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Dumont, émule d'Obama

Antoine Robitaille   6 novembre 2008  Québec
Mario Dumont
Photo : Agence Reuters
Mario Dumont
Québec — Au plus bas dans les sondages, Mario Dumont a martelé les thèmes de l'espoir et du changement hier, dans son premier jour de campagne, se référant directement à Barak Obama.

Le chef adéquiste, qui a soutenu que les élections ont été déclenchées par cynisme et sous de «faux prétextes», a dit espérer que le vent qui s'est levé au sud touchera le Québec. «Il y a là certainement une énergie, un mouvement qui va faire vibrer le Québec, qui doit nous inspirer, faire réfléchir nos citoyens», a-t-il dit à propos des États-Unis. À ses yeux, il se pourrait qu'avec l'élection d'Obama, «les Québécois aient le goût de sortir de leurs vieilles pantoufles de Jean Charest, qui leur propose de rester à ne rien faire». Il a soutenu incarner le changement en soulignant qu'au sud, «c'était une nouvelle génération qui arrivait au pouvoir».

En matinée, lors d'un point de presse en solitaire dans le hall du parlement, M. Dumont, semblant à certains moments carrément en colère, a fustigé le premier ministre Jean Charest pour avoir déclenché des élections dont «les citoyens ne voulaient pas», a-t-il dit, et à un mauvais moment, en «pleine crise». Ce dernier devra «payer» pour cette faute, a-t-il ragé.

Il s'est moqué du slogan libéral — «L'économie d'abord. OUI.» — en soutenant qu'au contraire c'était «L'économie prend le bord». Car, à son sens, plus personne ne parlera d'économie, mais d'élections. Le premier ministre aurait dû travailler à protéger l'économie plutôt que de dépenser 83 millions pour tenir une campagne électorale. Une somme du reste à peu près équivalente à celles annoncées mardi pour faire face à la crise. Il a soutenu que l'opposition était prête à collaborer avec le gouvernement et que le premier ministre a inventé des blocages pour justifier son appel aux urnes.

Cynisme ou espoir

M. Dumont soutient que le premier ministre compte sur la disproportion des moyens des partis, sur le «cynisme» et quelques bons sondages pour engendrer une «baisse du taux de participation». Ainsi, Jean Charest, a pesté M. Dumont, pourrait s'acheter «quelques années de pouvoir unilatéral» et avoir les «deux mains sur le volant de l'autobus». Plus tôt, M. Charest avait demandé un mandat majoritaire où il n'y aurait plus trois paires de mains sur le volant de l'État.

Le chef adéquiste a soutenu que les Québécois se souvenaient que, de 2003 à 2007, Jean Charest avait eu le volant bien en mains, avait été majoritaire. Or, à l'époque, «on était souvent dans la garnotte, dans le fossé et dans le champ de blé d'Inde». Rappelant avec insistance le passé majoritaire de M. Charest, il a lancé qu'à l'époque le chef libéral «ne travaillait pas pour le Québec, mais pour lui, faisait des nominations partisanes en accéléré».

M. Dumont a aussi dénoncé le fait que le chef du gouvernement ait refusé de déposer à l'Assemblée nationale, avant la campagne, les états financiers du Québec. C'est ce qui fait que le vérificateur général, mardi, a dit ne pas être en mesure d'infirmer ou de confirmer les chiffres divulgués lors de la mise à jour économique. M. Dumont s'en est scandalisé et a soutenu que le gouvernement semblait être «parti en campagne contre le vérificateur général». À son avis, le Québec devra trancher entre ce cynisme gouvernemental et l'«espoir» que l'ADQ incarne.

Miracle et lac à l'Épaule

En après-midi, le chef adéquiste avait choisi un lieu mythique de la Révolution tranquille pour prononcer son premier discours de campagne: les rives du lac à l'Épaule, dans la réserve faunique des Laurentides, là où le conseil des ministres de Jean Lesage avait imaginé, en 1962, les grands gestes de la Révolution tranquille.

Entouré d'une centaine d'élus, de candidats et de militants, il a vanté cette époque où «des jeunes de moins de 30 ans» se voyaient confier de grandes responsabilités dans la fonction publique et où ceux-ci pouvaient être envoyés à New York pour négocier des prêts massifs afin de «construire des barrages».

