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L'ennemi à l'intérieur

Michel David   8 novembre 2008  Québec
Il était prévisible qu'à un moment ou l'autre de la campagne, la mauvaise image de Pauline Marois défraie les manchettes. De la «toilette silencieuse» au «château» de l'île Bizard, trop d'incidents sont survenus au fil des ans pour qu'il ait pu en être autrement. Ce qui est plus étonnant, c'est que le problème soit mis en lumière par son propre camp.

Il est normal et même rassurant que les stratèges péquistes aient constaté et tenté de corriger la perception négative que plusieurs ont de Mme Marois. Il ne faut pas être un grand spécialiste de la communication pour comprendre que l'utilisation de son simple prénom sur les pancartes péquistes vise à la rapprocher des gens.

Pour l'avoir observée de près depuis plus de vingt-cinq ans, je peux témoigner qu'elle n'a rien d'une snob, mais cela ne change rien au problème. Dès le départ, elle a choisi de ne pas cacher son aisance matérielle et elle doit en payer le prix.

Un document à circulation restreinte comme celui qui a fait l'objet d'une fuite dans La Presse n'est cependant pas destiné à se retrouver sur la place publique. La chef du PQ ne s'y est pas trompée: «Parfois, il y a des gens qui peuvent être malveillants.»

En ce début de campagne, on pourrait même parler de sabotage. Il n'est pas difficile d'imaginer le climat de méfiance qui règne maintenant dans l'entourage de Mme Marois. Qui est la taupe? Déjà, la paranoïa fait partie de la culture péquiste et la source de La Presse avait manifestement accès à des informations stratégiques confidentielles.

S'il faut y voir un bon côté, c'est qu'il serait maintenant assez gênant pour ses adversaires de rappeler «l'implication de Claude Blanchet dans certains dossiers, comme la Gaspésia» et de «miner la crédibilité de Pauline Marois en s'attaquant à elle via son conjoint». La chef du PQ a beau dire qu'elle en a vu d'autres, elle a accusé le coup. Le reste de la campagne s'annonce assez stressant merci.

***

Comme si cela ne suffisait pas, voilà que l'éternel débat sur le référendum refait également surface. Après le bras-de-fer auquel le Conseil national de mars dernier a donné lieu, Mme Marois pouvait raisonnablement espérer avoir la paix au moins jusqu'aux élections. C'était compter sans le SPQ Libre.

Quand elle a été élue chef, Mme Marois s'était bien promis de se débarrasser de ce club politique, sorte de parti dans le parti, dont Bernard Landry avait autorisé la création. Elle a cependant réalisé que les nouveaux statuts du Parti rendaient la

chose très difficile et qu'elle risquait de provoquer de graves divisions. Peut-être aurait-elle dû prendre ce risque.

S'il y a une qualité qu'il faut reconnaître à l'aile radicale du PQ, c'est bien la résilience. Depuis la fondation du Parti, ceux qu'on a appelé tantôt

les «orthodoxes», tantôt les «caribous» ou les «purs et durs» ont souvent plié, mais ils ne renoncent jamais.

Contrairement à la «feuille de route» de 2007, la plate-forme électorale qui sera rendue publique cet après-midi à Saint-Eustache ne contiendra aucun engagement relatif à la tenue d'un référendum. Au-delà de la rhétorique, on ne voit pas très bien ce qui changerait concrètement sur le plan constitutionnel avec un gouvernement péquiste.

Lundi, le président et le secrétaire du SPQ Libre, Marc Laviolette et Pierre Dubuc, lanceront un recueil de textes dont le titre dit tout: Sans référendum, pas de souveraineté. «Sans l'échéance du référendum [le mouvement souverainiste] risque la dispersion, le fractionnement, l'étiolement. Seul le rendez-vous référendaire oblige à cibler sur l'essentiel, à discarter l'accessoire et à sonner le rappel des troupes.»

Ils reviennent donc à la charge avec l'idée de tenir un référendum à l'initiative de la population. Si un nombre suffisant d'électeurs, par exemple 10 %, signaient un registre ouvert à cet effet, le gouvernement serait tenu de tenir un référendum dans l'année qui suivrait.

***

On ne peut que s'interroger sur le «timing» de cette publication. Même si le SPQ Libre ne représente qu'une petite minorité au sein du PQ, Mme Marois n'avait certainement pas besoin qu'il offre à ses adversaires une aussi belle occasion de dépoussiérer l'épouvantail référendaire, alors que les électeurs sont à la recherche de stabilité économique.

Même sur le terrain, les «purs et durs» donnent du fil à retordre à la direction du Parti, qui a manoeuvré de façon parfaitement anti-démocratique pour empêcher l'ancien député de l'Assomption entre 1996 et 2007, Jean-Claude Saint-André, d'y être à nouveau candidat, lui préférant l'ancien chef du Parti Vert, Scott McKay.

Plusieurs au PQ tiennent M. Saint-André pour un enquiquineur, mais il est surtout un tenant de la stratégie dite des «gestes de rupture» mise de l'avant par le directeur de l'Action nationale, Robert Laplante. L'Assomption est un comté que le PQ pourrait très bien reprendre à l'ADQ, et on peut comprendre que Mme Marois soit horrifiée à l'idée de voir M. Saint-André revenir au caucus.

En vertu des statuts du PQ, le conseil exécutif national doit avoir des raisons graves pour refuser à un membre en règle le droit d'être candidat à une assemblée d'investiture. Dans le cas de M. Saiont-André, il n'a pas précisé lesquelles. Est-ce uniquement en raison de ses opinions sur la façon de mener le Québec à la souveraineté ou y a-t-il autre chose? Les Jeunes patriotes du Québec ont décidé d'en faire un martyr de la démocratie et projettent une manifestation. La télévision sera certainement invitée.

