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Un mandat clair pour «traverser la tempête»

Jean Charest Premier ministre du Québec - Nous publions un extrait du discours qu'a prononcé hier M. Jean Charest au moment de déclencher les élections provinciales.  6 novembre 2008  Québec
L'économie mondiale est affectée par une crise financière d'une ampleur sans précédent. Partout dans le monde, les perspectives de croissance se sont assombries. L'économie américaine vacille. Certains pays sont déjà en récession. Au Québec, nous sommes touchés par cette crise.

Le ralentissement de l'économie américaine affecte déjà nos exportations. La crise du crédit affecte le financement des entreprises. Pour le moment, le Québec résiste au ralentissement américain et au ralentissement mondial.

Dans ce contexte, notre gouvernement a agi avec fermeté pour soutenir notre activité économique.

- En baissant les impôts, nous avons protégé le niveau de vie des familles de la classe moyenne et soutenu la consommation des ménages.

- En lançant un programme sans précédent de rénovation de nos infrastructures, nous créons des emplois et nous générons une activité économique qui vient compenser pour la diminution de nos exportations.

- En intensifiant notre développement énergétique, nous procurons du travail à des milliers de Québécois, en particulier dans nos régions, tout en préparant l'avenir.

- En abolissant la taxe sur le capital pour le secteur manufacturier, nous aidons la modernisation de notre économie.

Les experts reconnaissent que les gestes posés par notre gouvernement ont contribué à protéger notre économie. Notre action a été saluée par des économistes de tous les horizons et, malgré cela, elle a été dénoncée par l'opposition.

Opposition en désaccord

Manifestement, les partis d'opposition à l'Assemblée nationale ne sont pas d'accord avec le gouvernement. L'opposition s'est prononcée contre les deux décisions de notre gouvernement qui ont pour effet de nous tenir la tête hors de l'eau, c'est-à-dire la baisse des impôts et le programme d'infrastructures.

Si nous avions écouté les partis d'opposition, aujourd'hui, le Québec serait en récession. Les familles de la classe moyenne auraient moins d'argent. Au Québec, il y aurait moins d'emplois et plus de chômeurs. Nous avons bien géré les dossiers économiques. La rigueur de notre gestion de l'État fait que le Québec est mieux préparé pour faire face à un ralentissement de l'économie.

Le mieux pour le Québec

Comme premier ministre, il est de ma responsabilité de me poser la question suivante: qu'est-ce qui est le mieux pour le Québec? Demander aujourd'hui aux Québécois de donner à leur gouvernement le mandat clair de traverser la tempête, ou risquer d'être forcés d'aller en élections par l'opposition en plein coeur de la crise? Car avec un gouvernement minoritaire, l'enjeu n'est pas de savoir si il y aura des élections, mais quand.

Les Québécois savent très bien qu'un gouvernement minoritaire est un gouvernement instable. Les Québécois savent aussi que pendant une tempête, il ne devrait pas y avoir trois paires de main sur le gouvernail. Je suis profondément convaincu que ça prend de la stabilité politique pour avoir de la prospérité économique.

Si la cohabitation était praticable en temps de croissance, elle constitue un risque déraisonnable en temps d'incertitude. En conséquence, les Québécois seront appelés aux urnes le 8 décembre prochain. [...]
 
 
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