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Et si le PQ gagnait...

Jean-François Lisée   8 novembre 2008  Québec
La plupart des analyses diront qu'on se retrouvera probablement avec un gouvernement Charest minoritaire. Je pense pour ma part qu'il y a une probabilité réelle, pas prédominante mais réelle, qu'on se retrouve avec un gouvernement du Parti québécois, probablement minoritaire aussi. Je pense qu'à la mi-campagne, juste avant ou après le débat, cette probabilité va émerger. En déclenchant les élections sur la foi de sondages qui lui donnaient une très forte satisfaction, M. Charest a pris un grand risque.

Cette forte satisfaction était fondée sur le fait qu'il ne bousculait pas les Québécois. Depuis un an à peu près, il avait géré de façon très modérée, faisant en sorte que les Québécois se disaient: «C'est pas qu'on l'aime, mais nous n'avons plus de raisons de ne pas l'aimer.» Et là, déclencher des élections sans raison valable, c'est bousculer les Québécois. Juste le fait de déclencher des élections donne aux Québécois, pour la première fois depuis un an et demi, une raison d'être de mauvaise humeur envers Jean Charest, ce qui était leur position régulière auparavant.

Là les Québécois vont commencer à prêter attention à que disent les chefs d'opposition, notamment l'équipe qui est la plus forte, celle de Pauline Marois.

Il n'est pas dit que les Québécois vont considérer que les propositions et la personnalité de Jean Charest sont supérieures aux propositions et à la personnalité de Pauline Marois. À la fin, pour un grand nombre de Québécois, les élections vont être un référendum sur celui ou celle avec qui ils voudront passer les quatre prochaines années.

Le prétexte de la campagne, c'est l'économie. Or, durant les premiers jours de la campagne, on s'est aperçu que les deux principaux partis, le Parti libéral et le Parti québécois, proposaient des solutions qui ne sont pas très divergentes les unes des autres. Il n'était pas nécessaire de déclencher des élections. Puisque l'enjeu économique ne va pas résister plus de 10 jours, à mon avis, parce qu'il n'y a pas assez de différences entre les deux, il faudra distinguer les deux partis par rapport à d'autres sujets, et là, la vraie campagne va commencer. Si le Parti québécois réussit, après avoir établi sa crédibilité économique, ce qui est relativement facile, à porter le débat sur les questions identitaires, là, M. Charest sera très vulnérable. Il s'est positionné depuis cette année en champion du Québec, mais avec un bilan extrêmement mitigé. Les actions qu'il a prises à la fois sur les budgets, sur l'immigration, sur la langue, sur des études cachées et sur bien d'autres choses font en sorte qu'il y a un écart important entre ce qu'il prétend être et ce qu'il est vraiment.

Pour les trois chefs, l'erreur à ne pas faire, c'est essayer de se comparer à Barack Obama. Il faut absolument qu'ils résistent à ça. L'erreur à ne pas faire pour

M. Charest, c'est l'arrogance et l'agressivité, parce que le souvenir que les Québécois ont du Charest d'il y a juste deux ans, c'est le Charest arrogant et agressif. L'erreur pour Pauline Marois, c'est de se plaindre de l'agressivité de ses adversaires. C'est un atout pour elle qu'elle puisse devenir la première femme première ministre du Québec, mais elle doit le jouer sans jamais se plaindre d'être une femme. Je ne dis pas qu'elle le fait mais je dis qu'elle ne doit pas prêter flanc à cette critique-là. Finalement, Mario Dumont ne doit pas prétendre qu'il va devenir premier ministre.