Quoi qu'on pense de l'à-propos de l'initiative du SPQ Libre ou du cas de M. Saint-André, il demeure que le malaise persiste au sein du mouvement souverainiste. À quel point la quête du pouvoir implique-t-elle de renoncer de facto à celle de souveraineté? Le débat risque de reprendre avec une nouvelle vigueur à compter du 9 décembre.
 
 
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  • szgren
    Abonnée
    samedi 8 novembre 2008 00h10
    Ni le pouvoir, ni la souveraineté
    Finalement, ces gens du SPQ Libre feront en sorte d'empêcher que le P.Q. prenne le pouvoir. Pendant ce temps, d'autres s'occuperont de modifier suffisamment le Québec d'une façon qui nous éloignera de plus en plus d'une éventuelle souveraineté. Je pourrais dire la même chose de Québec Solidaire. Si nous la voulons vraiment, la souveraineté, il faudrait que l'on soit prêts à quelques compromis, le temps au moins d'y arriver. Après et seulement après, on pourra débattre de ce que l'on veut comme société. Il me semble que de VRAIS souverainistes devraient comprendre ça!

    Suzanne Grenier
    Québec

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 03h05
    Après le 9 décembre, le débat sur la souveraineté risque de reprendre...
    Si Mme Marois s'attendait à recevoir des appuis inconditionnels de la part de ses amis du Devoir, elle doit maintenant constater que certains lui prédisent un lendemain électoral plutôt difficile, comme deuxième ou troisième Opposition.

  • Elmer Smith
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 06h33
    Pas trop brillant
    Charest convoque les électeurs à un rendez-vous électoral prétextant la crise économique. Des péquistes (intelligents?) rétorquent qu'il faut un référendum. Allo? Y a-t-il quelqu'un là? C'est comme si Obama avait insisté au cours de sa campagne que sa Foi ne concernait personne autre que lui ou pire, qu'il ne croyait pas que le Christ était son Sauveur. On se serait ramassé avec McCain!!!

    Elmer Smith
    1559 Henri Lauzon
    Orléans, On K1C 7R9

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 07h42
    L'épreuve du feu et du sang suivie des ordalies
    Il y a au PQ une détresse subconsciente profonde qui vient d'une ambiguité formelle contenue dans le mécanisme d'accession à la souveraineté.

    L'objet du désir étant la création d'un état souverain, aucun chef n'est assez fort, assez transcendant, assez solaire pour féconder l'ovule et mettre en gestation le projet de pays. Qui par embryogénèse, par division cellulaires successives donnerait naissance à un enfant viable. Un état d'abord semi-autonome (province), puis adulte et capable de subvenir à ses propres besoins. Pourtant, le code génétique est complet et l'enfant pourrait, mené à terme, être doté d'une bonne constitution.

    Il en résulte une multitude de sous groupe de marraines, de nourrices, de sages femmes qui toutes possèdent la formule enrichie pour le pablum et le lait maternisé, une fois la période d'allaitement terminée. Or il en est de ces marraines exactement ce qu'il en est des enfilades de bonnes fées et de sorcières venant tour à tour prophétiser autour du berceau. (Au fil des ans, les bonnes fées d'un projet deviennent les sorcières de l'autre tour à tour avec une alternance déconcertante).

    Dans le cheptel des mâles reproducteurs, les Landry, Bouchard, Pariseau, Johnson, et autres ont tous été jugés pères indignes par les marraines (bonnes fées et sorcières).
    On recherche en fait Saint-Joseph, patron des ouvriers, capable vu son grand âge et sa sagesse d'être le père de l'enfant-Dieu.

    Alors nous en sommes rendus à la parthénogénèse, à la mère porteuse du projet de pays qui doit convaincre la nation :

    - Qu'elle a conçue de l'Esprit-Saint(l'Esprit de René Lévesque)
    - Qu'elle en a reçue l'annonce en songe

    Alors les marraines et les sorcières soumettent la mère auto-fécondée au jugement du feu et du sang. Bien pire, on la soumet aux ordalies.

    Subconsciemment Pauline Marois doit avoir tous les attributs que l'on accorde à la Vierge Marie, mère de Jésus :

    - On la soumet au supplice de Notre-Dame des Sept douleurs qui part 7 fois a vue son coeur transpercé du poignard du chagrin.

    Les marraines disent :

    - Elle n'est pas digne et altière : elle est snob
    - Elle n'est pas pauvre et prête à accoucher dans une étable : elle est la riche maîtresse d'un domaine
    - Elle ne fut pas conçue sans péché : ce n'est donc pas l'immaculée conception

    Dans un parti ou le Saint patron est venu annoncer le Sauveur en plein désert en disant qu'il n'est pas digne d'en délier les courroies de sandales. Dans un parti dans lequel le Saint-Patron s'est fait trancher la tête. Il y a nettement tendance à l'auto-mutilation.

    L'auto-mutilation péquiste est la résultante de l'incapacité du parti à composer avec l'ambiguité de la notion même de nation au sein d'une nation et de pays embryonnaire au sein d'un pays.

    Nous nageons en plein mystère en pleine conception politique issue d'une théologie dont les assises sont judéo-chrétiennes.

    Or, le PQ est une secte et l'option souverainiste telle qu'annoncée par le PQ : une religion monothéiste dont le sanctoral vif et varié, ferait mourir de honte la pluralité des divinités des Védhas. Le PQ possède ses apôtres, ses prophètes, ses juges, ses saints, ses élus.