Sur un ton grave, M. Dumont a proposé de s'inspirer de ce temps où on avait envie de changer le Québec, de «retrouver cette énergie». Il faut toutefois l'adapter à l'époque actuelle, qui a ses «défis» inédits, a-t-il insisté. Ainsi, le «modèle québécois», forgé lors de la Révolution tranquille, a, selon lui, «donné ce qu'il avait à donner». Il faut passer à autre chose, a-t-il soutenu: l'État doit devenir plus «moderne», plus «flexible», plus «simple», et le citoyen doit «en avoir pour son argent».

Parlant du Québec, il a rappelé — non sans résonance avec la situation difficile de son parti — le «miracle de persévérance, de conviction» que représentait le Québec, terre où l'on parle «encore français» après quelque 400 ans et où il y a une «culture rayonnante». Il a vanté cette capacité des Québécois, plusieurs fois démontrée, «de rebondir».

Pas Bush!

Lorsque Le Devoir a fait remarquer à Gérard Deltell — candidat dans Chauveau — que pour plusieurs l'ADQ, parti de centre droit, faisait davantage penser à George W. Bush qu'à Barack Obama, ce dernier s'est montré insulté. «Qu'est-ce que c'est ça, cette affaire-là?» Au yeux de l'ex-reporter à TQS, «il n'y a aucun parallèle à établir dans ce domaine-là». À ses yeux, l'ADQ est un «vecteur de changement» tout comme Obama l'est aux États-Unis. L'accent mis par l'ADQ sur la responsabilité individuelle n'en fait pas une bushiste: «Nous, on croit que l'État peut aider, mais il ne doit pas tout faire!»






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  • loiselet
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 01h22
    Dumont la sardine
    « Dumont joue les vierges offensées. M.Delteil avait parfaitement raison de poser cette impertinente question. Dumont n'est plus qu'une sardine essayant de surfer sur la vague Obama. Démasqué par le peuple, il n'est qu'un représentant de l'entreprise privée, un amoureux des riches, façon Bush. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 03h48
    Inutile élection qui va nous coûter plus de 80 millions
    « Pour défaire le parti Libéral très provincial, qui a déclenché une inutile élection qui devrait coûter plus de 80 millions, faudrait que le Québécois vote dans son comté pour le candidat qui a plus de chances de gagner le 8 décembre prochain. Si c'est un Adéquiste, faudrait voter adéquiste. Si c'est un Péquiste, faudrait voter péquiste sauf pour nos anglos qui votent presque automatiquement Libéral. »

  • Laurian Pare
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 05h57
    Dumont l'antithèse d'Obama
    « C'était écrit dans le ciel que ce Mario, en bon démagogue, nous la sortirait: je suis votre Obama...
    Pourtant tout dans son programme le rapproche des néoconservateurs américains, n'en déplaise à monsieur Deltell...
    Les québécois ne sont pas dupes... »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 07h00
    Un génie ce Mario (sic)
    « Le ridicule ne tue pas.
    Et la modestie ne l'étouffera pas... que non!

    Comparer Dumont, ce ... à Barack Obama!
    Incroyable tout de même!

    C'est comme de parler d'un parfum de fleur et d'une odeur nauséabonde sur le même ton!
    Faut le faire!

    J'ai entendu l'allusion de Dumont hier, directement sa tête et sortant de directement de sa bouche... tabarnouche... ça nous donne de bonnes raisons pour le considéré tel qu'il est, un ...

    Dumont qui vient dans son pantalon à chaque fois qu'il nous sort un puissant calembour.
    Son dernier dont il est orgasmiquement fier:

    Attention:
    «L'économie d'abord. (et hop! super Mario lance: ) «L'économie prend le bord».

    Wow!
    On devrait faire un livre sur les calembours de Mario.
    Un génie du calembour ce Mario.

    Il faut bien qu'il soit génial en quelque chose! Hein?


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 07h19
    Je crois rêver
    « Dumont = Obama?

