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Électricité: Dumont prône le retour du privé

Antoine Robitaille   7 novembre 2008  Québec
Notre-Dame-du-Mont-Carmel — Vendre une partie des actions d'Hydro-Québec, comme le propose Mario Dumont en s'inspirant de Jacques Parizeau, provoquerait une hausse importante des tarifs d'électricité, a dénoncé Jean Charest, hier.

En matinée, hier, le chef adéquiste, devant le barrage La Gabelle, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, a soutenu que la privatisation partielle de la société d'État serait avantageuse, tant pour les actionnaires que pour les Québécois. S'il avait été nécessaire, jadis, de nationaliser l'électricité, a-t-il dit, aujourd'hui, au contraire, le Québec devait se départir d'une petite partie des actions de la société, soit 7,5 %. Vendre plus de 10 % (40 %, comme l'a déjà suggéré l'économiste Pierre Fortin en 2000) la contraindrait à payer des impôts au fédéral.

Un des principaux avantages, a insisté M. Dumont, serait d'assainir la gestion d'Hydro-Québec. Avec le temps, soutient-il, le «monopole d'État» qu'est Hydro-Québec est «devenu, du point de vue politique, une machine qui récompense». Tout en refusant de citer des cas précis, il a affirmé que des «amis du régime» en profitaient. En vendant un bloc de 7,5 % à des actionnaires, ces derniers exerceraient une surveillance accrue «sur la façon dont on désigne les administrateurs, sur la façon dont on gère Hydro-Québec, sur la façon dont on choisit le mécanisme d'attribution de contrat».

En Europe, des sociétés d'État comme Norsk Hydro sont «devenues plus fortes» en vendant une partie de leurs actifs. Quant à Hydro-Québec, seuls les résidants québécois «au sens des lois fiscales» ainsi que les entreprises ayant «des racines au Québec» pourraient acheter, acquérir de ses actions.

Les 10 milliards que produirait la vente de ces actions ne serviraient pas à «partir sur le party», a précisé M. Dumont, mais bien à rembourser la dette, ce qui réduirait de 600 millions les paiements annuels d'intérêt. En cette période où les investissements semblent plus risqués, offrir aux Québécois d'ajouter du Hydro-Québec à leur REER serait un autre atout.

Rejet de Charest

«Les familles du Québec n'ont qu'à bien se tenir parce que Mario Dumont leur propose un choc tarifaire majeur», a affirmé, hier, le chef libéral. Selon le chef libéral, la privatisation d'une partie d'Hydro-Québec au prix du marché nécessiterait une réévaluation de l'actif d'Hydro-Québec. Or, seule une augmentation substantielle des tarifs pourrait engendrer un rendement acceptable aux yeux des investisseurs.

En revanche, si la privatisation d'Hydro-Québec se faisait à une valeur inférieure à celle du marché, c'est le contribuable qui se ferait flouer, a fait valoir M. Charest. «On se ferait avoir comme contribuables parce qu'on vendrait les actifs en deçà de leur valeur réelle», estime le chef libéral.

M. Dumont a soutenu hier que rien dans son projet ne venait changer le mécanisme actuel de fixation des tarifs. «C'est la régie qui le fait. Vous n'avez rien qui touche ça dans la proposition actuelle.»

Parizeau d'accord

L'idée de privatiser partiellement Hydro-Québec n'est pas nouvelle. En 1985, l'ex-ministre des Finances Jacques Parizeau l'avait proposée. Dans une entrevue à l'Annuaire du Québec en 2006, M. Parizeau avait déclaré: «Je trouvais complètement idiot que les Québécois qui voulaient acheter des actions d'une compagnie d'électricité devaient l'acheter aux États-Unis.» L'argument a d'ailleurs été repris en substance en après-midi hier par Mario Dumont, qui a présenté comme une absurdité l'impossibilité pour les Québécois d'investir dans l'hydro-électricité sans investir à l'étranger.

Dans une étude de l'Institut économique de Montréal (INM), l'ancien président de la Standard Life, Claude Garcia, de concert avec le vice-président et économiste en chef de l'IEM, Marcel Boyer, avait proposé des scénarios de privatisation d'Hydro-Québec. M. Garcia estimait qu'une privatisation totale d'Hydro permettrait d'effacer complètement la dette du Québec. Il estimait toutefois qu'il fallait privatiser progressivement afin de «minimiser l'impact de la hausse de tarif proposée sur l'économie et sur les consommateurs québécois».

La vente d'un petit bloc de 7,5 % d'actions n'aurait toutefois pas cet effet de hausser les tarifs, estime l'économiste Diane Bellemare, actuellement conseillère de Mario Dumont et qui annoncera sa candidature dans Bertrand incessamment. L'ADQ s'était d'ailleurs dite opposée au scénario de l'IEM en 2007, en raison de la fiscalité fédérale. Mme Bellemare rejette au reste le terme de «privatisation». C'est le contraire, a-t-elle fait valoir, «c'est rendre davantage publique» la société d'État, au sens où l'on parle d'une entreprise cotée en bourse comme «publique».