***

Jean-François Lisée est directeur exécutif du CÉRIUM et ancien conseiller des premiers ministres Jacques Parizeau et Lucien Bouchard
 
 
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  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 07h24
    Ridicule et vide.
    Je ne suis pas "mauvaise humeur", je ris de tant d'incohérence. Un parti qui se présente aux élections et qui ne doit pas dire qu'il veut le pouvoir. Un politique c'est comme un juge, en terme de responsabilité, femme ou non, c'est le cerveau d'une équipe qui dirige un pays. "Dumont ne doit pas prétendre qu'il veut devenir le premier ministre", ça c'est très original de dire ça car comment peut-on faire autrement, pouvez-vous le lui dire? Madame Marois ne doit pas prétendre "devenir la première femme première ministre du Québec" est-ce que vous leur conseillez de ne jamais dire ce qu'ils pensent honnêtement aux citoyens? Ne pas prétendre même si on le pense, c'est déjà le début d'une attitude mensongère. C'est la même technique électorale utilisée pas l'équipe McCain. Obama a gagné parce qu'il était plus honnête et plus franc. Il n'a jamais eu à prétendre ou pas prétendre.
    "Là les Québécois vont commencer à prêter attention à que disent les chefs d'opposition, notamment l'équipe qui est la plus forte, celle de Pauline Marois." Là aussi, c'est d'un ridicule car comment dire autre choses. Vous avec gaspillez 2 lignes et vous auriez pu écrire autre chose de plus précis et de moins prétentieux. Je n'aime pas Charest ni sa politique ni sa clique mais là vous faites largement pour que je ne vous crois pas non plus. On sent un opportunisme mal placé qui peut coûter cher au Québec, je ne crois pas que moi en tant que québécois vous suive.

  • Laurette Drouin
    Abonnée
    samedi 8 novembre 2008 07h26
    En avant toute !
    Bravo, François. Il me semble vous reconnaître un peu plus dans ce texte. Avec les vaches maigres qui s'annoncent, il n'est pas dit que le PQ, comme ce fut le cas avec le Bloc, ne récoltera pas les fruits d'une cohérence politique têtue située à gauche. Bien plus que Boisclair la girouette, Dumont la pirouette et Charest la marionnette, les années de service de Marois témoignent d'une continuité avec les grands idéaux du PQ. Qu'on aime ou qu'on aime pas ses "couvertes à franges", elle peut dire comme Gréco: "Je suis comme je suis".Ce qui n'est pas toujours le cas des hommes astiqués et cravatés auxquels la mondialisation à outrance nous avait accoutumés. Dans une période de "frilosité" comme celle qui s'annonce, ce n'est pas pire que la cigarette de Lévesque !

  • Dominique Boivin
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 07h53
    A qui Madame Marois va t-elle s'adresser ?
    M. Lisée,

    Je suis tout a fait d'accord sur l'analyse que vous faites de la présente campagne. Cependant, j'ai observé par le passé la mauvaise habitude de plusieurs chefs péquiste de s'adresser aux membres de leurs partis plutôt qu'a la population. Comme si les membres étaient La Population. Pour espérer former le prochain gouvernement, Madame Marois devra, je pense par son discour rassembleur, s'adresser a tous les québécois. Je sais que la nuance est subtile mais il n'en demeure pas moins que beaucoup pense comme moi que parfois sinon très souvent, j'ai l'impression très désagréable que le discour des chefs ne s'adresse qu'aux membres du parti.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 09h14
    PAULINE ET LA QUESTION FÉMININE
    Au début les Noirs n'étaient absolument pas derrière Obama; ils étaient avec Hillary. C'est lorsque les fermiers blancs de l'Iowa ont voté pour lui que le vent a changé. En bout de ligne, ils ont voté à 95% Obama, faisant la différence dans les États-clés.

    Obama n'a jamais joué la question raciale pour ne pas s'aliéner les Blancs. Mais les Noirs ont tous compris qu'ils n'auraient pas la chance deux fois dans leur vie de voter pour un président noir. Pauline doit jouer la même carte, mais ouvertement, parce qu'ici on ne parle pas de 13% de l'électorat, ni de 4% comme chez Boisclair, mais bien de 51%.

