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Parti québécois - Une confiance à retrouver

Bernard Descôteaux   8 novembre 2008  Québec
Face au Parti libéral qui tient depuis cinq ans les rênes de l'État du Québec, le Parti québécois apparaît en ce début de campagne électorale comme la solution de rechange la plus valable au gouvernement Charest. C'est ce que les Québécois disent à travers les sondages, sans être toutefois disposés, pour le moment, à lui redonner le pouvoir. Pauline Marois a 30 jours pour les convaincre de le lui confier.

Pour bien mesurer le défi qui attend la chef péquiste au cours de cette campagne, il faut retourner à l'été 2007, lorsqu'elle prenait la relève d'André Boisclair. Elle reconnaissait alors que son parti s'était «enfermé dans des doctrines et discussions en vases clos» sur la souveraineté et la social-démocratie qui l'avaient coupé des Québécois. Pour reconstruire la confiance perdue, elle s'engageait à écouter la population.

Sur ce qu'il est convenu d'appeler le référendisme, elle a fait le travail. Elle a dégagé le parti de son engagement à tenir un référendum sur la souveraineté le plus tôt possible dans un premier mandat. Elle ne sera donc pas obligée de tenir dans cette campagne un discours factice qui l'aurait contrainte à parler de référendum quand elle sait que les Québécois n'en veulent pas à court terme, ni peut-être à moyen terme. Ses adversaires ne pourront plus viser ce talon d'Achille.

Au cours de ces premiers jours de campagne, on l'a toutefois sentie hésitante à dire à ce propos les choses aussi clairement qu'elle les a déjà dites. Comme ses prédécesseurs, elle doit tout à la fois rassurer sa base militante — pour qui attendre deux ou trois mandats, comme elle l'a déjà évoqué, est une perspective trop lointaine — et convaincre les électeurs qu'elle ne les entraînera pas malgré eux dans un référendum. Sur cette question, elle ne devrait pas tergiverser. Si elle n'entend pas tenir un référendum au cours du prochain mandat, elle doit le dire. La franchise est la première pierre sur laquelle se reconstruira la confiance avec les électeurs.

Le programme électoral de Mme Marois, dont Le Devoir fait état dans son édition d'aujourd'hui, est en conséquence silencieux sur la question référendaire. Il fixe plutôt comme mandat à un éventuel gouvernement péquiste de gouverner le Québec non comme une province, mais comme la nation qu'il est. Le Parti québécois de Pauline Marois revient dans les faits à la démarche qu'il avait privilégiée aux élections qui le firent accéder pour la première fois au pouvoir en 1976, soit être d'abord un «bon gouvernement». Ce retour à la case départ est la conséquence des 28 % de suffrages obtenus aux dernières élections, qui l'ont ramené là où il était en 1973.

Dans ses propositions sociales et économiques, le «plan Marois» est également fidèle à l'esprit qui prévalait au Parti québécois des premières années en ce qu'il est résolument social-démocrate. Dans tous les domaines, on garde ainsi à l'État un rôle central. En économie, les leviers que sont les grandes sociétés d'État, notamment la Caisse de dépôt et placement, viendront soutenir les investissements dans la période critique qui s'annonce. Dans le secteur de la santé, le privé, que le Parti libéral a laissé entrer, sera mis à la porte. On est loin de ces «formes nouvelles et audacieuses de collaboration entre le secteur privé, le secteur communautaire et le secteur public», que Mme Marois disait vouloir instaurer il y a deux ans.

La rénovation de la social-démocratie que voulait alors engager Mme Marois se limitera à instaurer une «culture de résultats» dans le secteur public, de telle sorte que la population ait confiance dans la capacité de l'État à utiliser de façon responsable ses impôts. Il n'y aura pas de réforme à la Tony Blair, dans laquelle l'État devait se contenter de tenir le gouvernail pour laisser le secteur privé ramer. Cela a le mérite de distinguer clairement le Parti québécois de ses adversaires adéquistes et libéraux et d'offrir un vrai choix aux électeurs.






