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Élections québécoises - À contretemps

Bernard Descôteaux   6 novembre 2008  Québec
Le Québec est à nouveau en élections. Jean Charest reprend à son compte le pari du premier ministre Stephen Harper de pouvoir, à la faveur d'une conjoncture politique apparemment favorable, obtenir un mandat majoritaire. Aura-t-il plus de succès que son homologue fédéral en a eu le 14 octobre?

Le prétexte justifiant ce nouveau scrutin est la situation économique. L'argument du premier ministre Charest est simple: la stabilité politique, entendre un gouvernement majoritaire, est ce qui peut le mieux engendrer la stabilité économique. Pour nous en convaincre, il nous martèlera pendant les 33 jours de la campagne électorale le slogan «L'économie d'abord, OUI», sur le mode «it's the economy, stupid!», qui avait servi de leitmotiv à Bill Clinton pour gagner la présidence des États-Unis en 1992.

L'argument invoqué par le chef libéral s'inverse. S'il faut «affronter la tempête», selon les propres mots de M. Charest, la priorité ne devrait-elle pas être de se consacrer dès maintenant à soutenir l'économie plutôt que de se lancer sur le sentier électoral? Pendant 33 jours, il y fera une série de promesses qui ne seront mises en oeuvre que quelques mois plus tard. Peut-être trop tard! Il y a là une contradiction que les partis d'opposition, à raison, rappelleront à l'infini au cours de la campagne.

Cette campagne électorale est à contretemps. Le statut minoritaire du gouvernement libéral ne l'a pas empêché de gouverner ces 18 derniers mois et il pouvait compter sur l'appui tant du Parti québécois que de l'Action démocratique pour poursuivre la cohabitation encore plusieurs mois. Par contre, vouloir pour cette raison punir le Parti libéral, comme nous invite à le faire le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, serait pousser plus loin que nécessaire le cynisme. Jean Charest a certes déclenché ces élections avant tout par opportunisme électoral, pour profiter de la faiblesse de l'opposition au moment où les sondages le favorisent. Mais il y a des élections et l'essence même du processus électoral est de choisir l'équipe qui paraît la plus apte à faire progresser le Québec ces quatre prochaines années. C'est le choix que nous devrons assumer le 8 décembre.

Le premier ministre Jean Charest ayant pris l'initiative de ces élections, il aura le fardeau de la preuve. Nous aurons à examiner le bilan de son action comme chef du gouvernement ces cinq dernières années et à évaluer sa capacité à assurer la stabilité économique qu'il promet. On ne saurait se contenter à cet égard du slogan mobilisateur que veut être le OUI en complément de «l'économie d'abord». Il y a là un rappel subliminal du «YES we can» de Barack Obama. Récupération, plutôt que rappel, puisque ce que propose le Parti libéral est la continuité et non le changement.

Peu importe la couleur du prochain gouvernement, la capacité financière de l'État interdira d'entreprendre de nouvelles réformes et de grands projets ces prochaines années. Que les partis mesurent leurs promesses! La tempête économique que voit venir M. Charest aura un effet direct sur les finances publiques, dont on mesure mal s'il conduira à un retour aux déficits budgétaires. À cet égard, le gouvernement libéral a manqué de transparence en ne déposant pas à l'Assemblée nationale ses états financiers vérifiés, de telle sorte que l'on est tenu de se fier aux interprétations de ministres en campagne qui cherchent à rosir la situation.

Le débat sur l'état de l'économie et des finances publiques aurait pu se tenir à l'Assemblée nationale. Le premier ministre Charest a voulu y faire participer les Québécois. La moindre des choses serait qu'ils disposent de toute l'information pour évaluer la situation. En ne jouant pas à livres ouverts, il alimentera le cynisme des électeurs, dont une majorité trouve déjà que ces élections sont inutiles. Si, comme Stephen Harper, il devait perdre son pari, il ne pourra s'en prendre qu'à lui-même.