    Pour la première fois de leur histoire, les Québécoises auront la chance de voter pour une femme. L'arguement ne portera guère chez les Yvette-Tisseyre-tissées-serrées et encore accrochées aux Rocheuses, ni chez les femmes ethniques, ni chez les jeunes adéquistes post-post-féministes, mais toutes les autres femmes (un bon tiers de l'électorat!) sont à prendre! Le danger de s'aliéner le vote masculin est assez faible: Baptiste vit sans trop chiqué sous un régime matriarcal depuis Jeanne Mance et Marie-de-l'Incarnation.

    Face à un Charest qui fait une élection inutile sur la pseudo-crise économique au Québec (la vraie crise est dans les placements des Québécois et non dans l'économie québécoise), Pauline doit subtilement détourner l'attention vers la chance unique que les Québécoises ont d'élire une femme.

    Les deux partis partent nez à nez dans les comtés francophones, quelques points vers les PQ et Pauline rentre majoritaire.

    Mais comme Obama, Pauline doit montrer qu'elle peut occuper le poste. Elle doit arriver avec l'équipe, le programme et le leadership. Elle doit bien doser l'émotion (le pays) avec la rationalité (le pouvoir). Elle doit montrer qu'elle est maintenant bilingue. Mais après ça, la game est ouverte pour la chasse au vote féminin

    Can she?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 09h32
    Comment défaire le très provincial parti Libéral
    Celles et ceux qui souhaitent défaire le parti Libéral très provincial doivent voter stratégique comme suit :

    Dans chaque comté, il se fait des sondages sur les intentions de votes pour les candidats locaux. Ça indique quel candidat a plus de chances de défaire le candidat Libéral, celui du PQ ou celui de l'ADQ. Faut voter pour celui là. Ça devrait réussir et aider, en plus à plusieurs autres dossiers dont celui de l'emplacement du CHUM qui est devenu une vraie farce dramatique.

  • Gérard Laurin
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 09h47
    Madame Marois
    Il est temps, grandement temps que quelqu'un annonce cette probabilité que le PQ sorte gagnant de cette confrontation imposée. Jusqu'ici les médias semblent obnubilés par la reconduction du statu-quo. Je comprends que rien ne change dans Westmount mais ailleurs le peuple a de la mémoire et est capable de comprendre et apprécier les qualités du PQ et de son chef.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 10h24
    @ M. Noel...intéressant, mais...
    Une autre bonne et intéressante analyse de M. Noel. C'est rare d'avoir les deux qualificatifs en même temps.

    Il y a un petit os à ça, Mme David qui a été et doit bien demeurer proche des groupes féminins activistes. Elle tente de fouiller, pour Québec solidaire "auquel le parti communiste s'est joint en 2007", dans les membres et les votes péquistes. Ça ne lui donnera pas d'élus mais ça nuit à l'élection de Péquistes dans quelques comtés comme dans celui de Sherbrooke où son candidat a fait gagner M. Charest.

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 11h02
    Platitudes du Québec
    Il est à peu près clair que le gouvernement sera encore une minorité . Pas ou peu de projet social à évaluer ou à débattre en politique surtout en temps d élection .Le prétexte aux élections n est pas l économie mais bien le pouvoir de diriger à la maniere dont le prochain gouvernement saura faire avaler aux électeurs.Savoir pour qui voter relève du (gambling).Les brebis sont à l intérieur du clos entourées de clôtures et les loups se promènent autour de l enclos et se demandent qui va dévorer les brebis, autant au fédéral et provincial . La division des Québéquois est tellement grande qu il faille se disputer le contrôle de la gouvernance .Vite il faudrait que les religieuses reprennent le contrôle des dépenses et l administration des sociétés de l état, car je n ai vu aucune congrégation faire faillite .Je vais voter pour les soeurs grises car il s agit bien de matière grise ...l enjeu .Le Duplessisme est encore dans l actualité à voir les politiciens se débattrent .Le malheur est dans nos rangs et personne à date (à part René Levesque )pouvait rassembler les Québéquois mais malheureusement il est mort et non-remplacer. Voila la triste réalité de notre peuple .

