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Miser sur le béton

Robert Dutrisac   7 novembre 2008  Québec
Photo : Jacques Nadeau
Le chef libéral Jean Charest a présenté hier un plan d'action économique que son gouvernement aurait pu mettre en oeuvre sans avoir besoin de l'appui des partis d'opposition. Il ne contient aucune mesure qui nécessiterait l'adoption d'un budget ou de projets de loi. C'est à Québec puis à Montréal que Jean Charest a livré un discours dans lequel il a exposé, devant un parterre de représentants des chambres de commerce, son plan pour stimuler l'économie.

Le chef libéral a répété que le Québec avait besoin d'un «gouvernement de stabilité», soit un gouvernement majoritaire, pour «traverser cette période de turbulence».

Pour soutenir l'emploi, le plan prévoit d'augmenter de 37 à 41 milliards les investissements dans les infrastructures pour la période 2008-13. Pour l'an prochain, l'investissement s'élèverait à 13,9 milliards, soit 400 millions de plus que ce qui était déjà programmé; il serait de 13,5 milliards en 2010-11, soit 300 millions de plus. Ces sommes additionnelles permettront de maintenir quelque 3000 emplois de plus pendant ces deux ans, a-t-on calculé.

Pour aider les entreprises, un gouvernement libéral mettra à la disposition de la Société générale de financement (SGF) un milliard de dollars, soit 500 millions pour chacune des deux prochaines années, afin de permettre à la société d'État de prendre des participations dans des entreprises. Selon les explications fournies par l'entourage de M. Charest, il ne se fait plus d'émissions d'actions au Canada depuis le début de la crise financière. La SGF ferait l'acquisition de ce capital-actions qu'elle conserverait le temps que le marché des capitaux se rétablisse. Elle le revendrait dans deux ou trois ans. Ce milliard, emprunté par le gouvernement, représenterait des frais d'intérêt de 50 millions par an, une somme qui pourrait être récupérée lors de la revente des participations.

Cette avance à la SGF ainsi que l'accélération des investissements dans les infrastructures viendront gonfler la dette publique de cinq milliards.

En outre, une enveloppe d'un milliard serait versée à Investissement Québec pour consentir des prêts et des garanties de prêts. Cette mesure avait déjà été annoncée par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, lors de la mise à jour économique rendue publique mardi. Elle représente un débours de 41 millions pour l'année en cours et de 82 millions pour l'année suivante.

Aucune de ces mesures ne nécessiterait un amendement législatif ou un nouveau budget, a-t-on indiqué hier. Le gouvernement peut agir rapidement par voie de décrets ou de bulletins d'information du ministère des Finances sans que l'Assemblée nationale ait à donner son aval.

C'est le cas aussi pour les autres mesures contenues dans le plan d'action. Ainsi, un gouvernement libéral portera de 50 % à 75 % l'aide financière accordée aux entreprises pour la formation professionnelle. Le plan évoque aussi la mise en place d'un programme pour encourager la rénovation domiciliaire. Il prendra la forme d'un crédit d'impôt, a-t-on appris.

Jean Charest s'est aussi engagé à hausser le salaire minimum de 50 ¢ l'heure en 2009 et d'autant en 2010, pour le porter à 9,50 $. En 2008, le gouvernement avait augmenté de 50 ¢ le salaire minimum. Rien de neuf sous le soleil: c'est la même augmentation qui avait été accordée en 2008.

Devant les gens d'affaires, Jean Charest a fait grand cas du dernier volet de son plan d'action, ce qu'il qualifie de «nouvel espace économique» pour le Québec. Sous ce vocable, le chef libéral rassemble l'entente sur la mobilité de la main-d'oeuvre entre le Québec et la France, entente qu'il a signée le mois dernier avec le président français Nicolas Sarkozy, ainsi que la négociation encore embryonnaire d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. «Ce n'est pas juste un leadership pour le Québec. C'est à la hauteur de ce que nous sommes, nous au Québec, pour faire un leadership qui est mondial», a lancé M. Charest

La «vision d'avenir» que défend M. Charest comprend aussi une alliance économique entre le Québec et l'Ontario qui doit se conclure en 2009 afin de former la «quatrième économie régionale en Amérique du Nord» après la Californie, l'État de New York et le Texas, a-t-il fait valoir. Enfin, ce nouvel espace économique repose sur la mobilité de la main-d'oeuvre à travers le Canada et sur «l'ouverture du Nord québécois», dont le chef libéral a vanté l'immense potentiel dans les domaines énergétique, minier et récréotouristique.