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  • Michelle Bergeron
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 00h40
    Favorable pour qui M. Charest?
    « Écoeurer des élections et ce très écourer. Vous venez de démontrer combien vous vous foutez bien des électeurs. Après une année et quelques mois vous refusez M. Charest le mandat que vous avez reçu des québécois lors de la dernière élection. Étant très insatisfait de votre mandat majoritaire qui a bouleverser le Québec durant 3 ans que reste t'il comme choix que de vous retournez à l'opposition. J'espère que les québécois mécontents sauront l'exprimer en votant plutôt que d'ignoré la campagne. Vous n'êtes pas sans savoir que l'hiver est souvent un problème surtout en région, près de la période des fêtes après une élection fédérale, après à peine un an et demi j'espère que les québécois se souviendront que seul votre intérêt personnel compte. Tant qu'à votre débat sur l'économie il faut avoir les chiffres pour évaluer votre rendement chose que vous cachez à la population. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 03h56
    80 millions de nos fonds pour devenir autocrate ?
    « Sauf pour la nomination du président de notre Assemblée nationale, nos 2 oppositions ont collaboré avec le gouvernement Charest qui avait encore 3 ans à faire sur le mandat qui lui a été donné par les Québécois "principalement anglophones" en mars 2007. Alors, pourquoi nous faire dépenser plus de 80 millions pour cette élection inutile, pour un caprice de M. Charest ? Le plaisir de gouverner en autocrate "seul les mains sur le gouvernail provincial" ? »

  • François Vincent
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 06h50
    Oui=minoritaire
    « Oui, comme vous le dites M. Charest,un gouvernement minoritaire est ce que les électeurs avaient choisi.

    Le changement souhaité chez nos voisins aurait dû se réfléter en des efforts pour gouverner en collégialité.

    Pas d'illusion, jamais vous ne rassemblerez comme M. Obama »

  • Pierre-R. Desrosiers
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 08h48
    La grosse blague
    « On demanda un jour à I.F. Stone, célèbre commentateur politique américain, s'il y avait moyen de savoir à quel moment un politicien mentait. «Facile, répondit Stone. C'est quand il ouvre la bouche.» Politicien plutôt qu'homme d'État, Jean Charest en est la parfaite illustration.

    Pierre R. Desrosiers
    Val David »

  • Fernand Foisy
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 09h09
    Faudrait pas prendre les gens pour des imbéciles
    « Mister John James Charest veut nous faire croire qu'il est incapable de gouverner en minoritaire. Peut être est-il tout simplement un incapable. Faudrait pas nous prendre pour des imbéciles et donner au petit roitelet sa majorité de couronnement. Majoritaire pourquoi ? Uniquement pour satisfaire l'égo de John James. Voilà la véritable réponse. Tout ça en le laissant siphonner les fonds publics de précieux dollars. Un séjour dans l'opposition lui ferait grand bien. K.I.S.S. Keep it simple stupid. Donc votons P.Q. et ajustons le slogan de Obama à la québécoise. YES WE CAN. OUI! ON EST CAPABLE !!! »

  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    jeudi 6 novembre 2008 09h24
    Voici 26 de centaines de raisons pour ne pas réélire les libéraux !
    « Le gouvernement Charest ne doit pas être réélu. En 4 ans, les libéraux ont fait la preuve de leur :

    Mépris du bien public :

    1) Baîllons à répétition pour passer des lois iniques :

    - Loi 61 : Création de l'agence des PPP pour privatiser les services publics.
    - Loi 134 : Ouvre la porte à la privatisation de l'eau.
    - Loi 33 : Privatisation partielle des services de santé. Médecine privée financée à même les fonds publics.
    - Loi 142 : Imposition des conditions salariales aux employés de l'état sans négociation.

    2) Lucratifs contrats d'éoliennes accordés à des entreprises américaines et ontariennes au mépris des communautés locales. Refus de nationaliser l'éolien.

    3) Imposition du tracé de l'autoroute 30 passant par des terres zonées agricoles.

    Incompétence, corruption et manipulation :

    4) Expulsion de deux ministres qui refusaient d'autoriser des projets allant à l'encontre du bien public (Mulcair et Séguin). .

    5) Tentative d'abolition du no-fault (l'épisode Marc Bellemare) qui garantit pourtant des frais d'assurance automobiles plus bas qu'ailleurs au Canada.

    6) Annonce de la construction de la centrale du Suroit par General Electric inc. puis rétractation.

    7) Tentative de financement à 100% des écoles privées juives suite à des dons au parti libéral. Abandon après de vives protestations.

    8) Mont-Orford : destruction du parc national en violation des lois québécoises pour le vendre à des promoteurs proches des libéraux.

    9) Zoo de Québec : Fermeture pour vendre une partie du terrain aux amis libéraux pour construire des condos de luxe.