  • roger montreal
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 13h33
    OUI une femme changerait les choses au QUÉBEC ,du changement il nous en faut
    Il y a une chose que M,LEMIEUX n a peut ètre pas pensé, oui M.LÉVESQUE est mort, mais Mme.MAROIS est son élève, pour ce qui qui est de la démocratie, et pour le social, en plus
    d ètre une femme, qui oui ferait changer les choses en politique, car qu on le veules ou non les femmes, ne pensent et n agissent pas comme nous les hommes ,comparé a notre petit homme d état CHAREST, qui est le plus grand manipulateur et magouilleurs, en politique avec c est maquilleurs d images.
    OUI CA NOUS PREND DU CHANGEMENT
    ROGER MONTREAL

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 14h43
    M.Brun, M.Brun....
    J'ai l'impresion, M.Brun que vous ne comprenez pas vraiment ce que vous lisez... et que vous n'avez pas compris grand chose a la campagne presidentielle non plus! Pour votre gouverne, Obama a cache qu'il est un intellectuel de haut niveau et sa these de doctorat est demeuree secrete. Avec raison, l'americain moyen preferant voter pour "Joe six-pack".

  • Cristina Iovita
    Abonnée
    samedi 8 novembre 2008 15h01
    L'ethnie est au féminin
    Monsieur Noel,
    Votre classification des femmes quebecoises selon leur potentiel electoral me parait extremement pertinente. Surtout en ce qui concerne les representantes "ethniques" de la race (j'en suis une, evidemment) je peux vous assurer qu'elles s'abstiendront de voter en faveur de Madame Marois et ceci non seulement pour avoir les yeux "voiles",mais parce que 20% d'entre elles etudient, fort dilligemment, dans les universites du terroir ou en sont deja les fieres diplomees en debut de carriere aupres d'institutions de prestige dans le paysage national. Or, le Parti Quebecois et son excellente chef, Mme Pauline Marois, n'ayant pas pipe mot sur l'avenir de ses consoeurs, ni des ses confreres par ailleurs hautement eduque(e)s, de n'importe quelle origine, en etat d'aller aux urnes, la partie feminine de cet electorat aura de la difficulte a se voir correctement representee par la dite formation politique et sa chef. Heureusement, le tiers etat dont vous parlez (excluantles Yvettes, les ethniques et les post-post ideologiques de toute trempe) feront amplement l'affaire, c'est probablement ce que se sont dits les supporters de Mme Clinton, avant l'impossible revirement de fortune qu'on connait. Mais la fortune est au feminin tout comme l'ethnie, alors gare aux classifications.

    Desolee de ne pas avoir respecte les diacritiques dans le texte ci-dessus,(manque de savoir en matiere de possibilites du clavier),