Le chef libéral n'a pas manqué, hier, d'égratigner ses adversaires. «Ce n'est pas M. Dumont qui aurait défendu l'idée qu'il faut aller chercher des immigrants en France pour pallier les pénuries de main-d'oeuvre, a déclaré M. Charest. Ce n'est pas Mme Marois non plus qui va dire: hé, j'ai une idée aujourd'hui, faisons une entente commerciale avec l'Ontario.»

Une fois réélu, un gouvernement libéral se mettrait rapidement à l'ouvrage. Dans le décret qui dissout l'Assemblée nationale, il est prévu que la prochaine session parlementaire commencera le 13 janvier prochain. Affichant une belle assurance, Jean Charest n'a pas semblé douter une seconde de la victoire de son parti le 8 décembre prochain. «Nous avons arrêté la date du 13 janvier pour reprendre les travaux. Après une campagne électorale, il y aura des discussions avec les partis d'opposition et nous regarderons l'agenda», a-t-il avancé, comme s'il était déjà aux commandes. Sans les deux autres paires de mains.

Le chef adéquiste, Mario Dumont, a critiqué hier le plan du PLQ. «C'est rire du monde, c'est carrément ça. De dissoudre l'Assemblée, d'arrêter le travail parce que c'est "l'économie d'abord". Je vous l'ai dit hier, c'est plutôt "l'économie prend le bord".»

Faisant remarquer que tout le monde fait actuellement ses suggestions pour l'économie, il a déploré le fait que «l'on ne peut en débattre dans le forum où on peut les mettre en application, qui s'appelle l'Assemblée nationale du Québec, parce que Jean Charest a mis le cadenas sur la porte pour partir en campagne électorale.»

M. Dumont donne l'exemple de l'augmentation du salaire minimum proposée par M. Charest. «Ç'aurait pu être adopté tout de suite à l'Assemblée; probablement que tout le monde aurait embarqué pour faire ça rapidement.»

Au reste, le plan de Charest «a l'air d'un plan de Bernard Landry et du PQ». Il estime qu'il est «en rupture avec ce que la classe moyenne attend. C'est les grandes entreprises et les grands lobbyistes qui vont ramasser le magot. Presque rien pour la classe moyenne».

Il souligne que ce que le PLQ propose, ce ne sont pas des programmes universels. «Pour avoir accès à cet argent-là, il va falloir faire du lobbying auprès du gouvernement: une entreprise contre une autre pour avoir accès à cet argent.»

***

Avec la collaboration d'Antoine Robitaille






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Vos réactions

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  • François Lafontaine
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 08h20
    Programme intéressant
    « Le concept de "nouvel espace économique" est un idée très intéressante pour le Québec, car voyez-vous, l'économie du Québec se fera entraîner dans la crise mondiale par les autres secteurs de l'économie canadienne encore plus vite si nous ne prennons pas le leadership de nos propres intérêts. Notre économie a besoin d'un remède particulier, nous ne sommes pas seulement qu'une "staple economy". Nous devons regarder d'autres marchés. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    vendredi 7 novembre 2008 08h33
    Du béton pour se prendre dans le ciment
    « Fait que...si on élit majoritairement le parti Libéral très provincial, on va être pris les pieds dans le ciment pour 4 ans ou plus longtemps. »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 09h06
    CQFD
    « Charest fait la démonstration, devant un auditoire acquis à sa cause, que l`élection était superflue. La perfidie de Charest traverse l`écran. Le peuple aura compris le 8 décembre. »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 09h16
    Miser sur le béton?!?!
    « Miser sur le béton, soit, mais si vous voulez mon avis, je suis d'accord pour du béton pour nos routes(déjà existantes mais en décrépitude) et nos ponts et viaducs (ceux qui sont déjà là mais qui tombent en petits morceaux).