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  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 03h21
    Ni peut-être à long terme...
    « L'éditorialiste reconnaît que les Québécois ne veulent pas entendre parler de référendum à court terme, ni à moyen terme. Qu'en sera-t-il du PQ, quand on découvrira peut-être que la situation est la même ...à long terme? »

  • Guy Fauteux
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 04h04
    social democratie
    « Comme pour l'independance le partis quebecois a interet a dire clairement ses intentions.
    Si c'est leur intention de faire un nouveau referendum qu'il le disent ca sera mieux pour tout le monde.
    S'ils veulent que l'etat tasse les entrepreneurs et installe un plus grand nombre de serviteur de l'etat qu'ils le disent, si ils veulent sortir tout le prive de la sante qu,ils le disent ,si ils veulent faire operer et entrenir les eoliennes par des fonctionnaires qu'is le disent .Si ils veulent arreter les projets de grand barrage qu'ils le disent .Un peu de franchise en politique serait rafraichissant et nous en avons grand besoin.
    Guy Fauteux »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 07h29
    Problème.
    « "on l'a toutefois sentie hésitante à dire à ce propos les choses aussi clairement qu'elle les a déjà dites." C'est grave de J. F Lisée à lire cet article, la confiance est loin très loin encore très loin. Un parti qui n'exprime pas ce qui le fait être, n'est pas un bon parti courageux. On ne peut avoir confiance à priori et encore mois a posteriori. En tant que québécois, je me sens trompé largement. Imaginez au moment de voter. »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 09h17
    AUCUN PARTI N'A ÉTÉ ÉLU 3 FOIS DE SUITE AU QUÉBEC
    « Une fois tassée la question économique, qui ne toffera pas une semaine et qui avantage toujours les Libéraux, le PQ et l'ADQ doivent faire bilan pitoyable du gouvernement libéral

    -la crise des fromages (de l'eau de javel sur nos Chevalier Mailloux!)
    -la crise du CHUM (200 millions pis pas encore de pelletée de terre)
    -la crise de UQAM (500 millions!)
    -la crise du cochon (1 milliard de subvention en deux ans)
    -la crise des accommodements raisonnables
    -la crise de Montréal Nord (Harlem en plein Montréal)
    -la crise du déficit de 5 milliards (remember l'arrivée au pouvoir des Libéraux qui croyaient à l'époque le vérificateur général)
    -la crise de la Caisse de dépot: 30 milliards de perdu! (remember l'arrivée au pouvoir des Libéraux qui étaient outrés des pertes de 13 milliards à la grosse Caisse)

    -bref rappeler aux Québécois que Charest c'est le gouvernement de l'immobilisme, du "on gouverne pas pour pas déranger personne"

    Et que dire du scandale du salaire à Charest: 75k piasses payées en cachette sous la table (à quand la publication du rapport d'impot comme tous les candidats américains font?) »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 09h29
    Pauline et le référendum
    « Pauline analysera la question du référendum le moment venu. Nous savons à quelles bassesses antidémocratiques, à quelle guerre, sont prêts les Canadians du Canada et ceux du Québec, la stratégie la moindrement intelligente n'est pas de les laisser se préparer en avance. Enfin, il serait démocratique de déclarer la souveraineté advenant que tous les partis souverainistes ensemble accumulerait plus de 50% des votes. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 10h04
    @ M. Georges Paquet
    « M. Paquet pose LA question : «Qu'en sera-t-il du PQ, quand on découvrira peut-être que la situation est la même ...à long terme? »

    Selon vous ? Si les Québécois, ne veulent pas en assez grand nombre, la souveraineté du Québec, à court, moyen ou long terme, le PQ ne peut quand même pas les forcer, il va finir par se lasser et y renoncer. NON ? On peut amener un cheval à l'abreuvoir mais on ne peut pas le forcer à boire. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 10h53
    La première vérité...
    « Le premier message de vérité que devrait passer madame Pauline Marois et le PQ aux électeurs, serait de démontrer qu'elle ferait un meilleur premier ministre que Jean Charest et que le Parti Québécois est en mesure de mieux gérer les intérêts du Québec et des Québécois que Jean Charest et le PLQ.

    Qui, en effet, est le mieux placé (et le plus compétent) pour défendre ce qui reste des pouvoirs du Québec face à Ottawa et qui, a la conviction profonde qu'il faut sauver la nation Québécoise dans cette mer anglo-saxonne ?