    Cordialement,

    C.Gorgos

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 16h20
    @ Madame Hélène Paulette
    Les États-Unis souffrent du même problème qu'au Québec, on n'aime pas les « intellectuels » de haut niveau. Une thèse de doctorat ne peut demeurer secrète, vous pouvez la lire si vous la demandez à l'université où Obama à fait sa soutenance. Comme disait Philippe Labro, intellectuel et écrivain français, on en sait beaucoup sur Obama. Obama nous a parlé de sa passion pour Shakespeare, John Steinbeck ou l'ambivalence de Philip Roth et autres grands écrivains internationaux, la liste est longue ici. Dernièrement, il a avoué avoir relu quelques passages de Lincoln. Il est diplômé en Science politique et en Relation Internationale. Il commence une carrière professionnelle dans les finances et se convertit au christianisme, il choisit de travailler comme animateur social dans les quartiers noirs pauvres: "afin comprendre le monde, car l'humanité est une force". Il quitte Chicago pendant trois ans pour étudier le droit à Harvard de laquelle il sera diplômé avec les félicitations. Obama deviendra plus tard le premier éditeur en chef noir de la prestigieuse Harvard Law Review. Ensuite au lieu de choisir d'intégrer un grand cabinet d'avocats comme la plus tard des diplômés, il choisit de défendre la discrimination raciale et va acquérir une situation privilégiée dans un cabinet juridique spécialisé dans les droits civiques. Juriste chevronné, il sera même conférencier en droit constitutionnel à l'université de Chicago. En Amérique, il est difficile de parler culture surtout dans une campagne politique. Voilà pourquoi le phénomène Palin est possible alors qu'elle est inculte et n'a pas de connaissance générale minimale alors qu'elle peut être gouverneur d'un État. Le cosmopolitisme d'Obama et son ouverture au monde à cause en partie de ses origines provenant de 2 continents différents sans compter ses origines irlandaise et cherokee, prouve que c'est la modernité du métissage, celle de l'avenir qui a gagné contre le conservatisme pur et dur du racisme et de la paysannerie plouc de l'Amérique profonde représentés entre autre là aussi par Palin comme populiste. L'Amérique est de plein pied dans le 21ième siècle, siècle dont au Québec nous ne sommes pas encore entrés. La jeunesse oui, celle de Montréal non celle de la campagne. Obama est impossible au PQ et ailleurs mais un peu plus pour le parti libéral. Parti que je ne porte pas dans mon coeur, je tiens à le souligner. Il est tout de même drôle de dire qu'Obama « a caché qu'il est un intellectuel de haut niveau »alors qu'il faut juste l'entendre s'exprimer, connaitre sa biographie et comprendre sa capacité à l'abstraction. Mais sans doute que je n'y comprends rien. Lisez ses deux livres. Salutations.

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 17h29
    Oui M.Brun
    J'ai lu Obama et j'ai suivi sa campagne, ici, aux USA. Il a toujours fait bien attention a ne pas faire etalage de son education, en campagne. Il s'est presente comme un "animateur communautaire" sans mentionner qu'il est un specialiste de la Constitution. Bien sur, quiconque lit le New York Times va connaitre ses lectures (ainsi que celles de McCain). Et sa these a bel et bien ete rendue indisponible pour le temps de la campagne. "L'Amérique est de plein pied dans le 21ième siècle, siècle dont au Québec nous ne sommes pas encore entrés" dites-vous. Je ne suis pas metisse mais ne me considere pas inferieure pour autant. Il y a autant de gens progressistes ici , au pro rata de la population, qu'il y en a aux USA, je le sais pour les frequenter. Moderez vos transports!

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 20h12
    Un test pour Pauline Marois
    Québec avait été retenue pour être la candidate canadienne pour les Jeux d'hiver de 2002, 2006 et 2010. Idem pour Toronto pour les Jeux d'été de 2000, 2004 et 2008. C'est la tradition canadienne: on te donne trois chances à la ville choisie.

    Comme Québec avait perdu les Jeux de 2002 (en 1995) et qu'elle n'avait aucune chance en 2006 puisque c'était le tour de l'Europe, Québec n'a pas présenté de candidature. En 1998, à Toronto, dans l'un des moves les plus dégoutants de l'histoire du Canada, on a arraché à Québec sa candidature de 2010 pour la donner à Vancouver. Et pour ajouter à l'insulte on avait attendu APRÈS l'élection de 1998 pour nous donner le résultat du vote tenu 2 semaines plus tôt. (l'opération avait été menée par Michel Despré qui travaillait alors au cabinet de Sheila Copps)

    Le mal causé à Québec est tout simplement irremparable pour au moins une grosse génération.