    Pour ce qui est d'encourager la construction de nouvelles fosses à purin et des bâtisses d'élevages intensifs sur gestion liquide pour alimenter l'industrie du ciment, non merci. On en a assez!


    Johanne Dion
    sur le courriel de mon conjoint
    Richelieu, Qc »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 10h26
    Pauvre de nous
    « Encore une élection inutile, juste pour l'égo de Charest, rien pour faire avancer le Québec plus que sous le gouvernement minoritaire précédent.

    J'ose espérer qu'on lui donnera pas la majorité, ce serais se mettre poings et pieds lier à la mercis de l'agenda caché de Charest.

    Si dans le système minoritaire, tout ce que son plan comprend aurait pu se faire sans même demander l'aval des oppositions, qu'elle est le vraie programme qu'il veut nous imposer avec sa mère supérieure après avoir eut la majorité?

    En parlant de la mère supérieur, elle a bien du culot de dire que le comptable professionnel qui nous représente, se trompe dans ses calculs et pour elle y a encore quelques bonbons en réserve....

    Le meilleur gouvernement dans le contexte actuel est comme en Europe un système minoritaire, qui doit justifier tout ses mouvements et pas imposer ses vues étroites. »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 10h48
    Ça c'est du béton.
    « Les idées sont fortes cette année. Si on misait sur le breton, ça ferait changement, non? Y a pas de partis avec idées de par chez nous? Marois, Dumont, Charest, même à trois, ils n'y arrivent pas encore à nous offrir des idées, ça c'est un problème majeur de déficit intellectuel. Faut dire que nous sommes dans une Province on ne peut espérer mieux. Moi je suis habitué aux trous, je sais exactement où ils se trouvent. Ça va manquer. Vive la politique béton. »

  • Bruno Richard
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 10h58
    Des chiffres et des lettres, en temps d'élection
    « Ils adorent les images et les métaphores un tant soit peu remaniées, recyclées. Charest et Dumont en tête pour l'instant. Le premier avec les trois paires de mains et le second avec l'économie qui prend le bord-Et nous aurons droit à une avalanche de chiffres suivie sans doute d'une série de réponses brèves et contradictoires.
    Les télés boudent les chiffres, ça passe mal à l'écran. Les journaux, frileux pour des raisons variées, se collent à la télé. Les blogues et tutti quanti?... Fiabilité douteuse ou à tout le moins discutable.
    A moins que chaque électeur bénéficie d'un congé civique en temps d'élections pour stopper son candidat, lui tirer les oreilles, le sommer d'être un peu plus sérieux, de nous sortir un brin de vérité. Et de stabilité,pour reprendre le mot de Jean Charest. À bien y penser c'est pas demain la veille. »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 11h05
    Du Béton (Robert serait content )
    « En pensant à M.Bourassa ,aussi du parti libéral ,il serait probablement fier du désir de bétonner le Québec , d infrastruture en plein coeur de Montreal .Quant à Bernard Landry ...le P.Q. la jeté dehors et ce n est pas pour rien. Monsieur Dumont ,,,,que dire de plus que l utopie du désir de gouverner à crédit...Mame Marois ...devrait consulter M.Boisclair ..ils sont du même snobisme intéllectuel.La classe moyenne est au travail présentement ,ils n ont que faire des insipides qui gouvernent la province .C est absolument ridicule ce qui se passe au Québec...les élections à répétition ,la construction d un CHUM pour les chums et ainsi de suite.Quand la turbulence s installe , un bon capitaine
    tire un encrage pour se stabiliser et non pas les ceintures de sécurité . Une véritable honte au Québec .La frénésie des reportages De R.C ,TVA, alimentent le cynisme des citoyens . »

  • M. Dassualt Dassault
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 11h26
    Muaditte de bonne idee
    « Ouais, du béton, du béton, ces ben beau.