    10) Déclenchement des élections avant le dépôt du rapport sur le scandale d'Option Canada qui risque d'éclabousser des membres du PLQ. Charest était très impliqué dans le camp du NON en 1995 et a fermé les yeux sur le viol des lois québécoises par le gouvernement fédéral.

    11) Défusions : création de ghettos riches et anglophones à Montréal. Création de ghettos riches ailleurs qu'à Montréal.

    12) Coupures dans les prêts et bourses qui aurait eues pour effet d'augmenter très sérieusement l'endettement des étudiants (l'endettement moyen après un bacc. serait passé de 13 000 à 21 500$). Cette mesure aurait affectée surtout les moins nantis. Abandon après de très vives protestations.

    13) Impunité aux motoneigistes qui polluent et font du bruit.

    14) CHUM : cafouillage sans fin.

    15) Déséquilibre fiscal : échec des négociations.

    Un gouvernement à la solde d'Ottawa :

    16) Suppression de l'histoire du Québec dans les manuels scolaires.

    17) Anglais en première année. Rappelons que 63% des transferts linguistiques se font vers l'anglais au Québec. L'anglais en première année diminue le statut et l'importance du français, ce qui accélèrera l'anglicisation de Montréal et le l'Outaouais (en particulier).

    18) Diminution importante des budgets alloués à la francisation des immigrants et à l'Office Québécois de la langue française.

    19) Promesse d'augmenter de 30% les frais de scolarité. Rappelons que le Québec subventionne toujours 15000 canadiens anglais pour venir étudier en anglais à Concordia et McGill University chaque année. Une dépense de plus de 100 millions de dollars par année. Rappelons qu'il n'y a aucune université de langue française en Ontario (l'University of Ottawa donne 66% des cours en anglais).

    20) Le gouvernement Charest est le premier gouvernement Québécois en 50 ans à avoir abandonné toute revendication constitutionnelle face à Ottawa. Jean Charest est pleinement satisfait de la constitution de 1982 imposée au Québec par le force, constitution qui réduit les pouvoirs de l'Assemblée Nationale, qui a réintroduit le bilinguisme institutionnel au Québec et fait sauter la moitié des articles de la loi 101.

    Mensonges :

    21) Baisse d'impôts de 5 milliards : promesse non tenue.

    22) Maintien des garderies à 5 $ : promesse non tenue.

    23) Réforme électorale : : promesse non tenue.

    24) Réingénierie de l'État : promesse non tenue.

    25) Affichage obligatoire des OGM : promesse non tenue.
    26) promesse de passer à dws élections proportionnelles »

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 09h32
    Mais écoutez donc les conseils de Marguerite Blais!!!
    « M. Charest, votre arrogance n'a d'égal que la suffisance des propos de votre ministre Blais qui sermonne les québécois et leur choix DÉMOCRTAIQUE : "si vous êtes tannés des gouvernements minoritaires, votez donc pour nous!" disait-elle...

    Vous vous foutez éperduement de ce pensent les québécois M. Charest, normal, vous les méprisez et en bon conservateur, pour vous c'est Canada first. En bon canadien, vous regardez les québécois avec condescendance... Nous vous le rendrons bien un jour... »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 10h07
    Incroyable
    « Ces élections au Québec sont simplement incroyables. Quelle arrogance de Charest. Robert Bourassa avait fait sensiblement la même chose, et s'est fait ''planter'' en 1976. Harper vient d'essayer lui aussi, et il a eu chaud ...

    Pas évident que ça va marcher son affaire à Mister Canada ; Jean Charest. On verra ...

    Je me demande pourquoi l'opposition majoritaire ne s'entendent pas immédiatement, et me forment pas immédiatement un gouvernement majoritaire ; et ce, sans élections ?

    Si l'opposition ne fait pas ça, alors ils devront gagner. Il faut se débarrasser de Mister Canada Boy. La langue française au Québec, la fiereté nationale du Québec ... disparaissent avec Jean Charest, comme neige au soleil ... C'est très grave ... »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 10h21
    Dépenses électorales
    « Aussi, il va falloir surveiller de très très près les dépenses électorales dans ces élections au Québec. Le Canada avec Canada Boy, Jean Charest, nous ont clairement démontrés leurs capacités, leurs détermination, et leur malhonnêteté pendant le référendum de 1995, mais aussi après le référendum de 1995, et en particulier pendant tout le 400 ième anniversaire de Québec.