    Toujours est-il que Marcel Aubut veut relancer l'opération. Il souhaite présenter une candidature pour 2018, perdre, mais aller chercher celle de 2022. Ca ne marchera pas. Ca ne peut pas marcher et ca n'a rien à voir avec la candidature intrinsèque de Québec qui a tout tout tout pour avoir les Jeux: la neige (515 cm, un record mondial) les sites près de la ville, la beauté unique de la ville, la qualité des routes (pas de route impossible dans les montagnes comme à Vancoucer) des champions olympiques (Gaétan Boucher, Sylvie Bernier, les frères Laroche qui ont inventé le ski acrobatique), le plus gros carnaval d'hiver au monde, le plus gros tournoi de hockey mineur au monde, la réussite du 400e, le primetime sur la télé américaine. Québec a tout tout tout sauf un handicap majeur et incontournable: LE CANADA

    Calgary a eu les JO en 1988 et Vancouver en 2010; Lake Placid en 1980 et Salt Lake City en 2002. Les Francais ont dû attendre 34 ans entre Grenoble (1968) et Albertville (1992) et les Italiens un demi-siècle entre Cortina (1956) et Turin (2006). Le CIO ne redonne les Jeux à un pays avant au moins 22 ans de purgatoire, ce qui nous place aux JO de 2034 pour le 500e de Cartier.

    La seule petite chance que Québec a d'avoir les Jeux en 22 ou 26 c'est de sortir du Canada et de faire une demande à partir du comité olympique québécois. Pour ce faire faut faire l'indépendance évidemment.

    Alors, Pauline va bientot s'amener à Québec et on va voir ce qu'elle a dans le ventre. Si elle allume, si elle saute à deux mains dans le projet en mentionnant bien clairement que c'est le Canada qui bloque Québec et que seule l'indépendance peut permettre à Québec de rêver aux JO avant 2034 et qu'elle va faire l'indépendance le plus rapidement possible (Kolh a mis un an pour réunifier les deux Allemagnes; Havel a mis 3 mois pour séparer la République Tchèque de la Slovaquie) Pauline a les qualités pour etre notre PM et nous amener à la Terre promise.

    Si elle n'allume pas et vient nous parler des places en garderie, elle est mieux de retourner dans sa cuisine. Ce métier-là n'est vraiment pas fait pour elle.

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 03h28
    De plus en plus
    Je m'aperçois que les lecteurs du Devoir se fanatisent. Tous les intervenants cachent difficilement leur haine du ROC. Quant aux élections, tout ce que madame Marois peut espérer, c'est que le PQ redevienienne l'Opposition officielle,et ce,grâce à la mauvaise performance de Mario Dumont et la faiblesse de son équipe.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Jacques Morissette
    Abonné
    dimanche 9 novembre 2008 05h17
    PQ au pouvoir à la place des Libéraux, ça serait amusant de voir la tête de Charest.
    PQ ou Libéraux au pouvoir, ils ne font que se passer le flambeau. Madame Marois, pourquoi pas une femme au pouvoir pour donner non pas l'impression mais l'illusion aux gens que le Québec avance aussi. En passant, l'ADQ, c'est une coquille vide, encore plus vide que les 2 partis précédents. Quant à Québec solidaire, au fond c'est une chair idéaliste sans consistance surtout pour les questions concernant notre économie.

    JM

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 08h06
    @ M.Dion Roger
    Non ,non , non M Dion..Pauline l élève de M.Levesque....Elle a dût manquer l école dans ce cas .Misérabilis... La pauvreté intéllectuelle ,le manque flagrant de sa culture ,un parti qui jète ses chefs dehors ,et encore hier la disgrace d une investiture ,vouloir prendre la caisse de dépot à ses fins un peu comme M.Parizeau voulait le faire si le référendum aurait été positif..de grace épargnez- moi l allégeance à ce parti . Avez-vous oublier l étatisation de l amiante ,la toilette silentieuse,le retrait des fonctionnaires (15000),avoir tenté de retirer les infirmieres-auxilliaires du systême de santé ,le 20% prit aux fonctionnaires deux semaines apres avoir signer une convention ,alors quand elle traite M.Charest de menteur ,,,faudrait peut-etre repenser à ses frasques....Bonne journée quand même M.Dion..Je préfère le parti-vert qui est le moins pire de tous les partis en présente campagne .