Le parti d'extrême gauche Québec solidaire s'est insurgé contre la proposition de l'ADQ. «M. Dumont prétend qu'il veut rendre Hydro-Québec aux Québécois alors qu'il fait tout le contraire: il en refile la propriété à une poignée d'individus. Le modèle de démocratie de Mario Dumont, c'est: un dollar, un vote. En pleine crise économique annoncée, qui d'autre que les plus riches pourront se payer des actions?»

***

Avec la collaboration de Robert Dutrisac






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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 04h42
    Une brêche....
    Une brèche qui ouvre la porte à des abus pour le futur. Il y a certainement moyen de règlementer autrement pour améliorer le contrôle.
    Les économistes, voient Hydro comme le pétrole de l'Alberta. Ils sont dans la pollution sans pour autant avoir des bas prix. En 90 Hydro à diminuer la demande de 20% on a vue le problème des poêles à bois augmenter mais les mêmes
    Économistes ne sont pas en mesure de savoir à combien s'élève les coûts de ce fléau. À l'environnement en santé et en perte de vie . Désolant de voir que notre énergie propre servira aux voisins. Des comportements de capitalisme sauvage.
    Ces mêmes personnes peuvent t'elles être honnête et dénoncées les abus qui coûte aux contribuables des fortunes. Des vautours qui ne demandent qu'à mettre la main sur le système de santé, Hydro et l'eau avec la complicité de ceux qui nous représentent. Réveillons-nous...gardons nos milliards envoyés à Ottawa.

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 06h19
    Tiens, Le Devoir donne le ton?
    Dites-moi pourquoi vous identifiez Québec solidaire comme un parti d'extrême gauche Monsieur Dutrisac? Quel est l'objectif visé avec l'utilisation de cette expression? N'est-il pas surprenant de réaliser que le seul quotidien québécois qui se présente comme un média un peu plus équilibré que ses concurrents fasse usage de mots qui soulève la "peur"?

    Le Devoir serait-il lui aussi en campagne électorale?

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 06h48
    privatisation
    Il y a du 'pour' et du 'contre'.Je préfère le 'contre' ,pour l'instant. La valeur de l'Hydro nous permet d'avoir une meilleure cote de crédit et met entre les mains des politiciens la responsabilité des hausses de tarif.
    Aul Lafrance
    Québec

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 08h30
    Québec solidaire... Extrème gauche ???
    Québec solidaire... Extrême gauche ???

    Vous le savez, j'avais l'habitude d'apprécier vous lire mon cher Antoine... Mais là vous y allez franchement un peu fort.

    Vous qui avez la passion des mots devriez mesurer vos paroles...

    En ce qui concerne le soi disant « extrémisme » de Québec solidaire, sachez bien que ce parti est loin de rejeter le parlementarisme, de prendre le pouvoir par les armes ou de prôner un régime totalitaire !

    Bien au contraire, je dirais, comme j'ai l'habitude de le faire, que l'extrémisme est carrément du côté du capitalisme, qui engendre les famines, la destruction de l'environnement au niveau « planétaire » et des guerres scélérates.

    Or donc, dans ce texte, c'est plutôt vous qui me semblez utiliser un langage extrême envers Québec solidaire. Mais je vous estime suffisamment intelligent pour savoir exactement ce que vous faites...

    Ou bien, vous tenter sciemment de nuire à Québec solidaire, ou bien vous chercher à provoquer votre lectorat...

    J'ose espérer qu'il s'agit bien là de ma seconde hypothèse... et si c'est le cas, sachez je vous apprécie beaucoup plus lorsque vous ne tombez pas dans un sensationnalisme digne du Hournal de Mourial....


    À la prochaine chicane...


    Christian Montmarquette

  • Guillaume Robichaud
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 09h29
    Pourquoi?
    Je ne peut qu'être fasciné par la propention de M. Dumont à vouloir régler de faux problèmes. Qu'il ait raison ou tort sur la privatisation d'Hydro, je ne vois vraiment pas en quoi c'est un enjeu prioritaire au Québec. À en croire l'article, il voudrait changer le système ou, paraît-il, certains s'en mettent dans les poches pour permettre à d'autres de, oui oui, s'en mettre aussi plein les poches. Fantastique proposition!

    Je suis sûr qu'en se creusant un peu la tête, l'ADQ pourrait se trouver un vrai cheval de bataille plutôt que de lancer des idées en l'air pour tout et pour rien. Et en début de campagne comme en ce moment, ça pourrait sûrement leur servir...