    Mais le PQ n'est pas une religion chrétienne. C'est un culte pour les initiés, le culte taurobole de Mithra que l'on égorge à l'autel.

    Le PQ dans sa forme sectaire, trie ses élus sur le volet et il se charge mu par une mission divine, de séparer le bon grain de l'ivraie.

    Il se trouve ainsi toujours avec des candidats déchus et laissés pour compte hors du cénacle prêts à brandir le sac et la cendre et nous réciter le Livre de Job.

    Pierre Castonguay

  • Robert
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 08h40
    R.I.P.
    En abandonnant la souveraineté comme but ultime, le PQ a lui-même creusé sa tombe. Plus rien ne le distingue du liberal party ou de l'ADQ. Il est donc tout à fait normal que la direction du parti considère comme des enquiquineurs et des ennemis quiconque tente de ressusciter l'idée de référendum ou de simplement rappeler ce qu'était la parti à l'origine.
    Le PQ a l'agonie tourmentée qu'il mérite.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 09h04
    Les crocs-en-jambe de La Presse.
    Vous faîtes bien de nous rappeller que les péquistes et bloquistes sont régulièrement attaqués, subtilement bien sûr, par le groupe Power et ses serviles serviteurs, dont ces ineffables journalistes que sont les Pratte, Dubuc, Gagnon et j'en passent. Ainsi, aujourd'hui, La Presse nous ressort les histoires de Mme Marois, sur son habillement, sur ses bijoux etc. Il y a quelques semaines, dans la même grosse Presse qu'on m'offre gratuitement à chaque automne,on a tapé sur le chef bloquiste Gilles Duccepte, une demi-page complète pour nous parler de son salaire, de sa pension future du fédéral etc, et ce, au tout début de la campagne fédérale. C'est bien connu que les salaires et pensions de nos députés fédéraux, touchent seulement les gens du Bloc. Au Québec, La Presse pourrait nous parler de la maison de Charest à Westmount, de l'argent qu'on lui a versé pour jouer les transfuges, de l'argent reçu du parti libéral du Québec etc.,çà nous changerait un peu!

  • Paul-Martel Roy
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 09h05
    Un État autonome
    Compte tenu de la difficulté d'obtenir un referendum gagant, je propose que le Québec devienne un État francohone autonome dans le Canada (QÉFAC). cCla signifierait la levée des impôts entièrement par le Québec et autres ententes avec le Canada. Le Québec enverrait au fédéral une participation monétaire annuelle pour services partagés. Cela pourrait satisfaire un plus grand nombre de québécois et pourrait être perçue comme une étape (évidemment le SPQ libre ne serait pas d'accord)ou comme une solution à long terme acceptable pour la majorité. Vivement un référendum donnant cette alternative.
    marcienne.levesque@umontreal.ca

  • David Lépine
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 09h05
    intrigues peu intéressantes
    Bon qu'on se le tienne pour dit. Mme Marois n'est pas une snob, merci de cette information M. David. Parce qu'en lisant votre papier c'est à peu près tout ce qui en ressort. Les intrigues du SPQ libre? Ça continue comme toujours, mais à part les fervents proche du PQ, "who cares?"

  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 09h15
    référendum ou pas, la démocratie doit primer
    Il est inacceptable qu'un membre ne puisse se présenter s'il s'est conformé aux règles. C'est une question d'honnêteté et de probité. Et c'est grave.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 09h20
    Les emmerdeurs parmi les souverainistes
    S'il y a une chose dont sont incapables les souverainistes, c'est l'art de la stratégie.

    Se fermer la trappe pour mieux l'ouvrir au bon moment, voilà une inconnue chez eux. L'ouvrir en accord avec l'ensemble, au diapason, encore une impossibilité pour eux.

    Pour ces quelques souverainistes (heureusement ils disparaissent), affirmer son point de vue publiquement, japper fort et sonner la charge de la discorde, c'est ce qui compte. Ce qui importe n'est pas l'objectif de l'ensemble ou la stratégie de l'ensemble, c'est leur idée bien claironnée, et au diable le ou la chef.

    Le parti Québécois me fait penser à ces gens qui vont se confesser et se crêper le chignon publiquement à Gerry Springer.

    ....

  • Rodrigue Guimont
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 09h48
    L'art de se tirer dans le pied
    Si seulement les Insatisfaits du Parti pouvaient concevoir que l'indépendance ne peut se faire qu'en joignant ensemble toutes les forces souverainistes, purs et durs comme les plus mous (y compris le Parti solidaire, « solitaire » serait plus exact, parce que le parti bicéphale de David-Kadir n'arrivera jamais à atteindre plus de 6 % des suffrages, suffisamment cependant pour faire une différence en temps d'élection) ils auront fait un grand pas vers leur rêve commun.

    Il n'y a pas d'autre solution que l'union des forces indépendantistes. Si tout ce beau monde pouvait s'asseoir ensemble et saisir, alors que le temps presse, qu'au delà des égos personnels il y a la réalité potentielle d'une nation alors là, parachevant le slogan du PLQ «L'économie économique parce que souverainiste, oui » sera à portée de main.