  • Brun Bernard
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 08h27
    @Helene Paulette.
    Bien certain qu'il y a des progressistes ici mais ils ne sont pas au PQ, plutot a Quebec Solidaire ou aucun parti et quelques uns au parti liberal. Lorsqu'on voit la demande de certains de faire une "union" PQ/Parti de Mario dumont, c"est loin d'une perspective progressiste mais plus u cote opportuniste. Populisme et social democratie, on a deja donne en Europe, vous savez. Le fait d'etre metis ou non n'a rien a voir avec une notion d'inferiorite. De ce point de vue, la revolution aux USA pour ce fait est a prendre en compte. Beaucoup sont deja en train de reflechir a ce phenomene historique. On sait qu'Obama est un specialiste de la constitution puisque beaucoup de ses eleves ont parle de sa maniere d'enseigner et ont meme donner les intitules de cours avec les questions de certains travaux a realiser. ce n'etait pas un secret comem vus le pouvez le dire, meme moi je le savais alors que je suis a Montreal. Il faut dire que j'ai beaucoup de contacts avec les democrates qui ont travaille ou travaillent avec Obama. Peut-etre ceci explique cela. Un simple hasard. Mon temperamen passionne fera que je ne peux moderer mes transports pourquoi que ce soit, desole. Merci. Mille excuses pour mon clavier anglais mais aujourd'hui je suis a NYC.

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 10h23
    Ancien conseiller..
    Faut il comprendre que les conseils à ces deux premiers ministres furent adéquats et se sont retrouvés à la porte ...du parti .... Présentez-vous M.Lisée à chefferie de ce parti...par contre vous avez une excellente plume..

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    dimanche 9 novembre 2008 11h59
    Et mon clavier anglais a moi M.Brun Bernard?
    D'ou croyez-vous que j'ecris? Pour qui croyez-vous que j'ai vote la derniere fois? La politique est un phenomene bien particulier a chaque pays. Celle des USA est bien differente de la notre. Les gens qui ont souhaite une coalition voulaient eviter des elections coutueuses et probablement inutiles. Maintenant qu'on y est, tentons de les rendre fructueuses. Non, je ne voterai pas Q.S. cette fois-ci car la plate-forme de Pauline Marois est excellente et j'ai confiance en cette femme qui n'a pas hesite, en tant que ministre de la Sante et malgre les critiques acerbes, a envoyer les cancereux se faire soigner aux USA quand son "gratteux" de chef a coupe dans les soins de sante... J'espere que Quebec-Solidaire ne fera pas elire Jean Charest comme la derniere fois. Il y a des incoherences dans tous les partis. Le PQ a ete le premier a s'ouvrir aux communautes culturelles, je vous le rappelle. Pour en revenir a Obama, je parlais de la campagne mediatique, celle que tout le monde voit et non pas de campagne sur le terrain. J'etais ici pour la victoire, a pleurer de joie avec des gens de toutes les couleurs qui ont travaille tres fort, a frapper aux portes, a courir les "swing states", je sais de quoi je parle.

  • Brun Bernard
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 17h42
    @helene Paulette
    Bravo vous n'etes pas la seule alors a savoir de quoi vous parlez. Nous sommes dans le meilleur des mondes. J'espere qu'un jour nous puissions faire la meme chose dans les rues de MTL toutes communautes confondues et cultures. Moderez vos transports aussi. Pas d'accord avec vous a propos du PQ. Kant disait Publicite pour se faire entendre et comprendre, le PQ me prend pas ce chemin.

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