  • Amir Khadir
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 09h53
    Hydro Québec au Québécois
    La vente d'une partie des actifs d'Hydro-Québec à des intérêts privés aura comme conséquence de permettre à des personnes de l'extérieur du Québec d'acheter des actions d'Hydro-Québec.
    Après ça, Hydro-Québec sera obligé de donner une partie de ses profits à ces intérêts étrangers plutôt qu'au peuple québécois.
    J'aime beaucoup mieux la position de Québec solidaire, qui ressemble à celle de Jean Lesage et René Lévesque, d'autres partisans de "l'extrême gauche" selon l'analyse politique de Robert Dutrisac...

  • Alex Gautier
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 10h27
    la bonne gestion du privé
    si il y a un mythe qui doit être dénoncé, c'est bien celui qui affirme que le privé gère mieux que l'état. Des exemples ? ; ENRON, HALIBURTON, CHRYLERS, FORD, GM, NORBOURG, AIG, NORTEL... On pourrait continuer longtemps juste avec les banques et les hedge fund. Bonne journée.

  • Patrice Robert
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 10h36
    Extrême, je suis bien d'accord!
    Comment ne pas qualifier d'extrême gauche un parti qui veut hausser le salaire minimum, faire payer plus d'impôt aux entreprise en plus d'être contre les profits abusifs de ces mêmes entreprises?

    J'aimerais bien fonder une micro-entrprise, mais sachant que je devrais payer plus cher mes employés, payer plus d'impôt en plus de me faire huer parce que je fais du profit, l'idée de me lancer en affaire me laisse plus que froid.

  • Pierre-André Vaillancourt
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 10h50
    Mario dans la brume
    Il fallait voir Dumont faire sa conférence de presse dans la brume et deux de ses députés répondre aux questions des journalistes sur la privatisation d'Hydro... dans la brume.

    Hier ou avant hier, il se prenait pour OBAMA, aujourd'hui Dumont se lance dans le dossier du CHUM, je me demande ce que ce sera demain pour faire parler de lui?

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 11h28
    Vendre la poule quand il manque des oeufs...
    Non... Mais... Quelle brillante idée que celle de vendre la poule quand il manque des oeuf !

    Franchement, cela ressemble aux attitudes et comportements administratifs poussiéreux, rétrogrades et colonisés des canayiens français des années '50. Dans l'temps où on vendait nos rivières, nos terres et nos ressources naturelles aux Z'Amaricains... parce que trop deux de pique pour les développer nous-même...

    Et moi qui croyais que René Lévesque nous avait sorti de la grande noirceur du Duplessisme depuis les années '70...

    Avancez par en arrière comme on dit... !

    Il faut vraiment un manque total d'imagination pour être aussi incapable de concevoir d'autres avenus pour le financement de l'État que la dilapidation de nos acquis...


    - Mario Dumont... ?

    - Non...mais...

    - Quel colon... !


    Christian Montmarquette


    Voir : «Un moteur Vert pour un Québec solidaire !»

    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/blog

    Espace personnel :
    http://christianmontmarquette.spaces.live.com/

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 13h59
    Extrême-gauche... Extrême biais du même journal
    Je ris bien aujourd'hui.

    Les gens réagissent lorsqu'on qualifie une formation de gauche d'être d'extrême-gauche (terme auquel Québec Solidaire ne s'associe point) mais personne ne critique les mêmes journalistes lorsqu'ils parlent des "chantres du néo-libéralisme" (ou des "exploiteurs", des "ogres du capitalisme sauvage", etc.).

    Pourtant, aucun auteur ne se dit "néo-libéral".
    Les élitistes du bien commun (les seuls qui ont une opinion valable pour définir le mieux pour la planète) qui dirigent ce journal devraient, s'ils étaient honnêtes et vraiment informés, ne devraient pas employer ce terme si souvent.

    En fait, ça montre bien le biais du journaliste, du journal, pour une idéologie de gauche plutôt vague (parfois contre les subventions aux entreprises, parfois contre; parfois pour Kyoto, parfois contre pour le bien des entreprises syndiquées, etc.) qui ne connait pas du tout ses adversaires.

    Chers lecteurs et journalistes, je vous invite à lire ce que les véritables libéraux lisent pour mieux les comprendre, eux qui, comme vous, recherchent le mieux pour l'Humanité.

    Pascal Salin - Le libéralisme
    Frédéric Bastiat (tous ses écrits sont sur Internet)
    Ayn Rand - Atlas Shrugged
    Hayek (Biographie et articles sur le site du Ludwig von Mises Institute)
    À voir aussi: les articles du blogue Le Québécois Libre

    Si vous avez le courage de remettre en question ce que des années et des années de propagande gratuite vous ont mis dans la tête, allez lire ces auteurs.