    Je pensais que la cerise sur le sunday des fédéralistes était la venue de Nicolas Sarkozy à Québec avec son Vivre le Canada ...

    Mais non, ils en veulent encore plus. Ils veulent un Charest majoritaire !!

    Il va valoir surveiller les dépenses électorales de très, très près, car ils ne s'arrêteront à rien ces gens là ...

    Vive le Québec français, Vive Montréal français ... »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 10h26
    Le vote stratégique
    « Encore cette fois s'élèveront des voix pour accuser ceux et celles qui voteront Québec solidaire ou Parti vert de diviser le vote et de favoriser l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire. Les défenseurs du vote stratégique ne s'arrêtent pas à penser que de ne pas voter selon ses convictions ne fait que renforcer le semblant de démocratie avec lequel s'amusent les libéraux, péquistes et adéquistes.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 10h38
    Power Corporation
    « L'arrogance de Jean Charest n'est pas uniquement sienne. Les grand financiers, les grands manitous canadiens, ont décidés depuis 1995, mais même un peu avant, que s'en était assez du nationalisme Québécois. Ils ont décidés de créer un nationalisme Canadien très fort au Canada, mais aussi au Québec.

    Et, ils n'y ont pas été avec le dos de la cuillère $$$.

    Réveillez vous québécois. Assez c'est assez.

    Vous voulez que le Québec soit une province comme les autres, et un province bilingue ? Une province bilingue est une province unilingue anglophone dans 15 ou 20 ans.

    Réveillez vous ... »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 11h11
    Faisons l'histoire: Madame Pauline Marois, premier ministre!
    « Aucun citoyen, digne de ce nom, ne voulais d'élections à
    ce moment-ci.
    Mais puisqu'on y est, voilà une excellente occasion de se
    débarrasser de cet encombrant gouvernement pour le remplacer,
    une bonne fois pour toute, par un gouvernement du Parti
    Québécois et faire madame Pauline Marois la première
    premier ministre de l'histoire du Québec.
    Réjean Grenier. »

  • marcel vinet
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 11h36
    il ne faut pas trop chercher la vérité...
    « la lumiere nous amenerait inévitablement a faire la souveraineté du Québec,ce qui serait le plus rentable pour les années a venir...le partie québécois qui ne ferait pas l indépendance du pays le lendemain de la prise du pouvoir ne serait pas mieux que le partie libéral pour gouverner la crise économique actuelle,peut etre pire...la campagne électorale du partie québécois devrait etre basée sur le fait qu on doir rapatrier tous nos pouvoirs pour sortir de la crise financiere actuelle en faisant la souveraineté simplement...sans cette souveraineté,ils sont mieux de ne pas etre au pouvoir,alors finit les référendums...désormais on risque d avoir des relations d égal a égal avec les américains et les canadien anglais,ce qui serait drolement mieux que des chicanes continuelles qui ne menent nulle part...soyons fier d exister et d etre maintenant égaux... »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 11h54
    Tenir le gouvernail ...
    « Étant un amateur de voile depuis près de 40 années, l'image employée par Jean Charest (et ses faiseurs d'image) pour justifier la nécessité de tenir seul le gouvernail dans la tempête avec un gouvernement majoritaire fait sourire...

    En effet, sur un voilier en pleine tourmente, il est plutôt essentiel de se mettre parfois à plusieurs pour tenir ferme la barre ou se relayer quand la fatigue (ou la panique) se fait sentir. Il faut également compter sur l'équipage pour ajuster la voilure afin de garder constamment le bateau en équilibre. Faut également des équipiers qui s'occupent des fuites d'eau, le cas échéant !

    À moins que... l'opposition ne fasse pas partie de l'équipage du Gouvernement du Québec selon la conception toute personnelle de Jean Charest de notre système démocratique. D'autant plus que la ligne de parti oblige les députés du parti au pouvoir à se comporter comme des méduses à l'Assemblée nationale. Moi, j'appelle cela de la dictature et de l'abus de pouvoir déguisés.

    Jamais je n'entreprendrais la traversée d'un océan avec un capitaine aussi imbu de lui-même et entêté que ce cynique personnage qu'est Jean Charest. Malheureusement, je ne suis pas sur un voilier et je suis désespérément poigné pour rester dans ce bateau du Québec qui se fait joyeusement balloter par les vagues et prend l'eau de toutes parts...