    La vérité et les réponses sont pourtant évidentes, non ? »

  • Roger Dion
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 11h36
    Pour des lecons de franchises ont repassera
    « Si un parti politique, n a pas de leçon de démocratie a recevoir, c est bien le PARTI QUÉBÉCOI .
    Lorsque nous voyons toutes les magouilles, que les libéraux et conservateurs, ont fait depuis vint ans,avec le vice président du NON CHAREST, qui aujourd'hui prennent les slogans tant décriés par eux, et se drapent dans le drapeau du QUÉBEC ,ces meme gens qui reniaient ce drapeau pour celui de CANADA.
    Pour des leçons de franchises ont repassera, je me souviens de /NOUS AVONS PAS VOTÉ POUR CA/
    Si un personnage n est pas crédible, c est bien CHAREST avec ses maquilleurs d images, car nous voyons revenir le naturel
    souvent depuis quelque temps /chasser le naturel il revient au galop/.
    Les gens qui reproche a Mme MAROIS, d'avoir de l argent que son mari a fait, avec M CAMPAU comme tout investisseur dans l immobilier.
    Ces gens qu ils demandent donc a CHAREST ou lui a pris sont argent ,pour avoir une maison luxueuse dans l ouest de MONTREAL, et de son propre aveu, ne voulait pas venir aux QUÉBEC, parce qu il venait d acheter une maison a ATAWA de 388.000$ en 1998 aujourd'hui voudrait un million, ou il a pris son argent, car le seul emploi qu il a eu dans vie
    c est politicien,plus 75,000$ du parti libéral
    Lorsque nous lançons des histoires,de bonhomme sept heures des fois ca nous retombes sur le nez.
    ROGER MONTREAL »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 13h01
    Coalition de la base PQ-ADQ
    « Si les chefs du PQ et de l'ADQ ne peuvent pas ouvertement ou autrement faire une coalition à cette élection, faudrait que les électeurs qui veulent débarquer M. Charest et son gouvernement Libéral très provincial, le fassent en votant dans leurs comtés pour le candidat qui a, selon les sondages locaux, le plus en avance et a donc plus de chances de battre le candidat Libéral. »

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 13h54
    Le PQ a besoin du Bloc
    « Le message qu'on peut tous avoir dans la tête consiste à faire le constat de la faillite du néo libéralisme. À ce titre que le PQ maintienne une voie sociale démocrate stable le rend plus cohérent que ses adversaires logés à droite. La stabilité économique qui énerve tant Charest ne se trouverait donc pas dans son parti. Sur la question de la citoyenneté par ailleurs, les péquistes doivent articuler fermeté et une part de souplesse dans l'accueil francophone des immigrants. Autrement, il perd sa grande raison d'être comme parti.

    Au niveau organisationnel, la mobilisation du PQ n'est plus ce qu'elle était avec le réseau Gesca qui s'occupe tendrement (sic) de l'image de Pauline Marois. On peut espérer et demander que de nombreux organisateurs aguerris du Bloc Québécois soutiennent fermement le PQ qui a en bien besoin.

    Jean Pierre Bouchard »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 15h01
    Porteur d'eau
    « @ Messieurs Georges Paquet & Gilles Bousquet

    À titre de Canadien-français qui habite le Québec, je me range derrière votre opinion car probablement à cause de tares congénitales les Québécois n'ont ni la maturité ni l'intelligence nécessaire pour survivre après s'être affranchi du ROC. À l'instar des dindons les jours de pluie, une fois l'Indépendance réalisée, les Québécois vont migrer en masse et s'agglutiner aux frontières de l'Ontario, des USA et du New-Brunswick en clamant, la bouche ouverte, nous avons faim.

    Seuls des parachutages de lait en poudre et de beurre de cacahouètes vont parvenir à diminuer la disette de ce peuple sans histoire d'analphabètes chroniques acculturés, de porteurs d'eau et de laveurs de plancher.

