quitter : puisque M.Charest et son équipe reviennent dix ans en arrière, aurez-vous le courage de contrer Parisella (un de vos patrons) et nous parler du désastre économique et identitaire de son premier mandat?


    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle »

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