    Peut-être sortirez-vous de la Caverne ou de la Matrice enfin (même si vous croyez vivre dans le meilleur des mondes, même si vous vous permettez de juger les vilains riches alors que vous gagnez probablement vous-mêmes plus que la moyenne de la population).

  • Mathieu Demers
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 14h04
    À Christian
    @Christian

    Comment expliquez-vous que de moins en moins de gens mangent à leur faim chaque jour, maintenant que la majorité des pays communistes et socialistes ont laissé la place au capitalisme ?

    Comment peut-on prétendre que de mettre une valeur sur l'eau ou l'électricité mène à la pollution ou au gaspillage d'une ressource alors que c'est la quasi-gratuité qui, au contraire, la favorise ?
    (Combien de litres d'eau gaspillons-nous pour les mêmes activités humains qu'un Européen ? Pour soutenir les subventions publiques de l'État alors qu'il sert à maintenir des vieilles industries polluantes ou la création de voitures polluantes ?)

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 14h24
    Belle collaboration
    Monsieur Dutrisac peut être fier de sa collaboration avec le capital qui ne demanderait pas mieux de mettre la main sur Hydro-Québec. Québec solidaire un parti d'extrême gauche. Ben voyons. Un expresso monsieur le chroniquer ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • André Bissonnette
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 14h32
    @ Jocelyn Roy
    en preuve, le parti Solitaire vient d'admettre le parti communiste dans ses rangs. Ce parti communiste n'est-il pas de la gogauche ?

  • Robert C. Paradis
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 15h14
    Il y en a encore qui non pas compris!?!
    Le PRIVÉ! Comment faire comprendre jusqu'à quel point on vient tout juste de se faire FOURRER royalement par les capitalistes spéculateurs et leurs politiques de prêts frisant la fraude, conséquence de la déréglementation? Comment faire comprendre que les PPP ailleurs où on s'en est servit, ça été du FOURRAGE de citoyens, que ça finit par coûter plus cher, on en obtient moins pour notre argent. De même, la privatisation des services aux USA, ça coûte beaucoup plus cher et les services sont réduits, les payeurs de taxes se font FOURRER. On y va même jusqu'à rendre les prisons au privé et après, les investisseurs obtiennent par l'entremise de 'lobbies' des peines de prison plus élevées, ou encore plus de zèle de la part de la police. C'est pas mal laid, le FOURRAGE du petit par la gang des plus forts. Ils sont vraiment rusés les prédateurs du PRIVÉ et ils n'ont AUCUNE MORALE, même s'ils se promènent avec une bible, vont à l'église le dimanche et font appel à la bénédiction de dieu continuellement.

    Il faut toujours rester sur ses gardes, les prédateurs capitalistes sont toujours en attente d'une occasion pour BOUFFER leurs proies, c.-à-d. les petits citoyens, et le gouvernement (incluant Hydro-Québec) avec tous les milliards qui y circulent, C'EST LA PROIE DE CHOIX.

  • Martin Patenaude-Monette
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 16h11
    Les profits aux plus riches
    Qui aura les moyens d'acquérir des actions d'Hydro? La moitié de la population qui vit avec moins de 250000$ par année?! Nous sommes tous actionnaires d'Hydro-Québec et nous en bénéficions via nos services publics. C'est ridicule comme proposition. Mario Dumont s'entête à miser sur l'économie spéculative, que nous devrions plutôt remettre en questions ces jours-ci.

    Québec solidaire un parti d'extrême-gauche?! Quand je lis sa plate-forme, je n'y voit pas un très grand décalage avec celle du PQ des débuts des années 70. Le PQ qui était loin d'être d'extrême-gauche. Il avait par contre une vision qu'il a perdu au fil du temps.

  • Laurent S.c.
    Inscrit
    vendredi 7 novembre 2008 23h57
    @ Patrice Robert
    Le PLQ a aussi promis d'augmenter le salaire minimum... de 1$ sur deux ans...

  • Ludvic Moquin-Beaudry
    Inscrit
    samedi 8 novembre 2008 09h59
    Extrême gauche ?
    Sommes-nous devant un éditorial ou un article d'information ? Dans le premier cas, je comprendrais qu'un commentateur de droite qualifie Québec Solidaire de «parti d'extrême gauche», tout comme ce parti pourrait traiter l'ADQ de «parti d'extrême droite»; c'est de bonne guerre.
    Toutefois, on peut apprendre sur les bancs d'université que l'extrême-gauche politique se qualifie notamment par des appels à la révolution, par l'utilisation de moyens violents et illégaux et par un programme prônant l'abolition de la propriété privée, entre autres.
    Québec Solidaire ne présente rien de tout cela, et je me demande ce que l'on a fait de l'objectivité journalistique.

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