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«En mon âme et conscience»

Lise Payette   7 novembre 2008  Québec
Ces mots ont été prononcés par Jean Charest en conférence de presse, mercredi de cette semaine, après qu'il eut déclenché des élections pour le 8 décembre prochain et donné rendez-vous aux journalistes sur le bord du fleuve, à Québec. Avec l'air de dire «Amenez-en des questions, ça ne me fait pas peur», il a affirmé, la main sur le coeur, qu'il fallait un gouvernement stable pour faire face à la tempête qui nous menace... et que ça justifiait tout à fait sa décision de tenir de nouveau des élections dans l'espoir d'obtenir un mandat fort et surtout majoritaire, bla bla bla, bla bla bla. C'est à ce moment-là que j'ai compris que l'histoire, celle qui marque pour la vie, celle qui venait de bouleverser les États-Unis, ne nous ferait pas l'honneur de remonter vers le Nord cette année.
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  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 04h52
    Votez pour vous et non pas pour lui.
    « « En mon âme et conscience »
    L'expression la plus employée de Jean Charest.
    Une expression vide comme un beau masque pour cacher son âme et son manque de conscience.

    Pourquoi donc une élection alors que M. Charest avait plein de solutions qu'il pouvait appliquer tout de suite?
    Définitivement, malgré leur slogan, on constate que l'économie est bien secondaire pour Jean Charest. On constate que ses stratèges lui ont dit que le "timing" était bon pour couper l'herbe sous les pieds des oppositions.

    Espérons que ce soit l'herbe sous ses propres pieds qui soit coupée.
    Il suffirait d'un peu de solidarité. La formule n'a pas fonctionné contre Harper mais sait-on jamais pour Charest: "Votons pour qui que ce soit, mais pas pour les Libéraux de Jean Charest.
    Tout d'un coup que ça marche.
    Bien sûr, il ne faudrait tout de même pas voter pour notre Obama québécois, j'ai dit notre super génie du calembour, Mario Ducon... euh! je veux dire Dumont.

    Mme Payette a bien raison de souligner que nous ne sommes vraiment pas sur le point de vivre un grand moment historique. Non, ce ne sera pas pour cette année.

    Juste le thème: l'économie! On ne peut pas faire grand-chose d'historique avec ça. L'économie, cet outil devenu dieu, n'est là que pour nous fourrer tout comme dieu d'ailleurs.

    En mon âme et conscience, je vous le dis. En vérité (sic) en vérité (sic) il nous le dit.

    Tant que nos dirigeants n'auront que des valeurs économiques, nous ne vivrons jamais de jours historiques. Tant que nos valeurs resteront économiques, nous n'irons pas loin. Nous ne vivons pas une crise économique, mais plutôt une crise des valeurs. Une crise des valeurs Humaines.
    Avec des mollusques à Ottawa, des génies du calembour ici et tous ces discours vides qui parlent de changement à la Obama sans pour autant avoir une parcelle de conviction courageuse dans des valeurs plus réelles et plus fondamentales, nous ne vivrons jamais rien d'historique.
    Les jours historiques se font avec des convictions et du courage, non pas avec des slogans vides, des calembours puérils ou des masques de "sériosité" (néologisme de mon cru signifiant une allure de sérieux), qui n'ont pour but que de nous masquer les vils intérêts de pouvoir et de profit des intervenants en chef.

    Personne ici au Québec ou au Canada, n'a la trempe de ce Obama. Lorsqu'on les voit tous, défilés avec leur slogan et leurs justifications vides quand ce n'est pas du calembour génial, on constate qu'ils sont imbéciles et qu'ils nous prennent pour ce que nous sommes, des valises, pour de pas dire des sacoches, ou carrément une gang de poches. C'est malheureux à dire, mais je crois que l'on a que ce que l'on mérite. On a toujours ce que l'on mérite. Les États-Uniens ont eu huit ans de ce qu'ils méritaient. Après huit années à perdre leur honorabilité, leur dignité, leurs valeurs profondes, ils ont décidé qu'ils méritaient mieux et le 4 novembre, ils ont eu ce mieux qu'ils méritaient. Leur geste réfléchi et courageux leur a fait mériter mieux.
    Quand aurons-nous ici, ce geste réfléchi et courageux?
    Quand donc ce peuple québécois, méritera-t-il mieux?
    Mériterons-nous un jour un pays?
    Ou, méritons-nous un calembour autonomiste (faire ici un rire de phoque)?
    Je crois que nous méritons une campagne électorale de style «spectacle Juste pour rire».