    Lorsque je dors, j'ai grand hâte de rêver en anglais (ou en arabe) pour qu'enfin on cesse de rire de moi. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 15h54
    À Michel Chayer.
    « Cher Monsieur,
    Si vous pensez des Québécois ce que vous venez d'écrire, je trouve que vous n'avez pas beaucoup de respect pour vos semblables.
    Par ailleurs, je vous suggère de vous arrêter quelques minutes de chialer pour vous demander quelles sont les raisons qui font que les Québécois ne vous suivent pas dans vos options politiques et vous décoivent à ce point.

    Quand vous aurez fait cet exercice, vous reviendrez nous dire ce que vous proposez pour l'avenir. »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 16h45
    Le thème de la crise économique financière, occultation des thèmes identitaires....
    « Convenons de l'à propos, de l'opportun et du pertinent.

    Le parti gouvernemental, le PLQ de Jean Charest, a souhaité rompre son mandat sous la condition minoritaire et a nié les possibilités du concert parlementaire, après les avoir durant toute une année accréditées, sur la prémisse que (1) rien ne va plus au Parlement et que (2) l'impératif d'une direction non encombrée des Oppositions en ce temps de crise de l'économie dans sa dimension financière (et possiblement, réelle) le commandaient.

    Notons d'abord que les doutes de la population et des partis qui représentent la majorité d'entre elle sont plus que sérieux tant sur l'énoncé libéral d'un dysfonctionnement parlementaire perturbateur à Québec que sur l'énoncé de l'urgence économique (l'enjeu est plutôt, OUI d'abord, le retour à la majorité pour le PLQ, même Vincent Marissal, de La Presse, en convenait récemment !). Outre le compte, c'est-à-dire le coût de l'élection, Jean Charest a choisi la rupture plutôt que la collaboration, plutôt que la tentative d'un accord d'État de cessez-le-feu avec les partis des deux Oppositions sur des questions susceptibles de fédérer le bon sens sur l'essentiel à cibler. Pour être rigoureux, Jean Charest a choisi l'élection d'abord, plutôt que l'économie d'abord, et reconnaissons le génie de la formule-clip de Mario Dumont (L'économie prend l'bord !). C'était, plutôt qu'une action concertée en vue de planifier des solutions, opter pour un abandon du gouvernail inquiétant dans la perspective relativement préoccupante et réelle de ces finances en crise.

    Non que la question économique ne soit pas prévalente dans le contexte actuel, mentionnons que cela n'avait pas empêché le gouvernement de Jean Charest d'en jeter sur le plan identitaire, d'envoyer des maux de tête aux Conservateurs de Stephen Harper avec une liste d'épicerie quasi-constitutionnelle que n'ont à raion répugné ni le Bloc Québécois de Gilles Duceppe, ni le PQ de Pauline Marois, campagne électorale fédérale pourtant engluée sous le poids et les assauts du spectre de récession économique !

    Rappellons-nous : presque résurrection de la « souveraineté culturelle » bourassienne » à travers une série de points de part et d'autre de la démarche de modification constitutionnel. Le très docile ministre intergouvernemental Benoit Pelletier prenait presque de la grandeur avec ce re-positionnement identitaire et ce renouveau fédéraliste d'un PLQ accablé et tentant quelque chose contre la monopolisation du vote franco-québécois par les PQ et l'ADQ !

    Bref, comme disait Michel David : rien n'empêche de manger de la gomme en marchant....

    À présent que les deux partis d'Opposition, de concert avec les formations parlementaires plus marginales (Parti vert, Québec solidaire, Parti indépendantiste...), ont su reconnaître, et à raison, la part relative d'attrape du thème exclusif, le moins inquiétant au PLQ, celui des finances économiques de l'État provincial, du moins le Parti Québécois de Pauline Marois se laissera-t-il occulter des thèmes si, moins urgents, néanmoins susceptibles de le démarquer.