  • Labrèche Jean-Marc
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 10h01
    Soyons indépendants
    La démarche référendaire a donné aux Québécois les résultats que l'on sait.
    Aujourd'hui, nous pouvons déclarer sans hésitation que nous avons gagné et que les manoeuvres malhonnêtes des adversaires ont enlevé le vrai résultat, en 1995.
    Le peuple québécois est sage. Il renonce à se soumettre encore a cette démarche qui permet la duperie. Ils se disent qu'on ne les y reprendra pas.
    L'indépendance est toutefois toujours à l'agenda.
    Le Parti-Indépendantiste offre la solution: Le choix électoral de l'indépendance, tel que le permet le régime parlementaire actuel.
    Il est d'ailleurs en marche, déjà, dans l'indépendance, et parmi tous les partis en lice, seul le Parti-Indépendantiste n'a aucune étiquette provincialiste.
    Monsieur Saint-André, ainsi que les indépendantistes enracinés, sont bienvenus au sein de notre formation.

    Jean-Marc Labrèche

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 10h12
    Dehors, mécréants !!!
    Faut être obtus et résolument maso que de lancer un pavé dans la mare de son propre parti qui a autre chose à faire que de se battre contre une minorité de minables parmi ses membres, dès le début d'une campagne électorale ! Quel manque flagrant de jugement ! Quel manque de maturité et de sens de l'éthique ! Pourquoi ne pas attendre à un moment plus opportun ?

    En tant que Souverainiste de la première heure, je ne suis pas intéressé à m'embarquer dans la formation d'un pays avec des idéologues à tout crin comme ça !

    La solution est pourtant évidente : Dehors mécréants ! Allez vendre vos rêves éveillés dans un nouveau parti politique que vous pourrez créer et tailler à votre image. Vous aurez alors l'occasion de mesurer l'accueil de votre 'approche à la dure' auprès de la population sans le paravent d'un parti qui a d'autre chose à offrir que vos obsessions référendaires ainsi que de subir vos affronts à répétition. Évidemment, ça vous prendra plus de courage que de magouiller en sourdine...

    Je suis d'avis que madame Marois a une bonne occasion d'asseoir solidement son leadership et de se rendre crédible auprès de l'électorat Québécois en mettant tout simplement la hache dans le SPQ Libre et en foutant prestement à la porte ces quelques 'chialeurs professionnels' déconnectés. Quitte à passer exceptionnellement à côté des statuts du parti. La gravité de la situation le justifierait, à mon avis. Bien sûr, cela va créer une turbulence au sein du PQ mais je suis d'avis qu'elle sera brève car le SPQ Libre se limite à une micro-faction de ses membres. La très grande majorité des membres du PQ en a marre. Faut crever l'abcès, pour de bon. Reconnaissons, une fois pour toutes, qu'avec des pseudo-amis comme ça, le PQ n'a pas besoin du PLQ et de l'ADQ pour lui lancer des pelures de bananes et saboter sa campagne électorale !!!

    Bon débarras !!!

    Jean Desjardins

  • Laurent Lemieux
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 10h42
    Symbole
    Symboles et images est-ce tout ce que madame Marois représente, cependant lorsque notre richesse provient (madame et son conjoint) des deniers publics je crois qu'elle aurait intérêt à être plus discrète. Pour le reste tout n'est que stratégie politique.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 10h52
    @ Pierre Castonguay qui a bien raison
    Très drôle et songé M. Castonguay.

    J'ajouterais que la souveraineté est comme le Golgotha "le Calvaire". Les membres du PQ chargent leur Christ de la croix de la souveraineté pour les y mener et, dès qu'il la porte, ils commencent à le flageller et lui crier toutes sortes de choses comme : Tu vas trop lentement; ta couronne est croche; tu portes du mauvais côté; on en voudrait un(e) plus jeune, plus vieux, plus charismatique, moins riche; plus ouvert ou plus fermé; plus pur de la souveraineté mais moins dur de la feuille, etc.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 11h06
    @ M. Jean-Marc Labrèche
    Vous faites la promotion du PI avec son 2% des intentions de votes et vous indiquez que Monsieur Saint-André, ainsi que les indépendantistes enracinés, sont bienvenus au sein de notre formation.

    Ça adonne bien parce que M. St-André vient de se faire bloquer dans le comté où il pensait se présenter pour le PQ.

    Vous et le PI faites parti plus du problème que de la solution à la souveraineté. Le PQ ne pourra pas tirer de force la majorité de Québécois.

  • Jean-Marie Malenfant
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 12h02
    Monsieur David vous avez ouvert: "La boîte de Pandore"
    Monsieur David, déjà une douzaine de réponses à votre texte, force d'admettre qu'on y voit à répétitions, cet art qu'ont les souverainistes à se tirer dans le pied, comme le dit l'un deux. Madame Marois a ses ambitions, pourquoi pas, cependant je pense que nous sommes loin de la (MaroisBama) Une première femme à la direction du Québec, rien de mal ou d'impossible, à la condition d'être à la bonne place, avec un parti qui la respecterait. Le texte du très cultivé Monsieur Castonguay, nous reporte à l'assinat politique répété de ses chefs mâles indignes d'être PÈRES d'une Souveraineté Immaculée. Il devient évident qu'il serait suicidaire en ces temps difficiles d'abandonner l'avenir de la province de Québec dans les mains d'un parti qui a besoin de plus de temps à se comprendre et se définir, plutôt qu'à gouverner sagement.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 12h09
    Authenticité et image virtuelle...
    Je me fous que madame Marois soit riche, s'habille de telle façon, parle bien l'anglais ou non, ait l'air de ceci ou de cela !

    Ce qui compte, c'est ce qu'elle est réellement et ce qu'elle a à offrir en tant que chef de parti et éventuelle Première Ministre du Québec.