    On va nous en mettre des deux côtés de la tartine et on va s'en beurrer épais, en hostie toasté des deux bords (comme l'a jadis si bien écrit l'un de nos grands et si bien dit l'un de nos beaux).

    L'arrivée de Barack Obama signifie possiblement le retour des valeurs.
    Il serait temps qu'ici au Québec, on retrouve nos valeurs et qu'on se donne un pays pour les supporter.

    Malheureusement, cette opportunité qui nous ait offertes si généreusement, en son âme et conscience, par Jean lui-même, on va la manquer, une fois de plus. Il serait temps de voter pour nous et cesser de voter pour lui. J'espère que personne ne votera pour SON âme et conscience.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 06h25
    Parlant de vielle salade...
    « Elle est où votre nouvelle salade, Madame Payette?

    Si les leaders politiques, y compris tous ceux qui sont passés par le PQ pour goûter aux joies du pouvoir, avaient le même courage et la même franchise que ceux que Madame Payette trouve chez M. Obama, le Québec serait sans doute moins enclin à confier le pouvoir au parti dont la salade paraît la moins indigeste.

    Le courage, aujourd'hui, serait pour Madame Payette et ses amis de proposer un vrai projet de souveraineté. Pas un projet étriqué, comme une espèce de souveraineté-association, avec deux pattes à Ottawa et les autres à Québec.

    Mais nous en sommes encore très loin, car en pleine campagne pour réclamer le pouvoir, on ne parle même plus de cette vielle salade alambiquée. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 08h48
    parlez de souveraineté madame Marois
    « Et laissez discourir monsieur Charest sur l'économie. Il aura beau travailler aussi fort qu'il voudra, il n'a pas les outils qu'il faut pour intervenir à ce niveau puisqu'ils sont à Ottawa en vertu de la constitution. Il ne pourra pas baisser les taux d'intérêt, règlementer les banques. Il ne pourra même pas investir dans les infrastructures: ports, aéroports. Il ne pourra pas intervenir pour contrer l'étalement urbain à Montréal, les principaux ponts étant fédéraux.

    Alors, de grâce, laissez-le travailler fort à boucher une couple de trous de plus sur les routes de campagne afin de créer de la richesse. Et parlez-nous de comment on pourrait s'en sortir mieux en votant pour la souveraineté. Contrairement aux autres élections, cette fois-ci, les exemples sont sous notre nez. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 11h32
    Des politiciens qui marquent leur génération.
    « Des personnages politiques qui font l'histoire sont rares dans la vie d'un peuple. Peut-être que M. Obama est de cette trempe, l'avenir nous le dira. Chez nous, au Québec, un homme a marqué ce pays, par sa fougue, par son désir de changement profond pour son peuple et par une vision à long terme pour son pays. Cet homme fut René Lévesque qui a su donner une fierté et un goût du pays hors du commun, à son époque. Bien sûr, ce désir de changement est en veilleuse depuis quelques années, mais, on était quand même loin des "politicailleurs de basse-cour" d'aujourd'hui, qui font semblants de s'occuper de politique. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 12h31
    À Gilles Delisle
    « Les grands personages, M. Delisle, sont toujours ceux qui ont eu la vision et le courage de faire la révolution. Au Québec on n'en a eu qu'une. Et c'est Jean Lesage qui l'a provoquée. »