    Sur le référendum dans un premier mandat, la question est réglée. Sur la version radicale des gestes de souveraineté, par un plébiscite parlementaire (déclarer la souveraineté par la seule victoire parlementaire), le cas de la mise à l'écart de la candidature de Jean-Claude Saint-André règle la question. À l'autre bout du spectre, les problèmes avec la réouverture potentielle de la Constitution pour un Nouveau-Canada condamnent à l'avance, sauf pour le geste politique de démonstration, que ce soit les exigences versatiles mais fortes de l'autonomisme de l'ADQ toujours inspiré du Rapport Allaire, que ce soit les propositions déjà soumises à l'attentio d'un Jean-François Lisée, d'un Michel Seymour, d'un Claude Morin, etc. : les demandes de souveraineté à la pièce, d'un stock de pouvoirs essentiels et en équilibre tant avec les revendications existentielles de la nation culturelle québécoise, qu'en conformité avec une Union fédérale proprement instituée, sont sous l'impasse du verrou de la formule d'amendement de 1982, celui-là même qui a fait avorter Meech et rendu Charlottetown (heureusement) impraticable.

    C'est dans cette situation de fond de l'inopportunité (conditions gagnantes) du projet souverainiste et de la quasi-impossibilité pratique du réformisme constitutionnel depuis 1982-90-92, dans le contexte d'une reconnaissance vide de la « nation québécoise au sein du Canada-Uni », puis dans la résurgence populaire des thèmes identitaires au moment de la crise des accomodements raisonnables, que l'ADQ et le PQ, bien qu'ils n'aient pu se mettre d'accord, ont déployé chacun-e à leur manière un projet d'employer le possible : s'occuper du champ de la souveraineté québécoise en proposant de constituer une citoyenneté québécoise et une bonification, pour ne pas dire une restauration de la Loi 101 notamment, n'oublions pas une Charte de la laïcité. Bref, des mesures dans l'ordre du possible, susceptibles de rallier une majorité de citoyens dans la Province encore canadienne de Québec et d'offrir un meilleur contrôle du transfert linguistique quantitatif chez l'immigration et dans la population en général. Certes, cela exclut la question de l'uniformisation linguistique dans le milieu des institutions fédérales et sous juridicton fédérale.

    Si Jean Charest a mis fin à un mandat de gouverner sous une impulsion fallacieuce et dans un objectif préoccupant mais en bonne partie voué à l'occultation de questions qui n'intéressent pas le savant PLQ.... car, n'est-ce pas, la nation québécoise est si peu culturelle, si peu constitutionnelle, si peu une communauté spécifique d'histoire dans les versions de l'histoire des triumvirs Charest-Pelletier-Fournier (Conseil de l'Éducation libéral).... il serait juste que Pauline Marois trouve le ton et l'angle inattaquable sur cette question d'établir une Constitution québécoise.

    En-deça des multiples gestes de rupture et de confrontation (fiscaux notamment) des Laplante et autres partisans indépendantistes de l'élection référendaire (en remplacement du référendum), un tel établissement serait, d'après le réputé constitutionnaliste Henri Brun, certainemen possible, dans l'horizon potentiel de la juridiction provinciale telle que l'a instituée la Loi rapatriée de l'AANB et telle que ne l'a pas dégradée la jurisprudence constitutionnelle.

    À moins que la Charte individualiste et multiculturelle de Trudeau, incluse en 1982, en obstrue le fonctionnement devant la Cour suprême, cela en dépit d'une motion parlementaire de reconnaissance fédérale de la nation québécoise (qui n'a pas de valeur constitutionnelle) ?

    Si, comme l'a déjà sagement énoncé le chroniqueur Michel C. Auger, la victoire de moins de 1% des fédéralistes de 1995(qui plus est déloyale pour les souverainistes) était tout sauf un chèque en blanc pour eux d'ignorer les revendications nationalistes et fédéralistes, bref les demandes traditionnelles des représentants de la « société distincte » (de Lesage aux Bourassa et à Ryan), de fait, l'État fédéral, s'appuyant sur l'Opinion canadienne, n'a rien offert et n'a rien d'inspirant à offrir, de Chrétien-Martin à Harper, pour « un pays à refaire » (Kenneth McRoberts). Que le fruit d'un Nouveau-Canada ne soit pas mûr, nul n'en doute sauf les sorciers de l'adéquisme inermitent, versatile et opportuniste. Voire qu'il ne le soit que trop peu trop tard, nul n'en doute sauf les indifférents et les dociles citoyens canadiens du PLQ. Mais tout cela ne devrait pas être une excuse pour ignorer ce que l'on peut politiquement. Pauline Marois n'a pas à s'excuser d'être pour un Québec français (et laïc) et, bien que le thème politiquement opportun soit sans en douter l'État devant l'enjeu d'une économie financière (et réelle) en crise, elle doit, avec les mesures préventives sur l'économie, cibler le pouvoir avec un projet de citoyenneté québécoise. Ce ne sera pas la plénitude financière et politique de l'État d'un Québec souverain mais d'ici le ralliement d'une majorité à la Cause, c'est la seule alternative consensuelle et possible.