    Pour ceux et celles qui trippent fort sur le jeu des images, ça ne vous fait pas tiquer que de voir la transformation subite de Jean Charest depuis que John Parisella a pris les commandes (ou les ficelles...) de ce caméléon ? Passer tour à tour de Conservateur à Libéral, de hargneux à serein, de frisé hirsute à frisé lissé, de pleutre à revendicateur opportuniste face à Harper, de sous la mêlée à par-dessus la mêlée, de menteur chronique à innocent qui jure la main sur le coeur, d'arrogant à humble, etc. Moi ça me rend songeur quant aux convictions profondes du gars...

    Bref, j'aime mieux avoir comme Première Ministre une femme imparfaite et authentique telle qu'est madame Marois, et la continuité dans sa feuille de route en témoigne éloquemment, qu'une image virtuelle de Jean Charest fabriquée de toutes pièces par des spécialistes de la vente de peccadilles ou de savon +++ !

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 12h30
    Identifier l'ennemi
    L'ennemi péquiste est bien à l'intérieur du PQ. Et il ne se donne pas toujours le visage identifié par l'observateur politique. Le véritable ennemi du PQ, c'est l'ambiguïté viscérale qu'il cultive depuis 40 ans.

    Il est parfois indépendantiste (si peu...). Il a été souveraineté-association avec ou sans trait d'union. Il est nationaliste et autonomiste. Il est tout sauf ce qu'il devrait être: un parti qui réalisera l'indépendance, une fois rendu au pouvoir. Il l'a été deux fois et il a échoué à cause d'une mauvaise perception de l'histoire du peuple québécois.

    L'indépendance, c'est la rupture. C'est la cassure. Le PQ ne veut pas cela. Il veut gouverner et promettre qu'il fera quelque chose qui n'est jamais défini, plus tard, une fois qu'il aura reconquis le pouvoir. Des gens à l'intérieur de la baraque en ont probablement assez de se faire rouler indéfiniment.

    Il a encore des gens qui oeuvrent au PQ parce qu'ils croient faire avancer l'idée de l'indépendance dans ce parti qui ne véhicule cette réalité que du bout des lèvres. Pas étonnant que ces gens soient perçus comme des ennemis à l'intérieur de ce parti, qui dans les faits, ne veut que remodeler la fédération canadienne.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 12h45
    Le beurre et l'argent du beurre
    On invoque le "succès en affaire de Marois" sa réussite et sa fortune, mais c'est pour aussitôt l'en défendre en attribuant le tout à son mari lorsque vient le temps de scruter d'où vient exactement cette fortune !

    Il est long et il dure le mariage du couple Marois avec les Libéraux !

    Depuis leurs premières noces avec Pierre E. Trudeau et de son patronage en cadeau sous la forme des lucratifs contrats immobiliers pour la colonisation fédérale de toute la région de la Gatineau, en association avec Campeau et Desmarais !

    La liste des rejettons est longue jusqu'en 2003 ! De cet "État fort" et si payant par la Caisse de Dépôt, les terrains de Campeau dézonés par l'État fort, la décision des deux mégas hôpitaux linguistiques, par l'État fort, pour satisfaire la minorité anglaise, la réforme scolaire comme tremplain pour l'idéologie Bouchard-Taylor, l'infiltration de l'industrie de santé privée, par l'État fort, au profit de la minorité anglaise, le support à des fondations privées anglophones dévouées à miner la fièreté nationale québécoise, l'exploitation privée du gaz et pétrole du St-Laurent par leurs amis libéraux, etc.. etc... La liste est trop longue. La copulation trop intense.

    Depuis que Marois a pris les reines de tous ces ministères depuis 1994, le PQ n'est plus que le bras droit pu PLQ.

    Que vous votez pour un ou l'autre, c'est pour la minorité anglaise et votre déchéance jusqu'à votre extinction que vous le faites.

    Mme Marois a raison, le seul véritable choix ici est si vous voulez votre extinction poursuivie par une homme ou une femme.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 14h14
    Se bidonner...
    Ce que les anglophones et les francophones colonisés réfugiés dans le PLQ doivent se bidonner...

    Merci à QS, SPQ Libre, PI. YES' THEY WON !!!

  • roger montreal
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 14h35
    Les magouilleurs du référendum de 95 sont encore présent au QUÉBEC avec le vice président CHAREST
    Si vous pensez qu il n y a pas des gens, aux parti QUÉBÉCOIS, qui sont payé par les autres partis, et les force de certaine personnes, que nous pouvons nommer, pour ne pas recevoir de sommation en cour.
    C est très inquiétant, de voir rien ne sort du parti libéral ou des conservateurs.
    Oui la politique c est dur, mais avec des milliardaires, qui veulent tout contrôler avec leurs journaux, il faut ètre vigilant avant de voter.
    Car nous avons tous vus, les magouilles au référendum de 95, ne pensez pas, qu ils ont abandonnés, avec le vice président du non/CHAREST/ qu ils ont placé au QUÉBEC.
    ROGER MONTREAL

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 8 novembre 2008 14h46
    SPQ libre
    Quel boulet et quelle plaie que ce Marc Laviolette et tous ses supporters du SPQ Libre.

    Assez pour nous en donner des frissons et nous éloigner de la faction de ce parti que Mme Marois et nul autre également ne peuvent contrôler; c'est comme un FLQ en puissance qui s'apparente aux talibans ailleurs sur la planète.