    À quand, une lueur d'espoir ?


    Jean Desjardins »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 11h58
    L'arroseur arrosé
    « Au fond, Dumont joue au provincial le même rôle de trouble-fête que le Bloque-Québécois joue au fédéral: empêcher les deux partis potentiels de gouvernement de gagner une majorité. Ma foi, si ça marche pour le RoC, pourquoi ça marcherait pas au Québec?

    Ce que je ne vois pas bien par contre, c'est ou Dumont veut en venir avec cette stratégie? La souveraineté de Rivière-du-Loup et du Saguenay? Ben coudonc, bon voyage... »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 12h08
    NON, merci!
    « NON, merci M. Charest. Pas cette fois ... »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 12h24
    Jeter l'argent des contribuables par les fenêtres !
    « Tous le sondages le disent : les Québécois ne veulent pas de nouvelles élections. Bon sang, les précédentes ont eu lieu il y a à peine 18 mois.

    Cependant, Charest est déjà fatigué de diriger un gouvernement minoritaire et, de plus, il invoque la nécessité d'avoir une majorité de sièges pour gouverner en ces temps d'incertitude économique. Pourtant, le prix que coûtera cette nouvelle campagne électorale (environ 83 millions $) n'a pas l'air de trop le déranger !

    Comme dans le cas des élections déclenchées par Harper en septembre, on appelle ça « jeter l'argent des contribuables par les fenêtres » ! »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 12h45
    Le bilan est mince
    « Il y en a qui disent n'importe quoi. Le vérificateur Général du Québec exprime la réalité cependant.

    Ce me semble que les seules choses valables faites par ce gouvernement pour l'économie seraient: Voir l'Extrai du Devoir à l'article (Un mandat clair pour «traverser la tempête»)
    "- En intensifiant notre développement énergétique, nous procurons du travail à des milliers de Québécois, en particulier dans nos régions, tout en préparant l'avenir.

    - En abolissant la taxe sur le capital pour le secteur manufacturier, nous aidons la modernisation de notre économie."

    Je vous laisse réfléchir sur cette demande de gouvernement majoritaire par monsieur Charest.

    Le pire qui puisse se produire, serait qu'on revienne à la division fédéralistes vs souverainistes, qui ne mène qu'à des palabres non constructifs. Quand ce ne serait que pourcontrer cette approche, l'ADQ a sa place.

    Espérons une réflexion qui ne soit pas trop sensible à la publicité et que les journaliste effectuent leur travail avec tout le professionalisme possible pour nous bien éclairer. »

  • Renaud Blais
    Inscrit
    jeudi 6 novembre 2008 12h47
    Économie VS Économisme
    « L'économie oui mais un économisme étroit peut caché la forêt politique

    En temps de crise économique, notre premier ministre sortant peut prétendre que ce sujet est prépondérant pour la population. Je serais heureux de connaître quand il faudrait parler d'autre chose que d'économie selon lui ? De mon point de vue, l'actuel chef du Parti libéral du Québec a été confortablement installé à ce poste pour mettre en valeur le seul point de vue économique. Pour moi, il existe une différence majeure entre le sujet de l'économie et le « point de vue économique ».

    Je suis d'avis que pour un politicien, et pour toutes celles et tous ceux qui songent à le devenir, c'est le point de vue politique qui doit être en première position de leurs priorités. Un politicien est élu pour être politicien et mettre à l'avant plan l'intérêt public relatif au bien commun et non pas pour faire la promotion des intérêts strictement économiques très souvent plus proches du secteur privé que de l'intérêt public. À moins de se faire l'entremetteur de ceux qui souhaitent, par intérêts étroits, de profit maximum et de taxation « infinimum », le politicien doit se préoccuper prioritairement de politique. Quand les politiciens ne cessent de se préoccuper d'économie, il se font les promoteurs « du point de vue » économique sur la société. Ce qui pour moi devient une maladie nommée « l'économisme ».

    Surtout que les médias privés, principaux entremetteurs entre les politiciens et les citoyens qui les élisent, sont ici au Québec, détenus par des propriétaires qui n'ont que leur prospérité personnelle et celle de leurs actionnaires comme priorité quotidienne. Il est alors très large et bien pavé le chemin qui incite le politicien priorisant l'économie de faire la promotion des intérêts économiques privés.