    Mais ce qu'il faut ces du béton armée. Aux barricades citoyens et citoyennes, demander mieux, demander beau, demander fort. Parce que du béton, tout simplement, c'est bête. C'est morne, fade,sans gout, c'est du commun sans imagination. On risque de se figer devant une telle masse d'inertie. Alors que le béton armée, lui, il est fort, il est droit, il a fier allure, il rouille de l'intérieur sans que ca ne paraisse. Ca vous tombe sur la tête avec une grâce que le viaduc de la rue Notre-Dame envie ! Demander le vrai, et l'unique : Le béton armée de chez nous. Votez PLQ »

  • Roger Dion
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 11h27
    Le petit politicien CHAREST/ avec cet élection/démontre qu il sera toujours un petit
    « Nous avons la plus belle preuve que nous n avions pas besoin d élection.
    La seul raison de justifier cet élection, c est l arrogance de CHAREST, qui a voulu imposer son président de l assemblé national, nous avons vu le vrai CHAREST, arrogant mauvais perdant se prenant pour un chef D ÉTAT, ce qu il ne sera jamais.
    CHAREST est et restera toujours,un petit politicien, qui ne pourra jamais s élever au dessus de la mêlé, comme les grands politiciens sont capable de faire.
    Avec cet élection, il nous donne encore le plus belle preuve, du petit politicien, qui ne pense que le pouvoir pour le pouvoir, et non pour rendre le QUÉBEC et ses occupant plus heureux .
    Si son image devant les gens avait grandi dans les sondages ,c est justement parce qu il était minoritaire, s il devait revenir majoritaire, quel désastre comme en 2003 /NOUS SOMMES PRÈS/// NOUS AVONS PAS VOTÉ POUR CA /
    La devise du QUÉBEC /je me souviens/
    ROGER MONTREAL »

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 11h48
    La valse des milliards
    « PPPs, démolition de Saint-Luc, échangeur Turcot, autoroutes, super-hôpitaux et nous y voilà avec la valse des milliards. Charest a perdu la dimension de la dette du Québec. Il vit sur un planète basée sur une bulle qui va nous péter en pleine face plus tard. Il faut arrêter cette fumisterie en voie de création. Charest est débranché d`avec nos moyens fiscaux. »

  • Breuleux 38
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 12h46
    Le choix des québécois
    « Monsieur Charest a dit que l'élection serait l'occasion pour les québécois de s'exprimer. Hors des cadeaux d'asphaltes électoraux, j'aimerais souligner le vide profond concernant certains débats cruciaux qui méritent d'être sur la place publique.

    - Privatisation croissante de l'eau, du système de santé, des services publics tels que l'école, l'entretient des routes, la construction d'édifices etc.

    N'est-ce pas à cause d'un trop grand nombre de privatisation que le gouvernement n'a plus les leviers nécessaires pour stopper les folies spéculatives du marché et que nous sommes en récession?

    N'est-ce pas parceque les gouvernement ne pensent qu'a l'économie et non pas aux valeurs qui y sont rattachées que nous sommes dans une crise économique profonde? Obama nous apprends qu'il est encore pertinent de parler non pas d'économie mais de ce à quoi sert l'économie : le bien collectif. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 13h17
    Quand on ne connait rien aux affaires
    « Quand on est nul en développement d'entreprise et en affaires, c'est la solution que même ma grand-mère comprend.

    Surtout quand les ingénieurs sont nos amis.

    ... »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 13h17
    Le jupon dépasse
    « En lisant la proposition de Monsieur Charest, essentiellement économique, on ne peut que constater l'incroyable similitude de sa position avec celles des grenadiers de M. Desmarais.

    L'éditorialiste de LaPresse, Alain Dubuc a bien fait ses devoirs...

    Jean-Marie Francoeur »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 16h47
    Le commando du PQ...
    « J'ai lu tous les textes qui précèdent. Sauf un, ils semblent tous émis par ce que certains ont appelé déjà le COMMANDO du PQ. Il me semble que Le Devoir nous donne si souvent l'occasion d'échanger des opinions et des idées sur des sujets importants pour que sitôt une élection déclanchée nous soyons inondés d'injures et d'arguments simplistes.