    Shame on you, M. Landry, pour avoir toléré et encouragé l'émergence de cette faction au sein de votre parti. Vous allez en payer le prix malgré tous vos beaux discours.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 8 novembre 2008 15h05
    Le sauveur...
    Le SPQ libre, sous l'égide de Laviolette, veut simplement paver la voie à l'un des leurs, Duceppe, et ils n'acceptent pas que le complot fomenté contre Pauline Marois, lors de la course à la chefferie, ait échoué; alors ils continuent à grenouiller pour lui faire perdre les élections et justifier ainsi son remplacement par cet illuminé et cet hypocrite de Duceppe. On les voit venir avec leurs gros sabots syndicalistes!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 8 novembre 2008 15h20
    Image virtuelle...
    Vous devriez plutôt vous préoccuper de l'image que projette votre Laviolette, qui porte ombrage à votre Pauline au sein de votre parti, que de celle inoffensive de Jean Charest et de ses frisettes.

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 19h22
    Les illuminés de la rupture
    Il ne sert à rien de tenir un référendum dans les conditions actuelles sans préparation digne de ce nom. Il faut travailler sur une constitution québécoise qui dans le champ de l'assemblée nationale garantisse par des règles et des principes le statut de la nation québécoise.
    Que les Dubuc et Laviolette s'accrochent les pieds dans le tapis avec le référendum démontre peu de lucidité de leur part surtout lorsqu'on sait comment le référendum, la chose de Claude Morin ne nous pas amenés bien loin.

    Quant à J.C.Saint André, il devrait savoir qu'on ne se présente pas pour un parti lorsqu'on ne partage pas sa plate forme électorale! La polémique n'est pas fondée ici, voilà un candidat qui souhaiterait se faire élire en tant que député en dissidence de son parti. Dans le système parlementaire britannique existant en attendant un jour de le remplacer, les députés élus doivent suivre la ligne de parti. Il en est ainsi et pas autrement.

    À ce jour en début de campagne avec un taux de participation appréhendé de 62%, nous nous dirigeons vers un gouvernement majoritaire libéral de 85 sièges. Gens du SPQ libre, continuez comme ça, vous êtes bien partis. Si vous voulez joindre les rangs de Québec Solidaire, faites le donc maintenant. C'est l'endroit adéquat pour faire de la politique avec des feux d'artifices sans garder un pied à terre non?

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 20h04
    Le contexte et la volonté de puissance
    Sans vouloir refaire les jalons de l'histoire à reculons, il est nécessaire d'éclairer nos lanternes avant de finir par nous couvrir de ridicule.

    Plusieurs lecteurs de ce quotidien confondent les genres. D'entrée de jeu, le Parti Québécois n'a jamais été un parti indépendantiste. En écartant Pierre Bourgeault du pouvoir et en sabordant le RIN, René Lévesque esquissait une comedia del arte qui allait être baptisée «souveraineté-association». Mais, «je me souviens» n'est certes pas notre véritable devise, si l'on se fie au marasme qui règne au coeur de la «Belle Province».

    Hormis Jacques Parizeau, tous les dirigeants du PQ, du père des «lucides» en passant par le grand admirateur de Napoléon, n'ont JAMAIS aspiré à réaliser l'indépendance, sous quelque forme que ce soit.

    De fait, le PQ permet de créer un mouvement pendulaire en alternant avec les libéraux d'en face, à l'instar du binôme américain. Et, qui plus est, depuis l'impasse causée par le rapatriement unilatéral de la constitution - en 1982 - la province de Québec n'est plus un interlocuteur viable pour le gouvernement fédéral. C'est ce qui fait dire à certains constitutionnalistes et juristes que nous serions parfaitement en droit de nous séparer... le mot est juste : SÉPARER.

    Madame Marois serait, sans l'ombre d'un doute, une excellente dirigeante pour faire cheminer le Québec pendant la période de transition d'un gouvernement minoritaire, dans un contexte de crise économique généralisée. Elle possède l'expérience, les compétences et le caractère qui sont nécessaires afin de porter ce chapeau. D'ailleurs, elle pourrait mettre au pas les Mario Dumont de ce monde qui ambitionnent de privatiser des actifs d'Hydro et, pourquoi pas, de la Caisse de dépot ... probablement en rêvant de faire comme l'honorable Couillard en fin de mandat politique. On saute dans le train des PPP ainsi mis sur pied par le dépeçage des actifs de la nation. Mais une autre histoire ...

    Au-delà d'un rôle de gérante de crise, je ne vois pas en quoi Madame Marois ferait avancer la cause de l'indépendance du Québec. Et il serait peut-être utile de déterminer quelle est cette fameuse cause en bout de ligne...

    La cause de l'indépendance concerne tous les Québécois qui se préoccupent de la survie de leur identité, de leur langue, de la protection de leur environnement et de leur liberté de mouvement en définitive. Comme le disait si bien S. Logique, Montréal pourrait fort bien accueillir le nouveau siège de l'ONU. Future Genève des Amériques ?.. pourquoi pas. Notre PIB est plus élevé que celui de la Suisse, notre culture et notre poids diplomatique certainement plus «visibles» et notre position géostratégique fait en sorte que nous serions appelés à devenir un interface de premier plan entre les Amériques, l'Europe, mais aussi les pays de l'hémisphère NORD.

    Alors que les Russes se positionnent autour du Pôle Nord, que les nations autochtones prennent conscience de leurs richesses territoriales et que les pays scandinaves cherchent des interlocuteurs, le Québec est en très bonne position pour devenir un pivot continental et une plateforme diplomatique pour les Nord-Américains.

    Le Québec détient des ressources auifères incroyables, n'est pas dépendant du binôme automobile-pétrole, est appelé à devenir un fournisseur d'énergies «douces» de premier plan et dispose d'une économie locale relativement diversifiée.