    Pas une sortie de secours ou par la porte principale mais la dernière occupation nationale de la Province ! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 18h12
    @ M. Georges Paquet
    « Je crois que M. Chayer plaisantait seulement. Un peu, comme nous, d'ironie simplement pour alléger le moment. »

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 21h36
    Attention, M. Descoteaux!
    « D'où vient cette maladie des journalistes en particulier, de dire que "les Québécois" ne veulent pas quelque chose parce qu'un groupe n'en veut pas? C'est comme pour l'enseignement religieux dans nos écoles, on dit "Les parents" alors que ceux qui se manifestent sont une minorité qui veut revenir à l'enseignement catho dans les écoles! Attention, il ne s'agit pas DES Québécois mais bien d'une partie des Québécois, il est très important de ne pas englober tout le monde dans ce "Les Québécois" car moi je ne me sens pas du tout incluse dans cette expression et pourtant!
    Bonne réflexion!
    Laissez de la place à la minorité car la majorité n'a pas le droit d'écraser la ou les minorités même dans la meilleur des démocraties!
    Françoise Maertens »

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 21h46
    Vous avez raison M. Verreault!
    « Effectivement, il faudrait considérer l'ensemble des votes souverainistes et non pas seulement ceux du PQ. Ainsi, nous aurions vraiment une représentation des votes souverainistes ou il faudrait que tous les souverainistes s'unissent dans un même parti et une fois, la souveraineté établie, nous pourrions à l'intérieur de notre pays, décider de l'option à suivre.
    Françoise Maertens »

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 21h52
    PÔvre M. CHAYER!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    « Quel désespoir dans vos mots! C'est pire que pire!!!! Comment pouvez-vous penser ainsi? Rêvez donc en arabe ou mieux en chinois, vous aurez moins de chance de ,ourir de faim si c'est la seule chose qui vous inquiète!!!!! »

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    dimanche 9 novembre 2008 00h40
    Vas-y fort mon Chayer, pis vote Libéral.
    « Content? Je l'espère. J'ai toujours été désolé par les Québécois qui s'insultent eux-mêmes. Pour ceux qui veulent construire quelque chose, que pensez-vous du programme Marois? Je vous demande ça parce que, franchement, je rêve du jour ou les gens voteront en regardant les programmes au lieu de chercher à se convertir à coup d'insultes. Sinon, c'est du fanatisme et quand on devient fanatique, on accepte d'être l'imbécile qui se fait manipuler par ceux qui pensent à notre place.
    Au fait, traiter les autres de crétin, est-ce que ça a déjà convaincu qui que ce soit? »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    dimanche 9 novembre 2008 10h23
    Pour sauver le Québec, il faut voter Pauline
    « Bravo Monsieur Dionne pour votre texte. Je vous qualifierez,
    si vous le permettez, de: intellectuel de la politique.
    Et venant de moi, c'est un compliment.
    Il est dommage que vous ayez à partager ce blogue avec la lie
    de notre société.
    Mais c'est là l'exception et cela ne nous empêchera pas de faire
    ce qui est logique de faire, soit: voter pour Madame Pauline
    en qui je met toute ma confiance.
    Réjean Grenier »

  • David Lépine
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 13h40
    1 km à franchir
    « @ M Dion,

    Pensez-vous que M. Charest a 1 km à faire pour ramasser son journal ? »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 18h01
    @ M. Verreault
    « Je suis d'accord avec vous. Mais à une seule condition, c'est que tous les partie indépendantiste s'affirme clairement comme tel et font campagne uniquement sur ce thème, en expliquant clairement la portée d'un vote pour le parti. Présentement le PQ ne se qualifie en aucun point comme parti souveraineté an ayant mis l'option numéro un au congélateur. Il se disent souverainiste mais ne font aucunement campagne sur ce thème. »

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