    Quand un politicien se fait l'ardent promoteur du point de vue économique, il fait en sorte de NÉGLIGER le point de vue politique qui fait la promotion de meilleurs services publics comme la santé de la population et son éducation libre et gratuite, par exemple. Ce qui illustre bien cette mise en priorité de l'économie, privée en l'occurrence, c'est que notre gouvernement du Québec sortant a donné littéralement AVEC un plateau d'argent l'érection, la mise sur pied et l'exploitation des éoliennes partout au Québec.

    L'économie oui mais l'économisme, il faut grandement y prendre garde.

    Renaud Blais
    Citoyen avant d'être consommateur »

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 12h48
    Pour la déchéance parlementaire du PLQ, OUI ! - « Yes We can » !
    « Car « le fruit » ne sera pas mûr de sitôt et jamais à la mesure de la dignité nationale québécoise pour un « Autre Canada ».... « YES We CAN » !

    Parce que le transfert de la langue et de la culture au peuple perpétuel du foyer français en Amérique septentrionale exige exige en tout une primauté politico-administrative, institutionnelle et constitutionnelle de l'État québécois.... « YES WE CAN ! »

    Parce que les problèmes de financement des besoins du social-étatisme (Santé, Éducation, Infrastructures...) et du capital-étatisme (projets d'Hydro Qc notamment !) de la Province de Québec passent notamment par une récupération québécoise, avec ou sans amendement constitutionnel, du pouvoir fédéral de dépenser, de même que par la récupération des pouvoirs fiscaux perdus sous William Lyon Mackenzie King (ou Louis Saint-Laurent ?), « YES WE CAN ! »

    - Parce que 1982 fut un amendement de la Loi du Canada verrouillant maximalement la Constitution contre tout éventuel amendement constitutionnel, nous pouvons SORTIR d'un Dominion et d'une Fédération qui ont voulu, sauf au Québec, ne plus jamais changer, pour toujours, se pétrir et se statufier contre le mouvement de la VIE.... tel un Empire de mille ans.... « YES WE CAN ! »

    Pour une femme d'honneur et magnanime, Pauline Marois, à la tête d'une formation qui a fait ses preuves en matière de meilleure défense dans la condition provinciale des intérêts des Québécois-e, et qui le ferait davantage dans la condition souveraine, le Parti Québécois.... « YES WE CAN ! »

    Parce qu'il faut sortir de la matrice idéologique d'Étienne Parent 2e manière (post-août 1837), des Lafontaine, Cartier, Langevin, Taché, Laurier et même de la perspective d'Henri Bourassa (de l'abbé Groulx).... parce qu'il faut avoir Le Pouvoir avec Le Devoir, « YES WE CAN ! »

    Parce que notre nationalisme est spécifique, identitaire en même temps qu'agrégatif, et que la diversité culturelle ne doit rien sacrifier aux Associations-Unions dominatrices et déshonorantes, parce que tous les peuples de la Terre sont invités à honorer la trajectoire française et social-démocrate parmi l'Amérique du nord britannique et hispannique, « YES WE CAN ! »

    Merci et.... « bonne semaine ! » »

  • Max Roujeon
    Abonné
    jeudi 6 novembre 2008 15h19
    La Marguerite, elle aurait pas pu se fermer le «clapète»?
    « Cela a traduit la hargne le dédain et la haine du petit devenu grand vis-à-vis le petit qu'elle ne veut plus être.
    Dégueulasse cette intervention de votre «Marguerite Blais» (je ne suis pas le seul semble-t-il) que je n'ai pas digéré, et personne au PLQ pour la reprendre à l'ordre ou s'excuser, grotesque et insultant. Elle peut nous engueuler comme du poisson pourri? De quel droit?
    Et vous, Monsieur Charest pendant ce temps, vous voilà à parler avec des métaphores? De bas étage en plus, pensez-vous qu'on soit con à ce point au Québec?
    Un lecteur ne vous l'a pas envoyé dire, votre histoire de tenir le gouvernail tout seul, ça fait petite école en titi et en plus comme image, ça ne tient pas la route (ni la mer!!!)!
    Alors, votons puisque vous le voulez tant! Mais ce ne sera pas pour le PLQ (j'ai ma fierté, après ce que vous avez fait), ni (comme vous le souhaitez sans doute) pour un parti marginal, dont le rôle est de siphonner des votes aux 2 autres et de les affaiblir vous permettant ainsi de les coiffer au poteau... À+ »

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