    En fait, un Québec indépendant ferait éclater la triade TORONTO - NEW YORK - LONDRES. On assisterait, chose nouvelle, à une structure multipolaire qui s'étenderait de Montréal, en passant par New York, jusqu'à Paris (le monde méditerranéen), Berlin (Mittel Europa) et .. Moscou. Mais, les ventriloques diront certainement que je fabule ...

    En fait, l'indépendance ne se fera pas CONTRE nos voisins anglosaxons, elle sera le produit d'une OFFRE D'AFFAIRE que nos élites mettront de l'avant. Dans un contexte, où les petites structures polyvalentes sont appelées à prospérer et à se développer en bout de ligne.

    En attendant, Pauline et ses amis peuvent bien gouverner, les diablotins du SPQ s'agiter et les membres du conseil d'administration de «Québec.Inc» nous mettre en garde.

    Contrairement aux affirmations de certains conseillers de M. Charest, la stabilité du Québec ne passe pas par une posture stagnante... loin de là. C'est en jettant les bases d'une plateforme multi-partis pour l'indépendance que nous ferons avancer la cause du Québec et de ses citoyens.

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 21h11
    Merci Mme Marcienne Lévesque!
    Quelle brillante idée! Moi, souverainiste convaincue et proche des idées du SPQ libre, je trouve votre idée excellente! Pourquoi ne pas la proposer directement au PQ? ce serait une excellente stratégie! Le Québec, une sorte de république autonome au sein du Canada, Le Canada nest pas géographiquement divisé et le Québec gagne une autonomie presque complète! Nous gardons nos impôts et c'est nous qui décidons en accors avec le ROC de ce que nous donnons pour les services rendus. Idée à développer!
    Merci,
    Françoise Maertens

  • Françoise Maertens
    Inscrite
    samedi 8 novembre 2008 21h16
    Merci JMR et IJ!
    Je suis bien d'accord. Il faut abso;ument que cette étroitesse d'esprit cesse! Il faut absolument se battre pour un choix commun : la souveraineté et ensuite, on verra de façon consensuelle à voir quelle direction, nous souhaitons prendre.
    Unissons nos forces, incluant celles de québec solidaire et celles du parti vert qui ne font que nous diviser alors que nous avons des objectifs communs!
    Unissons-nous!
    Françoise Maertens

  • Hélène Paulette
    Inscrite
    dimanche 9 novembre 2008 09h13
    De vrais tetes de normands....
    Si on n'avait pas la tete si dure, chacun bien campes dans ses positions, on verrait que nous avons deja, de par la representation du Bloc a Ottawa, atteint une autonomie que les autres provinces n'ont pas, elles qui en sont a nous enviez ce "parti bien de chez-nous". Maintenant au lieu de se disputer ad infinitum sur le sexe des anges, n'aurions-nous pas interet a nous doter du meilleur gouvernement social-democrate qu'on puisse avoir, ce qui etait, je crois, le but de l'exercice au depart.... A moins que je ne me trompe....

  • Denis Simard
    Abonné
    dimanche 9 novembre 2008 12h05
    Et ils veulent reprendre le pouvoir!
    Et c'est ce parti que l'on voudrait revoir au pouvoir.
    Mais quand allons nous comprendre qu'ils veulent nous entrer de force leurs théories dans la tête.
    Je rappellerai que les moeurs politiques de 1850 au Québec passaient par les gros bras et que les chicanes entre partis adverses étaient courantes.
    Denis Simard

  • Patrice-Hans Perrier
    Inscrit
    dimanche 9 novembre 2008 12h21
    @ Nestor Turquotte
    Félicitations M. Turquotte, enfin quelqu'un qui n'a pas besoin de lunettes !.. les lunettes jovialistes de la Souveraineté-Association.

    Le peuple a été berné par des prestidigitateurs qui lui ont fait miroiter une fausse indépendance... comme un jeune adulte de 25 ans qui voudrait que ses parents lui paient le loyer, la bouffe, les études et tout le reste... jusqu'à la fin de ses jours.

    Faire l'indépendance implique un processus de RUPTURE, à l'instar de l'enfant qui quitte le foyer parental pour faire sa vie... ce qui ne veut pas dire que nous partirons en guerre contre nos voisins.

    Ceci étant dit, le Canada anglais (ROC) n'est certes pas notre géniteur, puisque c'est de La Nouvelle France que toute l'histoire découle... et c'est en prélevant un lourd tribut sur le Bas-Canada que l'Ontario a été en mesure de prendre les devants et d'assumer une posture dominante par la suite.

    En fait, nous ne devons rien au Canada, nous pourrions même rouvrir contester devant les tribunaux internationaux la primauté de Terre-Neuve sur le Labrador. Un Québec indépendant devra agir vite pour mettre la main sur le Labrador et étendre son influence sur la côte est américaine.

    Nous sommes des partenaires de la Bavière, si ma mémoire est bonne, un état bien positionné à plusieurs égards et, ne l'oublions pas, l'Ontario va perdre des plumes dans le sillage de la crise économique actuelle : effondrement des marchés boursiers et rétrécissement de la capacité de fabrication des manufacturiers de voitures américains.

    Montréal doit se RECONSTITUER, se positionner comme métropole culturelle et ... viser le siège de l'ONU, pas un nouveau casino avec ses bordels satellites.

    Les Québécois et Québécoises ont le choix:

    où bien nous retournons à notre posture initiale de porteurs d'eau, avec Montréal comme Bordel grandeur nature - à l'instar de La Havanne des années 50 - ou bien nous assumons notre devenir de plateforme diplomatique de premier plan. Montréal doit devenir une ville trilingue rapidement, c'est impératif... l'Amérique du Sud représente une donne imparable pour l'avenir. Et l'avenir est radieux, pour les optimistes de mon acabit !