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 22h16
    Danger évident le Québec perdant de plus en plus.
    « Notre grand homme qui a fait beaucoup pour le Québec et nous tous, Jacques Parizeau qui grâce à lui nous avons plusieurs leviers économique. Malheureusement des vautours comme P. Desmarais empoisonnent nos médias avec la complicité d'entente croisé avec d'autres propriétaire de médias pour combattre les québécois francophones jusqu'à la destruction totale. N'ayant qu'un siège sociale au Québec sans aucun investissement sauf Gesca pour contrôler les médias afin manipuler nos leviers avec la complicité d'élus corrompus. Ne cherchez pas le phénomène de la ville de Québec et la droite. Les médias contrôle presque tout. Dénonçons sur toute les tribunes. Un peuple qui se lève est plus fort que quelques vautours. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    vendredi 7 novembre 2008 23h23
    Vous avez raison M.Paquet : Mais forcé par Lévesque !! tort m. v
    « Les grands personages, M. Delisle, sont toujours ceux qui ont eu la vision et le courage de faire la révolution. Au Québec on n'en a eu qu'une. Et c'est Jean Lesage qui l'a provoquée. »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    samedi 8 novembre 2008 00h52
    Est-ce de la démagogie ou vous êtes sérieux, Monsieur Paquet ?
    « Bonjour,

    Excellente analyse sur Monsieur Charest... C'est vrai que ce n'était pas trop difficile: puisque, évidente pour ceux qui ont les yeux ouverts...

    Les politiciens de carrière comme lui, qui n'ont aucun bagage en besace, ne peuvent donner ce qu'ils n'ont pas. C'est un homme superficiel, et sans classe en politique!

    Quand on l'écoute à l'assemblée nationale - à moins d'être partisan - on ne peut que se désoler de l'image qu'il imprime à la vie politique : le cynisme...

    Même s'il a tenté depuis un an de se donner une image de rassembleur à la Obama ou de "chef d'état", la croute est prête à craquer : le naturel est toujours prêt à revenir au galop, comme on l'a vu depuis un mois.

    Moi, moi, moi, et le peuple après.

    ***

    Monsieur Paquet peut faire de bonne analyse sur tout sujet, mais aujourd'hui, il est dans le champ de salades, et pas à peu près!

    M. Lesage a été un bon premier ministre, même si imbu de lui-même à la Jean Charest ; j'imagine que plus souvent qu'autrement le poste amène l'enflure. Pourtant...

    René Lévesque a cassé une jambe et puis donné une paire de béquille à Jean Lesage pour faire la révolution : et nous sommes devenus "un peu plus" Maître chez nous"!

    Voudrons-nous un jour le devenir complètement? Cela va dépendre des canadiens-français comme monsieur Paquet... Sans eux nous y arriverons jamais!

    Quel petit peuple pour ne pas reconnaitre ses vrais héros...

    Après avoir pris 400 ans à découvrir vraiment ce grand homme que fut Champlain ; va t-on reconnaitre enfin que Lévesque nous a fait comprendre que nous sommes peut-être "un grand peuple"! Un Obama avant son temps?

    Bonne fin de semaine,

    Jean-Renaud Dubois
    Sainte-Adèle »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 8 novembre 2008 11h51
    En mon âme et conscience....
    « Attachez vos ceintures, car «en mon âme et conscience», Pauline Marois s'apprête à nous resservir la même vieille salade que la dernière fois. Il n'y a jamais rien de plus semblable à Pauline Marois que Pauline Marois, elle-même.

    Quel discours interchangeable n'est-ce pas et on pourrait continuer longtemps sur la même veine.

    Quel crédit doit-on accorder à un parti qui, à peine la campagne électorale amorcée, renie déjà sa "cheffe".

    Avant de s'attaquer aux finances publiques, Mme Marois aurait avantage à consolider son leadership à l'intérieur de son parti. Heureusement que nous ne sommes pas en campagne référendaire car l'avenir de notre pauvre Québec en prendrait un coup.

    Je compatis avec ceux et celles qui ont encore foi en ce parti car le moment historique souhaité par certains n'adviendra pas sous la gouverne d'une telle formation politique rongée en son sein.

    Vaut mieux faire avec ce que l'on connaît...même si ce n'est pas parfait. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mercredi 12 novembre 2008 15h23
    Pas si sûr que cela
    « Après la convocation de la presse, à l'annonce du déclenchement des dernières élection, madame Paillette déclare ce qui suit " Il faudra se hisser à la hauteur d'Obama si on espère gagner la confiance de ses concitoyens partout dans le monde. Excepté ici." Il n'est pas dit que madame Paillette ait raison sur toute la ligne. »

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