    Ce n'est pas parce qu'un journaliste nous parle de béton qu'il faut tomber dans le piège comme une pierre. Les meilleurs observateurs se souviendront que de tous temps et sous tous les régimes, le lancement de travaux publics de grande envergure a constamment été utilisé pour conserver un bon niveau d'activité économique lorsqu'un ralentissdement se faisait sentir.

    Alors S.V.P. Est-ce qu'on pourrait parler sérieusement de questions politiques et de gestion de l'État. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 16h06
    À bas l'arrogance !
    « Celui qui est devenu le Jean Charest 2008 qui n'a d'oreilles pour personne d'autre que sa personne et ceux qui la glorifient, n'a d'idées fixes, n'a de projets, n'a d'yeux, n'a de discours et d'argents (celui des contribuables) que pour activer le brassage du béton de ses ambitions personnelles et que pour cimenter les tentacules de son arrogant ego démesuré. Or l'arrogance, la suffisance et l'insolence, comme les Parizeau, Landry et Labeaume, entre autres, en ont fait et en font encore moult démonstrations quotidiennes, sont les armes des chétifs et des faiblards qui s'investissent dans les rages folles, dans les attaques destroy et dans les coups de gueule tous azimuts et toutes cibles confondues.

    Le Québec a un urgent besoin de grandeur et de puissance, d'intelligence et de lucidité, de chefs de file honorables et respectables, d'autorité légitime et de leadership rassembleur. Pour y parvenir, le Québec, c'est-à-dire tous les Québécois, doivent se débarrasser de leurs dépendances et de leurs complexes, de leurs préjugés et de leurs appartenances partisanes irréconciliables. Nous devons nous mettre au neutre, avant de se planter dans le mur d'un PLQ majoritaire. Tous les électeurs québécois, le 8 décembre prochain, doivent poser un geste de lucidité et se débarrasser de tous ceux et de toutes celles qui, dans chacune des circonscriptions du Québec, s'associent si libéralement à l'arrogance, à la suffisance et à l'insolence, faisant preuve d'incurie. Laissons aux grossiers, le béton de leurs grossièretés ! Laissons aux épais, les ciments de leurs mufleries. Votons pour le candidat ou la candidate qui a le plus de valeurs et de compétences connues et qui s'impliquera dans une dynamique de gouvernance constructive et qui s'appliquera à FAIRE FONCTIONNER LE QUÉBEC.

    Le Québec a besoin de retrouver sa fierté distinctive ; cette fierté que nourrit connaissance de soi et la confiance en son potentiel, que libère la foi dans son identité inclusive et dans ses valeurs ; cette fierté qui puisse imposer une fin de non recevoir à toutes les singeries et vacheries qui s'inspirent du sexisme, de l'intolérance, du racisme et des autres avatars et abâtardissements dont certains politicailleurs ponctuent le discours de leur insupportable arrogance, soudant, du fait même, le béton de l'imbécillité aux ciments de la bêtise. Il ne leur manque que l'asphalte des nids de poules et des affaissements des infrastructures de leur potentiel.

    Quand on bétonne le Québec à grands coups de milliards, on ne fait que bétonner l'endettement et que cimenter les dépendances des Québécois que l'on s'autorise politiquement à spolier sans vergogne. Ce faisant, Jean Charest se couvre du bouclier de l'immunité et des écrans pare-balles de l'impunité. Lui et ses suppôts sont irresponsables et font preuve d'une lucidité à la merci de leur bétonnière.

    Le PLQ a donc convoqué l'inconséquence, l'inconscience et l'incompétence, les invitant à se joindre à leur insouciance. Et il se trouve que nombre de médias, nombre de fats sondeurs et fortunés hommes de main qui commanditent et supportent une telle démonstration de pures et dures inepties.

    À bas l'arrogance politique, tous partis confondus, dont celle, principalement de Jean Charest, devenue invivable ! L'arrogance ajoutée au persifleur apanage libéral des insultes et des bas mépris que distribue Jean Charest aux péquistes comme aux adéquistes, sont habituellement les excroissances du panache des faibles, des faux et des fats. C'est ce que la littérature psychanalytique suggère ...

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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