  • Amélie Dolbec
    Inscrite
    dimanche 9 novembre 2008 14h51
    Qui c'est l'génie?
    Je me demande bien quel brillant stratège du PQ pouvait bien penser que c'était une bonne idée de tasser un ancien député de cette façon! Et je me demande bien comment cette idée a pu être achetée et mise en oeuvre de cette façon!

    Ok Madame Marois, vous vous entendiez pas bien avec Jean-Claude. Ok Madame Marois, vous pensiez que c'était mieux de ne pas l'avoir dans les pattes pour les prochaines 4 années.

    Dans ce cas-là, c'était de vous arranger pour le faire battre en investiture, c'était de paqueter la salle pour vous assurer que votre brillant candidat McKay l'emporte.

    Mais non! Vous saviez bien trop que malgré 2 contestations en règle aux trois dernières investitures, vous n'aviez pas réussi à battre Jean-Claude. Qu'est-ce que l'ancien chef des Verts, parachuté et à l'allégeance incertaine aurait bien pu faire??!!

    En lieu et place, vous avez préféré bafouer toutes les règles de la démocratie. Vous avez préféré outrepasser les statuts et règlements du PQ. Vous avez préféré salir le parti que René Lévesque voulait plus blanc que blanc au niveau du respect de la volonté de ses membres.

    Tout ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que je suis déçue. Et que, pour la toute première fois dans ma vie d'électrice, je pense bien que je serai incapable de voter pour le PQ!

  • Line Légaré
    Abonnée
    lundi 10 novembre 2008 11h22
    La Presse, un journal de bas-étage qui rejette l'éducation et nie l'intelligence du peuple
    Comment peut-on comprendre qu'un papier semblable puisse avoir été diffusé? Comment peut-on parler de journalisme dans un tel cas? Qu'a-t-on appris de plus sur les enjeux de chaque parti? Surtout, qu'a-t-on appris de plus pour nous aider à faire un choix judicieux le 8 décembre prochain? Même le samedi suivant...gros titre...Pauline la victime... quelle horreur...quel sabotage!!!
    Quand verrons-nous des journaux indépendants au Québec avec des journalistes dignes de leur profession qui permettront vraiment l'avancement intellectuel de notre peuple? Nous devrions saboter de tels journaux qui rejettent l'éducation au profit de l'avilissement afin de mieux contrôler la population... Je trouve des situations semblables d'une tristesse infinie...

  • Pierre Vachon
    Inscrit
    lundi 10 novembre 2008 12h31
    Dehors les crétins !
    En effet, le Parti Québécois n'a aucunement besoin de cette bandes d'illuminés qui viennent polluer le paysage par leur seule existence. Les Laviolette de ce monde ne sont pas assez intelligents pour se rendre compte que leurs actions insensées vont exactement à l'encontre de la cause qu'ils prétendre défendre. S'il leur reste encore quelques cellules valides dans ce qui leur sert de cervelle, ils débarrasseront le Parti Québécois de leur présence et iront se patenter un beau petit parti de revanchards obtus. Ils pourrojnt alors s'adonner librement (ils aiment ça, la liberté !)à toutes leurs ridicules manifestations qui ne font que salir le noble objectif du parti de René Levesque. Mais, comme nous ne pouvons manifestement pas compter sur une quelconque étincelle d'intelligence de leur part, il reviendra à madame Marois de "désinfecter" son parti et de foutre à la porte cette bande de faux-patriotards. Et le plus tôt sera le mieux. Quand la gangrène se manifeste, il faut couper et vite !

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    lundi 10 novembre 2008 23h44
    Pour la première fois et pour un seul paragraphe vous avez enfin écouté Boileau!
    @Gerry Pagé,

    Pour la première fois et pour un seul paragraphe vous avez enfin écouté Boileau!

    Ce texte - ci-dessous - résumait très bien la pensée de la "majorité" des lecteurs et lectrices du Devoir.


    ......... « pourquoi toutes les forces de l'agir du PQ, de l'ADQ et de QUÉBE SOLIDAIRE, n'oublieraient-ils pas leurs ambitions divisionnaires ? Pourquoi ne se rallieraient-ils pas, pour de nobles fins sociétales de justice pour tous, pour de nobles fins d'équilibre et de partage des richesses par tous, pour en arriver, d'une façon singulière qui donnerait cadre à notre distinction plurielle, à éradiquer la pauvreté et toutes les tentacules de ses ramifications systémiques, ces ficelles maudites que tiennent et manipulent les poussahs dont les connexions et les abris franchissement impunément toutes les frontières, sur les ailes des gracieusetés de l'immunité des pantins ficelés aux incuries de l'ingouvernance ? Devant les désastres économiques, financiers, sociaux et humains qui assombrissent le Québec et dont se satisfont les libéraux, pourquoi, par une solide union de bonne foi, des hommes et des femmes de bonne volonté ne formeraient-ils pas une coalition responsable, une forteresse à l'épreuve de tous les cribles, ciblant une prospérité à toute épreuve et une paix durable ? Ne serait-ce pas là l'UNION NATIONALE rêvée d'où naîtrait une nouvelle gouvernance, un phénomène «BARAK» dont le nom serait «QUÉBEC» ? »
    « Tout à fait lucide et éveillé, il me semble que le QUÉBEC de mes engagements et de mes attentes, mérite tellement plus et tellement mieux que ce si peu dont il se satisfait, en ce début d'un millénaire potentiellement si prometteur. »

    Un seul petit oubli : les Verts (PVC).


    J'avais perdu le désir de vous lire parce que...

    Bonne semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle

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