    Non, mais... Que quelqu'un me pince! »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 07h31
    Il n'est pas le seul.
    « Hier Madame Harel à Radio-Canada a dit que le PQ avec madame Marois va s'inspirer du "Yes, we can" d'Obama. Ils seront donc 2 chefs de parti pouliomélitique qui vont se référer à Obama qui, lui, ne fait aucune distinction entre les "eux" et les "nous", les asiatiques, les afro-américains, les blancs... On a entendu son propos dans son beau discours de Mardi soir après la bataille électorale qu'il venait de gagner. Ça va être la mode de faire "comme" mais ce ne sera pas "du" Obama. La culture cosmopolite manque à Dumont et à Marois, elle qui ne sait presque pas parler anglais et le Dumont presque pas le français correct.
    Le vent qui vient du Sud ne touchera pas le Québec car il y a un mur de protection très fort ici, la tradition,le catholicisme dans ls mentalités, le folkore, les distinctions entre ceux qui on des ancêtres ou non même si une bonne majorité est déjà depuis un long temps, canadienne. Obama est le résultat de l'histoire américaine, Dumont et Marois sont le dernier souffle de l'ancienne histoire du Québec encore vivante mais cela ne va pas tarder à ce qu'une jeune génération plus cosmopolite et ouverte au monde prenne enfin le pouvoir et cette génération là, la mienne, ne fera aucune distinction entre les "Eux " et les "Nous", car nous sommes tous québécois et nous travaillons tous pour le bien et la prospérité du Québec. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 07h47
    M. Dumont doit se brancher
    « M. Dumont se dit autonomiste. Il devrait se rendre compte que la vraie autonomie réside dans la souveraineté, et il devrait en conséquence rejoindre le Parti Québécois ou s'allier au Parti Québécois.

    Il contribuerait ainsi à diminuer la division des votes francophones qui favorise l'élection du parti des Anglais.

    Il est plus que temps que l'ADQ et le PQ se concertent pour chasser M. Charest du pouvoir. Ce dernier n'a été élu que grâce à l'appui quasi unanime des anglophones et allophones anglicisés combiné à la division des francophones.

    M. Charest ne représente pas la majorité des Québécois. »

  • Yvon Roy
    Abonnée
    jeudi 6 novembre 2008 07h51
    bidon
    « La question bidon de la présente campagne bidon serait de savoir s'il faut mettre le présent déficit bidon dans le bidon selon Pauline, ou en dehors du bidon selon Monique. Ce qui laissera le choix des bidons à Mario Dumont si la tendance qui se bidonne se maintient... »

  • Brigitte Huppen
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 09h30
    Mario le plombier
    « Mario Dumont se compare à Barack Obama? Hum... il me fait plutôt penser à Sarah Palin avec son côté démagogue, son populisme crasse et son immaturité. Je m'attends à ce qu'il nous présente notre propre "Jean-Guy le plombier" sous peu. »

  • Philippe Landry
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 09h32
    Notre Obama, c'est Charest
    « Son slogan: OUI (Yes, we can) En plus, il provient de la minorité anglophone et est élu par celle-ci; par ailleurs il a procédé à d'importants changements matériels et idéologiques dans notre société... »

  • Lyse Lavallée
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 09h37
    Dumont, et les autres aussi!
    « J'entendais madame David sur les ondes dire quelque chose comme "Obama prouve qu'on peut être solidaires...". Soit. Nous nous voulons tous de ce vent de changement, ça va de soi. Mais pour nos leaders politiques de prétendre à incarner cette image au même titre que le prochain président des États-Unis... laissez-moi rigoler un peu. Ce dernier n'a pas bâti son personnage avant-hier! Sans nécessairement être un petit peuple, nous sommes loin d'avoir des figures de proue de la même envergure dans cette nouvelle campagne électorale. En fait, on est bien loin des Lévesque et Bourassa du temps. Les américains cherchaient depuis des décennies à remplacer les Kennedy et King pour réaliser un jour leur rêve et en Barack Obama ils ont fort probablement trouvé l'héritier qui peut légitimement travailler dans ce sens. Et malgré tout son bagage la partie est bien loin d'être gagnée. Quant aux Charest, Dumont, Marois et al, restons humbles, de grâce! »

  • Mario Bruyère
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 10h05
    N'importe quoi
    « Qu'un autocrate comme Mario Dumont (à l'instar d'un certain Stephen), démagogue, populiste anti élites, anti Montréal et anti n'importe quoi soit assez gonflé pour se réclamer du rassembleur Barack Obama, me fait tomber de ma chaise. Aussi opportuniste que Sarkozy qui lui aussi faisait de la récupération sur le dos d'Obama avec sa "rupture". Le ridicule ne tue pas. Dommage. »

  • Yan Hamel
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 10h09
    Du Québécisme à son meilleur
    « Je ne peux croire que les Québécois seront asse dupe pour faire confiance à un démagogue qui reprend les succès d'une campagne qui appartient à un pays qui n'est pas le nôtre. Son manque d'idée est une atteinte à notre intelligence. Et s'il avait écouté comme il se doit le discours de M. Obama(mais pour ça, il aurait besoin d'avoir le sens de l'écoute), il aurait compris que le message le plus important que ce dernier à demandé à ses compatriotes, c'est que se sont EUX qui devront agir pour voir arriver ce changement. Et c'est ce que je crois que les Québécois n'ont pas encore compris. »

  • Andréanne Laliberté
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 11h00
    Dumont, un Obama québécois?
    « C'est certain que le Québec est en manque de candidats charismatiques, mais ce n'est certainement pas Mario Dumont qui nous stimule à nous intéresser à la politique! En commençant par se trouver lui même des prises de position et des slogans, il aurait peut-être plus de succès! »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 11h14
    Ok Isabelle...
    « Ok Isabelle !

    Moi j'te pince.. ! Et toi... Tu m'pince... !

    Mais... C'est pas un rêve... C'est un véritable cauchemar !

    Heureusement, un cauchemar qui se terminera sans doute le 8 décembre prochain...

    Bon débarras...

    En espérant que les Québécois finiront enfin par comprendre que la véritable alternative politique c'est pas Dumont... mais bien, Québec solidaire... »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 12h03
    Mario Obama
    « "Galè'e d'oit devant !" »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 12h43
    OK, Christian...
    « Tu pinces Isabelle, Isabelle te pince et moi, je te pince !!!

    Québec Solidaire au pouvoir... Ben là !

    Ne serait-il pas préférable que Québec Solidaire travaille fort à faire élire Françoise et Amir dans leurs comtés respectifs comme l'a d'ailleurs avoué Françoise, hier, et laisser le champ libre au Parti Québécois dans les autres comtés afin de contrer ces fossoyeurs de la démocratie et de la nation Québécoise que sont Jean Charest et le PLQ ?

    Jean Charest et le PLQ sont le refuge des anglophones et des colonisés francophones. Rien à faire de ce côté là... Pourquoi, pour une fois, ne pourrait-on pas compter sur un vote soviétique de la masse des francophones qui se tiennent debout et des autres qui veulent s'y joindre afin permettre au Québec de se replacer sur le chemin de l'espoir et d'un avenir plus prometteur ?

    Jean Desjardins

    P.S. Reconnaissons qu'un gouvernement majoritaire de Pauline et du PQ doublé de Françoise et Amir à l'Assemblée nationale ferait une 'équipe du tonnerre' ! »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 12h53
    Quelle connerie
    « Se référer à Obama quand on en est l'antithèse...
    Quelle connerie ! »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 13h55
    Triste à lire
    « Que de messages à saveur partisane ...La répétition de ce que l on entend à radio-canada de la part des journalistes bien branchés . Peu de gens ont de la sympathie envers la gouvernance et pourtant ce sont des gens du Québec qui les assoient à l assemblée nationnale . Nous méritons cet imbroglio comme Québéquois et sommes responsables aussi de leurs conneries .A peu près tout le monde se disent satisfait de Jean Charest à 60% ou à peu pres , alors dirent que ce sont tous des cons il y a une certaine marge à respecter selon moi .Si M.Charest n a pas son vote majoritaire il devra démissionné car pour la deuxieme fois il n aura pas la majorité qu il espère ,M Dumont aussi devra faire la même chose et Pauline devra aussi se retiré car elle aura épuisé sa crédibilité et à voir à son expérience passée ,est garante de son avenir . »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 15h24
    @ M. Jean Desjardins
    « M. Jean Desjardins croit qu'un gouvernement majoritaire de Pauline et du PQ doublé de Françoise et Amir à l'Assemblée nationale ferait une 'équipe du tonnerre'

    Allô ! Ces 2 formations sont comme chien et chat. Chacun pense détenir LA SEULE vérité sur la souveraineté du Québec.

    Québec solidaire passe son temps à vouloir piger dans les membres et les votes qui sont au PQ et l'affaiblir ainsi, ce qui fait l'affaire des fédéralistes qui peuvent passer leurs candidats plus facilement, entre les deux. »

  • M. Dassualt Dassault
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 15h52
    Mario , reveille!
    « Pauvre Mario. Quelle connerie, comparer sa situation a celle d'Obama.

    Il est grand temps que le Québec prenne le torro par les
    cornes et dictent l'avenir, son propre avenir, au lieux de le subir. Un vote pour le changement c'est plutôt par le PQ que ca passe. »

  • Pierre-André Vaillancourt
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 18h31
    Le caméléon opportuniste...
    « Décidément, Dumont est sur tous les fronts, dites une couleur et il changera de couleur.

    L'autonomiste fédéraliste, indépendentiste, si c'est à la mode, on ne sait plus trop de quel bord il est, ratisse large.

    Obama! mais ça ne va pas M. Dumont!? vous êtes un parti de droite, même pas de centre-droit, avec des idées des années 40, avec une députation qui n'arrive même pas à la cheville d'un seul député du PQ ou du PLQ(pour les bons députés).

    Je n'en reviens tout simplement pas qu'il ose même évoquer le nom d'Obama, pincez-moi aussi quequ'un!!!

    Parlant du PQ, quoi qu'on en dise, ce parti est ouvert sur la différence, on ne pourra pas dire le contraire, l'ADQ, hmmm.... »

  • Antoine Cote
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 19h12
    OU était-il
    « Je pense que M. Dumont vient de découvrir Barack Obama... il est loin, mais vraiment loin, de lui, oops pardonnez lui, M. Dumont voulait dire John McCain... ah oui ça ils se ressemblent...

    Non désolé, M. Obama est un homme extraodinaire, rassembleur, qui a des idées nouvelles, qui est articulé, qui a une culture extraordinaire, qui est un vrai leader. Nos trois chefs même mis ensemble n'ont pas les qualités importantes de M. Obama, et M. Dumont est prétentieux de s'y comparer »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 20h44
    Plus girouette
    « Non seulement Mario Dumont se compare-t-il à Barack Obama, mais il en est rendu à vanter les mérites d'une révolution tranquille qui contredit son idéologie conservatrice.
    Plus girouette que ça, tu meurs.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 23h51
    @ Gilles Bousquet.
    « Monsieur Bousquet.

    Si vous me lisez bien, dans les faits, on dit un peu la même chose ...sauf que vous posez le problème et que j'avance une solution.

    Je pense que QS a des idées intéressantes et progressives qui méritent d'être écoutées. Cependant, je suis d'avis que ces idées auraient intérêt à être véhiculées, non pas dans un parti politique, mais bien dans un mouvement (genre MSA) qui ne se placerait pas en compétition électorale avec le PQ. Du moins, à l'échelle du territoire du Québec. Pourquoi diviser le vote des forces de changement alors que les anglophones et les francophones colonisés sont résolument unifiés dans la niche du PLQ ? D'où l'idée de limiter la représentation de QS à Françoise et à Amir, les deux seuls de QS qui ont des chances d'être élus. Pourquoi pas ? Et je suis convaincu qu'un gouvernement péquiste s'en accommoderait aisément.

    Quant à réduire le programme du PQ à une stricte affaire de souveraineté, je crois que vous faites fausse route. Il ne suffit pas de faire un pays. Encore faut-il l'administrer correctement et, à cet égard, je crois que le PQ offre beaucoup plus que ce que vous lui concédez. Que ce soit en matière d'environnement, d'économie, de politiques sociales, d'éducation, d'intégration des immigrants, etc.

    Dans la conjoncture actuelle, je suis d'avis que le PQ se tirerait bien d'affaire en gouvernant en mode 'provincial allumé' en attendant de mieux structurer un projet de pays souverain qui serait à la fois emballant et viable pour la Société Québécoise. En tout cas, Pauline Marois et le PQ pourraient faire aussi bien que Jean Charest et le PLQ avec, en prime, une assurance que notre gouvernement n'est pas en train de saboter ce qui reste des pouvoirs du Québec face à Ottawa. Bref, je choisis un parti politique et un gouvernement qui ne se satisfait pas de diriger le Québec comme une province docile et qui a vraiment à coeur la survie de la nation québécoise !

    Comment s'en sortir autrement qu'en laissant tomber les chicanes de famille et comprendre qu'il est plus que temps de se regrouper et d'agir enfin dans le sens de nos intérêts. Dans ma vie professionnelle, on appelait cela : Avoir le sens du succès ou encore, avoir le sens des affaires. YES ! WE CAN !!!

    En ce qui a trait à l'ADQ, j'y reviendrai ultérieurement. Vous comprendrez que cela demande une bonne réflexion pour bien comprendre la bête et ce qu'elle offre vraiment...

    Jean Desjardins. »

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